Beaucoup, beaucoup de tristesse, depuis hier.
Gabriel(le) ne viendra pas remplir nos vies : il veille déjà sur nous de là-haut.
mardi 24 juillet 2012
lundi 23 juillet 2012
Vacances d'été... 2011 (!) à Bruges
A force d'être en retard, je vais finir par être au moins dans la saison. C'est déjà ça. Même un an après.
En août 2011, nos lecteurs s'en souviennent peut-être, nous avions fait un voyage à deux, pour nos 10 ans de mariage, à Amsterdam et Bruges essentiellement. De ce voyage ont déjà été tirés deux livres, ce qui me permet maintenant de vous présenter quelques-unes des photos prises à l'époque. (parce que je ne vous cache pas que dans tout ça, le plus long, c'est quand même de trier les photos, de les vérifier et éventuellement les retoucher (recadrage, luminosité, taille...) pour qu'elles soient un minimum exploitables. Donc ça, c'était fait l'hiver dernier, pour les livres. Et depuis... eh bien il s'est passé tellement de choses que j'ai un peu oublié.
Voici donc quelques-unes des photos de ce que nous avons vu à Bruges, en attendant Gand et Bruxelles, où nous nous sommes arrêtés aussi :
En août 2011, nos lecteurs s'en souviennent peut-être, nous avions fait un voyage à deux, pour nos 10 ans de mariage, à Amsterdam et Bruges essentiellement. De ce voyage ont déjà été tirés deux livres, ce qui me permet maintenant de vous présenter quelques-unes des photos prises à l'époque. (parce que je ne vous cache pas que dans tout ça, le plus long, c'est quand même de trier les photos, de les vérifier et éventuellement les retoucher (recadrage, luminosité, taille...) pour qu'elles soient un minimum exploitables. Donc ça, c'était fait l'hiver dernier, pour les livres. Et depuis... eh bien il s'est passé tellement de choses que j'ai un peu oublié.
Voici donc quelques-unes des photos de ce que nous avons vu à Bruges, en attendant Gand et Bruxelles, où nous nous sommes arrêtés aussi :
dimanche 22 juillet 2012
Maison !!!
Nous avons avancé dans la recherche d'une maison (oui, il faut bien commencer par un bout). Et nous avons trouvé ! Si, si, ça a été rapide finalement.
Donc il y a à Ebersheim, à quelques km au nord de Sélestat, une maison de 240 m² (ceux d'entre vous qui connaissez le Gobolistan actuel savent que nous allons donc plus que doubler la surface de notre petite République Autonome, et que ce ne sera pas du luxe), avec en plus une grange d'environ 100m² au sol (sur trois niveaux au total, je vous laisse faire les calculs, pas trop complexes pour esprits fatigués en cette période de vacances).
Quelques photos (les photos sont pourries, d'accord, mais tant pis : je les ai faites avec une batterie presque à plat, il a fallu faire vite) pour vous permettre de vous rendre compte de notre future palace.
La maison vue de l'extérieur, côté rue :
Et l'arrière de la maison :
Le petit bout de jardin, à l'arrière aussi (mais on va doubler la surface du jardin en cassant l'abri fait de bric et de broc sur la droite de la photo, qui a été rajouté au fil des ans) :
A l'intérieur, la maison recèle quelques surprises :
Notre future bibliothèque (oui, je sais, comme ça, ce n'est pas forcément évident, mais vous verrez, ça sera très bien !) (dans le fond, c'est une salle de bains, et au bout à droite, la buanderie. Oui, la maison est assez bizarre, et ça ne va sans doute pas s'arranger :) ) :
Le "passage secret" entre la cuisine du premier étage (oui, je sais, c'est bizarre, une cuisine à cet endroit-là, mais ça s'explique parfaitement) et l'atelier du premier étage de la grange :
Et le fameux atelier, au premier étage de la grange et future salle de jeux des enfants :
Je vous épargne la visite guidée : les photos sont vraiment nullissimes (mal cadrées, floues en grande partie, trop sombres ou surexposées, même mon copain Gimp va avoir du mal cette fois-ci !). Mais sachez qu'il y a aussi une cuisine de 20 m², un salon d'environ 30 à 35 m², des WC sous l'escalier (magnifique, l'escalier !), des grands (les habitués du Gobolistan apprécieront) WC au premier étage (à construire, hein !), 4 chambres au premier étage aussi, ainsi qu'un oratoire juste à côté, et la possibilité de faire une chambre dans la cuisine sus-nommée, quand la cuisine en question sera transformée pour partie en salle de bains (grande aussi, la salle de bains !). Et ça, c'est juste pour la maison... Elle est pas belle, la vie ?
