lundi 30 juin 2008

Mariage !!

Nous en étions restés au mariage de Zabeth et Sylvain.

Parce que les préparatifs, c'est bien beau, mais il faut à un moment ou à un autre en arriver au fait : le mariage !

 

Un peu après 13 heures 30, donc, après les retouches  chez le coiffeur, à une cinquantaine de mètres de la mairie, nous étions rassemblés sur la place. Au moment où nous arrivions, nous avons eu la joie de voir Olivier et Caroline (mon cousin et sa femme), sans leurs enfants, hélas. Mais nous étions prévenus... Puis, ce fut l'arrivée de Bernard, de Papa, de Robert, et des autres... ils étaient tellement nombreux, que c'était difficile de savoir dans quel ordre et qui exactement était là. Mais qu'à cela ne tienne : le principal c'était quand même qu'ils soient tous là.

 

Voici, plus qu'un long discours, quelques photos pour vous faire une idée :

Marine, témoin de la mariéeet Zabeth, la mariée, bien sûr !Sylvain, le marié, et... non, pas Zabeth ! Une autre Marine !Dorian, Olivier et ToudjaniRetrouvailles devant la mairie...Donatienne !

 

 

Alors bien sûr, ça, c'était à l'extérieur. Ensuite, il a fallu passer aux choses sérieuses. Tout a commencé dans le hall. Je vous garantis que rien que faire entrer tout le monde (poussettes et bébés inclus), ça a été du sport. Il n'y avait pas de place pour tout le monde, donc on a terminé de remplir la salle des mariages debout, au fond, comme il se doit (comme les cancres, diront les mauvaises langues, mais là, c'était pour la bonne cause !).

La cérémonie a été très sympa, avec quelques mots des témoins (préparé entre le repas et la répétition, fignolé sur le trottoir devant le coiffeur, ça c'est de l'organisation), et quand ils sont ressortis 40 minutes plus tard, Zabeth et Sylvain étaient mariés. Eh oui ! En France, celui qui fait foi, c'est le mariage civil. Sans lui, point de mariage religieux !

 

Il a donc fallu traverser la place.

En voici la preuve :

Mariés... civilement !

 

Puis, ce fut le mariage religieux, à la cathédrale donc. Chants, guitare, chorale, lectures, c'était beau, émouvant, bref, un mariage à la ressemblance des époux. C'est ça que j'aime bien dans les mariages bien préparés, pensés, c'est qu'en général, ils ressemblent aux époux. Pour moi, il n'y a rien de pire que les mariages "clé en main" avec les mêmes chants pour tous parce que ceux-là, la chorale les connaît. Du coup, il n'y a aucune personnalité, c'est bien huilé, codé, mais sans âme...

Ici, rien de cela. Les copains de Zabeth et de Sylvain étaient là pour assurer la partie musicale, la chorale St Co pour les chants, Benoît (ex-collocataire brestois de Zabeth) pour l'animation.

A la fin de la célébration, la sortie a eu lieu de l'autre côté de la cathédrale, côté quais, donc, par le portail Sainte Catherine. Photos, coeurs en papier... et en route pour les jardins de l'Evêché, pour la photo de famille.

Sortie des mariés

 

La suite est classique : après les photos, on est allés boire un coup, comme il se doit. Mais attention ! En cortège, comme ça se fait en Bretagne, avec sonneurs et danseurs pour ouvrir la voie !

 

Le cortège...Danseurs et sonneurs,

 

Alors là, nous avons suivi les sonneurs et les danseurs, bien sûr, pour arriver de l'autre côté de l'Evêché, dans la cour de la Maison des Oeuvres. Et là, surprise ! La cour entière était réservée pour le cocktail ! Et re-surprise ! Qu'ai-je trouvé sur les tables ? Des Mauricettes ! Oui, vous avez bien lu ! Pour ceux qui ne sont pas Alsaciens, les Mauricettes, ou Malicettes selon les coins d'Alsace où l'on se trouve, sont de petits pains fabriqués en pâte à Bretzel, et fourrés de plein de choses (sur le même principe, donc, que les sandwichs) : saumon fumé, fromage, tarama, etc. Dire que j'en avais au congélateur pour les goûters des enfants... Et voilà que même à 1100 km de là, on ne peut y échapper !

Selon le serveur, c'est maintenant très commun dans les cocktails de mariage... (la preuve en images) :

Les fameuses mauricettes.

 

C'est bien, les apéritifs, cocktails des mariages. Ca permet de revoir des amis, de papoter, de se donner les dernières nouvelles, de prendre des nouvelles des autres... Là, cette fois-ci, j'ai pu discuter longuement avec Gwennyn, que je n'avais pas vue depuis des lustres (en fait depuis notre passage à Douarnenez, quand j'attendais Nathanaël), mais aussi avec Annie, grande amie, de longue date, et choriste de mon papa, donc participante de la célébration du jour. J'ai ainsi pu lui expliquer les tenants et les aboutissants de mon évolution, prendre des nouvelles de ses enfants, lui donner l'adresse du présent blog... ou encore Gwénola, amie d'enfance de Zabeth, mes cousins et cousines, un des cousins de papa et sa femme, etc...

 

19 heures, il a fallu lever le camp. Parce que ce n'est pas le tout, ça, mais un mariage, c'est bien : après, on mange à l'apéro. Et puis après l'apéro, ben on re-mange, au dîner. En gros, on passe son temps à manger, comme si on n'avait rien avalé depuis 8 jours (en fait, dans ces cas-là, on a peut-être intérêt à ne pas trop manger les jours précédents, histoire d'avoir de la place pour le jour J. Bien sûr, ces considérations s'appliquent à tous, sauf aux mariés : il est bien entendu d'usage pour eux de ne pas avoir le temps d'arriver au buffet du cocktail, et encore moins de s'asseoir au dîner : il y a trop de jeux, de gens à voir, de bises à faire, de nouvelles à prendre ou à donner, de sketchs ou de morceaux de guitare à assurer... Bref, si Zabeth et Sylvain ont pu toucher à un verre de vin et à un canapé, ils ont eu plus de chance que nous (Jean-Luc et moi, le jour de notre mariage, mais rassurez-vous, nous nous sommes rattrapés à celui de Zabeth, et avant, à celui d'Hélène)).

 

20 heures, nous étions arrivés à Scaër, à la fameuse salle que nous avons aidé à préparer pendant deux jours. Jean-Luc a pu participer à la séance photos, mais de mon côté, j'étais aux gîtes en train d'aiguiller ceux qui devaient y dormir, aider aux installations, etc. Donc, j'ai loupé le démarrage. Quand je suis arrivée, ils avaient terminé l'entrée, les goinfres ! Pas grave, je me suis bien rattrapée, et ensuite, on a eu le reste du repas, agrémenté de diaporamas, de photos, de chansons, de jeux... y'a pas à dire, avec l'évolution des techniques, les fêtes évoluent aussi : de notre temps (il y a 7 ans... déjà !), nous avions eu un montage diapos. Là, c'était plus moderne : diaporamas, cd-roms... du boulot, du boulot, et encore du boulot ! Bravo !

 

La soirée s'est prolongée jusque tard dans la nuit, mais j'avoue que de mon côté, j'ai préféré profiter du lit, et nous avons rejoint les enfants vers 1h30 du matin, bien fatigués, les pieds en compote...

 

P.S. : Aujourd'hui, c'est le 30 juin. Il y a de cela 7 ans exactement, Jean-Luc et moi nous sommes mariés ! C'est notre anniversaire !

jeudi 26 juin 2008

Une "alsacienne" à Paris !

Bon, j'ai encore mis "voyages" comme catégorie, alors que j'aurais sans doute dû mettre "Travail", vu que j'étais à Paris pour ça aujourd'hui.
Mais vous allez comprendre pourquoi je préfère mettre l'accent sur l'autre aspect.

 

Ce matin, je me suis levée très tôt (5 heures du matin) pour attraper mon train de 5h39 qui devait m'emmener à Strasbourg, où je suis arrivée à 6h02, à l'heure, donc, pour le Tégévé de 6h15, à destination de Paris-Est.

D'habitude, dans ces trains, je fais plein de choses : lire, papoter avec le voisin ou la voisine quand il (elle) est disposée à ça, réviser (mais ça, je ne le ferai plus dans l'immédiat, vu que j'ai passé tous mes examens, voir les épisodes précédents de notre saga familiale), j'ai même un jour fait le voyage jusqu'à Paris avec mon bloc de dessin, pour tenter un entraînement au dessin d'art. Le problème, c'est que c'était mon premier voyage dans le TGV Est (le 11 juin 2007, soit le lendemain de l'ouverture de la ligne au public), et que j'ai été malade pendant tout le trajet, à cause de la vitesse, et que j'ai donc dû interrompre prématurément mes expériences, et tuer dans l'oeuf ma vocation naissante d'artiste, mais c'est un autre sujet. Aujourd'hui, je n'ai pas pu faire plein de choses. J'ai bien préparé la messe de dimanche prochain dans le TER de 5h39, mais après, j'ai été incapable de comprendre un traitre mot de ce que j'essayais de lire...

