jeudi 28 avril 2011

Vacances de Pâques, enfin !

Plus de trois semaines depuis le dernier billet sur ce blog... c'est long ! Mais pas irréparable !
Nous avons passé un peu de temps ailleurs qu'à la maison, et les occupations ont été nombreuses avec le retour du beau temps. Donc dans ces cas-là, je passe aussi moins de temps devant l'ordinateur (si !), d'autant plus que j'ai aussi plus d'occupations : lectures en pagaille pour le mois de juin, roman à corriger avant la publication au mois de mai (et non, je n'ai toujours pas de nouvelles de l'éditeur !), et là, nous avions réellement besoin de souffler un peu, en famille. Et comme Hélène, ma petite sœur, et sa famille vont bientôt partir pour le Canada (au Québec pour être précise), nous avons saisi l'occasion des vacances pour que les enfants se voient (Thibault et Martin étaient en vacances pendant une semaine à Quimper, jusqu'à Pâques).
Il a donc été décidé, avec Jean-Luc, de partir à Quimper avec les enfants et de faire d'une pierre deux coups : voir une dernière fois toute la famille Béléguic avant leur départ, et faire la connaissance de Violette, la seconde de Zabeth et Sylvain, née le 24 février. Et bien nous en a pris !

Parce que ce n'était pas tout ! Pour ne pas "encombrer" mes parents tous les jours, nous avons profité des vacances pour rendre visite à des amis que nous n'avions pas vus depuis quelques temps. Le voyage a donc été fait en deux jours, histoire de pouvoir nous arrêter à Paris, chez Fanny et François. Les enfants se sont donc retrouvés avec plaisir, chacun ayant retrouvé son "binôme" dans la joie et la bonne humeur. Voici d'ailleurs quelques photos des "zouaves" !

Nathanaël (6 ans), Noémi (8 ans), Vincent (6 ans), Cécile (8 ans), Rebecca (4 ans) et Claire (4 ans).
Les enfants, comme vous le voyez sur ces photos, se sont beaucoup amusés, ils ont fait les fous, ont utilisé la webcam pour ses effets déformants et ont joué aux monstres... et on eu beaucoup de mal à s'endormir ! Finalement, nous avons pu profiter d'une bonne nuit réparatrice, avant de reprendre la route le mardi matin : direction Quimper !
Nous sommes arrivés pour le goûter, et nous avons retrouvé Thibault, Martin et mes parents.

Dès le lendemain, mercredi saint, les grands-parents étaient pris pour la messe chrismale qui avait lieu à la cathédrale. Nous avons donc décidé de partir chez Gwennyn, amie de longue date, qui nous avait invités à partager un goûter chez elle. Une heure avant de partir, elle a appelé pour nous inviter tous ! Nous sommes donc partis, Elisabeth, Apolline, Violette, Thibault, Martin, Jean-Luc, Noémi, Nathanaël, Rebecca et moi, un peu après 16 heures. Nous aurions dû rentrer vers 18h30, mais c'était sans compter la joie des retrouvailles et les jeux des enfants : Gwennyn a trois garçons respectivement de l'âge de Thibault (Iwan), Martin (Neven) et Nathanaël (Tugdual). Ajoutez à cela l'arrivée d'Andrea, la cousine des enfants Louarn, et vous aurez une belle équipe entre 2 et 9 ans... 11 enfants au total. Elisabeth nous a quittés vers 18 heures, avec Sylvain (qui venait de plaider à Quimper) et leurs enfants, et nous avons terminé le goûter par l'apéritif... Quand nous sommes revenus à la réalité, il était 22 heures, l'heure de coucher les enfants (qui avaient eu des pâtes pour le dîner !)... C'est que, à Quimper, ce n'était pas encore les vacances !

