Donc, nous en étions au retour des vacances, et le champ de bataille avait été laissé libre aux Poux, qui menaient à l'époque une lutte acharnée pour le maintien de leurs positions dans la place forte localisée très précisément sur le cuir chevelu de Gobolovna.
Au retour des vancances, j'ai fait une énième tentative à la pharmacie, et j'ai profité de la maladie de Gobolovitch et de la visite mensuelle de BBK pour demander à l'éminent représentant de la Faculté de nous fourbir des armes plus sophistiquer pour parvenir à l'extinction de l'espèce incriminée. Après examen de ma propre tête (puisque moi aussi, à force de parler des Envahisseurs, je commençais ou plutôt, je recommençais à en sentir les symptômes gratouillants), il m'a rassuré : en ce qui me concerne, point de poux, mais une belle dermite ! Chouette. Ca faisait longtemps qu'on n'en avait plus entendu parler, de la dermite. Voyons voir. La dernière fois, ça devait être en mai 2005, si je ne m'abuse, et c'était pour Gobolovitch... Qu'à cela ne tienne, je vais donc traiter ma tête pour la dermite. "Mais quand même, docteur, vous n'avez rien contre les Poux ? J'ai fait Itax, Poux Apaysil, Paranix, Parasidose, Pouxit... 3 fois, Pouxit !" "Non, Pouxit, c'est très bien, continuez. Il faut persévérer, vous les aurez !" (Oui, on y croit très fort, heureusement, parce qu'il paraît qu'il n'y a que la foi qui sauve...).
Donc, retour au Gobolistan, et reprise des hostilités après la trève médicale.
Et là, éclair de génie (oui, je crois qu'on peut dire ça), de Gobol : Puisque le problème est qu'ils se reproduisent plus vite que l'action des traitements, on va les avoir à l'usure.
Donc, on reprend Pouxit pour la énième fois.
Temps de pose : 8 heures. Heureusement que ce sont les vacances.
Le soir : shampooing pour Gobolovna. Et comme Pouxit, c'est une arme mécanique (comprenez un système huileux sensé engluer les envahisseurs et les empêcher de respirer, et par répercussion, les tuer), ben c'est dur, très dur à laver. Ca ressemble un peu à de la mélasse au niveau de la texture, ou à de l'huile d'olive, au choix, mais sans odeur, et surtout incolore. Donc, ce n'est pas un mais 2 shampooings qu'il faut faire pour enlever tout cela de la tête de Gobolovna. Allez, courage, après, j'ai un plan. Une tactique. Imparable.
Par contre, mon plan, s'il est sûr de marcher, va prendre du temps. Beaucoup de temps. Mais on vaincra.
Donc, du plan, on passe à l'action. Sitôt le shampooing terminé, je reprends l'autre arme mécanique à ma disposition : le peigne fin anti-poux. Et j'enlève les bestioles qui ont succombé. Ca, c'est la partie la plus simple : on enlève les cadavres. La prochaine étape va être plus délicate : persuader Gobolovna de l'obligation de répéter cette opération tous les matins et tous les soirs jusqu'à élimination totale. Un génocide, quoi. Parce que c'est simplement ça : enlever manuellement les poux de la jolie tête de Gobolovna, et éliminer les lentes au fur et à mesure qu'elles écolosent, pour les empêcher de devenir adultes et de se reproduire. Temps estimé : 10 minutes d'épouillage deux fois par jour en traitement d'attaque. Puis, la deuxième semaine, même traitement une fois par jour (matin ou soir, en fonction du temps qu'on a, parce que je ne suis pas totalement hors de la réalité non plus : dans une semaine, c'est la rentrée, ce qui veut dire aussi que le grand cirque va recommencer, avec les allers-retours à l'école. Il faut donc éliminer les Poux au plus vite. Une semaine. J'ai une semaine.
Et ça marche. Au bout d'une semaine, la veille de la rentrée donc, le terrain est dégagé, le champ de bataille est limpide et clair, débarrassé des cadavres et autres survivants. Les lentes (futurs guerriers) sont elles aussi en passe d'être éliminées. On tient le bon bout !
Prochaines tâches : vérification quotidienne pour prévenir toute récidive.
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