Donc, ce matin, j'ai bien pris le tégévé, et je n'ai pas été malade comme la première fois, parce que maintenant, je suis habituée aux pointes de vitesse à 320km/h. En fait, j'étais tellement fatiguée (la soirée d'hier a été mouvementée, avec l'Assemblée Générale des animateurs, chefs de choeurs et organistes de la paroisse, et elle s'est terminée par un dîner (Tartes flambées à Kintzheim), et ce assez tard : je suis rentrée à minuit...), j'étais tellement fatiguée, disais-je, que j'ai passé la quasi-intégralité du voyage à essayer de dormir. Je dis bien essayer, parce que le TGV n'est pas spécialement équipé pour cela, et en fait, j'aurais bien aimé pouvoir faire comme quand on était jeunes et insouciants, et m'allonger dans l'allée centrale, comme on le faisait quand on partait en car avec d'autres jeunes. Mais là, je me suis dit que ça ne se faisait pas, et que le contrôleur allait me réveiller vite fait, et que les allées ont beau être recouvertes de moquette, elles ne sont pas spécifiquement conçues pour servir de couchette d'appoint, et donc je me suis mise à rêver d'un bon lit.

Alors peut-être étais-je encore dans cet état second, je ne sais, mais ce qui est sûr, c'est qu'en arrivant à la gare de l'Est, à Paris, donc, je n'ai été que peu surprise au début d'y voir l'Orient Express. C'était un peu comme si c'était normal, évident et logique qu'il soit là. Mais attention ! Quand je parle de l'Orient-Express, je ne parle pas du train qui fait Paris-Vienne régulièrement de nos jours, et que nous avons pris lors de nos vacances en Autriche, non, je ne parle pas de celui-là, mais du mythique Orient-Express, celui du "Crime de l'Orient-Express", celui qui relie Paris à Vienne, à Londres, à Istambul et à Venise, le beau, le luxueux, le tout confort avec cabines, grooms en livrée, porteurs pour les bagages et boiseries partout... celui dans lequel j'ai toujours rêvé de voyager, quoi...

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Quand je l'ai vu par la fenêtre, j'ai d'abord cru que je dormais toujours, que je n'étais pas bien réveillée. Puis, je me suis dit que ce train ne devait plus exister, et que c'était une sorte d'exposition, une animation quelconque comme la SNCF en fait de temps en temps pour un anniversaire ou un autre... Mais j'ai vu par la fenêtre qu'il y avait des gens à l'intérieur.

Je suis donc descendue du TGV, et j'ai trouvé Emilie au bout du quai, qui m'attendait. Je lui ai demandé si elle avait vu l'Orient-Express, elle m'a demandé de quoi je parlais, alors je l'ai emmenée jusqu'au quai d'à côté, pour m'assurer aussi que je ne rêvais pas (ou alors, ça aurait été un rêve collectif, qu'on peut aussi qualifier d'hallucination, mais ça, en général, c'est dû soit à une fatigue très importante, soit à l'ingestion de substances interdites, et promis, je n'avais rien pris avant de venir, pas même un petit déjeuner, et comme je venais seulement de retrouver Emilie, pour que ce soit une hallucination, il aurait fallu qu'elle prenne les mêmes substances que moi, ce qui était plutôt difficile... Quant à la fatigue, ça aurait pu être ça, mais Emilie était nettement moins dans le cirage que moi, et donc je doute qu'elle aurait eu la même hallucination). Bref, ce n'était donc pas une hallucination, et je ne rêvais pas. Et non seulement je ne rêvais pas, mais en plus j'avais bien vu : il y avait des gens dedans. Et on pouvait sans problème supposer que les voyageurs en question étaient des Anglais, si on en juge d'une part par leur style inimitable, et d'autre part par la langue dans laquelle ils s'exprimaient avec le personnel d'accompagnement (hôtesse d'accueil, porteurs...).

 

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Bref, un moment plutôt magique, qui nous a permis de prolonger une nuit un peu courte (c'est un euphémisme !) par un rêve éveillé, avant un petit déjeuner à notre QG habituel des Arts et Métiers, petit déjeuner bien mérité !

 

Après ce début de matinée plutôt réjouissant, la journée s'est poursuivie par l'habituelle réunion de la commission langage documentaire, mais c'est nettement moins rigolo à raconter, si ce n'est notre désormais traditionnel repas à notre autre QG, l'Absinthe, cette fois, excellente brasserie située à deux pas de la rue Comté, où nous avons désormais nos habitudes...

 

Le retour a été nettement moins poétique que l'aller : pas d'Orient-Express, cette fois-ci, et un voisin qui travaillait avec son ordinateur portable sur une offre de prestation de e-learning... La petite originalité : le mode d'identification de son ordinateur portable ! Quand il l'allume, le premier périphérique à se connecter est la webcam intégrée, qui identifie la personne se trouvant devant l'ordinateur ! J'ai proprement halluciné, mais pas de la même façon que le matin. En fait, c'était assez étrange, parce que finalement, je me suis retrouvée plongée dans le passé, à mon arrivée à Paris, ce matin, et propulsée directement dans l'avenir, à mon départ de cette même gare...

 

Un jour, je vous reparlerai de ces phénomènes étranges...

 

Rêvez bien !

mardi 24 juin 2008

Jour J !!!

Après une nuit courte, mais profitable, tout le monde s'est réveillé pour le grand jour. On est samedi 10 mai, c'est aujourd'hui que Zabeth et Sylvain se marient ! Hauts les Coeurs !

 

Au programme ce jour :

- préparer les enfants (habillage, petit déjeuner)

- se préparer soi-même (attention aux embouteillages dans la salle de bains)

- 9 heures : pour Jean-Luc : aller au Géant chercher le repas du dimanche avec Etienne, et l'apporter à la salle à Scaër

- 9 heures : pour moi : maquiller Zabeth : rendez-vous chez les voisins où dorment les mariés.

- 10 heures : Zabeth et Sylvain doivent partir avec Toudjani et papa pour rejoindre le photographe pour les photos (portraits des mariés).

- 13 heures : pour moi : aller chercher Christophe Petit, le témoin de Zabeth, chez les voisins, pour la répétition du psaume

- 13 heures 30 : retrouver la mariée chez le coiffeur pour un raccord maquillage avant le mariage

- 14 heures : mariage civil à la mairie de Quimper

- 15 heures : mariage religieux à la cathédrale (chouette, c'est en face de la mairie, on peut y aller à pieds, y'a qu'à traverser la place)

- 16 heures : photos au jardin de l'Evêché, juste à côté

- 16 heures 30 : cocktail à la maison des Oeuvres, derrière la cathédrale (après le jardin de l'Evêché où on fait les photos)

- 19 heures : départ pour Scaër

- 20 heures : repas de noces

 

Voilà pour le programme officiel. En réalité, vous vous en doutez bien, il y a eu quelques "loupés", quelques changements de programme, quelques erreurs de timing.

D'abord, pour le repas du dimanche, c'était pas la peine de se précipiter : le traiteur du Géant ne pouvait pas mettre le repas à disposition avant 9 heures 30. Le problème, c'est du coup d'avoir le temps de tout faire : aller au Géant, récupérer le repas pour 80 personnes environ, aller jusqu'à la salle (40 minutes de route), tout mettre au frais, revenir. En gros, Jean-Luc et Etienne sont revenus au moment où je devais partir pour la répétition, soit un peu avant 13 heures (parce que le frigo de la salle est tombé en panne, il a fallu négocier avec le traiteur du samedi pour trouver de la place dans son camion frigorifique et y entreposer les plats pour le repas du dimanche, puis trouver une solution pour que le camion puisse rester là jusqu'au dimanche soir, et non repartir directement après le repas du samedi, dans la nuit du samedi au dimanche). Ils se sont débrouillés comme des chefs, et ont pu trouver des solutions pour tout. Lesquelles, j'en sais rien, mais on a eu à manger et à boire sans problème... (voir les messages précédents sur le voyage de retour pour un aperçu).

Pour ma part, j'ai donc préparé les enfants, et comme je savais que je n'aurai que peu de temps le matin, je les ai tout de suite habillés pour la journée, au risque de les voir arriver sales, mais je ne voulais pas imposer aux autres d'avoir à trouver leurs vêtements et de s'occuper d'eux alors que c'était déjà suffisamment le bazar comme ça.

Donc, Noémi, Nathanaël et BBK ont pris leur petit déjeuner, puis ont eu droit à un décrassage en règle, et se sont retrouvés parés pour la journée à 9 heures du matin.

9 heures, justement, coup de téléphone de Zabeth : "C'est pas la peine que tu viennes tout de suite, je ne suis pas prête ! Viens plutôt pour 9 heures 30".

Ok. 9 heures 30, donc, je débarque à l'autre bout de la rue, chez des amis de longue date. Et là, surprise : la mariée n'est toujours pas prête ! Bon sang, Zabeth, mais qu'est-ce que tu fiches ? Tu sais que le photographe vous attend dans 30 minutes à l'autre bout de Quimper pour les photos ???

Allez, stresse pas, c'est pas grave, on y va. Et là, je me rends compte que zut, j'ai oublié l'anti-cernes !!! Catastrophe !

Pas grave, la mariée n'est pas habillée, j'ai le temps d'aller le chercher.

Je reviens, avec ce qu'il faut, pour découvrir ma soeurette en robe de mariée... Elle est bien jolie, dites donc !

