jeudi 11 juin 2009

Visite de Rothenburg-ob-der-Tauber

Alors ça y est, je vais essayer de prendre un peu de temps pour vous parler de notre voyage à Rothenburg-ob-der-Tauber, en Bavière.

 

Tout a commencé un jour où Jean-Luc était en vadrouille une fois de plus (à Rennes ou ailleurs, peu importe au fond). Les enfants ont été proprement odieux ce week-end-là, à tel point que j'en suis arrivée à "péter un fusible" et à me demander si je n'étais pas bonne pour l'asile.

Ce "petit" accroc dans l'organisation quotidienne m'a bien vite fait remettre les pendules à l'heure avec Gobolof, et décision a été prise de prendre du temps rien que nous deux, sous peine de voir notre couple imploser.

Il se trouve que le vendredi suivant, une de nos amies venait déjeuner à la maison. Et là, je lui ai parlé de mes soucis de la semaine précédente, et Jean-Luc lui a dit que pour le week-end pascal, il prenait 4 jours de congés !

Elle a sauté immédiatement sur l'occasion, et nous a dit que si nous étions d'accord, elle nous prenait les trois zouaves et que nous pouvions en profiter pour passer un week-end prolongé seuls tous les deux.

 

Je n'en croyais pas mes oreilles. Car il faut sans doute préciser que l'amie en question est elle aussi mariée, et elle aussi mère de famille... nombreuse : 4 enfants de 6 à 1 an... ce qui avec les nôtres, portait le compte à 7 entre 6 et 1 ans. Beaucoup, beaucoup de travail en perspective, donc. Coup de bol, nous la revoyions le lendemain, avec mari et enfants. J'ai donc discuté avec son mari, et lui ai demandé si sa femme lui avait fait part de son offre. Il m'a dit que oui, et qu'en plus il avait accepté. Je lui ai demandé s'il était conscient qu'elle était barge. Il m'a redit que oui, et qu'en plus il assumait.

Bref, je les ai bien entendu remerciés vivement, et commencé à en parler avec Jean-Luc.

Il a commencé par me dire : "Chouette, j'aurai enfin le temps de bricoler !"

(j'ai un doute subitement : ne vous ai-je pas déjà raconté cette partie de l'histoire ?)

 

Bref, de fil en aiguille, nous avons décidé de partir. Vraiment.

Premier acte : vendredi saint.

17 heures : départ de Sélestat pour nous rendre à Morschwiller le bas, où habitent nos amis. Une heure de route, en comptant les plantages et erreurs d'aiguillage.

18 heures, nous débarquons avec nos trois zouaves chez nos amis, juste à temps pour la fin du bain.

20h15 : nous voici de retour à Sélestat, et comme c'est vendredi Saint, il y a un concert d'orgue : Orgue en prière. Ca fait plusieurs années que ça existe, et c'est la première fois que nous pouvons nous permettre d'y aller.

Dont acte. C'est déjà commencé, mais peu importe.

21 heures, nous voici sur le parvis de St Georges, notre "cathédrale", tout étonnés d'y être seuls, sans avoir à courir après la marmaille...

 

La nuit est chaude (au sens propre) : on resterait bien dehors, mais la fatigue est là, et il est temps d'aller faire dodo...

 

Samedi 11 avril, samedi Saint. Le départ est prévu vers 9h, direction Strasbourg : ma grand-mère est arrivée la veille en Alsace, et mes cousins nous ont envoyé moults messages, SMS et autres, disant qu'elle aimerait bien nous voir ! Mais comment faire, alors que nous devons justement partir ?

Grand dilemme, vendredi soir, et la décision est finalement prise d'aller la voir avant de filer en Allemagne.

Dont acte.