Alors, bien sûr, il y a des travaux (je suppose qu'en visionnant les photos, vous avez dû vous en rendre un tout petit peu compte), mais c'est marrant, le chantier est immense... et ne nous fait même pas peur ! Aurions-nous changé ? Serions-nous devenus inconscients ? Fous furieux ?
Je me dis que quitte à tout recommencer (bébé, nouvelle maison...) autant ne pas faire les choses à moitié. On espère juste que la maison (habitable en l'état, avec un confort minimum et quelques vérifications à faire au préalable) saura se rendre accueillante pour vous recevoir ! Nous, en tout cas, on sera heureux de vous y voir !
lundi 25 juin 2012
Plein de news !!!
Coucou !
Il se passe des tonnes de choses au Gobolistan en ce moment. Tellement, d'ailleurs, que j'ai un tout petit peu de mal à savoir par où commencer.
Donc première info :
Mon recueil de nouvelles, "Rêves et Hallucinations", sortira en juillet. Je posterai un billet plus complet sur mon blog d'écriture très vite, mais c'est un petit livre d'environ 110 pages, qui sera vendu au prix tout à fait raisonnable de 15€ (frais de port en sus, mais on peut faire le convoyage en Bretagne par exemple).
Deuxième information :
Je suis enceinte ! Si, si ! Donc nous avions le projet de rester avec nos trois enfants, et nous voici partis avec un 4e qui s'annonce (j'espère juste que je n'attends pas des jumeaux !). L'arrivée est prévue pour Février, j'attends le mois de juillet pour en savoir plus.
Troisième information, découlant directement de la seconde :
Nous devons vendre dare-dare notre petite maison, puisqu'elle s'avère trop petite maintenant. Bébé n'aura pas de chambre, sinon !
Quatrième information :
Il nous faut trouver une maison plus grande ! Nous sommes en pourparlers avec un agent immobilier pour un corps de ferme à 5 minutes de Sélestat, mais c'est pas gagné...
Cinquième information :
Nous devons aussi vendre la voiture ! Parce que c'est un Scénic de 5 places, et, bien sûr, ça ne suffira plus dans quelques mois !
Sixième information :
Nous devons donc trouver une nouvelle voiture (ça va de soi !). De préférence une 7 places pas cher (ben oui, entre la maison, la voiture et le matériel, ça va être un peu compliqué côté financement !)
Septième information :
C'est de la folie ! Parce que nous avions tout donné : siège auto, cosy, baignoire, lit, table à langer, vêtements, poussette... Bref, à l'exception de la cargaison de doudous que Jean-Luc a absolument tenu à garder, il faut tout refaire. On espère juste que ce sera possible de ne pas tout racheter !
Je vais donc sans doute me remettre au tricot, et nous allons changer de vie !
Voilà, je vous tiendrai au courant de l'état de nos recherches !
Il se passe des tonnes de choses au Gobolistan en ce moment. Tellement, d'ailleurs, que j'ai un tout petit peu de mal à savoir par où commencer.
Donc première info :
Mon recueil de nouvelles, "Rêves et Hallucinations", sortira en juillet. Je posterai un billet plus complet sur mon blog d'écriture très vite, mais c'est un petit livre d'environ 110 pages, qui sera vendu au prix tout à fait raisonnable de 15€ (frais de port en sus, mais on peut faire le convoyage en Bretagne par exemple).
Deuxième information :
Je suis enceinte ! Si, si ! Donc nous avions le projet de rester avec nos trois enfants, et nous voici partis avec un 4e qui s'annonce (j'espère juste que je n'attends pas des jumeaux !). L'arrivée est prévue pour Février, j'attends le mois de juillet pour en savoir plus.
