vendredi 23 janvier 2009

Retour au 21e siècle II


Vendredi 23 janvier de l'an de grâce 2009.

 

Finalement, les choses ont été encore un peu plus compliquées que prévu.

Le modem est bien arrivé, le 17 janvier (samedi). J’ai donc tenté de le brancher : j’ai ouvert la boîte et lu toutes les instructions (pour une fois, j’ai suivi la marche à suivre, en me disant que je n’avais pas intérêt à louper l’installation… sinon, ce serait encore plus compliqué !

Seulement, pour pouvoir installer la Livebox, il fallait… les identifiants, qui devaient arriver par courrier dès que la ligne serait activée : Or, rien, pas de courrier de France Télécom à l’horizon…

J’ai donc rongé mon frein… et de toute façon, en l’absence de Jean-Luc, parti faire une foire à Vannes depuis le 14, j’avais bien d’autres chats à fouetter que de me prendre la tête avec Internet. Et j’avais gardé la clé de secours de SFR histoire d’avoir quand même la possibilité de lire mes mails, au cas où.

Lundi 19, retour de Jean-Luc, et constatation : rien de nouveau sur le front Internet. Mais le téléphone fonctionne toujours, ce qui, en soi, est déjà formidable. (oui, je deviens admirative devant la technologie moderne qui fonctionne !)

Mardi 20 : retour de Mulhouse. Boîte aux lettres : Miracle ! Un courrier de France Télécom m’informant que ma ligne est active (ce que je sais déjà par le SMS reçu quelques jours plus tôt) et me donnant mes identifiants pour la connexion internet. Mais c’est qu’ils font vite ! Ils avaient annoncé 15 jours de délai, et on est à J+6 seulement depuis la demande officielle !

Cours de Tai Chi du mardi soir oblige, je patiente jusqu’à mercredi matin (le 21 donc) pour brancher le modem et tenter de me reconnecter au monde moderne et au réseau.

Opération réussie à 9h35 exactement, et j’ai passé le reste de la matinée à lire les mails reçus… depuis le 27 décembre ! Parce que j’avais bien eu accès à ma messagerie, surtout depuis la reprise du travail, mais n’avais pu traiter, logique, que les urgences !

 

Les copains, amis lecteurs, vous m’excuserez donc de ce long silence, et de n’avoir pas répondu à vos messages et vos vœux par Internet : je m’y mets bientôt, c’est-à-dire dès que j’aurai fait les courses, et la lessive, et rangé la table du petit déjeuner, et préparé le repas… en gros, peut-être cet après-midi... !Clin d'oeil

Retour au 21e siècle !


Les lecteurs (ceux qui ont continué à garder espoir, et qui ont cru que nous étions toujours parmi les vivants, mais dans l'incapacité temporaire de communiquer) (en gros, un peu comme dans un univers parallèle) ont pu suivre le début de nos aventures avec le téléphone et SFR. Nous en étions restés aux retrouvailles tardives avec mon portefeuille (j’avais fait opposition sur la carte bancaire, il a donc fallu attendre son renouvellement pour récupérer un moyen de paiement).

 

Ce que nos lecteurs ne savent pas, c’est que les soucis ne s’arrêtaient pas au téléphone.

En effet, depuis déjà quelques temps, depuis la fin de l’été, en vérité, notre bonne vieille voiture avait quelques soucis au démarrage. Elle réussissait quand même, moyennant un peu (beaucoup, parfois !) de patience et d’acharnement, à démarrer cahin-caha. Néanmoins, il devenait de plus en plus évident qu’il faudrait faire quelque chose, un jour ou l’autre.

Seulement voilà, faire réparer une voiture, ça coûte souvent assez cher. Le souci a donc été de pouvoir attendre des jours « meilleurs » pour pouvoir emmener la voiture chez Renault, c’est-à-dire qu’il fallait un moment où nous n’en avions pas besoin, en gros, et d’autre part, il fallait prévoir un budget pour cette dépense supplémentaire.

Les finances du Gobolistan n’étant pas extensibles, il a été décidé par Gobolof, maître es-voiture, d’attendre le mois de janvier pour effectuer cette réparation.

Comme le souci se posait au démarrage, et que la voiture démarrait au départ sans problème quand on branchait sur la batterie celle d’une autre voiture déjà en marche, nous avons d’abord résolu ce « petit » problème en la faisant démarrer avec le Kangoo de l’entreprise, puis avec la Focus de mes parents, pendant leur séjour chez nous à la fin de l’année. L’essai avec le Trafic n’a pas été concluant, dans la mesure où il est plus récent que le Kangoo, et que la batterie y est inaccessible, sauf à tout démonter, ce qui fait qu’après, le moteur ne peut pas démarrer de toute façon.