Vers 10h, nous voici au centre-ville de Strasbourg, pour un deuxième petit-déjeuner en compagnie de ma tante, mon oncle, ma cousine et mon cousin. Comme c'est bientôt Pâques, les religieuses du lycée (la congrégation qui a créé Ste Clotilde, lycée que dirige mon oncle et où il vit avec sa famille) ont préparé un Kougelhopf maison, ainsi que des Lammala (spécialité alsacienne qu'on ne mange que le matin de Pâques). Pour le lammala, c'est trop tôt (ce sera pour le lendemain), mais pour le Kougelhopf, point ! Et je n'en ai jamais mangé d'aussi bon ! Et pourtant, j'en ai gouté, des Kougelhopfs !!!

 

Bref, 11 heures, nous voici repartis, direction l'Allemagne. Trois heures de route, pique-nique dans la voiture pour aller plus vite.

Et vers 14 heures, nous voici arrivés à destination. Sitôt passée la partie "neuve" de la ville, nous entrons par une des "portes" ouverte dans l'enceinte médiévale. Et la féérie commence : A l'intérieur des remparts, nous sommes saisis par la magie du lieu. Contrairement à l'Alsace, où dans certains villages, les rues piétonnes et/ou principales ont été restaurée, ici, tout (à une ou deux exceptions près, certaines parties sont encore en travaux) a été restauré. Et de bien belle manière, en plus !

 

Première étape : trouver la pension de famille où j'ai réservé une chambre pour deux nuits, et prendre nos marques.

 

La petite maison jaune, au centre, c'est notre pension !

L'enthousiasme est tel, que rien n'aurait su être "moche" ce jour-là... La chambre est donc jolie au premier coup d'oeil, même si un examen plus attentif nous révèle que les tapisseries ne sont plus si fraîches que ça, que la salle de bains est un chouia trop petite, et que le plafond aurait besoin d'un sérieux rafraîchissement. Mais peu importe ! Après une heure de repos, nous voici dans les rues de Rothenburg, à la découverte de la ville enchanteresse.

 

Et pour bien commencer, direction la Plönlein. Et là, que voit donc Jean-Luc ???

 

Un GLACIER !!!!

Premier arrêt :

 


 

Sans commentaire.

 

Le reste de la journée a été marqué par plusieurs événements : repérage des lieux : objectif numéro 1 : dénicher une église catholique en pays protestant pour y suivre la messe de la Vigile Pascale le soir même, puis du Jour de Pâques le lendemain.

Objectif numéro 2 : prendre des photos, prendre des photos, prendre des photos, et retrouver les lieux de la bd pour prendre des photos.

 

Nous avons donc trouvé, tout près, la seule église catholique de la vieille ville, pris l'horaire de la messe pour le soir, et commencé le tour de la ville, en commençant par la Marktplatz, et en redescendant ensuite la Plönlein, puis la Spitalgasse, après un détour par les remparts et l'auberge de jeunesse.

 


 

Bien sûr, nous ne nous sommes pas arrêtés là. La Spitalgasse nous a ramenés à la Plönlein, et de là, nous étions près de la Marktplatz. Comme je commençais à repérer les lieux, y compris dans la bd (la Frontière de la Vie, bien entendu), nous avons continué, et trouvé divers endroits, comme la rue voutée située entre la Herrngasse et l'arrière de la Marktplatz, ou encore la Burggasse, où se situe la maison de Madame Pohlen (qui en réalité n'existe pas telle quelle), le Burggarten, le chemin suivi par Yoko à l'extérieur, puis l'entrée dans la vieille ville, le petit pont de la Klingentor, les remparts, la Klingengasse, etc.

 

Mettre ici les photos en intégralité serait fastidieux et inutile. Je vous invite donc à les consulter ici.

 

Le soir, nous sommes allés au restaurant (le pique-nique était bien loin !), à l'Alter Keller (dans l'Alter Keller, bien sûr), et nous avons pu goûter la cuisine bavaroise, riche, mais appréciée !

Puis ce fut l'heure de la messe, étonnante, sobre, silencieuse au début, à tel point que j'ai cru qu'il n'y avait pas d'orgue dans cette église ! Le contraste a été saisissant, au moment où l'orgue a commencé à jouer, après le texte de la Résurrection du Christ.