Troisième information, découlant directement de la seconde :
Nous devons vendre dare-dare notre petite maison, puisqu'elle s'avère trop petite maintenant. Bébé n'aura pas de chambre, sinon !
Quatrième information :
Il nous faut trouver une maison plus grande ! Nous sommes en pourparlers avec un agent immobilier pour un corps de ferme à 5 minutes de Sélestat, mais c'est pas gagné...
Cinquième information :
Nous devons aussi vendre la voiture ! Parce que c'est un Scénic de 5 places, et, bien sûr, ça ne suffira plus dans quelques mois !
Sixième information :
Nous devons donc trouver une nouvelle voiture (ça va de soi !). De préférence une 7 places pas cher (ben oui, entre la maison, la voiture et le matériel, ça va être un peu compliqué côté financement !)
Septième information :
C'est de la folie ! Parce que nous avions tout donné : siège auto, cosy, baignoire, lit, table à langer, vêtements, poussette... Bref, à l'exception de la cargaison de doudous que Jean-Luc a absolument tenu à garder, il faut tout refaire. On espère juste que ce sera possible de ne pas tout racheter !
Je vais donc sans doute me remettre au tricot, et nous allons changer de vie !
Voilà, je vous tiendrai au courant de l'état de nos recherches !
samedi 26 mai 2012
Quel cirque !
Deux mois que je n'ai plus publié ici. C'est pas faute d'y penser, c'est plutôt faute d'avoir le temps. Mais aujourd'hui, j'ai décidé de prendre le temps, parce que vraiment, les occasions comme aujourd'hui sont assez rares pour être soulignées, et franchement, les enfants ont beaucoup aimé leur après-midi.
Donc, qu'avons-nous fait de si important ?
Rien de très sensationnel, si ce n'est qu'un cirque, celui d'Esther Bouglione, s'est installé sur le parking derrière la sécurité sociale de Sélestat, c'est-à-dire à deux rues de chez nous. Vous avouerez qu'il aurait été dommage de rater l'occasion d'y faire un tour, d'autant plus qu'en rentrant à la maison, vendredi soir, Gobolof s'était arrêté devant et avait demandé des informations. Il s'était retrouvé avec deux bons de réduction nous donnant les places à 11 € par personne, au lieu de 20 € par enfant et 25 € par adulte. Une telle aubaine ne se refuse pas, vous serez bien d'accord avec moi.
Alors, qu'avons-nous donc vu à ce spectacle ?
Des tigres. 6 magnifiques tigres du Bengale dont 4 grands tigres blancs. Mais aussi un éléphant (pas immense mais impressionnant tout de même), 2 chameaux, 2 dromadaires, 3 chevaux Apaloosa, 1 magnifique cheval Espagnol. Voilà pour la ménagerie. Au zoo, il y avait aussi, d'après les enfants, un lion et une gazelle, mais nous n'avons pas pu les voir.
Sinon, côté artistes, c'était plutôt classique : des jongleurs (très jeunes, des adolescents, qui se sont plutôt bien débrouillés malgré quelques erreurs de réception), des trapézistes volants impressionnants (le maître de cérémonie nous a annoncé qu'ils avaient reçu un clown d'or l'an dernier), même si l'un d'eux a raté deux fois le triple saut périlleux les yeux bandés (la réception, là aussi, est à revoir), une acrobate utilisant de longs foulards à 8 mètres de hauteur, Spiderman soi-même, qui a passé le plus clair de son temps tête en bas bien sûr, un équilibriste sur rouleaux (vous savez, ceux qu'ils empilent les uns sur les autres et où le but de la manœuvre est d'arriver à grimper dessus sans se casser la figure ?), une jongleuse des pieds et des mains, sur le dos (impressionnante, celle-là aussi !), un numéro de Hoola-hoop (c'est ce que j'ai le moins aimé, mais bon... le numéro avec les cerceaux en feu était impressionnant quand même), un autre jongleur, et... des clowns. Je crois qu'avec les trapézistes, c'est ce que les enfants ont préféré ! Il faut dire qu'ils étaient bons : excellents musiciens, et ils ont terminé le spectacle avec l'ouverture d'un restaurant sur la piste... je vous laisse deviner l'état du restaurant après le repas de la cliente.
