mercredi 3 octobre 2007

Le top 10 des activités des enfants du Gobolistan

Alors, nous avons bien dit, "top 10". Va donc falloir trouver 10 activités, et 10 seulement. Grands Dieux !

 

Vous savez quoi ? Je les énumère d'abord, et je vous donnerai le classement après.

 

Tout d'abord, nous avons : la télé et ses dérivés. Ou plutôt Le petit écran.

Pourquoi en premier ? Parce que c'est visiblement celle avec laquelle nous avons toujours à nous battre, quel que soit le motif, quelle que soit l'heure. Un exemple : ce matin, Gobolof le papa est descendu prendre son petit déjeuner vers 6h40. Et qui a-t-il trouvé devant la télé ? Gobolovitch, en train de regarder "Les histoires du Père Castor". Evidemment, comme 6h40 ce n'est pas du tout une heure pour regarder la télé, Nathanaël s'est fait gronder, et la décision a été prise de fermer désormais à clé la porte de la cuisine, de façon à décourager les enfants de venir se laver le cerveau à pas d'heure.

En ce moment, nous avons donc, au hit parade des dessins animés et assimilés :

- Les histoires du Père Castor ;

- Le film de la visite de Manuela à la maison (bon ok, c'est pas vraiment un dessin animé, mais ça a un côté très affectif chez les petits Goboloviens) ;

- Capitaine Flam ;

- Il était une fois l'Espace ;

- Oui-Oui ("mais on peut plus le regarder parce qu'il est cassé", comme dit Nathanaël) ;

- Ulysse 31 (même destination, même sort que "Oui-Oui") ;

- Shrek 1 ;

- Shrek 2 ;

- Les Mystérieuses Cités d'Or ;

- Hercule et autres oeuvres des studios Walt Disney (au choix : Le Roi Lion ("mais il est aussi cassé, il est à la poubelle"), Dumbo, Nemo, Alice au pays des Merveilles, etc.) ;

- Le Chateau dans le Ciel et autres oeuvres de Miyasaki...

Vous remarquerez qu'il ne s'agit donc pas de télé, mais bien de DVD. Ce qui sous-entend forcément que les enfants savent mettre et enlever un dévédé, et utiliser la télécommande qui va avec. (Y'a plus de jeunesse...)

D'où le titre "télé et ses dérivés". C'est plus exact.

 

La musique : deuxième activité connue et appréciée des enfants. Avec plusieurs variantes :

- Le bête CD qu'ils mettent dans le lecteur (oui, ça aussi, ils savent à merveille comment ça marche) ;

- Les chants : en Français, en Allemand, religieux, inventés, détournés...

- Le cours d'Eveil Musical pour Gobolovna (mercredi matin).

 

Le dessin en général : Alors là, c'est l'invasion : les petits Goboloviens dessinent partout, sur tout, et tout le temps. Et gare à vous si vous avez le malheur de détruire l'une de leurs oeuvres...

 

La peinture : j'ai hésité à la mettre avec le dessin, mais finalement, non, parce que cette activité demande la présence de Gobol/maman ("Tu fais aussi de la peinture ???"), ne serait-ce que pour leur donner de l'eau, du papier adapté, et protéger la table de la cuisine de leurs débordements artistiques.

 

Manger : Activité fondamentale, y compris en dehors des repas : au menu privilégié : framboises du jardin (cueillies à chaque fois qu'on va quelque part, ou qu'on en revient), gâteau au chocolat, bonbons, bananes, Babybels, "fromaze", Yaourt à boire, et bien sûr, la sacro-sainte "Copote" sans laquelle une journée n'en est pas une pour Gobolovitch.

 

La Pate à Modeler, et plus précisément la "Patafix, ça fixe et ça refixe", qui est bien plus intéressante que la pate à modeler classique, dans la mesure où, en plus d'être modelable (caractéristique principale de la pate à modeler), elle est aussi élastique, et se fixe aux murs (c'est d'ailleurs son principal intérêt, et ce qui justifie le slogan qui ne manque pas d'accompagner la demande de "Patafix").

 

Mettre le bazar. Eh oui, ça aussi, c'est une activité à fort taux de participation ici au Gobolistan, y compris par BBK. Je ne vous explique pas le principe, toutes les mamans savent en quoi ça consiste.