Après avoir fait un nouveau tour dans les ruelles adjacentes, histoire de digérer le copieux repas que nous avions pris plus tôt, nous sommes rentrés prendre un repos mérité à la pension, avec des images et des rêves plein la tête en ce qui me concerne...

 

La suite de notre périple un peu plus tard !

lundi 8 juin 2009

Naissance au Gobolistan

J'ai le plaisir de vous faire part de la naissance de notre nouvelle équipe de lutins, ce jour, lundi 8 juin 2009.

 

La nouvelle équipe a eu quelques soucis à s'adpater au disque-dur externe, pourtant tout nouveau lui aussi. Mais après quelques essais, tout semble bien se passer désormais entre les deux équipes.
Le mariage avec l'imprimante est consommé, au poil, rapide, efficace : tout baigne, quoi !

 

 

jeudi 28 mai 2009

Avis de décès

Nous avons l'immense douleur de vous annoncer

 

le décès prématuré des lutins de l'ordinateur.

 

Nous avions pu observer, ces derniers temps, une baisse significative de leur activité, ainsi qu'une lenteur de plus en plus importante dans l'exécution des tâches qui leur étaient demandées.

 

Ils se sont éteints dans leur sommeil le vendredi 22 mai à 12h30 exactement, après une tentative de réanimation suite à la mise à jour d'Internet Explorer.

 

La famille a décidé de financer une nouvelle équipe, et de sauver ce qui peut l'être encore.

 

Ce message tient lieu de faire-part.

Pour les condoléances et les remerciements qui suivront sans doute, la famille donnera suite quand de nouveaux lutins seront en activité.

 

Merci de votre attention.

vendredi 15 mai 2009

Dictionnaire BBKien

Petit guide de survie à l'usage des personnes qui se trouveraient seules avec BBK, quelle qu'en soit la raison (baby-sitting, vacances, etc.) Le vocabulaire de BBK, qui se développe de jour en jour, nécessite encore un sérieux décodage, ce qui est difficile si on n'a pas le "code".

 

A :

Aaaaaaatututu : Chanté sur un air bien connu, ce terme désigne immanquablement le dessin animé "Les mystérieuses Cités d'or", et signifie par extension que BBK veut regarder ce dessin animé. Mais attention, entre le moment où elle exprime cette volonté et le moment où elle va s'asseoir sur le canapé pour regarder quelque chose, elle aura sans doute changé d'avis au moins trois fois, demandant à voir non pas "Les Cités d'or", mais "Oui-oui", ou "Capitaine Flam", "Le château dans le ciel" ou, plus surprenant, "Spider-man". Ce n'est qu'une fois installée qu'on peut être sûr de ce qu'elle va regarder (bien qu'elle change d'avis en général 5 minutes à peine après le début du DVD, quel qu'il soit... mais là, nous tentons de lui apprendre la constance, et le fait d'assumer un choix... C'est pas gagné).

Aba : Ce terme signifie "en bas", c'est-à-dire le fait de descendre. Indique le rez-de-chaussée, où se trouve la cuisine et le salon. Tout comme son contraire, ces deux interprétations donnent parfois des choses curieuses, comme par exemple le fait qu'elle dise "BBK aba" quand elle veut aller dans la cuisine, alors qu'elle se trouve au sous-sol...

Aboum : Tomber. "BBK aboum" signifie donc "Je suis tombée" "Mimi Aboum BBK bobo" est une phrase élaborée signifiant "Noémi m'a fait tomber, j'ai mal".

Aho : Désigne une idée d'ascension, que ce soit celle des escaliers (monter, aller en haut), ou encore le fait d'empiler quelque chose (des cubes par exemple). Par extension, "Aho" désigne aussi le premier étage, où se trouve la chambre de BBK. Ce qui donne des choses un peu curieuses, quand elle nous dit par exemple qu'elle veut aller "Aho", quand elle est dans notre chambre ou dans la salle de bains au 2ème étage. Il faut alors comprendre qu'elle veut se rendre dans sa chambre, donc en bas, et non pas "en haut"...