Bref, vous l'aurez compris, les enfants se sont beaucoup amusés, et nous aussi. Je ressors de ce spectacle avec deux avis. L'un quelque peu mitigé quant à la qualité des numéros (certains manquaient d'un peu de professionnalisme à mon goût) et l'autre très contente de voir quelque chose de très, très loin des grosses machines comme celles que l'on voit à la télévision, où tout est rodé au millimètre près. Ici, ça sentait l'esprit de famille, le spectacle authentique, avec ses ratés, ses bonnes surprises. Il y avait un véritable orchestre (5 musiciens qui jouaient vraiment, ce que je n'avais pas vu la dernière fois), et ça fait du bien ! Oui, il y avait là un côté très sympathique, saltimbanque, où on se rendait compte que les dompteurs étaient aussi garçons de piste et ouvreurs, où la jongleuse sur le dos était également voltigeuse... au final, peu d'artistes sur la piste, 35 personnes au total, en comptant les artistes, le boulanger, l'instit, le vétérinaire, les commerciaux, la cuisinière, la cantinière, les garçons de piste... ce qui tend à montrer que dans ces petits cirques qui doivent vivre très simplement de leur art, tout le monde fait un peu tout... Une très belle après-midi en tout cas, sous le soleil brûlant de Sélestat !
Donc, qu'avons-nous fait de si important ?
Rien de très sensationnel, si ce n'est qu'un cirque, celui d'Esther Bouglione, s'est installé sur le parking derrière la sécurité sociale de Sélestat, c'est-à-dire à deux rues de chez nous. Vous avouerez qu'il aurait été dommage de rater l'occasion d'y faire un tour, d'autant plus qu'en rentrant à la maison, vendredi soir, Gobolof s'était arrêté devant et avait demandé des informations. Il s'était retrouvé avec deux bons de réduction nous donnant les places à 11 € par personne, au lieu de 20 € par enfant et 25 € par adulte. Une telle aubaine ne se refuse pas, vous serez bien d'accord avec moi.
Alors, qu'avons-nous donc vu à ce spectacle ?
Des tigres. 6 magnifiques tigres du Bengale dont 4 grands tigres blancs. Mais aussi un éléphant (pas immense mais impressionnant tout de même), 2 chameaux, 2 dromadaires, 3 chevaux Apaloosa, 1 magnifique cheval Espagnol. Voilà pour la ménagerie. Au zoo, il y avait aussi, d'après les enfants, un lion et une gazelle, mais nous n'avons pas pu les voir.
Sinon, côté artistes, c'était plutôt classique : des jongleurs (très jeunes, des adolescents, qui se sont plutôt bien débrouillés malgré quelques erreurs de réception), des trapézistes volants impressionnants (le maître de cérémonie nous a annoncé qu'ils avaient reçu un clown d'or l'an dernier), même si l'un d'eux a raté deux fois le triple saut périlleux les yeux bandés (la réception, là aussi, est à revoir), une acrobate utilisant de longs foulards à 8 mètres de hauteur, Spiderman soi-même, qui a passé le plus clair de son temps tête en bas bien sûr, un équilibriste sur rouleaux (vous savez, ceux qu'ils empilent les uns sur les autres et où le but de la manœuvre est d'arriver à grimper dessus sans se casser la figure ?), une jongleuse des pieds et des mains, sur le dos (impressionnante, celle-là aussi !), un numéro de Hoola-hoop (c'est ce que j'ai le moins aimé, mais bon... le numéro avec les cerceaux en feu était impressionnant quand même), un autre jongleur, et... des clowns. Je crois qu'avec les trapézistes, c'est ce que les enfants ont préféré ! Il faut dire qu'ils étaient bons : excellents musiciens, et ils ont terminé le spectacle avec l'ouverture d'un restaurant sur la piste... je vous laisse deviner l'état du restaurant après le repas de la cliente.