Toujours est-il que finalement, Gobolof a eu la sage idée d’acheter une batterie, après avoir remarqué que le niveau d’eau de celle de l’Espace était à zéro (je n’y connais rien, mais il paraît qu’il doit y avoir de l’eau dans une batterie pour qu’elle fonctionne…). Dans les premiers jours de janvier, donc, Jean-Luc s’est mis en quête d’une batterie, qu’il a lui-mêmet installée, et la voiture a gentiment démarré… du moins dans l’immédiat.

Seulement voilà, le lendemain matin, c’était comme si la batterie n’avait pas été installée du tout, ou plutôt comme s’il n’y avait carrément pas de batterie branchée sur le moteur. Bref, il devenait urgent de confier la voiture aux vétérinaires spécialisés dans ces bêtes-là : les lutins étaient vraiment dans le coma, cette fois-ci.

Le 9 janvier, nous avions donc un rendez-vous chez Renault pour faire réparer la voiture. Entre-temps, nous avons heureusement pu nous servir de la voiture d’amis qui nous l’ont laissée en pension pendant leur voyage à l’autre bout du monde. Comme cette voiture n’avait pas roulé depuis un mois, l’utilisation que j’en ai faite sur deux jours a permis au moins de la faire circuler un peu. Le 7 janvier, à ma grande surprise, Jean-Luc m’a donc annoncé d’une part que nous avions rendez-vous chez le Renault le vendredi suivant, et d’autre part que le mieux était d’aller déposer la voiture le jour même, soit le mercredi, parce que sinon, entre mes horaires de travail et les siens (je rappelle à nos aimables lecteurs que nous étions sans téléphone, et que donc, pour appeler les clients, Jean-Luc devait rester jusque vers 20h30 à Bergheim, et à cette heure-là, le parking Renault est fermé…), nous ne pourrions pas déposer la voiture pour le jour du rendez-vous.

Le jeudi 8, alors que j’étais en plein travail à Mulhouse, Jean-Luc m’a appelée pour me dire qu’il pouvait venir me chercher à la gare. Sur le coup, j’ai cru qu’il était dans un bon jour, et qu’il avait décidé de me faire une belle surprise… ou qu’il avait eu pitié de moi à cause du froid. Ben pas du tout. En fait, la voiture était déjà réparée (le fait de l’avoir déposée le mercredi avait « boosté » les mécanos de Renault qui, sans doute faute de travail en ces temps de crise, l’avaient réparée 24 heures plus tôt), et Jean-Luc avait pu la récupérer en fin d’après-midi, mais pour s’y rendre, il y était allé avec le Trafic, qu’il avait laissé sur le parking d’en face, et il était allé chercher les enfants à l’école avec l’Espace, mais il fallait récupérer le Trafic dont il aurait besoin le lendemain… Bref, en fait, il voulait simplement venir me chercher pour que je puisse le déposer en face de Renault pour qu’il puisse récupérer le Trafic… Ce que c’est que d’avoir plusieurs véhicules : on devient feignant, et on oublie qu’il existe des transports en commun…

 

Donc, première bonne nouvelle de la semaine : la voiture était réparée ! Miracle ! Les bougies étaient foutues, et c’est pour cela qu’elle ne démarrait pas !

 

Boostée par le succès de la veille, le vendredi 9, j’ai profité de ma première journée « zen » à la maison pour appeler France Télécom, et leur demander la réactivation de notre ligne téléphonique chez eux le plus rapidement possible. Après une longue conversation avec la conseillère, il est ressorti de l’échange que la ligne serait rétablie dès le lendemain midi ! Je n’osais pas croire au miracle…

 

J’ai bien fait.

Le samedi midi : rien.

Samedi soir : rien.

Dimanche matin : rien.

Ni Dimanche soir.

Lundi 12, je devais aller travailler à Mulhouse en prévision du départ de Jean-Luc pour Vannes le 14. Impossible donc de m’occuper de rappeler France Télécom pour leur faire activer les choses. Jean-Luc a donc été mandaté pour le faire.

Ce premier coup de fil a permis à Jean-Luc de prendre la mesure du temps qu’on peut perdre pour rien au téléphone, et m’a décidée à acquérir un téléphone portable. Seulement, pour acheter un téléphone, il faut avoir le temps d’aller dans une agence (France Télécom, parce qu’il était hors de question pour moi d’aller chez SFR que nous tentions de quitter par ailleurs. Logique, non ?). Or, ce lundi, j’étais tellement fatiguée, que je n’ai pas vu l’heure passer, et je me suis « réveillée » à 18h10… alors que mon train partait à 18h11. Impossible donc de prendre le train prévu, il me fallait prendre le suivant. Comme le travail ne manque pas actuellement, j’en ai profité pour avancer un peu encore, en me disant que du coup, j’aurais du temps le lendemain…

 

Le lendemain, mardi 13, donc, j’ai quitté le travail plus tôt que d’habitude, pour deux raisons : la première, c’est que j’avais fait une heure de plus la veille, et que la politique de l’ISSM, c’est que chacun gère son temps,e t qu’en tout état de cause, les heures en plus ne sont pas payées, mais rattrapées. Du coup, c’est à moi de noter mes heures supplémentaires, et de m’organiser dans mon travail pour « récupérer » les heures en trop dans mon emploi du temps. En plus, l’agence France télécom de Sélestat fermait à 18 heures 30, il me fallait donc impérativement prendre le train de 17h11 pour être à 17h45 à Sélestat et avoir encore le temps d’aller à l’agence pour y acheter un téléphone portable.