Am : Manger, mais aussi "j'ai faim". Associé à "Non", ce qui donne "Non, Am !", cela veut dire : "Je ne veux pas manger". Habituellement, "Am" est prononé sur un ton tonitruant, ne laissant aucune place à l'erreur d'interprétation.

Awoua : Ce mot est assez délicat à définir. Selon les interprétations, il peut vouloir dire "voilà", ou "regarde", en bref, il semble qu'il serve à montrer ou désigner quelque chose.

 

B :

Bébé : Poupée, doudou, bébé (tout enfant d'à peu près son âge, voire plus grand, ou plus petit, qu'il soit réel ou en photo). Un "bébé" est un "objet" indispensable au bien-être de BBK. BBK dort avec ses bébés (record : 13 en même temps dans son lit), BBK donne à manger à ses bébés, BBK gronde ses bébés, BBK leur fait des câlins, les démembre, les torture, change leurs couches imaginaires... Bref, BBK s'occupe de ses bébés, qui font partie intégrante de sa vie.

Beurk : Souvent associé à une moue de dégoût, ce terme désigne quelque chose de sale, quelle que soit la chose en question. Il désigne bien la chose, et non pas le fait qu'elle soit sale. Nuance.

Bobo : "J'ai mal". Si elle dit  "Miimi bobo", ça veut dire que Noémi a mal. Si elle dit "Mimi BBK bobo" ou "Nana BBK bobo", il faut comprendre "Noémi m'a fait mal", ou "Nathanaël m'a fait mal".

 

C

Caca : Sans équivoque, désigne les selles. Mais désigne aussi la couche servant à recueillir les selles (ou éviter que ça ne déborde).

Chean : Prononcé à l'Alsacienne, ce mot désigne Jean, son cousin, avec qui elle passe beaucoup de temps. Ces deux-là sont capables des pires bêtises. Les dégâts dans le bureau de l'exploitation se chiffrent actuellement à environ 80€ (de cartouches d'encre pour l'imprimante passées directement de l'emballage aux mains de nos chers monstres).

 

D

Deux Deux : Manière de BBK de compter. Elle ne sait pas dire "Un", ni "trois", donc quand elle dit "Deux, deux !", c'est qu'elle compte, en général avant de partir comme une flèche derrière son frère pour un concours de vitesse : celui qui arrive le premier au canapé a gagné. Vous comprendrez donc que nous ne changerons le canapé que lorsqu'elle aura acquis un minimum de savoir-vivre et de maturité.

Dodo : Lit. Mais aussi dormir. Souvent associé aussi à la question rituelle "Ou Chean", à laquele elle répond elle-même "Au dodo", et ce quelle que soit l'heure du jour ou de la nuit.

 

E

Eco : Ecole. Depuis la rentrée, en septembre, BBK demande régulièrement "Ou Mimi" à quoi je réponds "Elle est où, Noémi ?", question à laquelle BBK répond : "Eco !". Sur ce chapitre-là aussi, les choses évoluent. Il ya quelques mois, quand je demandais à Rébecca si elle voulait aussi aller à l'école, la réponse était un "Non !" catégorique. En ce moment, la réponse est toujours un "Mh-mh" (voir plus loin pour le décodage) !

Enco : Encore. Terme apparu très récemment dans le vocabulaire de BBK (hier, en fait). C'est bien. On avance.

 

J

Jeujeu : Désigne là encore deux choses bien distinctes : la salle de jeux d'une part (salle qui a disparu, et qui est maintenant un bureau, mais qui pour BBK a gardé sa dénomination de "jeujeu"), et "Jésus", quand elle désigne en même temps une croix, une icône ou une église (ce qui sous-entend qu'il y a des "étages" de sens, "Jeujeu" désignant "Jésus" qui lui-même désigne au choix, Jésus, la croix, l'icône, l'église ou le fait d'aller à la messe. Nous ne saurons que trop conseiller au lecteur de se fonder avant tout sur le contexte pour comprendre ce que BBK veut dire).