Bref, vous l'aurez compris, les enfants se sont beaucoup amusés, et nous aussi. Je ressors de ce spectacle avec deux avis. L'un quelque peu mitigé quant à la qualité des numéros (certains manquaient d'un peu de professionnalisme à mon goût) et l'autre très contente de voir quelque chose de très, très loin des grosses machines comme celles que l'on voit à la télévision, où tout est rodé au millimètre près. Ici, ça sentait l'esprit de famille, le spectacle authentique, avec ses ratés, ses bonnes surprises. Il y avait un véritable orchestre (5 musiciens qui jouaient vraiment, ce que je n'avais pas vu la dernière fois), et ça fait du bien ! Oui, il y avait là un côté très sympathique, saltimbanque, où on se rendait compte que les dompteurs étaient aussi garçons de piste et ouvreurs, où la jongleuse sur le dos était également voltigeuse... au final, peu d'artistes sur la piste, 35 personnes au total, en comptant les artistes, le boulanger, l'instit, le vétérinaire, les commerciaux, la cuisinière, la cantinière, les garçons de piste... ce qui tend à montrer que dans ces petits cirques qui doivent vivre très simplement de leur art, tout le monde fait un peu tout... Une très belle après-midi en tout cas, sous le soleil brûlant de Sélestat !
lundi 26 mars 2012
Que se passe-t-il donc au Gobolistan ???
Eh oui, vaste question. Je viens de voir que mon dernier billet ici date d'il y a plus d'un mois (presque un mois et demi !!!) et du coup, je me dis que je suis plutôt en retard pour vous donner de nos nouvelles.
Alors pour ce qui est des enfants : ils sont heureux !!! Si. Et ça fait du bien de les voir comme ça.
Petit exemple :
Hier soir, dimanche, Noémi a dit quelque chose à Nathanaël, quelque chose qu'ils ont trouvé tellement drôle qu'ils en riaient encore une heure après. J'ai voulu savoir ce que c'était, mais Nathanaël a été incapable de me le dire, parce qu'il n'arrivait jamais au bout de la phrase tellement ça le faisait rire. Du coup, j'ai fini par rire juste parce qu'il a un rire communicatif. Et c'est merveilleux de voir cet enfant si discret, si observateur, mais si peu démonstratif, se livrer à de tels débordements de joie !
Noémi aussi va bien, très bien, même. Côté maths et dyscalculie, ça avance, même si ça reste lent, mais surtout, surtout, elle est mieux dans sa peau en ce moment, et a cessé de me dire qu'elle se trouvait moche, nulle, et bonne à rien. Sans doute peut-on y voir une conséquence de mes propres transformations depuis la fin du mois de février, et j'en suis vraiment heureuse rétrospectivement : tout ce que je fais, tout ce que j'essaie de mettre en place, tous ces efforts pour régler mes problèmes, ce n'est pas en premier lieu pour moi (même si c'est important de se sentir bien dans sa peau, et d'être heureuse), mais pour les enfants, et en particulier pour Noémi que je les fais. Parce que se regarder dans la glace, honnêtement, et reconnaître qu'on s'est planté, qu'on se plante encore et qu'on a tout faux et donc des tas de choses à changer, ce n'est pas facile à faire, loin de là. Ça suppose en particulier d'avoir le courage de se dire qu'on a eu tort, et de demander pardon pour le mal qu'on a pu faire. Et quand il s'agit de ses propres enfants, c'est d'autant plus difficile, parce que cela suppose que l'on peut être faillible, alors que les enfants attendent tout de leurs parents, et en particulier qu'ils leur montrent le bon chemin. Mais savoir reconnaître ses erreurs, c'est aussi se donner la chance un jour de pouvoir changer et d'essayer de ne plus les répéter. Je ne suis pas naïve au point de penser que tout est réglé après : des erreurs, j'en ferai d'autres, et ce qui a été fait ne peut être défait. Néanmoins on peut profiter de ce moment pour remettre les choses à plat et avancer. Et c'est là que l'espérance chrétienne m'aide beaucoup : seule, j'en suis incapable. Mais j'ai cette chance, cette grâce immense de me savoir accompagnée. Le Christ m'aide, tranquillement, et me donne ce dont j'ai besoin pour avancer au rythme qu'il faut. Comme je suis plutôt lente d'esprit (il me faut beaucoup de temps pour comprendre !), ça ne va pas très vite. Mais l'avantage de cette lenteur, c'est qu'une fois que la leçon est comprise, il n'y a pas à y revenir, ou très peu. Alors je sais bien que Noémi a souffert d'un certain nombre de mes erreurs et que je n'aurai pas assez de toute ma vie pour les rattraper. Mais ce qui me met en joie, c'est de voir qu'elle grandit, qu'elle s'épanouit malgré cela, dans la confiance retrouvée en moi, et surtout, surtout, en elle. Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir, mais je crois que maintenant, elle va tout simplement dans la bonne direction.