Allez, c'est parti pour le maquillage : crème teintée pour le teint, anti-cernes pour effacer les traces de la nuit et la fatigue, fard à paupières clair et dans les tons de la peau pour que ça ne se voie pas trop, mascara pour allonger les cils et ouvrir le regard, blush sur les joues pour donner bonne mine, fard à lèvres, et c'est bon ! Il est 10 heures, on vient de klaxonner devant la porte : c'est papa et Toudjani qui viennent chercher les mariés !

Sylvain descend avec un paquet pour Zabeth : son bouquet de mariée ! Assorti à la robe, s'il vous plaît ! Il regarde Zabeth, et au moment où elle sort de la maison, il se retourne vers moi, me serre la main, et me félicite : elle est parfaite !

 

Mission du matin terminée, je peux reprendre une activité normale.

 

Entre-temps, Jean-Luc et Etienne sont partis avec l'Espace (et Madame Papatte, la locataire de la voiture) pour chercher le repas. Je ne reverrai plus mon mari avant 12 h 50, moment où il reviendra avec Etienne pour le déjeuner, et où je partirai avec le témoin pour la répétition. On va se croiser, quoi !

 

10 heures et quelques minutes : je débarque au QG, chez mes parents. Et là, j'y trouve Agnès, ma cousine, qui me demande si j'ai le temps de la maquiller. La veille au soir, nous avions fait quelques essais, donc, et je lui avais dit que si j'avais le temps, je pourrai recommencer. Et là, ben j'ai le temps : les enfants sont prêts, ils peuvent manger sans que je m'en occupe, il y a suffisamment de bras pour les aider en cas de besoin, et de toute façon il est trop tôt pour le déjeuner. C'est parti pour le maquillage.

Je ressors mon matériel, et je commence avec Agnès. Pendant ce temps, Stéphanie, sa maman, s'est approchée. Ancienne mannequin, elle me demande si j'accepterais de la maquiller aussi, parce qu'elle ne s'est jamais maquillée elle-même, et ne sait pas trop comment faire. J'obtempère (je suis en formation : plus je maquille, et plus je serai à l'aise. Ne jamais oublier de trouver un aspect positif dans toute chose, sinon on finit par en avoir marre de ce qu'on fait, et par subir les événements, alors qu'on peut les utiliser pour avancer), et je maquille ma tante. Puis, c'est Hélène, ma petite soeur, qui vient me voir. Je pose la question désormais rituelle de la tenue, de la couleur, et hop, c'est parti. Jeanine, ma tante, est tout près, et me regarde faire, puis s'assied à son tour, en me disant que si je suis d'accord, elle veut bien me servir elle aussi de cobbaye. Elle ne se maquille jamais, donc on fait du léger, très léger : un peu de fard à paupières et de blush, rien de plus...

Les autres s'affairent dans la cuisine, quand je vois Donatienne débarquer. Je lui propose, tant que j'y suis, une épilation des sourcils (depuis le mois d'août, ça a bien repoussé !). Elle accepte, s'assied, et c'est parti. Elle ne veut pas de maquillage. Quant à maman, elle m'a demandé de lui prêter mon mascara, mais je dois absolument le récupérer pour 12 h 45, moment où je dois partir à la répétition. Vous vous souvenez ? Zabeth m'a demandé de la rejoindre chez le coiffeur après la répétition pour le raccord maquillage. Je ne rentrerai donc pas à la maison entre la répétition et la cérémonie. Faut que je pense d'une part à récupérer le mascara, et d'autre part à me préparer. Il faut encore manger...

 

11 heures 30 : je cherche maman pour le mascara. Elle ne peut pas se maquiller tout de suite, elle est en train de faire la cuisine. Bon, on le fera plus tard !

12 heures : il est temps que je mange ! Je trouve une assiette, une fourchette, un peu de salade, et j'avale un petit quelque chose avant de filer là-haut m'habiller. J'ai le mascara dans la poche de mon pantalon : attention à ne pas l'oublier ! Je le mets dans mon sac : de toute façon, je descendrai avec mon sac, donc je pourrai le sortir pour maquiller maman au passage.

Il faut croire que mon Karma disait que je ne me maquillerai pas maman ce jour-là. Je n'ai jamais pu trouver une seconde pour le faire, alors que n'importe quel moment aurait finalement pu faire l'affaire : pas besoin d'être habillée pour porter du mascara : on ne maquille que les cils ! Le reste peut être fait par la suite, sans problème !

12 h 40 : je suis prête : habillée, maquillée, j'ai les chaussures, le sac à mains, le maquillage, la feuille avec les paroles du psaume. Christophe est arrivé tout seul finalement (pas besoin d'aller le chercher, donc), et il est presque prêt. Il mange, et il n'a pas de lacets pour ses chaussures. Pas grave, on doit bien en avoir chez mes parents. Mon papa est appelé à l'aide : Ô chance, il a une paire de lacets noirs, qui iront bien mieux que les autres sur ses chaussures ! Christophe embarque les lacets. Maintenant, il reste un problème : Jean-Luc n'est toujours pas rentré, et je n'ai pas de voiture, et de toute façon, je ne peux pas la prendre, parce que sinon, on ne peut pas emmener les enfants au mariage, faute de siège auto pour les transporter !

Quelqu'un a-t-il une voiture pour accompagner la soeur et le témoin de la mariée et les déposer devant la cathédrale ?

Robert a loué une voiture la veille : il se propose de nous emmener. Ouf, un stress de moins : pas besoin de se poser la question de la place de parking, ni de comment Jean-Luc va-t-il bien pouvoir emmener les enfants si je prends la voiture ?

12 h 55 : Jean-Luc et Etienne reviennent enfin de Scaër. Ils font un rapide compte-rendu de la matinée, et posent le problème du retour du camion frigorifique. On y pensera plus tard, pour l'instant, mon chéri, je dois y aller ! On va être en retard !

Christophe, Robert et moi sortons dare-dare de la maison (c'est bien, on laisse la place aux autres pour le déjeuner), et hop, direction la Cathédrale. Christophe me demande avant de partir comment il doit se coiffer. Qu'est-ce que j'en sais, moi ? En tout cas, les cheveux trop lissés, c'est pas beau, sur toi ! Un peu de fouilli là-dedans, c'est pas plus mal, ça donne un côté naturel. Dans la voiture, il trouve le temps d'attacher les lacets, histoire de ne pas perdre les chaussures au passage.

13 h 03 : Arrivée devant la cathédrale. Nous y retrouvons l'organiste. Manque encore le joueur de bombarde. Un groupe de jeunes hommes arrive, et ils commencent à discuter avec nous. Comme je ne connais aucun d'eux, je ne fais pas de commentaires, et me présente comme étant la soeur d'Elisabeth. Mais ils ne sont sans doute pas là pour ça, parce que visiblement, Zabeth, ils ne connaissent pas. L'un d'entre eux me demande si je me souviens de lui... il est musicien, et ancien élève de l'école de musique. Finalement, je retrouve vaguement dans ma mémoire un souvenir lointain de lui... et ils nous quittent, ils ont un concert ! Je réalise quelques secondes plus tard, qu'en fait, c'est le joueur de bombarde qu'ils connaissaient, et qui était arrivé entre temps...

13h30 : la répétition est finie. J'emmène Christophe jusque chez le coiffeur (pas loin, il est à environ 50 mètres de la mairie, et plus exactement sur une petite place après celle de la mairie, là où se trouve également le presbytère. En gros : 3 minutes à pieds). En chemin, je fais une gaffe, n'ayant absolument rien compris à ce que m'a dit Zabeth depuis quelques jours, à savoir qu'elle était au téléphone avec un jeune homme, un de ses amis, et lui avait demandé d'aller dans l'appartement à Brest pour y chercher son carnet de chèques. Moi, bêtement, j'avais compris qu'il s'agissait de son témoin. Du coup, quand Christophe m'a appris qu'il avait son discours à retoucher, je lui ai demandé pourquoi il devait faire un discours, puisque ce n'était pas lui le témoin. Du coup, je lui ai fait très peur, il ne savait plus ce qu'il devait faire, le pauvre, alors que c'est moi qui, une fois de plus, ai mis trop de temps à piger ce qu'on me disait, et à interprêter ce qui se passait sous mes yeux... Christophe, si un jour tu passes par là, je te présente toutes mes excuses pour le stress occasionné par ma comprenette en marche d'escaliers...Sourire

Quand nous arrivons, Zabeth arrive de son côté, et entre chez le coiffeur. La coiffeuse fait le tour, ne voit rien à retoucher, et Zabeth sort pour le raccord maquillage. Là non plus, rien n'a bougé. Je remballe donc le matériel, et juste à ce moment-là, Sylvain nous abandonne pour aller saluer des personnes qui tournent en rond autour de la place depuis notre arrivée : la cousine de Sylvain et ses parents.

Nous repartons tous ensemble pour la mairie, à 50 mètres de là.

Le mariage civil va bientôt avoir lieu, il est temps d'aller à la mairie pour accueillir les invités !

samedi 21 juin 2008

Jour J-1

Un petit retour à la journée du vendredi 9 mai dernier, veille du mariage de Zabeth.

 

Au programme, voici ce qui était prévu à l'origine :

- Pour Zabeth et Sylvain : installation de la salle, fin, le matin et l'après-midi. Repas à midi à Quimper.

- Pour nous, le matin, rien. L'après-midi : installation de la salle (déco, etc.) après les essais de maquillage (je suis chargée de maquiller la mariée).

- Pour Etienne et Toudjani : rien de bien précis, ils sont censés se mettre à la disposition des futurs mariés pour aider là où il y a besoin.

