vendredi 28 septembre 2012

Gobolistan I : Episode II-bis

Je ne mets pas "Épisode III", parce qu'en fait, j'ai parlé un peu trop vite en début d'après-midi. Nos aventures du jour étaient, contrairement à ce que je pensais, loin d'être terminées.
Après les premiers appels (infructueux) au service après-vente de But, je tombe par hasard sur la carte de l'agence immobilière à qui on a confié notre maison. Ni une, ni deux, j'appelle et laisse un message sur le portable de notre chargée de clientèle (c'est joli, non ?) pour lui demander, un peu énervée, pourquoi on n'a pas de nouvelles d'elle depuis plus de deux semaines.Quelques minutes après, je reçois un coup de fil sur le téléphone fixe, c'était la chargée de clientèle en question qui tenait à s'expliquer... et qui m'a appris à cette occasion qu'elle avait essayé de me joindre pas moins de trois fois, et sa patronne au moins une fois, pour prendre un rendez-vous avec des acheteurs potentiels (qui se sont révélés non intéressés, mais quand même, c'est dommage de les avoir loupés). J'en ai donc conclu que notre cher fournisseur d'accès ne faisait pas son boulot : Nous avions mis en place un système d'alertes par mail, qui devait nous prévenir en cas de message sur le répondeur, puisqu'avec les nouvelles technologies, il n'y a plus besoin d'enregistreur sur le téléphone lui-même et qu'on peut avoir ses messages directement sur sa boîte mail. Encore faut-il que les messages soient transférés... Ce qui, chez nous, n'est visiblement pas le cas (dans quelques temps, si j'ai du temps et de l'argent à perdre, j'aurai peut-être envie de coller un procès à Orange pour nous avoir mis des bâtons dans les roues pour la vente de notre maison, mais dans l'immédiat, j'ai donné mon numéro de portable à la chargée de clientèle, histoire qu'elle puisse me joindre).
Sauf que dans l'intervalle, j'ai eu trois appels (un du service après-vente, un de la chargée de clientèle qui réessayait mon numéro de portable parce que je l'avais appelée le matin même avec, puisque mon téléphone était toujours coupé parce que je n'avais pas réussi à me décider à remettre le courant (mais que je suis bête, des fois, puisque le congélateur était toujours débranché !!!) et un d'une de mes ex-collègues devenue une amie, qui cherchait à me joindre...) sans que le téléphone ne sonne !!! Argh. Je suis maudite ou quoi ?

La chargée de clientèle ayant rappelé un peu après 11h30, j'ai pu papoter un bon moment avec elle en fin de matinée, ce qui m'a permis de m'excuser pour nos non-réponses à ses coups de fil, et lui conseiller de tenir les clients informés de ce que les arnaques pullulent sur Internet quand il s'agit d'immobilier (ça, je vous en reparle bientôt !). De son côté, elle m'a donné quelques tuyaux pour ne pas faire trop d'erreurs dans notre stratégie de vente, et au bout d'une demi-heure, je l'ai laissée vaquer à ses occupations, et je suis allée sur le site internet  du service après-vente,  pour les suites du début d'incendie du congélateur. (Ils sont gentils : quand les bureaux sont fermés, le message change et on a droit à l'adresse du site en plus des horaires d'ouverture. Ils pensent à tout !) J'ai donc laissé un message sur leur boîte mail en leur demandant de me rappeler.

Une fois que j'ai fini mon exploration et mon mail, je me suis attaquée au linge propre et sec qu'il a fallu mettre dans le panier pour faire de la place sur les fils pour étendre le linge propre et mouillé qui sortait de la machine. Et le temps de faire tout ça, plus de rédiger le billet précédent, eh bien figurez-vous qu'il était déjà plus de 14 heures quand je suis montée dans la cuisine pour manger ! J'ai du coup plus grignoté que fait un vrai repas, mais c'est pas grave : je n'avais de toute façon plus faim, l'heure étant largement passée... Je suis donc partie en quête du numéro de téléphone de mon ex-collègue, parce qu'elle avait fait l'effort d'appeler, et que peut-être elle aurait encore un peu de temps avant d'aller chercher ses enfants à l'école (elle en a trois elle aussi). Et ça n'a pas loupé : nous avons papoté, et papoté, et papoté encore, si bien qu'il était pas loin de 16h30 quand j'ai réalisé que je n'avais encore presque rien fait de vraiment productif (du genre aller à la banque, passer à la pharmacie et chez Intersports... avant d'aller chercher les enfants).
Ni une, ni deux, j'ai filé à la banque, en me disant qu'il n'y en aurait sans doute pas pour très longtemps, puisque je n'avais qu'une question à poser à la chargée de clientèle (oui, encore, mais c'est pas la même que celle du matin !). Sauf que quand je suis arrivée, il était 16h40, et qu'elle était en rendez-vous jusqu'à 17 heures avant de recevoir un autre client à 17 heures. "Mais je la préviens, et je vous intercale entre les deux !"
Et puis j'ai vu l'heure tourner, et je me suis dit que la pharmacie était à deux pas... j'ai donc tout laissé tomber à la banque et j'ai filé à la pharmacie... bondée !! Qu'est-ce qu'ils ont, tous, à être malades en même temps ? C'est donc pas possible, ça !!!
Le pire du pire, c'est que quand la personne juste devant moi est passée au comptoir pour avoir son traitement, le monsieur d'à côté, à sa gauche, que je trouvais déjà très pâle avec un teint jaunâtre, voire cireux, a commencé à s'affaisser sur le comptoir. Le monsieur à la gauche du monsieur malade a alors retenu son voisin et a fait appel au préparateur en pharmacie qui était en train de le servir pour l'aider. Ils s'y sont mis à deux pour le soutenir et l'allonger par terre... il venait de faire un malaise. Le pauvre monsieur était diabétique, et visiblement, il avait un besoin urgent de sucre. Après s'être assuré qu'il allait bien, et pendant que les collègues appelaient les secours, le responsable de l'officine est allé chercher un chaise pour qu'il puisse attendre le médecin sans risquer de tomber, et les clients ont pu être servis tant bien que mal.