Et Rébecca ??? Rébecca est un rayon de soleil, même en plein hiver.
Hier soir, toujours, nous avons vécu un beau moment quand je l'ai mise au lit.
Nathanaël et Noémi avaient passé la journée à la communauté de la Famille missionnaire de Notre-Dame, à environ 50 m de chez nous, où ils ont parlé de la Semaine Sainte qui va commencer dimanche prochain, de la mort et de la résurrection du Christ. Alors bien sûr, quand ils sont rentrés, il y avait plein de questions : "Et Jésus, il a eu mal quand on l'a cloué sur la croix ?" "Mais pourquoi ils l'ont tué ? Pourquoi ils ne l'ont pas simplement mis en prison ???" etc...
Et Rébecca, elle, n'a pas participé à la journée, qui s'adressait aux enfants à partir du CE1 (elle n'a que 5 ans et est qu'en grande section de maternelle). Alors elle a écouté ce que son frère et sa sœur ont dit en rentrant. Et au moment de se coucher, elle m'a demandé : "Mais maman, Jésus, il a eu très mal ?" J'ai répondu que oui, sans doute a-t-il eu très mal, parce qu'on lui a quand même planté des clous dans les mains et qu'on l'a laissé là, suspendu à la croix pendant plusieurs heures. Elle était au bord des larmes quand elle m'a dit : "Alors maman, il faut prier pour lui !"
Alors je me suis assise près d'elle, et je lui ai dit qu'on pouvait prier pour Jésus, et le remercier pour tout ce qu'il a déjà fait pour nous. Parce que s'il est mort, c'est pour nous sauver de la mort, pour le pardon de nos péchés (j'utilise le mot "bêtises" avec Rébecca, sinon, elle croit que je lui parle du pêcher du jardin ! :) ). Alors nous avons prié toutes les deux, et à la fin de la prière, les larmes avaient disparu, et le sourire, ce sourire lumineux qu'elle a depuis qu'elle est venue au monde, est revenu, comme un soleil. C'était un petit peu comme à Pâques, où la tristesse et la souffrance de la mort font place à la joie de la Résurrection.
Jean-Luc et moi, nous sommes très heureux et très reconnaissants, parce que Dieu nous a confié des enfants merveilleux, de vrais trésors que nous avons pour tâche d'accompagner, d'élever, d'éduquer pour en faire des adultes responsables, debout. C'est une belle et grande charge qui nous est confiée. Je me sens un peu comme un passeur, chargée de conduire mes enfants sur le chemin de la foi. Ils l'ont d'ailleurs très bien compris et n'hésitent pas à poser d'innombrables questions...