 

Finalement, comme rien n'était prévu pour Jean-Luc et moi le matin, nous avions pris un rendez-vous pour mon très cher époux chez le coiffeur, à 9 heures 30, histoire qu'il soit présentable le jour J. Du coup, je me suis dit que je pouvais en profiter pour aller faire un petit tour chez le photographe, histoire de voir s'il est possible d'acquérir une de ces bestioles appelées "appareil photo numérique".

Un peu après 9h30 donc, Jean-Luc arrive chez le coiffeur (oui, mon cher papa est toujours en retard, et ce matin, coup de bol, il va lui aussi chez le photographe, ce qui va me permettre de bénéficier des conseils du boss soi-même, ce qui n'est pas plus mal, mais du coup, on l'a attendu, et bien sûr, on est en retard. On a beau dire qu'on est en vacances, le coiffeur et le photographe, eux, ne le sont pas.). Jean-Luc arrive donc chez le coiffeur, et celui-ci nous dit qu'il y en a pour en gros 3/4 d'heure. Ca devrait donc être bon entre 10 h 15 et 10 h 30 environ. Nous partons donc garer la voiture, et faute de place au centre-ville, je découvre enfin le parking de l'école de musique où travaille mon paternel (dans l'école, pas sur le parking, son travail), et admire les travaux. Ca ne ressemble plus du tout à ce que j'ai connu petite, mais bon, on s'y fera... Et comme il commence à pleuvoir sérieusement, je mets fin à la visite guidée, il est temps d'y aller, si on veut avoir le temps de descendre à pied jusqu'aux quais où se trouve le photographe, de régler les derniers détails pour la journée du lendemain (c'est bien entendu ce photographe-là qui est chargé du reportage-photo), de copier le CD que papa veut donner à Toudjani (photos souvenirs du voyage de mes parents au Cameroun quand ma soeurette y était encore), et d'acheter un appareil photo pour moi. Vaste programme, qui demande quand même à ce qu'on accélère un rien le mouvement, si on veut tout faire dans les temps.

En traversant les halles, nous évoquons avec papa les bons souvenirs du lycée : je passais tous les jours devant la crèperie (crèpes à emporter), et j'y achetais régulièrement un goûter avant mon cours de solfège, de violon ou d'orchestre... Papa, en souvenir du bon vieux temps, me propose une crêpe, mais je refuse : pas le temps... mais que de bons souvenirs !!!

 

Arrivée chez le photographe, papa règle les derniers détails, pour le mariage : horaires précis, déplacements, etc. Puis on commence l'exploration  pour savoir quels lutins nous allons apprivoiser avec l'appareil photo numérique. Le photographe me présente deux appareils, l'un dans mes prix, l'autre légèrement au-dessus. Me vante les qualités de l'un comme de l'autre, me parle de l'offre sépciale du moment (garantie étendue à 4 ans + une carte mémoire de je ne sais combien de Gigas...). Fort bien, c'est parfait, mais trop cher... Papa me dit que ce n'est pas un problème, et qu'il paiera le complément. Le photographe revient avec mon appareil, me demande combien j'ai, papa lui dit qu'il paie le reste, et le photographe lui répond que non, c'est offert par la maison... A ce prix-là, je me dis que je n'ai que l'appareil, mais que j'y gagne déjà, puisque c'est celui qui est hors budget... Mais non : je regarde la facture : y sont notés l'appareil photo, la garantie de 4 ans, la carte mémoire... Merci monsieur le photographe ! Ce que c'est que d'être un client fidèle depuis 25 ans... Ca ouvre des portes !

Cette question étant réglée, nous voici sur le point de partir, quand papa se souvient du CD à copier... pour Toudjani ! L'employé s'y met tout de suite, pendant que papa, jamais à court d'idées en ce qui concerne la photo, s'en prend à un autre employé pour lui demander des précisions sur les derniers objectifs, téléobjectifs et autres nouvelles occasions...

Ca y est, le CD est prêt, et nous voici partis chez le coiffeur, où Jean-Luc nous attend. Il est déjà presque 10 h 45 : mon cher papa, nous sommes en retard, comme à chaque fois que je suis avec toi, et en plus, nous faisons attendre mon cher mari ! Un comble !!!!

 

Retour au QG, chez mes parents, toujours sous la pluie. Je raconte à mon cher et tendre nos aventures chez le photographe, la négociation qu'il n'y a pas eu besoin de mener pour avoir un tarif avantageux (40 euros de remise quand même, au total !), et nous voici rentrés à la maison.

 

Il est temps de commencer la préparation du déjeuner pour tout le monde. A midi, nous sommes donc :

Elisabeth, Sylvain, Papa, Maman, Donatienne, Etienne, Toudjani, Edwige, Denis, Jean-Luc, Noémi, Nathanaël, BBK et moi, soit 14 personnes dont deux enfants et un bébé.

Les discussions vont bon train, et je commence à m'étonner : Zabeth n'a pas l'air pressée de retourner à la salle. Ni de faire les essais de maquillage d'ailleurs. Je finis par lui poser la question (parce que les essais, on aurait déjà dû les faire la veille au soir, mais comme on est allés à la crèperie, on les avait reportés, mais là, elle n'a pas l'air très décidée). Réponse de Zabeth : On les fera ce soir, quand je rentrerai ! OK. Et pour la salle, on y va, oui ou non ?

"Ben en fait, nous, on doit y aller, mais comme on a bien avancé hier, ben y'a plus grand chose à faire, alors je n'ai pas besoin d'y aller avant 15 heures, et vous, si vous ne voulez pas y aller, pas de problème : il y a assez de monde."

OK, j'aime bien quand le général en chef des opérations me dit que j'ai quartier libre. D'autant plus qu'on a un petit souci : il faut qu'on fasse des courses : panne de lait pour BBK, pas de couches pour les deux derniers, il nous faut aussi de la farine pour mettre dans le biberon, et de quoi manger pour BBK le lendemain soir (elle est trop petite pour manger le repas des grands). Donc, puisqu'on a quartier libre, ben on va aller faire des courses ! Et on en profitera pour acheter un cadeau à Emeline, la filleule et nièce de Jean-Luc, qui fera sa première communion le 25 mai. Faut pas traîner, ça viendra très vite !!!

Question de Zabeth : "Vous allez faire des courses ?"

En fait, la question était intéressée, parce que le plan de Zabeth le matin, c'était d'emmener Toudjani faire les magasins pour qu'il ait quelque chose à se mettre pour se battre contre le froid. D'ailleurs, on avait proposé à Zabeth d'emmener Toudjani faire les courses, mais il avait préféré aller le matin avec Zabeth et Sylvain chez le fleuriste pour aller chercher les palmiers qui devaient décorer les abords de la salle. Loupé donc, pour les vêtements, et comme de bien entendu, l'opération "palmiers" avait pris plus de temps que prévu, ben les vêtements, ça devait être fait l'après-midi. Or, mine de rien, ben les palmiers et le reste, il fallait quand même les emmener jusqu'à la salle. J'ai donc fini par imposer à Zabeth de nous confier Toudjani pour les courses l'après-midi, pendant qu'ils emmenaient Etienne pour aider à l'installation. Et là, ils ont eu des surprises : tout le monde était bien là, mais ce qui restait à faire était bien plus long que prévu... Bref, nous sommes donc partis au supermarché, et nous avons commencé les courses.

Première étape : des boucles d'oreille pour Emeline (demande de la maman). Ceci étant réglé, nous sommes passés aux choses sérieuses.

Pour Toudjani, ce fut la découverte d'un nouveau monde : un temple de la consommation de masse. Il voulait savoir quel était le prix d'une console Playstation, pour en acheter une et en faire un business à son retour au pays (permettre à des enfants du village de jouer une heure pour 1 F CFA. Bonne idée. Sauf qu'une console, c'est en gros 400 €... Hors budget pour nous, et donc bien au-delà des moyens de Toudjani...)

J'ai laissé les hommes se débrouiller au rayon vêtements, et je suis allée faire les courses alimentaires pour les enfants et nous. Quand je les ai retrouvés, ils avaient fini par trouver deux pantalons et deux polos pour Toudjani.

Le passage à la caisse a été l'occasion de revoir nos échelles de valeur. Toudjani était stupéfait de voir ce que la dame qui nous précédait avait mis dans son caddie. Et nous a fait comprendre que ce qu'elle achetait pour une semaine, c'était l'équivalent de ce qu'il y avait au total dans l'épicerie du village. Il y a déjà un gros décalage... Quand il a vu qu'elle en avait pour plus de 180 €, il a sorti son téléphone portable, qui lui sert bien plus à convertir les prix affichés en F CFA qu'à téléphoner... et il a proprement halluciné, quand il a vu le montant des achats de la dame. Nous lui avons alors expliqué le fonctionnement en France, et donné pour exemple nos salaires, nos revenus, pour qu'il se rende compte de ce avec quoi nous vivions. Il a reconverti, et nous a dit que ça représentait une somme énorme, pour lui, et qu'avec ce que nous gagnions en un mois, nous serions richissimes au Cameroun. Nous avons alors expliqué les questions liées aux impôts, aux charges, aux loyers, aux prix des maisons, aux prix des denrées alimentaires, et il a vite pu se rendre compte qu'avec ce que nous gagnons, en France, nous sommes dans le bas de la classe moyenne... Pas de quoi se plaindre, mais pas de quoi faire des folies non plus.