 

K

Kak : Quatre. Je vous ai dit plus haut que BBK ne sait dire ni "un", ni "trois". En revanche, elle sait dire "kak", qui remplace donc le "quatre" de notre succession de chiffres à nous. On verra ce qu'il en sera quand elle apprendra le "cinq".

 

M

Mamama : Petit nom donné à sa grand-mère maternelle.

Maman : Aucune ambiguité. C'est l'un des premiers mots qu'elle a su dire, après "Papa" et "Non" (je ne me souviens d'ailleurs plus si "papa" est venu avant ou après "non"...).

Meu : Contrairement à ce qu'on pourrait croire, "meu" ne désigne pas une vache, mais un monsieur. Si, si. N'en déplaise à la gent masculine qui lit ce blog. L'origine de ce mot dans le vocabulaire BBKien est à chercher simplement dans la proximité phonétique...

Mh-mh : Signe d'assentiment. Contraire : "Non". Synonyme : "Oui".

Mimi : Noémi. C'est donc sa soeur. Dans un sens moins usité au Gobolistan, "Mimi" est aussi une déformation de "Mamy", sa grand-mère paternelle.

 

N

Nana : là encore, nous ne devons pas nous laisser influencer par nos propres représentations et déformations langagières. Chez BBK, "nana" ne désigne pas une nana, une fille ou autre, mais Nathanaël, son frère. Qu'on se le dise : l'argot ne fait pas partie des langues apprises au Gobolistan (ou alors par apports malheureux à mettre sur le compte de l'école, de la télé et autres).

Non : Je ne vous fais pas un dessin, Non est le contraire de "oui". Cependant, il est à noter l'utilisation particulière de "Non", dans "Non au dodo BBK", par exemple, qui signifie "Je ne veux pas aller dormir" (que d'autres enfants traduisent plus simplement par "Pas dodo !").

 

O

Ou :  Pronom interrogatif de lieu, souvent associé à "Chean" dans la question "Ou Chean ?" mais nous observons des variantes : "Ou Mimi ?", "Nana, ou ?", "Ou bébé ?" (à vous de décoder en fonction des "clés" données ci-dessus et ci-après).

Oui : Contraire de "Non", synonyme de "Mh-mh". L'apprentissage de ce terme a demandé beaucoup de travail. Pendant des lustres, rien n'est sorti. Un jour, finalement, elle a dit "Oui", et nous pensions que c'en était fini du "Mh-mh". Il s'avère aujourd'hui que le "Mh-mh" est loin d'être un terme banni du vocabulaire BBKien et qu'au contraire, il cohabite pleinement avec le "oui". Seulement, il semble que le "oui" soit utilisé dans des conditions bien particulières, et surtout à table, quand il est associé à "maman" ou "papa" : en effet, nous n'avons jamais entendu "Mh-mh maman", mais bien "Oui, maman !". Répété deux fois, signifie qu'elle veut regarder le DVD du héros éponyme, en général, ou bien qu'elle veut jouer avec la figurine dudit héros. En associant "Ou oui-oui", on se rend compte qu'elle cherche un DVD, en général celui de Petit Ours Brun (ou POB, autre héros bien connu des enfants).

 

P

Papa : Vous savez tous de quoi ou plutôt de qui il s'agit, je ne m'étendrai donc pas. Mais "papa" désigne aussi un téléphone, bizarrement. L'origine de ce détournement est à chercher dans le fait que son papa, Gobolof, donc, part souvent en déplacements pour vendre du vin. Le téléphone est donc très utilisé par les enfants pour communiquer avec leur père en son absence, et par extension, le sujet de l'appel a fini par désigner l'objet servant à appeler. (Note historique, à intégrer un jour, peut-être, dans le dictionnaire historique de la Langue française, permettant de comprendre l'évolution du langage).

Papapa : Terme désignant son grand-père maternel.

Peu : Signifie "Peur".