Hier en fin d'après-midi, Noémi m'a dit qu'avec Benjamin (un de ses amis du même âge qu'elle, qu'elle aime beaucoup), ils avaient décidé de ne pas se marier (en septembre, ils nous avaient dit qu'ils se marieraient, mais à 9 ans, on a encore le droit de changer d'avis). Quand je lui ai demandé pourquoi, et si Benjamin ne l'aimait plus, elle m'a dit : "Non, il m'aime toujours, mais il veut être moine. Alors ça tombe bien, parce que si je suis religieuse, on sera tout le temps ensemble et on ira tous les deux faire les courses." Question représentation de la vie religieuse, il y a donc encore du boulot, mais cette représentation s'explique en grande partie par leur vécu : le couvent qui se trouve au bout de la rue abrite une congrégation religieuse mixte, véritable OVNI dans le paysage religieux catholique, puisque cette congrégation est la seule dans son genre, dans toute l’Église Catholique. Elle porte d'ailleurs le nom de "Famille", car les frères et les sœurs qui y vivent ont un fonctionnement qui s'approche beaucoup de celui d'une famille classique (un père, une mère et des enfants). L'image que Noémi et Benjamin ont de la vie religieuse est donc en grande partie calquée sur ce qu'ils ont sous les yeux, et pour eux, la mixité dans la vie religieuse fait sans doute partie de la normalité. Ils ont encore un grand nombre d'années pour découvrir que la réalité monastique est autre...
Voilà ce qui nous occupe depuis plusieurs semaines, entre autres. Parce que je ne vous ai pas encore parlé du Friehjohr, des salons de Jean-Luc, du vélo, de mes déplacements professionnels, du colloque national que nous organisons à Mulhouse, de nos peut-être futures vacances en Italie, de la première communion de Noémi, des anniversaires auxquels Rébecca a été invitée... Notre premier trimestre 2012 est fort, fort occupé !!! Et cela explique le peu de temps pour mettre ce blog à jour : priorité à l'actualité, comme disent les journalistes, et l'actualité à la maison consiste souvent à éteindre le feu qui s'est déclaré entre l'un et l'autre des enfants, ou bien à parer au plus pressé question organisation, et donc à mettre en veille l'écriture, les blogs et jusqu'à la lecture parfois...
mercredi 15 février 2012
Hiver gobolistanais
Nous commençons à revivre. Oui, ce n'est pas exagéré que de le dire. Il y a comme un air de dégel, de fin d'hibernation, ici, et ce n'est pas pour déplaire aux Gobolistanais que nous sommes.
Donc, le froid, le gel, qui poussent sérieusement à l'hibernation. Pendant environ deux semaines, nous avons eu quelques surprises au deuxième étage de notre jolie petite république autonome. Le gel des canalisations s'est gentiment invité un dimanche matin, et nous avons eu la surprise de voir les robinets s'assécher puis se tarir, comme aux plus importantes périodes de sécheresse dans Manon des Sources après que Manon a bouché la source des collines et mis ainsi un terme à la culture d’œillets d'Ugolin. Sauf que chez nous, le tarissement de la source ne doit rien à un acte de malveillance, sauf à croire que le Malin se cache dans la météo. Dans un premier temps, c'est la baignoire et les vasques qui ont été touchés. Et une semaine plus tard, nous avons eu l'immense bonheur de nous rendre compte qu'à leur tour, les WC et la douche étaient aussi contaminés par ce mal galopant le long des canalisations, mal contre lequel, malheureusement, nous ne pouvions rien faire.
C'était sans compter Gobolof, l'homme de la situation, de toutes les situations d'ailleurs. Ici, il a simplement pris un marteau (et un tournevis), et est allé explorer les conduites d'eau derrière le carrelage de la salle de bains. Autant vous dire tout de suite que la salle de bains est pleine de trous, maintenant, et ce qui devait être un chantier dans 4 ou 5 ans sera vraisemblablement avancé d'au moins 3 ou 4, voire sera terminé avant les prochains frimas. Parce que bon, neuves ou pas, les canalisations ont gelé pour la 3e fois en quatre ans, alors faut pas non plus pousser mémé dans les orties, comme on dit, et il est temps de prendre le taureau par les cornes et de tout faire pour qu'il ne nous arrive pas la même mésaventure qu'à bon nombre d'Alsaciens qui ont vu leur Saint Valentin gâchée par la rupture des canalisations dans leurs propres maisons et ont donc remplacé le dîner aux chandelles par une soirée balai-serpillères. Ceci dit, ça peut avoir son charme, mais quand on a réservé au restaurant, c'est quand même moyen comme plan B.