Dès le lendemain, après une bonne nuit réparatrice, nous avons repris la voiture pour Douarnenez, où nous étions invités pour le goûter (oui, encore !) chez Gwen, blogueuse et surtout animatrice d'un atelier d'écriture auquel je participe depuis le mois de janvier. Je vous laisse découvrir ici le billet que j'ai écrit après cette rencontre qui aurait été totalement improbable, voire impossible, sans Internet... Nous avons dû écourter la visite (avec beaucoup de regrets !) parce que c'était quand même l'heure de rentrer... Il ne faut pas oublier que c'était le 21 avril, Jeudi Saint, et que nous voulions aller à la messe. Nous avons emmené les enfants, y compris Thibault et Martin, et la messe a été quelque peu animée... sans pour autant offusquer les choristes, il me semble...


mercredi 13 avril 2011

Bateau, batelier...

Nathanaël est rentré tout à l'heure de l'école avec tout plein de jolies choses dans son cartable !
Un artiste est venu dans sa classe et leur a appris à faire des bateaux en papier. Il a donc fait pas moins de 4 bateaux, mais aussi, avec 6 autres bateaux, une étoile (en agrafant les bateaux entre eux).
Du coup, il est reparti chercher des feuilles de papier de couleur et a voulu m'apprendre à faire des bateaux...
C'est mignon ! J'avais pour ma part essayé de leur apprendre à en faire avec des papiers de bonbons... sans aucun succès. Comme quoi, quand ça vient de l'école, c'est beaucoup mieux que si ça vient de la maison !

CQFD.



Ah oui, dernière chose : Nathanaël a perdu une nouvelle dent ! Si. Du coup, il a une façon un peu particulière, disons, de s'exprimer maintenant. Juste un exemple : "C'est esstraordinaire !"
(vous voyez ce que je veux dire ???)

samedi 2 avril 2011

Mois de mars... chaud !!!! Partie 2 : Taï Chi Chuan

Le mois de mars a été l'occasion pour moi d'approfondir mes recherches à propos du Taï Chi Chuan. Les lecteurs de ce blog sont aussi destinataires de notre lettre annuelle, et savent donc que depuis trois ans, j'ai commencé à suivre l'enseignement d'un maître de Taï Chi. Il est français, d'origine bretonne, et passionné par son art. Il se rend régulièrement au Japon pour y poursuivre son propre apprentissage et en revient tous les ans plus passionné encore.
Depuis quelques temps (depuis le mois de janvier en fait), je me posais un certain nombre de questions à propos de ces histoires d'énergie qui circulent. Le professeur nous disait que nous sentirions au bout de quelques années de pratique cette énergie venir dans les mains. En ce qui me concerne, je vivais au début les cours de Taï Chi comme une occasion d'avoir deux heures dans la semaine rien que pour moi, et de coupler ces deux heures avec une activité sportive qui me permettait du même coup d'être un peu plus à l'aise avec mon corps et en plus d'être plus sereine à la maison. Une sorte de relaxation, de gym douce.
Le Taï Chi est tout ça, mais pas que.
En discutant avec une de mes amies du groupe de prière, après la préparation de la dernière veillée, il y a un peu plus d'une semaine, j'ai pris conscience que ces questions que je me posais à propos du Taï Chi n'étaient peut-être pas sans fondement. Elle m'a conseillé d'aller voir sur le site du Père Verlinde, un prêtre, ancien gourou de Méditation Transcendentale. Il a touché à un peu tout : les philosophies orientales, la MT, l'occultisme, il a rencontré Dieu, a pensé allier sa foi et son passé asiatique (il a vécu un certain nombre d'années en Inde)... avant de comprendre qu'il avait touché à des forces très puissantes, et que tout cela n'est pas compatible avec la foi chrétienne. Pire : un certain nombre de pratiques traditionnelles d'origine asiatiques (en particulier les arts martiaux internes tels le Taï Chi qui n'est autre qu'une sorte de Yoga chinois, une méditation), font entrer en jeu les Chakras, qu'il a identifiés comme étant des portes vers les forces occultes.