Bref, un intense moment de découvertes partagées, de part et d'autre, et d'échanges...

Retour au QG. Et quelques minutes après notre arrivée, nous découvrons Hélène, Thibault et Martin qui venaient d'arriver, ainsi que Stéphanie, Agnès, Olivier, Dorian, Denise, Robert et Janine (Hélène, c'est ma petite soeur, la dernière qui manquait encore à la tribu enfin réunie, les autres sont de la famille de mon papa). Nous voici donc 14 + 10 nouveaux arrivants, soit 24 personnes. Heureusement, maman a fait appel au voisinage pour le logement de tout le monde. Robert et Janine iront en face, Stéphanie, Agnès, Olivier et Dorian à l'autre bout de la rue, Denise sera également chez les voisins d'en face, avec Bernard, l'autre frère de mon papa, arrivé vers 17 heures.

 

Préparation du repas : Stéphanie et Janine, mes tantes, prêtent main forte à maman, aidées d'Agnès, pour les quiches lorraines et autres tartes aux tomates. Il faut encore faire des salades, tomate et salade verte d'une part, et fruits d'autre part. Le buffet est préparé pour le dîner, et les convives s'installent les uns après les autres. En fait, nous ne sommes "que" 20 pour le dîner, Edwige et Denis ayant décidé de libérer le plancher, et Zabeth et Sylvain essayant de se réserver une soirée au calme en amoureux. Sauf que... Sauf qu'à force de dire qu'il n'y avait pas grand chose à faire à la salle, ils ont fini par manquer de bras ! Et Etienne n'est rentré dîner qu'à plus de 21 heures. Quant à Sylvain et Zabeth, ils ont dû oublier leur soirée à 2, faute de temps. Parce que c'est pas le tout, mais du coup, les essais de maquillage n'ont pas encore été faits !

Eh, Zabeth, il serait temps de s'en préoccuper, non ?

"Bof, tu sais, tu n'as qu'à pas me maquiller, hein..."

"Non mais ça va pas ? Et les photos ? C'est quand même plus joli si tu es maquillée !"

"Bon d'accord, mais je te préviens, si ça ne me plaît pas, c'est niet pour demain !"

(ok, ça promet. On va donc faire rapide et sobre).

 

Je commence à m'installer au salon, devenu salon de maquillage. Je lui présente les produits avec lesquels je compte la maquiller :

- crème teintée, histoire de ne pas en faire un "pot de peinture" avec une tonne de fond de teint ;

- anti-cernes pour masquer les traces du manque de sommeil ;

- blush orangé pour donner du "peps" ;

- fard à paupières dans les tons rosés pour être proche de la couleur des fleurs de la robe du lendemain ;

- mascara pour intensifier le regard ;

- crayon contour des yeux à l'intérieur de l'oeil pour ouvrir le regard ;

- crayon contour des lèvres pour assurer un bon maintien du rouge à lèvres ;

- fard à lèvres pour donner du volume.

Le premier essai est plutôt concluant, elle se trouve peu maquillée, et me dit que c'est ce qu'elle attendait. Mais elle a un doute sur la couleur des yeux. Je lui dis que si elle préfère, j'ai deux autres couleurs, encore plus proches de la couleur de la peau, et donc encore plus discrètes. Elle accepte, mais il est trop tard pour essayer ces nouvelles teintes : Sylvain a finalement décidé de ne pas zaper la soirée en amoureux. Il est 21 heures 30, et les futurs mariés nous quittent. Je confie quand même à Zabeth mon gel démaquillant et le démaquillant pour les yeux : il ne s'agit pas qu'elle ait la peau irritée le lendemain faute d'un démaquillage adéquat !

 

Le salon, pendant cet essai, était loin d'être vide. Outre Zabeth et moi, il y avait également papa et Robert, armés tous les deux de leurs appareils photos dignes des meilleurs paparazzi, ainsi qu'Hélène, Agnès et Stéphanie, qui observaient.

A la fin des essais avec Zabeth, Agnès a voulu que je la maquille pour quelle puisse se débrouiller au boulot seule par la suite. Dont acte. Et j'avoue que je n'étais pas peu fière du résultat ! Déjà qu'Agnès est une très jolie jeune femme, mais en plus, j'avais particulièrement bien réussi les yeux... Elle était décidément très mignonne...

 

La soirée s'est terminée autour d'une tasse d'infusion aux fruits, histoire de calmer un peu l'ambiance et de créer un climat propice au sommeil. Et nous nous sommes donc retrouvés à plusieurs dans la cuisine, avec Janine, Jean-Luc, Agnès, Hélène pendant un court moment et moi, à papoter...

23 heures, l'heure du dodo. Chacun a regagné ses pénates pour la nuit.

En attendant de nouvelles aventures le lendemain...

Epreuve pratique

Ca y est, c'est terminé !!!!!

OUF !

 

Bon alors c'est fait, j'ai passé l'épreuve pratique du CAP Esthétique-Cosmétique.

Dur dur, croyez-moi. Un CAP, c'est quand même pas simple. C'est très technique...

 

Donc, j'étais convoquée à 13h30 avec ma modèle. Et je lui avais demandé d'être là avant, histoire de ne pas stresser. Et bien sûr, comme je suis super organisée, j'ai fini de déjeuner vers 13 heures avec ma tante, qui est bavarde, et a discuté avec moi, histoire de faire baisser le stressomètre, qui était à son niveau maximum. Toujours est-il que je suis arrivée à 13h19, le GPS ayant décidé, comme le matin, de faire des siennes, et Madame Papatte s'étant mise en grève (c'est de saison, aucune originalité, celle-là...).

13h30, nous voici prêtes toutes les deux à affronter cette épreuve redoutée entre toutes.

Distribution des sujets :

"Votre cliente de 40 ans rentre d'un voyage de trois semaines en Martinique. Elle a la peau hyperdéshydratée, et qui présente quelques rides. Elle organise ce soir un dîner de retour avec ses amis, et portera une robe rose avec des motifs noirs.

Vous lui ferez un soin du visage adapté à sa peau, vous utiliserez deux appareils, et l'épilation des sourcils devra être faite au cours du soin du visage. D'autre part, vous lui ferez une épilation des deux demi-jambes avec la cire de votre choix, une manucure complète des deux mains avec modelage des deux mains, et une pose de vernis foncé laqué sur tous les ongles, avec un motif sur le pouce gauche. Enfin, vous la maquillerez pour la circonstance.

Le rangement fait partie de l'épreuve.
L'usage du dictionnaire est interdit."

 

Alors là, plusieurs problèmes.

Le premier, pourquoi aurait-on besoin d'un dictionnaire pour une épreuve pratique ????

Réponse : il faut d'abord écrire sur la deuxième page du sujet quels produits on va utiliser pour le maquillage, et quels en sont les effets.

Ou alors, c'est peut-être pour savoir où se trouve la Martinique ???

Pas vraiment de réponse à cette question-là, mais peu importe, de toute façon.

Deuxième problème : il faut utiliser deux appareils. Et là, je vais avoir un petit souci : en tout et pour tout, j'en connais effectivement deux (sur les 10 ou 12 présents sur la table), mais un seul que je peux utiliser, dans la mesure où je ne sais pas du tout comment brancher les électrodes sur le deuxième (les électrodes sont dans un plateau, à charge pour moi de choisir celles que je dois utiliser, mais je dois les brancher sur un appareil qui produit du courant électrique, et comme il y a plusieurs appareils différents, et que je ne les connais pas, je ne sais pas lequel prendre. Certains d'entre eux produisent du courant, d'autres sont en réalité des compresseurs, d'autres encore sont des appareils vibrants : je n'ai pas le droit de me tromper). Bref, j'ai deux choix : soit j'utilise les électrodes, et je tente un branchement, au risque soit de flinguer l'appareil en question, soit de casser une électrode, soit encore de bien faire les choses, ou alors je ne perds pas de temps avec ce deuxième appareil, et je continue en faisant l'impasse.

J'ai choisi la deuxième solution : moins risqué pour moi et pour le modèle, pour l'appareil également. Par contre, je vais être pénalisée. De combien ? That's the question !!!

 

Déroulement du soin :

- Démaquiller le modèle (Aurélie).

- Epiler les sourcils (et là, ça démarre mal, j'ai déjà oublié cette étape, je suis passée directement à :)

- Gommage chimique (puisque le sujet dit simplement "peau déshydratée", et pas "peau grasse" ou autre, j'ai donc le choix du gommage, et comme l'autre dont je dispose est très pénible parce que ça fait des saletés partout et que c'est galère à enlever, je choisis le gommage enzymatique, d'autant plus qu'Aurélie a déjà la peau toute rouge rien qu'avec le démaquillage, bonjour son état si en plus je la maltraite avec un gommage non adapté à sa peau à elle). Donc, je pose le gommage, et j'épile les sourcils pendant les 10 minutes de pose que nécessite l'emploi de ce truc barbare. Aurélie apprécie moyennement l'épilation du sourcil... ça lui fait mal, alors que je peux l'épiler partout ailleurs sans crainte, elle résiste à tout, sauf aux sourcils... Il faut souffrir pour être belle !