 

Les petites voitures (et autres camions, trains, tracteurs et assimilés) : l'une des activités principales de Gobolovitch à l'école, et qui lui a permis d'accepter d'aller en classe le premier jour, puis de rester à l'école, en l'absence de l'activité suivante :

 

Le Toboggan : avec l'école-relais (la maternelle est en travaux), l'aménagement de la cour de récréation avait pris du retard, et le toboggan de l'école n'a été opérationnel qu'à la fin de la troisième semaine d'école. Heureusement qu'il y a les petites voitures, parce que Gobolovitch n'allait au départ à l'école que pour faire du toboggan. La déception a été très rude... Heureusement, tout cela est derrière nous, la vie a pu reprendre son cours depuis la remise en service du toboggan.

 

Le vélo et autres activités d'extérieur (balançoire, foot, bagarres, constructions dans le sable, observations des bébètes qui grouillent sous le nez des petits Goboloviens...)

 

Voilà, ça doit faire à peu près 10, auxquelles on pourrait ajouter le bain, Regarder maman travailler et en profiter pour fouiller le bureau et le mettre à sac, regarder par la fenêtre et en profiter pour balancer dehors ce qu'on a sous la main, histoire de voir où ça atterrit, jouer avec les copains, les voisins, les interpeller par-delà le portail, apprendre à dire des gros mots et se faire gronder ensuite par maman qui les a entendus, faire des bêtises, donner des coups de pieds, se refaire gronder par maman qui décidément a des yeux derrière la tête, vouloir à tout prix porter BBK dans ses bras, rouler sur elle, la laisser rouler sur eux, la faire rire (grande excuse pour la plupart des bêtises : "Mais Rébecca elle rigole !"), etc.

 

En réalité, arrivé à ce point de ce billet d'information sur la vie au Gobolistan, je m'abstiendrai de tout classement. Parce qu'en réalité, selon les jours, les punitions en cours (la grande préférée des parents étant la mise au rencart de la télé en général), le classement diffère, et parfois dans des proportions importantes...

1 commentaire:

Jean Luc a dit…

Je confirme l'aptitude précoce à la manipulation des appareils en tous genres. Et pourtant ceci remonte à ma dernière visite, les estimables membres du comité central de la Gobolskaïa mettront une date dessus.Donc, nous sommes en présence de Gobolovitch, à l'âge qu'il avait à l'époque, c'est-à-dire encore moins vieux qu'actuellement (et celà n'ira certes pas en s'amenuisant).D'un disque contenant, si je me souviens bien, un conte provençal, Gobolovitch n'aimait que les dix premières secondes, une petite musique à la façon.... provençale. Le reste, il s'en passait aisément, ignorant d'ailleurs que dans le prix d'achat, ses parents avaient payé à la SACEM les droits pour l'ensemble de l'enregistrement.Etape numéro un : Gobolovitch saisit fermement une chaise et la tire laborieusement sur le sol, jusqu'à l'approcher du meuble contenant l'appareil de reproduction phonographique, aussi appelé lecteur de disques laser. Etape numéro deux : Montant sur la chaise, il met l'appareil sous tension, pose le disque sur le plateau (et à l'endroit s'il vous plait), et appuie sur "lecture"...Etape numéros trois : Pendant que l'appareil joue les fameuses dix premières secondes, ou peu s'en faut, il remet la chaise à sa place...Etape numéro quatre : Se saisissant de la télécommande, Gobolovitch interrompt brutalement la lecture au moment souhaité, en appuyant sur la seule touche de l'objet qu'il connait, le bouton marche-arrêt.Etape numéro cinq : se saisissant à nouveau de la chaise qu'il redéplace sur le même trajet et avec les mêmes efforts (il faut imaginer qu'il était à peine plus haut que l'assise de ladite chaise), il remet l'appareil en marche et reprend la lecture du disque depuis le début...Ensuite, si l'on était dans un de ces programmes informatiques en "basic" qu'on infligea à certains d'entre-nous, à l'école primaire, sur les ordinateurs Thomson (l'exception culturelle, que voulez-vous), je devrais ici écrire "GOTO 3", car après l'étape cinq, il faut repartir à l'étape trois, et aussi longtemps que l'humeur de Gobolovitch sera musicale.Naturellement, je fus témoin de la scène en l'absence des parents, je n'en éprouvais pas moins un étonnement certain, me faisant la réflexion suivante: pour un adulte en pleine possession de ses moyens, il y a un siècle, le fait que le son sorte d'un appareil après qu'on y ait placé un disque, représentait déjà un certain effort d'abstraction. Aujourd'hui, avant même de pleinement posséder le langage, il apparait normal à nos enfants de faire jaillir de la musique en appuyant sur un bouton, et d'en interrompre le cours avec une boîte en plastique qui n'est aucunement reliée par un fil à l'appareil incriminé...Et moi, de me demander si je faisais tout ça à son âge...

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