Et oui, je suis en train de vous parler là de magie noire, de démons, de pouvoirs paranormaux. Et j'en frémis rien que d'y penser. Parce que je ne me suis rendu compte de rien. J'ai été totalement aveuglée par le bien-être que je ressentais. Finalement, je ne me suis posé des questions que parce qu'une amie m'a demandé si il n'y avait pas opposition entre la philosophie sous-jacente dans le Taï Chi et la foi catholique. Cette question, même si je l'ai réfutée tout d'abord, m'a tourné dans la tête jusqu'à cette rencontre de mercredi de la semaine dernière, où les choses se sont mises en place.
Vous connaissez tous mes croyances, ma foi en Christ. Vous savez quel est mon attachement à Dieu. Vous savez aussi que je crois profondément en l'action de l'Esprit Saint dans nos vies, et que je crois aussi en l'existence du Diable. Non, le Diable n'est pas une personnification de nos mauvais penchants. En tout cas pas uniquement. Le Diable est un être mauvais qui ne veut qu'une seule chose : nous éloigner de Dieu, nous gagner à sa cause. Et il avait essayé plusieurs fois avec moi, en tentant de jouer sur la séduction. Il a failli réussir, mais j'ai fini par comprendre et ça s'est bien terminé cette fois-ci.
Là, c'était beaucoup plus insidieux, très pervers. Sous couvert d'une activité sportive douce, respectueuse du corps et de ses blessures, du rythme de chacun, le Taï Chi ouvre les chakras, c'est-à-dire ces portes vers les puissances occultes, vers le Démon. Et en faisant circuler ces énergies "vitales", la personne acquiert progressivement des connaissances, une capacité à percevoir les choses par le toucher, éventuellement en ayant la capacité par la suite de sonder la personnalité des autres en face d'elle quand tous les chakras sont ouverts (il y a au total 7 chakras, donc 7 "portes").

J'ai donc fait des recherches. Parce que je n'y croyais pas une seule seconde. Ce n'était même pas envisageable pour moi que le Taï Chi soit mauvais et conduise à de telles pratiques. J'ai donc farfouillé sur le site du Père Verlinde, ce fameux prêtre, considéré comme le spécialiste en France de ces questions (en ce qui concerne l'église catholique, bien sûr). Et j'y ai trouvé matière à réflexion, c'est le moins qu'on puisse dire.
Je vous laisse y fouiller à votre tour : il y a de tout, décrypté avec le regard et la sagesse de l'Église, depuis les philosophies orientales jusqu'au Da Vinci Code, en passant par le New-Age, la Méditation transcendantale, le Magistère de l'Église catholique, un dictionnaire et un forum parlant aussi bien des films de Myazaki que des dangers du Chi Qong (pratique liée à celle du Taï Chi qui permet de préparer le pratiquant à une meilleure circulation des énergies). Ce site devrait être connu de tous les croyants qui souhaitent faire la part des choses entre l'affabulation et la réalité, entre l'exagération, la diabolisation et les mythes.

Vous l'aurez compris, le Taï Chi, c'est terminé. Parce que j'avais déjà passé la première étape : après le bien-être et la sérénité qui sont le premier résultat d'une pratique régulière du Taï Chi, et qui poussent à continuer (parce qu'on se sent bien, plus calme, plus posé, plus serein et que ça se répercute positivement sur la famille et l'entourage), vient le moment où on se détache, on s'éloigne tant de Dieu que de la famille justement. Parce que l'un des effets du Taï Chi est de dissocier le corps et l'esprit pour parvenir à l'état d'éveil (recherché notamment dans la tradition bouddhiste, l'Éveil est le but des réincarnations successives que subit l'homme dans cette croyance). Les proches s'en rendent compte mais ne le lient pas au Taï Chi au début. Et quand ils comprennent que ça vient de là, le pratiquant, lui, ne veut plus le voir. J'ai donc eu de la chance (je pense que c'est mieux que de la chance en ce qui me concerne : Dieu ne me lâche pas, il m'accompagne au quotidien sans jamais me brusquer, mais sans me perdre), parce que grâce à ces personnes qui m'ont posé des questions judicieuses au bon moment et à l'accompagnement dont je bénéficie, j'ai pu comprendre où j'avais mis les pieds.
Je sais que certains lecteurs de ce blog vont me prendre pour une dingue, une fois de plus. Mais tant pis : dingue ou pas, je sais qu'il y a des forces avec lesquelles il ne faut pas jouer. Et là où le Malin est très fort, c'est que justement, il a caché sa puissance dans des mythes auxquels les gens comme vous et moi n'accordent pas de crédit, en tout cas pas dans nos civilisations cartésiennes occidentales. Et comme ça "n'existe pas", la magie, les démons, et tout ça, pourquoi en avoir peur ? Oui mais voilà : ces forces sont bien réelles. Et cela, que l'on soit croyant ou non, c'est une réalité.
Mais tout cela m'interroge sur un point : si l'existence du Diable est bien réelle mais cachée aux yeux de tous sous la forme de mythes et de légendes, c'est peut-être aussi parce que le Diable n'a pas besoin d'attirer à lui ceux qui lui sont déjà acquis. Pourquoi se révéler et faire peur à ceux qui ne croient pas en Dieu ?
"Celui qui n'est pas avec moi est contre moi." Cette phrase vient directement des Évangiles de Matthieu 12 : 30 et de Luc 11 : 23.
Sachant ce que je sais maintenant, je ne peux qu'y voir une exhortation à choisir le Christ pour ne pas être, de fait, du côté du Démon. Et je me devais de le dire ici au moins.