- Appareil (Lucas Championnière). Je profite joyeusement de ce que d'autres en sont au même stade que moi pour voir où elles mettent la solution (dans quel godet ? celui de droite ou celui de gauche ???), histoire de ne pas casser l'engin, et en voiture Simone, c'est parti pour un tour. Aurélie souffre encore : elle ne s'attendait pas à un tel traitement. L'appareil est en fait un système de pulvérisation d'eau chaude (ou tiède ou froide selon la distance à laquelle on le place), et il a pour particularité d'être hyperdésagréable et d'asphyxier copieusement le modèle pendant toute la séance. Aurélie a testé, Aurélie ne le redemandera jamais. C'est un point absolument certain.

- Alors après, c'est là que ça a commencé à délirer sérieusement. Normalement, après le "Lucas", j'aurais dû passer au modelage, puis au deuxième appareil, puis au masque. Eh ben non. J'avais disposé mes crèmes dans l'ordre où je devais les utiliser, sauf que j'ai interverti la crème de modelage et le masque. Donc, j'ai pris d'abord le masque, et je me suis rendu compte de mon erreur quand j'avais fini de le poser. En plus, j'ai fait comme lors d'un de mes essais sur Gobolof : trop de gommage, pas assez de masque. Bref, j'ai posé un masque hydratant en trop petites quantités, et donc il n'était pas beau. Je vais donc sans doute être pénalisée deux fois : l'une pour le fait que j'ai fait le masque avant le modelage, l'autre pour le fait que le masque était raté.

- Le masque, c'est 15 minutes de pause, et interdiction de faire se lever le modèle pour l'épilation. Donc, que faire ?

D'abord, ranger le plan de travail, nettoyer les coupelles, tout garder au propre. Mais une fois que c'est fait, il reste encore du temps. J'ai donc commencé la manucurie : j'ai pris la main gauche, limé les ongles, et je les ai fait tremper dans le bol de manucurie. Quand tout ça a été fait, j'ai retiré le masque, puis j'ai commencé le modelage (terme esthétique qui remplace "massage", réservé aux kinés).

- Pas de problèmes particulier pour le modelage : à force d'en faire, je l'avais correctement dans les doigts, tout allait donc bien pour ça.

- Fin du modelage : poser la crème hydratante (c'est pour ça qu'il faut faire le masque après le modelage, sinon, on pose deux fois de suite de la crème, deux crèmes différentes, alors que si on fait les choses dans l'ordre, on pose la crème de jour après avoir nettoyé le masque et passé de la lotion sur le visage, c'est beaucoup plus logique).

 

Petit récapitulatif : A ce moment-là de l'épreuve, le soin du visage est donc fini, avec deux étapes interverties et un appareil non utilisé.

 

Aurélie a actuellement la main gauche dans le bol de manucurie, il est temps de m'en occuper.

- Je procède donc à la manucurie proprement dite : séchage de la main, application de l'eau émolliente pour les cuticules, travail des cuticules, coupe des envies (les petites peaux qu'on a (presque) tou(te)s envie d'arracher avec les dents ou les ongles). Seulement, puisque la main a trempé pendant tout le temps de pause du masque et du modelage, les peaux sont vraiment très ramollies, et le travail devient plus compliqué. Donc, le résultat final est loin d'être formidable.

- Une place est libre en épilation, il faut y aller. Je fais signe à l'examinatrice que je veux partir, elle me demande où je veux aller, je lui demande confirmation pour la place en épilation, elle m'indique où c'est, j'embarque mon matériel, fait signe à Aurélie de se lever, et en route pour la salle voisine. Et là, je découvre que le lit n'a pas de serviette. Je dépose mon matériel, retourne dans la salle chercher la serviette pour protéger le lit, installe le papier protecteur, me désinfecte les mains, et c'est parti mon kiki.

Je commence l'épilation, pour me rendre compte que je ne me suis pas lavé les mains (enfin, si, juste avant de partir de la première salle, mais ça, les examinatrices de la deuxième salle ne l'ont pas vu : je vais donc être pénalisée bêtement...). Mais bon, c'est trop tard, le mal est fait, donc on ne perd pas de temps en conjectures, et je poursuis l'épilation : côté face, pas de problème, genoux, ok, côté pile, sans problème également. Parfaire à la pince, mettre de l'huile post-épilatoire pour enlever les résidus de cire, appeler le jury pour qu'elles viennent contrôler le résultat : je n'ai rien oublié... Elles contrôlent même les bandes utilisées : j'ai le droit d'en utiliser 5 maximum pour les deux demi-jambes, je suis à 3, c'est tout bon !

Je remballe le matériel, je nettoierai la spatule plus tard, je récupère matériel et serviette, et c'est reparti pour la première salle.

 

Re-récapitulatif : Aurélie a maintenant une main manucurée, les demi-jambes épilées, et le soin du visage est fini.

 

- Retour dans la salle : Limage et trempage des ongles de la deuxième main (main droite). Pendant le trempage : modelage de la première main (main gauche). Séchage de la main droite, eau émolliente pour les cuticules, travail des cuticules avec le bâtonnet, coupe des envies, huile pour les cuticules de la main droite (bon sang, ça, c'est sûr, j'ai oublié de le faire à la main gauche, pourvu que personne ne l'ait vu !). Modelage de la deuxième main (main droite).

- Coton d'alcool pour elever l'huile et la crème des ongles des deux mains (sinon, faut pas espérer faire tenir le vernis...). Et c'est parti pour la pause de vernis. Comme la robe est rose avec des motifs noirs, je dois adapter la couleur à celle de la robe. C'est donc parti pour un vernis laqué prune (foncé) : c'est tout bon pour le sujet. Première étape : la base. Déjà, là, c'est compliqué. Que va donner le vernis ????

Deuxième étape : pose du vernis sur la main droite. Difficile : j'ai toujours eu du mal avec le laqué, j'ai toujours trouvé ça plus difficile que le nacré ou même la french. Allez comprendre : pour toutes les autres, le plus difficile, c'est la french... Quand je disais que je ne suis pas normale...

Mais bon, même si c'est pas très droit, au moins, ça ne déborde pas. Ma pose de vernis est plutôt merdique, et je n'ai aucune idée quant au motif que je vais bien pouvoir faire sur le pouce gauche. Et là, je vois que ma voisine a simplement posé quelques gouttes d'un vernis d'une autre couleur sur le laqué foncé. On va donc faire quelque chose du même genre... Et voilà, trois points de vernis blanc sur l'ongle du pouce. Pose terminée.

- Pendant que je commence à poser le fond de teint, l'examinatrice vient voir le résultat. Je ne regarde même pas sa tête, je ne veux pas le savoir. Je sais que ce n'est pas terrible, que ça fait amateur, mais je ne pense pas avoir le temps de recommencer... Y'a encore tout le maquillage, et il ne reste qu'une demi-heure !

C'est parti pour le fond de teint. Puis l'anti-cernes. La poudre. Le blush sur les joues. Terminé pour le visage.

Les yeux maintenant. Fard à paupières blanc sur les paupières fixes et mobiles pour agrandir le regard.

Paupières mobiles : trois couleurs : parme, rose foncé et violet, de l'intérieur vers l'extérieur de l'oeil. Idem sous l'oeil. Ne pas oublier d'estomper. Vérifier la symétrie, retoucher, puis éclairer le tout avec de la poudre irisée pour donner plus de "peps". Fard à cils (mascara). Terminé pour les yeux.

La bouche : crayon contour des lèvres rose foncé pour dessiner la bouche et corriger la forme (coup de bol, Aurélie a une bouche différente de la mienne, qui est totalement asymétrique, du coup, le crayon sur mes lèvres, ça ne passe pas, alors que c'est sans problème sur elle). Puis, appliquer le fard à lèvres. Compliqué, mais on finit par y arriver en prenant son temps. Poudre irisée pour donner de la brillance et de l'éclat.

Revérifier le teint, re-poudrer. Il reste 1/4 d'heure, et j'ai fini !

Je fais signe à l'examinatrice, qui me dit que mon modèle doit rester sur le fauteuil jusqu'à la fin de l'épreuve, et que toutes les filles seront vues en même temps. Je lui demande si je peux ranger mon matériel, elle me dit que le rangement fait partie de l'épreuve. J'hésite : recommencer la pose de vernis ? Je risque de stresser alors que c'est terminé, et en plus, elles ont déjà contrôlé et noté... Ce serait idiot de risquer de tout gâcher.
Je range, et on patiente jusqu'à ce que les autres aient terminé, ou que les examinatrices arrêtent l'épreuve.

Les modèles se mettent en rang, sont contrôlées (présentation et maquillage seulement : le reste a été contrôlé au fur et à mesure du déroulement des opérations).

En attendant que les autres aient fini, j'avais entendu les examinatrices comparer leurs notes... "Moi j'ai mis trois, et toi ? Tu as mis combien ?" Deux personnes pour évaluer, et ensuite, ce sera je pense un note moyenne entre leurs appréciations.

Donc, comme pour la vente, la note dépendra uniquement du niveau demandé et de la subjectivité de leurs appréciations. C'est à dire de leur niveau d'exigence pour cette épreuve.

 

Je récapitule :

 

Erreurs :

- inversion épilation sourcils - gommage

- non utilisation du deuxième appareil

- inversion masque - modelage

- oubli de l'huile pour les cuticules sur la première main

- pose de vernis plutôt maladroite

- rendu final de la manucure version "amateur"

- oubli du lavage de mains avant l'épilation

 

Autre problème qui risque de me pénaliser : Aurélie devait porter du vernis laqué foncé sur les ongles des mains et des pieds avant l'épreuve. Et elle n'en avait pas, elle a donc mis un nacré clair...