Bref, une semaine après le gel de la douche, la température extérieure ayant décidé de remonter un peu au-dessus de -10°C, et Jean-Luc ayant isolé toutes les canalisations atteignables de la salle de bains, nous avons vu l'eau revenir dans les toilettes et quelques jours après, c'est l'eau chaude qui a fait sa réapparition au deuxième étage.
Alors, me direz-vous, comment survit-on au Gobolistan sans eau chaude dans la salle de bains ?
Question ô combien pertinente et essentielle !
Eh bien, coup de bol, nous avons trois points d'eau à la maison : au 2e, dans la salle de bains, donc, au rez-de-chaussée, dans la cuisine, et au sous-sol, dans la buanderie. Pendant quelques jours, j'ai donc pris mon courage à deux mains, et ma serviette et mon savon avec par la même occasion, et j'ai repris les méthodes antiques, celles qui avaient cours avant que l'on installe des douches dans tous les logements ou presque, parce que c'est quand même plus pratique. Lavage au lavabo, donc, mais bon, c'est pas ce qu'il y a de mieux quand même. Surtout pour les cheveux. Au bout de quelques jours, je devais aller travailler, et je ne pouvais pas le faire avec des cheveux dans cet état-là (je vous laisse vous faire une idée de l'état en question, l'imaginaire au travail, je suis pour à 100%), et j'ai donc opté pour la même technique celle utilisée l'an passé lorsque la chaudière nous avait lâchés : bouilloire et tupperware. Mais voilà, quand la chaudière nous avait lâchés, nous étions au mois de juillet. Et il y avait de l'eau dans les canalisations. Là, c'était plus compliqué.
Mode d'emploi :
Mettre de l'eau dans la bouilloire (heureusement, l'eau froide était revenue dans la douche, sinon il aurait fallu monter de l'eau dans une grande bassine depuis la cuisine, deux étages au-dessous), la faire bouillir.
Pendant ce temps, remplir un grand tupperware avec de l'eau froide, en faisant attention de ne pas trop le remplir quand même, histoire d'avoir de la place pour l'eau chaude (vous remarquez la pertinence de la logique : ça ne servirait à rien de chauffer l'eau si on ne pouvait pas l'utiliser, hein !). Compléter avec l'eau chaude (pas trop pour ne pas se brûler mais suffisamment quand même pour ne pas avoir froid), et se verser l'eau tiède sur soi pour se laver.
Ça paraît très simple, dit comme ça, mais ajoutez deux difficultés :
- je suis myope. Tout ce qui relève du visuel est donc très approximatif quand je suis sous la douche, que la douche soit en bon état de fonctionnement ou non ne change rien au problème visuel.
- la bouilloire ne peut contenir qu'un litre. Et un litre, quand il s'agit de se rincer, ça va vite, même mélangé à l'eau froide (presque gelée) de la douche. Surtout quand on veut aussi se laver les cheveux.
Donc pour la première douche, j'étais seule, un mercredi après-midi, et ça a été assez épique. J'ai dû procéder en deux étapes, après avoir manqué geler sur place lors du rinçage, faute d'eau chaude suffisante pour terminer.
Malgré le chauffage dans la salle de bains, il faisait là-haut un froid de canard, et j'ai préféré me laver les cheveux après la douche plutôt que pendant. Et j'ai bien fait. Là encore, le rinçage a été particulièrement éprouvant.
Pour la douche suivante, j'ai mis Gobolof à contribution, avec pour mission de procéder au chauffage de l'eau en cours d'opération, pour éviter les désagréments du mercredi précédent. Et ça a très bien fonctionné : j'ai pu avoir une (presque bonne) douche.
Et vous savez quoi ? Le lendemain, l'eau chaude est revenue.
Je suis maudite.
Donc, je réitère : je suis "eau-chaude-addict", comme d'autres sont accros aux écrans, à la coke ou à la cigarette. Alors, pour être privé d'eau chaude, quelle est la meilleure période, à votre avis ? Été ou hiver ? Franchement, des deux, je préfère de loin la version estivale. C'est plus fun, si vous voulez mon avis, et un peu plus pratique aussi. Mais ce n'est que mon avis...
Au fait, nous avons de la chance : les canalisations ont tenu. Yaisse.