vendredi 1 avril 2011

Mois de mars... chaud !!!! Partie 1 : Friehjohr !

Ca fait un moment que je n'ai plus donné de nouvelles de la famille par ce canal. Je vais donc tenter rapidement de réparer l'"erreur".
Le mois de mars a été particulièrement occupé cette année.
Tout a commencé par le Friehjohr fer unseri Sproch.
Mais qu'est-ce que c'est donc que ce truc, me direz-vous ???
Friehjohr, ça veut dire Printemps en Alsacien.
Sproch, c'est la langue, le parler
unseri : notre
E Friehjohr fer unseri Sproch, c'est donc "Le Printemps pour notre langue". C'est la grande fête de la Alsacien, dans toute la région, qui a lieu un peu partout en Alsace du mois de mars au mois de juin. Traditionnellement et depuis 10 ans, l'association Sterickle (parents d'élèves de l'enseignement bilingue) participe activement à la soirée qui a lieu tous les ans au mois de mars à Sélestat, par la création d'un spectacle et l'organisation de la soirée (en partenariat avec la ville et les Tanzmatten, salle de spectacle). Donc comme tous les ans, Bernard et sa femme Christine ont porté le projet, avec les enfants, les jeunes et les adultes qui forment pour l'occasion deux chorales et une troupe de théâtre.
Il y a deux ans, Noémi avait participé avec sa classe, ce qui m'avait permis de mettre un pied là-dedans. L'an dernier, les enfants n'étaient pas concernés (faute de parents compétents pour les faire répéter) et cette année, trois mamans ont fait travailler les enfants à l'école sur des comptines et des chansons alsaciennes. La classe de Nathanaël était impliquée, et il a donc participé activement aux répétitions et au spectacle du 5 mars.





La deuxième chorale est constituée d'adultes, dont une bonne partie sont des rescapés de la chorale que j'ai dirigée jusqu'en 2005. J'ai donc eu le plaisir de les retrouver et de discuter avec eux, dans un tout autre cadre que celui dans lequel nous avions l'habitude de nous voir auparavant.





Enfin, les ados (les premiers à avoir intégré le bilinguisme, dont les plus âgés ont environ 15 ans) ont assuré la partie théâtrale de la soirée, avec un enchaînement de sketchs écrits par Bernard.










Les sketchs étaient entrecoupés de chants en Alsacien, par le groupe Flexmachine. Ce groupe a été formé par les quelques musiciens qui animaient le Friehjohr les autres années. Depuis deux ans, le groupe s'est donné un nom et commence à avoir un sacré répertoire (et non pas un répertoire sacré !), issu pour la plupart du répertoire pop rock, mais pas uniquement. Les textes sont réécrits en Alsacien, toujours par Bernard. Nous avons donc eu droit à "Flexmachine" (sur la musique de "Sexmachine"), mais aussi à "Geh Wagg" et "The Wall" revu et corrigé. Les liens pointent vers les vidéos en ligne sur Youtube. Ils ont même fait un clip
l'été dernier !






 Photos Amélie Platz pour les Sterickle

Bref, la soirée s'est plutôt bien passé, l'association tenait la buvette en plus de tout le reste, et nous avons donc passé un très bon moment.