 

Points positifs :

- toutes les étapes ont bien été réalisées (même si l'ordre a quelque peu été modifié), et exception faite du deuxième appareil

- pas d'erreur sur les couleurs utilisées (par rapport aux couleurs données dans le sujet : il fallait utiliser des couleurs froides, et dans les gammes rosées, ce que j'ai fait)

- le plan de travail est resté propre et rangé pendant toute l'épreuve

- épilation sans problème

- maquillage joli, sobre, et en même temps "pétillant" pour un dîner entre amis, bonne harmonie des couleurs

- rangement du matériel à la fin de l'épreuve (alors que d'autres n'ont pas eu le temps de finir, et donc n'ont pas pu ranger)

- modelages bien maîtrisés (visage et mains)

- démaquillage net (l'examinatrice est venue avec un coton pour vérifier, le coton est resté blanc, c'est donc que c'est bon)

- choix des produits cohérent, puisque le sujet n'imposait pas l'utilisation d'un gommage ou d'un autre, et que j'ai bien utilisé un masque hydratant

 

En conclusion, j'étais plutôt contente de ce que j'ai fait. Le résultat final était plutôt bien, et Aurélie se trouvait belle à la fin de l'épreuve. La note dépendra complètement des attentes des examinatrices : comme je ne suis jamais allée à l'école, je n'ai aucune idée du niveau d'exigence qui est demandé à cette épreuve. Si je dois la repasser l'an prochain, j'essaierai d'aller au moins une semaine dans un lycée pour la pratique, histoire de mieux cerner ces exigences et de me familiariser avec les appareils.

 

Mais malgré tout, j'espère avoir la moyenne générale (c'est tout ce que je demande !)...

 

Rendez-vous le 3 juillet pour les résultats !

 

 

jeudi 19 juin 2008

CAP, esthétique, cosmétique, examens, etc....

Bon, il est peut-être temps de vous parler de mes examens.

Nous sommes actuellement le 19 juin, il est très précisément 10h32, et je viens de terminer une des deux dernières épreuves : l'oral de vente.
Je récapitule :

le CAP, esthétique cosmétique domaine professionnel, ce sont 5 épreuves :

écrits :
- Vie sociale et professionnelle, coeff 1, 1 heure.
- Sciences appliquées, coeff 4, 2 heures.
- Arts appliqués, coeff 1, 1 heure 30.

Voici en gros et rapidement ce que ça a donné :

2 juin, 11 heures : épreuve de vie sociale et professionnelle. Rien de difficile, dans la mesure où je travaille depuis 10 ans. Donc, là, il s'agissait pour moi de choses déjà connues (ce que c'est qu'un CIF, qu'est-ce que la VAE, un TMS, etc.).
En gros, si on sait lire, on peut espérer au moins 15 sur 20 à cette épreuve, dans la mesure où les réponses à la majorité des questions sont soit dans les questions suivantes, soit dans les documents d'accompagnement. J'ai merdé sur un point (sûr), et peut-être sur un autre (pas certain, ça dépendra beaucoup des appréciations des correcteurs). En gros, cette épreuve-là, c'était plutôt simple.
3 juin, 14 heures : épreuve de sciences appliquées. Alors là, c'était déjà bien plus corsé. Au programme : biologie, anatomie, biochimie, schémas divers (myologie du visage, coupe histologique du poil...) sur 25 ; technologie des produits et des appareils (schéma d'un appareil à annoter, qu'est-ce qu'un parfum, les modes d'extraction des huiles essentielles, etc. sur 30 ; cadre réglementaire de la profession (conditions d'hygiène et de sécurité, matériel, réglementation sur les prix, l'affichage, etc.) sur 25 points.
En gros, si j'ai la moyenne, ça tiendra de la chance, voire du miracle.
16 heures 30 : épreuve d'arts appliqués. Encore plus difficile, dans la mesure où j'ai d'une part appris à dessiner pendant l'épreuve, et qu'en plus, j'ai appris à utiliser des pastels secs pendant l'épreuve également. Ou plus exactement, j'ai compris comment on les utilise à la fin de l'épreuve.
Là, obtenir la moyenne tiendrait carrément du miracle absolu.

Mais voilà, ça ne s'arrête pas là ! Non, non, non !!!!

19 juin, 7 heures 30 : je suis convoquée pour l'épreuve de vente-conseil. Le but du jeu : une cliente arrive avec un problème, je dois le régler. C'est un monologue de 10 minutes, je peux être debout, assise, utiliser ou non les boîtes à ma disposition, etc.
Le sujet de ce matin : votre cliente est très fatiguée, et a des cernes marquées. Elle veut un produit efficace. 20 minutes de composition écrite, 10 minutes d'oral.
Au choix, donc, un contour des yeux, un anti-cernes, un démaquillant spécifique.
J'ai opté pour l'anti-cernes.
Là, tout dépend de l'appréciation des correcteurs, et des réelles demandes lors de l'oral : fallait-il faire un sketch comme si la cliente était en face de moi ? Fallait-il lui poser des questions, sachant que je n'aurais pas de réponse du jury ? Fallait-il prendre le "train en marche", et faire comme si la première partie avait eu lieu (diagnostic du problème, de la peau, etc.).
Bref, je pense que je m'en suis bien sortie, mes arguments étaient corrects, j'ai correctement répondu à l'objection du jury.
Le hic, c'est que je ne sais pas du tout quelles étaient les attentes de ce jury... Donc le résultat dépendra plus de ça... Mitigé, donc. Personnellement, je me donnerais bien la moyenne, mais ça dépend des critères : ai-je bien répondu au sujet ? Ai-je abordé tous les points ???? J'ai l'impression que j'étais trop rapide, et je n'ai pas tout dit (pas de conseils sur l'hygiène quotidienne, par exemple, sur le sommeil, les excitants, etc. pourtant notés sur mon devoir écrit).
Bref, on verra bien.

Ah oui, encore un "détail" : cette après-midi, c'est la pratique. Je suis convoquée à 13h30. Installation, début de l'épreuve à 14 heures. Durée, 3h30. Coefficient 7. Ca ne pardonnera pas...

A bientôt pour la suite des festivités, et le récit forcément détaillé et a priori épique de cette épreuve ô combien redoutée entre toutes, et forcément la dernière...

jeudi 5 juin 2008

Soirée à la crêperie !

Vers 19 heures 30, donc, nous sommes partis à la crêperie. Une fois garés sur les quais, au bord de l'Odet, j'ai appris avec une certaine surprise (quoique, venant de Zabeth, ça ne me surprenait pas tant que ça, finalement), que Zabeth, Sylvain, Toudjani et Marine nous rejoindraient plus tard à la crêperie, ils devaient passer encore ailleurs avant d'aller dîner. Où ? Mystère. Mais nous avions pour instructions de nous rendre à la crêperie, de nous installer, de prévenir pour l'absence d'Etienne, et le retard des autres... Choses que je n'aime pas du tout : pour moi, réserver pour 19h30 et ne venir que vers 19h40, ça pose déjà un problème. Alors quand en plus, c'est pour dire qu'une partie des convives ne sera là qu'après 20 heures, c'est un manque de respect pour les restaurateurs, étant donné que ça peut perturber le service...

Bref, 19h40, nous voilà devant la crêperie. Il s'agit d'entrer, avec 2 poussettes, contenant donc 2 bébés, et 4 enfants de moins de 6 ans : 2 filles de 5 ans et 2 garçons de 3 ans. Plus les parents : 4 adultes.

Fort bien. La réservation a été faite au nom de Platz, ça tombe bien, nous sommes les premiers arrivés. Je préviens d'emblée la serveuse, en lui disant que ce ne sera pas 18 personnes mais 17, Etienne étant trop dans le coltard pour se joindre à nous.

Elle nous indique notre table, au premier étage. Ouf, la salle est vaste, et pour l'instant, vide. Nous ne gênerons pas trop de monde si les enfants courent partout... et il y a une terrasse fermée, à l'autre bout du premier étage. Le problème, ce sont les escaliers qui mènent directement au rez-de-chaussée, et il va falloir surveiller les bébés : deux escaliers, raides qui plus est, ce sont deux fois plus d'occasions pour nos deux petites filoutes de tomber, de se casser quelque chose...

Bref, on s'installe, et là, premier problème : comment installer les deux chaises hautes pour permettre aux deux petites de manger avec leurs mamans, tout en préservant un bout de table pour les 4 zouaves qui, fatalement, ne passeront que très peu de temps assis, et préfèreront forcément courir un peu partout ? D'autre part, comme justement les 4 plus grands ne passeront pas le repas assis, il convient de s'organiser entre adultes de manière à se placer judicieusement pour pouvoir suivre une conversation normale, une fois que les enfants ne seront plus à table, mais que le bébés y seront peut-être encore (ça dépendra du temps qu'il sera nécessaire pour leur donner à manger). Cela sous-entend de placer les enfants au bout de la table (première branche du "U"), puis les chaises hautes de chaque côté, puis les mamans chargées de nourrir les petites, puis les papas (on est maintenant déjà bien engagés dans la partie horizontale du "U"), et les autres s'installeront comme ils l'entendent dans l'autre moitié du "U"...