Et moi, pendant ce temps, je regardais tour à tour l'homme et l'horloge, que je voyais avancer de plus en plus vite. Il était près de 16h55 quand je suis sortie de la pharmacie avec mon traitement. Heureusement que la banque est juste à côté !
Bref, j'ai fini par voir ma conseillère, ai pu lui poser ma question, qui en a amené une autre, puis une autre. J'allais sortir du bureau quand je suis revenue sur mes pas : il m'avait été impossible le matin même d'accéder à mon compte par Internet ! Ni une, ni deux, retour au bureau, et "Je vous donne un nouveau code d'accès, Madame Platz !".

17h15, je sors enfin de la banque et file chercher les enfants. Le projet initial était de les emmener chez le médecin pour les certificats, mais il aurait alors fallu attendre un long moment, et j'étais déjà franchement crevée. J'ai donc fait ma feignante et ai raccompagné tout le monde à la maison, sauf qu'en arrivant, je me suis souvenue que demain matin, les trois partent au couvent d'à côté pour une récollection qui démarre à 9h30 et se termine à 16h30. Et que donc ils ont tous les trois besoin d'un pique-nique. Et bien sûr, je n'ai rien pour préparer ce pique-nique. Ca se saurait si j'étais devenue prévoyante à ce point-là.
Donc merci les DVD baby-sitter, j'ai appelé Jean-Luc pour savoir où il en était et à quelle heure il comptait rentrer, et le prévenir que je laissais les enfants seuls à la maison pendant que j'allais faire quelques courses pour le pique-nique de demain. Et en route, je me suis dit que tant qu'à être partie, autant en profiter pour aller tout de suite en zone industrielle nord, chez Intersports. Il n'était que 18h20, avec un peu de chance, le magasin serait encore ouvert. Sinon, Gobolovna serait dans l'obligation de se passer de tenue pour le cours de danse de mercredi, parce que lundi, c'est fermé, mardi, je bosse, et mercredi matin, je n'aurai pas le temps.
Retour vers 19h, avec les courses, le justaucorps, les collants, les demi-pointes et la jupette (noire, comme le justaucorps, contrairement à Rébecca qui voulait absolument du rose), et là, les enfants ont fait tout un cirque en voyant les petits paquets de chips et le pain de mie.
A peine arrivée, voilà le téléphone fixe (le numéro qui commence par 03) qui sonne : c'était ma petite soeur Donatienne qui appelait Gobolovna pour savoir si elle avait bien reçu son cadeau d'anniversaire (arrivé la veille au Gobolistan). Quelques secondes plus tard, l'autre téléphone (celui qu'on peut appeler avec le numéro qui commence par 09) sonne également : c'était ma maman, qui demandait si Gobolovna avait bien reçu le cadeau de Donatienne pour son anniversaire. Les grands esprits se rencontrent !!!

Après échange de téléphones, appels, rappels..., j'ai pu constater aux cris de Nathanaël qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. Mais comme c'est comme ça tous les jours ou presque, je ne m'en suis pas vraiment formalisée. Et j'ai bien fait. Ce qui lui posait problème, c'est qu'il ne trouvait pas le film plastique pour emballer les sandwiches. Comme si, à 19h30, il n'y avait rien d'autre à faire que de râler et de se coucher par terre dans la cuisine en réclamant du film plastique pour des sandwiches que je voulais faire le lendemain...
En fait, j'ai été très contente, quand ils ont été couchés, mes trois "monstres".
Et là, il est pas loin de 22 heures, je crois que Morphée m'attend...

A bientôt, pour de nouvelles aventures au Gobolistan !

4 commentaires:

Mili a dit…

Sérieux? On peut avoir ses messages vocaux transférés par email? Whaaa... Bon, ceci dit, comme je n'ai qu'un téléphone portable, ça règle le problème : si j'ai accès à mes mails, ça veut dire que j'ai accès à mon téléphone en général, donc ça ne me serait pas utile. Mais intéressant à savoir(enfin quand ça marche, hein).

Sinon, j'admire ta manière d'arriver à insérer plein de choses en peu de temps. C'est de l'art!

Amélie Platz a dit…

En lisant ton commentaire, je me rends compte que j'ai dû faire preuve d'un abus de langage. Je n'ai pas mes messages vocaux transférés par mail, mais un mail qui me dit que j'ai des messages. Sauf qu'il ne me les envoie jamais, ces mails d'alerte. Donc je ne vois pas bien à quoi ça peut servir...
Quant à ma manière d'insérer plein de choses en peu de temps, merci ! Des fois, ça tient de l'équilibrisme, et très souvent, ça ne fonctionne pas vraiment ! (du genre : j'arrive après la fermeture ou bien le client suivant est arrivé entre-temps et comme j'étais partie la conseillère l'a pris en supposant que j'en avais eu marre d'attendre, ou autres joyeusetés du même style... Sur ce coup-là, j'ai vraiment eu de la chance !)

Mili a dit…

Ah d'accord! Zut, je trouvais que ça faisait très James Bond les messages vocaux transférés dans un email!

Amélie Platz a dit…

Ben mince... j'ai l'impression d'avoir cassé un mythe, là...

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