Une fois cette soirée terminée est venue l'heure des bilans et perspectives, la formule s'essoufflant un peu et les organisateurs en ayant un peu marre de tout faire tous seuls (ils ont beau demander de l'aide, les parents se reposent de plus en plus sur eux et ça devient épuisant). L'an prochain, la prestation sera sans doute différente mais l'association devrait continuer à y participer, de manière très allégée sans doute.
En tout cas, pour une fois, Jean-Luc a pu être là, ce qui nous a assuré une soirée en famille, et rien que pour ça, ça valait le coup !

dimanche 13 mars 2011

Poisse, quand tu nous tiens...

En ce beau dimanche au temps pourri (oui oui, il a plu !!!!), j'ai eu l'immense joie de retourner dans un endroit que je n'avais pas fréquenté depuis... allez... 5 mois ???
L'hôpital !!!

Si, vous avez bien lu. L'hôpital.
Cette fois-ci, c'était pour Noémi. Elle est allée chez les soeurs au bout de la rue pour une journée de récollection sur le Carême. Et elle a joué au cerf-volant, ou à je ne sais quoi. Et elle est tombée. Et bien tombée apparemment, puisque l'arnica et le doliprane n'ont strictement rien pu soulager.
Après le dîner, j'ai donc décidé de l'emmener faire un petit tour aux urgences. Oh ne croyez pas que j'y ai pris plus de plaisir que l'an dernier ! Non, non, et je n'avais pas du tout envie d'y retourner. Mais voyez-vous, un bonheur n'arrivant jamais seul, Jean-Luc n'était pas à bord du navire Platz ce week-end. Et je préférais aller aux urgences un dimanche soir que de me prendre la tête toute la nuit avec une enfant qui aurait souffert le martyre dans sa chambre. Il paraît que j'ai bien fait : que se serait-il passé si elle s'était couchée sur sa clavicule cassée et que ladite clavicule se soit déplacée pendant la nuit ??? J'aurais eu l'air maligne, hein ???

Bref, il est 22h52, Noémi est au lit avec une espèce de bande qui lui enferme les deux épaules et rejoint une sorte de cercle dans le dos, elle a mal, mais elle est dispensée de sport pour trois semaines et au moins, elle ne risque plus de se déplacer quoi que ce soit cette nuit !
Et puis ça m'a donné l'occasion de visiter la nouvelle aile de notre magnifique hôpital sélestadien : je n'avais pas encore vu le nouveau bâtiment, et j'ai perdu un peu de temps en arrivant aux urgences : avant, on y accédait par l'autre côté ! Tout va bien, j'ai donc mis fin à mon ignorance dans ce domaine ce soir. Demain, et les prochaines semaines, je serai donc bien plus efficace pour trouver l'entrée quand je me rendrai à la prochaine consultation. Parce que oui, joie et bonheur, maintenant qu'on est allés aux urgences, ce qui est magnifique, c'est que nous allons avoir droit aux CPU (comprenez "Consultations post-urgences"). En gros, c'est la même chose sauf que là, on prend rendez-vous. Mais ce sont les médecins qui nous appellent ! Le monde à l'envers, quoi. C'est pas beau la vie ? En contrepartie, ben y'a l'attente dans la salle d'attente pour avoir le papier donnant droit à la radio, l'attente qui précède la radio et la radio elle-même, la consultation pour que le médecin voie la radio, et tout ça, ça prend au bas mot... 2 heures quand ils sont bien organisés. J'ai vraiment hâte d'y être !

Allez zou, il est tard, j'ai les sacs des enfants à préparer et un mot pour la maîtresse à écrire, moi !

Bonne nuit à tous, demain est un autre jour !

dimanche 13 février 2011

Les découvertes des enfants

Hier, Nathanaël a découvert "La Linea" sur YouTube. C'est bien Youtube.
L'épisode qu'il préfère, c'est celui-ci :


Souvenirs, souvenirs !!!

samedi 5 février 2011

Quelques nouvelles...