La serveuse arrive, et nous demande comment on compte s'organiser. Elle nous demande s'il faut attendre les autres. Réponse des parents : la première chose, c'est de donner à manger aux enfants, qu'ils puissent quitter la table après avoir mangé leur crêpe. A la question "Qu'est-ce que vous voulez dans votre crêpe ?", les deux filles (5 ans) répondent "du jambon", et les deux garçons restent à nous regarder comme si on leur avait parlé chinois (ils étaient déjà en train de jouer à autre chose, heureux de se retrouver, et d'avoir enfin un compagnon de jeux de leur âge). A la question "Voulez-vous une crêpe au jambon, comme les filles ?", la réponse est un grand "OUI !!!" sorti directement du fond du coeur. La serveuse prend note, et nous demande quel sera notre choix pour les boissons. Réponse évidente : de l'eau pour les enfants, du cidre pour les grands (non mais, on ne va pas se laisser abattre, c'est pas parce qu'il manque la moitié des troupes qu'on doit rester à l'eau !).

Pendant ces grands débats culinaires, Jean-Luc a préparé un biberon de lait pour BBK. Sitôt la serveuse partie, je me lève et descends pour demander à le faire réchauffer un peu, puisque BBK ne jure que par le lait tiède, le soir. A peine me trouvai-je en bas que je suis rejointe par Fanny, qui arrive avec une assiette pour Claire (qui elle, accepte autre chose que le lait le soir... et en plus, le mange seule ! BBK, t'es une feignante !).

La serveuse revient me dire que le biberon va arriver, et repart avec l'assiette. Me ramène le biberon tiède, je monte, et à peine BBK avait-elle le biberon dans la bouche que je vois Fanny arriver avec le repas de sa fille.

Un moment plus tard, la serveuse revient avec les boissons : deux carafes d'eau et une bouteille de cidre ("vous en faites pas, quand y'en aura plus, on viendra vous chercher !").

Les enfants étaient bien entendu sortis de table (difficile de les obliger à y rester en l'absence de nourriture dans les assiettes, et puis, cela nous laissait espérer un petit moment de tranquillité pendant qu'ils mangeraient par la suite...), et un peu plus tard, la serveuse remonte avec les crêpes des petits. Les mamans (ou papas non occupés à donner le biberon ou à surveiller le dîner) partent à la recherche des 4 plus grands, pour les ramener à table. Et c'est parti : couper les crêpes, supprimer les couteaux, nettoyer les couteaux qui ont servi à vérifier que les lattes formant la table ne sont pas jointives, remplir les verres, éponger l'eau qui a coulé sur la table à cause d'une mauvaise évaluation de la distance main-verre de Nathanaël, montrer par A+B que c'est bon, une crêpe, et que c'est bien du jambon à l'intérieur, que non, il n'y a pas d'allergie au jambon, ni au fromage pour Nathanaël, puisqu'il n'est plus allergique au lait, et que oui, Noémi, il peut manger ce qu'il y a dans son assiette, on a vérifié aussi, il n'y a ni tomate, ni jambon fumé...

Cinq minutes plus tard, le traditionnel "Maman, j'ai plus faim" ou sa variante "Maman, j'en veux plus !" se font jour dans la conversation, et nous d'insister parce que franchement, c'est du gâchis, et c'est bon, les crêpes, et pourquoi vous ne voulez pas finir ? Nous, on préfère jouer ! Ben zut alors, c'était bien la peine de les emmener à la crêperie, tiens !

 

Pendant ce temps-là, les autres commençaient à arriver : Marine et Dona, avec Zabeth, Toudjani et Sylvain, et un peu plus tard, Raphaëlle et son mari. Cette fois, je crois que tout le monde y est ?

"Amélie, comment on fait ?" (Parce que bien sûr, c'est à moi de savoir comment ils sont organisés en bas... Z'aviez qu'à arriver à l'heure, d'abord !)

"Comment on fait quoi ?"

"Ben pour commander ?"

"La serveuse va revenir pour prendre les commandes, c'est pour ça qu'on a fait manger les enfants avant, ça risque d'être un peu plus long pour nous, parce que maintenant, vu l'heure, il commence à y avoir du monde !" (et effectivement, le premier étage s'était singulièrement rempli entre temps...).

"OK, on va l'attendre" (ben vaudrait mieux...)

 

Je vous passe les péripéties de la commande (entre temps il a fallu se lever un bon nombre de fois pour éviter les chutes dans les escaliers, remettre les manteaux aux enfants (il fait frais quand même sur la terrasse), relever l'un ou l'autre qui était tombé, gronder les uns ou les autres parce que non, on ne joue pas à se cacher dans les toilettes, ce ne sont pas des cabanes, et faites un peu moins de bruit, s'il vous plaît, on n'est pas tous seuls...), mais finalement, tout le monde fut servi.

Premier service : Zabeth, Toudjani et moi avons commandé la même chose : une crêpe Seguin, avec chèvre chaud, tomate et salade.

Zabeth et Toudjani sont servis en premier, la mienne arrive immédiatement après. Et là, surprise : normalement, une crêpe, c'est avec une garniture à l'intérieur (en l'occurence, du fromage de chèvre), et éventuellement, l'autre partie de la garniture au-dessus. Ca, visiblement, c'est la théorie, parce que voilà ce que nous découvrons tous les trois la garniture de notre crêpe Seguin : deux tranches de fromage de chèvre posées dans l'assiette, la crêpe pliée en 4 posée par dessus, puis quelques quartiers de tomate et de la salade verte sèche par dessus (pas d'assaisonnement).

La crêpe elle-même était très bonne, y'a pas à dire, mais l'accommodement était assez étrange : le fait d'être posé directement sous la crêpe faisait que le chèvre n'était pas vraiment chaud (du coup, il ne fondait pas correctement), et la salade par dessus, du fait de l'absence d'assaisonnement et/ou que le fromage ne fondait pas puisqu'il était froid, donnait un aspect très sec à une crêpe qui aurait dû être fondante...

Zabeth commence la soirée en disant que c'est la pire crêperie dans laquelle elle a jamais mangé. Je lui répond qu'elle exagère, que si elle veut vraiment manger dans une mauvaise crêperie, elle peut aller à Dijon, à Mulhouse ou à Sélestat, où on tente de faire des crêpes bretonnes, en leur donnant des noms bretonnisés, mais où les crêpes n'ont rien de crêpes...

Ne voulant pas ajouter à l'énervement qui commençait à la gagner, je n'épilogue pas, et change de conversation.

Deuxième crêpe, deuxième tour, c'est au choix, sucré ou salé (les enfants comptent pour du beurre, on a déjà fini leurs crêpes lors du premier tour, et de toute façon, ils ne sont plus du tout à table). Jean-Luc passe d'emblée au sucré, ainsi que Marine et Toudjani, peu habitué à manger autant (et puis malgré le monde présent, il a froid, le climat ne lui va pas, et il n'a que deux boubous, rien de chaud pour le climat breton, qui même s'il ne pleut pas, est légèrement plus frais que celui du Cameroun...).

François regarde la carte, et se décide pour la Seguin (décidément...). Zabeth, à proximité, remet la conversation sur le sujet "Seguin", histoire d'expliquer à François à quoi il doit s'attendre. Fanny prend la conversation en cours de route, mais visiblement, elle a la tête ailleurs : sa première crêpe est froide, elle n'a pas encore eu le temps de la finir avec les trois zouaves qui lui "pompent" littéralement toute son énergie... Il faut qu'elle s'arrête, qu'elle s'assoie enfin et qu'elle puisse manger tranquillement...

Finalement, la serveuse revient, et prend les commandes : François se décide pour une crèpe au confit d'oignon, et Fanny, une "Seguin"...

Trop tard pour changer, quand elle comprend que c'était de cette crêpe-là que nous parlions juste avant.

 

Les crêpes arrivent. Pour François : une crêpe pliée en 4, avec un petit tas de confit d'oignon par dessus... et Fanny mange tranquillement sa crêpe Seguin, qu'elle ouvre pour nous prouver que c'était tout à fait correct : fromage de chèvre (fondu !) à l'intérieur, et vinaigrette sur la salade et les tomates... Visiblement, entre le premier et le deuxième service, ils ont appris à garnir correctement, du moins certaines crêpes !

Tel est pris qui croyait prendre... la soirée s'est terminée dans les rires, la bonne humeur, et les enfants ont commencé une guerre entre filles et garçons, avec une prison dans l'espace entre les toilettes et le lavabo pour se laver les mains. Evidemment, à presque 23 heures, les nerfs sont échauffés côté enfantin, et les moindres soucis prennent des proportions gigantesques... Nathanaël se fâche parce que je ne peux pas lui donner du savon et le porter en même temps pour qu'il se lave les mains, il commence à pleurer, pour finir par s'allonger par terre... pile au moment où la serveuse revient avec les dernières crêpes (troisième service : le dessert pour ceux qui n'y étaient pas encore). On échappe de justesse à l'accident, je m'énerve un peu plus contre Gobolovitch, avant de le prendre sur mes genoux parce que décidément, il est en train de s'endormir... BBK et Claire sont dans leurs poussettes respectives et jouent à se donner et se reprendre une banane... Evidemment, le résultat manque de clarté, et les traces des plats successifs commencent à se voir sur les vêtements, mais ce n'est pas si grave : demain est un autre jour, et il y a une machine à laver à la maison...