Piépo : Ce terme veut dire "Prier". Oui, c'est assez déroutant, mais c'est pourtant rigoureusement exact. J'ai compris un soir d'où ça venait en voyant BBK sur les genoux de son papa, qui récitait avec les enfants la prière "Je vous salue Marie". L'un des versets de cette prière dit, à la fin : "Priez pour nous, pauvres pêcheurs". Il semble que "Piépo" vienne d'une contraction de "Priez pour". Quand je vous disais qu'il fallait un décodeur...

Pipi : Là encore, ce terme est très polysémique. Il désigne d'une part le pendant de "caca", à savoir donc l'urine, ou le fait d'avoir envie de le faire, ou de l'avoir déjà fait. Mais "Pipi" désigne aussi son Papy, son grand-père paternel. Pour les mêmes raisons qui font que "Papy" est difficilement prononçable par BBK, "Popi" (un de ses doudous, et autre héros bien connu des tous petits) est désigné par ce même terme de "Pipi", ce qui ne facilite pas toujours la compréhension, quand elle veut dire à son papy que Popi a fait pipi.

Pleu : Selon les cas, ce terme peut désigner la pluie ("il pleut") ou bien le fait de "pleurer". Là encore, seule une observation attentive du contexte permettra de savoir dans quel sens on doit interpréter ce mot. Il est évident que si la phrase est "Mimi pleu", le sens ne fait aucun doute : il n'a jamais plu des Noémi, en revanche, Noémi pleure assez régulièrement...

Pu : Veut dire tout à la fois "Ca pue" (en parlant de l'odeur, donc) et "couche" (en parlant du contenant).

 

R


Rhââ : Soif. Oui, ce n'est pas forcément évident comme ça, à première vue. Pourtant, c'est la réalité. Rhââ veut dire "J'ai soif", donc, mais ce terme désigne également l'eau elle-même (le contenu), et le verre (le contenant). Un petit historique s'impose là-encore. Un jour, Noémi, à table, a joué à boire beaucoup, et le but du jeu était de vider le maximum de verres dans le minimum de temps. "Hââ" était le bruit qu'elle faisait à chaque fois qu'elle reprenait son souffle après avoir vidé le verre en question. BBK, qui est loin d'être sourde, donc, a gardé le "Hââ" et en a fait "Rhââ" au quotidien et au fil du temps.

 

T

Ta (ou Da) : Merci, s'il te plaît (à table exclusivement, dans le cadre de l'apprentissage de la politesse) : selon les cas, "Ta maman" veut donc dire "Merci maman" ou "s'il te plaît maman" après la rituelle question "Qu'est-ce qu'on dit ?" inhérente à toute demande de nourriture, avant et après l'obtention de ladite nourriture.

Tatata : Littéralement : "Toute seule". Ce terme est utilisé lorsqu'elle veut manger, descendre de la voiture, monter les escaliers, etc.

Toun : Dérivé de "Atchoum", BBK ne l'utilise que quand l'un de nous éternue. "Toun maman !", "Toun Mimi !". Depuis hier, ce terme a un double sens, et signifie également "tourner" (en parlant de la toupie des Playmobils 123 de Noémi, qu'elle a découverte hier après-midi).

Tétinne : Ecrit avec deux "n" tant BBK insiste sur cette consonne quand elle demande la tétine pour fermer le biberon (Admirez la logique : sans la tétine, forcément, ça coule et on ne peut pas boire le biberon. La tétine est donc un élément indispensable du biberon, et je ne suis pas très loin de penser qu'elle revêt un caractère plus important que le biberon lui-même, qui après-tout n'est que le contenant, alors que le contenu lui-même n'est accessible que grâce à la "tétinne !").

Tutut : Désigne un camion, et par extension tout véhicule qui roule (voiture, moto...). Désigne également le lieu où Jean-Luc se trouve au moment où elle répond à la question "Il est où, papa ?", ce qui pose un indéniable problème de localisation, puisque selon les cas, "Tutut" désignera Lyon, Bordeaux, La Rochelle, Rennes, St-Triviers, etc, ou même Bergheim...