Je suis d'une humeur bizarre en ce moment. Le dernier billet de ce blog était consacré à Jean-Jacques Goldman, qui, du coup, me poursuit...
Depuis quelques semaines (depuis novembre, en fait), une avalanche de nouvelles tristes sont arrivées (maladies, décès, dépressions...) rendant le quotidien un peu difficile voire carrément compliqué. On fait face et on se dit que nous avons de la chance d'être en très bonne santé, d'avoir tous les deux un boulot, d'avoir de beaux enfants qui font ce qu'ils peuvent avec plus ou moins de réussite mais pas de grosses catastrophes ni de gros troubles du comportement... Bref, on relativise.

Et puis la semaine dernière (dimanche, justement), j'ai appris par une amie le décès d'une amie commune, décès auquel nous nous préparions tous depuis plusieurs semaines (depuis les jours précédant Noël en fait). Elle a été enterrée ce matin.
En l'absence de Jean-Luc, j'ai du m'organiser pour "caser" les petits pendant que Noémi était au caté, et demander à la catéchiste si elle acceptait de prendre Noémi exceptionnellement dès 9h ce matin au lieu de 10h15. Une fois tout le monde casé, je suis allée à l'église St Georges, avec Elisabeth, la maman chez qui j'ai déposé les deux plus jeunes sous la garde de son aîné (vous suivez, là ???), pour la célébration qui devait commencer à 9h30.
L'église était pleine. Noire de monde. Il faut dire que Sabine était très croyante, très présente dans la vie de la communauté, très engagée auprès des scouts, au CPM, à l'hôpital où elle travaillait en tant qu'infirmière... et qu'elle et sa famille connaissent énormément de monde.
La célébration en elle-même a commencé par le Requiem de Cherubini, chanté par une chorale de Sélestat. Vers 10h15, la messe elle-même a débuté.
J'ai été surprise. Et heureuse d'être là. Je ne connaissais que très peu Sabine, je suis surtout venue parce que je voyais plus son mari depuis quelques temps, et que je tenais à lui apporter mon soutien, même s'il n'est pas aussi important que celui de leurs proches. Mais j'étais loin de m'attendre à ce que j'ai vécu ce matin.
Le Requiem était très beau, et a mis toute l'assemblée dans l'ambiance. Un texte grave, certes, mais empli de l'espérance de la foi chrétienne en la Résurrection des morts, tout était déjà dit, pensais-je.
Et puis, il y a eu le témoignage de Daniel, rempli d'espérance, de la joie des années passées, avec le rappel de leur engagement dans le mariage. Puis les témoignages des collègues, amis et membres de la famille de Sabine, tous très forts aussi, qui m'ont permis de mieux la connaître. De mieux comprendre qui elle était, pour moi qui l'ai très peu connue : elle et son mari ont quitté le CPM au moment où nous y sommes entrés, nous n'avons eu que peu d'occasions de les rencontrer dans ce cadre-là. Pour nous, Sabine était une paroissienne fidèle comme beaucoup d'autres que nous voyons de dimanche en dimanche. Alors forcément, son décès m'a touchée, mais comme le décès de n'importe quel autre paroissien que j'ai l'habitude de voir m'aurait touchée.
A la fin de la messe, les enfants de Sabine ont à leur tour témoigné. Sur le mode de l'humour en partie, ils ont rappelé qui était leur maman, ce qu'elle leur avait apporté. Ils ont aussi évoqué les derniers mois, la souffrance, la lutte contre le cancer qui l'a emportée, mais surtout, surtout, ils ont redit combien ils l'aimaient, combien elle allait leur manquer, mais qu'ils s'en sortiraient parce qu'elle les avait élevés, avec leur père, pour qu'ils soient adultes, responsables et autonomes. Comme l'a dit l'un d'eux : "Maintenant, nous en sommes à la pratique".
Et toujours cette formidable espérance que la mort n'est pas la fin, que la vie ne s'arrête pas avec la mort du corps.
Je l'aurai très peu connue, mais je suis heureuse d'avoir pu être là ce matin, parmi les centaines de personnes qui ont rempli l'église St Georges aujourd'hui.

Alors, le lien avec Goldman, me direz-vous ?
Le dernier chant de la messe, c'était un CD. "Puisque tu pars". De Goldman.