 

J'espère que ce dictionnaire vous aura permis de mieux comprendre BBK dans son quotidien. Je ne pensais pas qu'il serait si long. C'est que finalement, elle en dit des choses !

 

lundi 4 mai 2009

Visite de Pearl-of-Light au Gobolistan

Lundi dernier, nous avons eu la joie d'accueillir au Gobolistan Emilie, alias Pearl of Light sur le forum dont vous connaissez tous, maintenant, l'adresse. Les rencontres entre Yokotsuniens se succèdent, avec un certain nombre de projets, les uns parvenant à être exécutés (comme les petits déjeuners rituels à Paris, lors de mes déplacements, ou encore le voyage à Bruges l'été dernier), d'autres étant plus laborieux à mettre en place (le prochain voyage, par exemple, pour lequel nous sommes pour l'instant incapables de trouver une date et un lieu qui permette à toute la bande de se retrouver... A creuser, à creuser encore, jusqu'à ce qu'on trouve ce qu'on cherche.

 

Bref, les rencontres se suivent, et après avoir accueilli Hall et LGM, séparément ou seuls, d'ailleurs, en fonction des possibilités, c'est Pearl qui est venue nous voir lundi 20 avril. La demoiselle a débarqué tardivement (au Gobolistan, même en vacances, les journées démarrent rarement après 8 heures du matin, mais visiblement, Pearl n'était pas "calée" sur le même fuseau horaire que nous !), vers 11h30, pile poil pour le déjeuner.

Au programme :

- Visionnage des photos de Rothenburg (je vous ai dit que Gobolof et moi sommes allés à Rothenburg, haut lieu Yokotsunien s'il en est ????)

- Déjeuner (ben oui, faut bien...

- Visite de la contrée voisine, et en particulier de Sélestat, son opticien, ses églises et les bénitiers... Les petits Goboloviens ayant appris à faire le signe de croix, ils ont testé, re-testé et abusé de l'eau mise à leur disposition, au point qu'il a fallu que je montre les dents pour qu'ils acceptent enfin d'arrêter, et de ressortir des églises (parce qu'évidemment, l'eau bénite de Ste Foy ne leur a pas suffi, ils ont réitéré à St Georges...), trempés, bien entendu.

 

Décidément, l'eau leur plaît... Au détour de notre ballade, nous avons croisé... des fontaines ! et comme il faisait chaud... 

 

La preuve en images :

 


 

Merci, Pearl, pour les photos !

 

(je vous laisse imaginer l'état des enfants à notre retour...) !

samedi 2 mai 2009

Visite de Rothenburg ob der Tauber

Pendant le week-end pascal, Jean-Luc et moi avons "abandonné" (une fois n'est pas coutume) nos trois zouaves, pour prendre (enfin !) quelques jours rien que pour nous deux, en amoureux !

Jean-Luc voulait en profiter pour bricoler dans la maison, mais je lui ai dit que quitte à être seuls, autant en profiter pour être seuls ailleurs qu'entre nos murs.

Heureusement, il a fini par se ranger à mes arguments (du style "Oui, mais toi, tu pars tout le temps, et moi, je reste tout le temps à la maison, j'en ai MARRE !") (oui, celui-là, il avait intérêt à ne pas passer à côté !), et nous avons pu organiser un week-end sympathique en Allemagne, et plus exactement à Rothenburg-ob-der-Tauber, à 317 km exactement de Sélestat.

Pour les détails, il faudra attendre quelque peu, et vous contenter pour l'heure des photos.

 

Rencontre avec Apolline

Après notre escapade à Rothenburg (je vous en reparlerai, ce celle-là !), nous sommes partis en famille à Quimper.

Et là, ô joie, nous avons enfin ! pu faire la connaissance d'Apolline, née le 23 janvier dernier, fille aînée de Zabeth, ma petite soeur.

Les enfants ont passé beaucoup de temps avec la petite dans les bras, et j'ai des preuves !

Je vous laisse juges...


 

Alors, elle est pas belle, Apolline ?

Pour les autres photos, c'est ici.