D’autre part, Jean-Luc avait rappelé France Télécom dans la journée, et la réponse à la question du « Pourquoi ça traîne ? » a été stupéfiante.

L’échange a été quelque peu surréaliste : Il est ressorti de la conversation qu’SFR faisait obstruction en refusant de laisser France Télécom reprendre le contrôle de notre ligne de téléphone !

Le technicien a précisé à mon cher et tendre qu’il se retrouvait dans l’obligation d’envoyer un mail à SFR pour les sommer de rendre la ligne, que le mail partirait immédiatement après le coup de fil de Jean-Luc, et qu’il faudrait attendre ensuite que la situation soit débloquée.

Le même jour, Jean-Luc a reçu un appel de SFR sur son portable, le premier depuis le début de notre « incident » de ligne : ils ne comprenaient pas pourquoi nous avions demandé la résiliation de la ligne chez eux ! Jean-Luc les a « félicités » d’avoir enfin réussi à nous appeler, alors que ça faisait 10 jours que soi-disant, ils nous envoyaient des SMS pour nous prévenir de l’état d’avancement des travaux, et leur a ensuite dit qu’ils se fichaient de nous depuis le début, et que nous les avions prévenus dès le 2 janvier que si la ligne n’était pas rétablie dans les délais les plus brefs, nous retournerions chez France Télécom… Il a ensuite coupé court aux explications vaseuses du commercial, et s’est fait un plaisir de lui raccrocher au nez…

Moyennant quoi, le mardi soir, la ligne n’étant toujours pas rétablie, je suis partie chez France Télécom à Sélestat pour y acheter un téléphone portable digne de ce nom, doté d’une Mobicarte pour pouvoir être jointe et pouvoir appeler à partir du lendemain : Jean-Luc partait en livraisons le lendemain matin à 7h30 : c’est la deuxième raison pour laquelle je devais donc partir plus tôt de mon travail, et avoir un téléphone en attendant le « vrai » !

Ce même mardi 13 janvier, au courrier, j’ai eu la bonne surprise de trouver une lettre de la banque m’informant que ma nouvelle carte bancaire était à ma disposition au guichet ! J’en avais presque oublié que je n’avais plus de moyen de paiement !

 

Le mercredi matin, donc, je me suis retrouvée avec les trois enfants seule à la maison. J’ai commencé par aller à la banque chercher ma nouvelle carte, puis au Phone House pour y acheter une recharge pour mon portable (5€ offerts avec le téléphone, ça ne fait quand même pas beaucoup de temps de communication…), et j’ai eu l’impression très agréable que je commençais à revenir petit à petit à la civilisation. Le seul grand souci cette journée-là a été le verglas : bilan des chutes : Rébecca a ouvert le bal en sortant précipitamment de la maison : 1 chute. Nathanaël a été très prudent pendant toute la matinée, et a réussi à ne tomber qu’à notre retour à la voiture. Noémie a battu tout le monde, en tombant 7 fois au cours de la matinée… Ca l’a d’ailleurs bien fait rigoler, jusqu’à ce qu’elle se cogne la tête sur le macadam, juste devant la voiture. Là, elle a compris pourquoi cela faisait une heure que je lui disais de faire attention…

 

Nous sommes rentrés en vie et entiers à la maison, et puis, vers midi, le téléphone a sonné. Pas le portable, non ! Le fixe ! Si !

J’ai été tellement surprise, que j’ai d’abord mis quelques secondes à retrouver le téléphone fixe : j’étais à la limite de l’hallucination… C’était la baby-sitter qui appelait pour vérifier qu’il n’y avait pas de changement par rapport à ma demande qui datait du mois de novembre ! Elle voulait juste me dire que sa sœur viendrait au lieu d’elle-même, le jeudi 15 (hier, donc), et le vendredi 16 (ce soir).

Elle a du me prendre pour une cinglée : je l’ai remerciée mille fois d’avoir appelée, je lui ai dit que c’était merveilleux, fantastique… Bref, je suis définitivement « grillée » auprès d’elle et de ses sœurs, mais la présence de sa cadette hier et ce soir m’a quand même un peu rassurée : elle n’a pas l’air d’avoir peur de moi et de mes excentricités...

Bref, du coup, j’ai passé l’après-midi du mercredi « pendue » au téléphone : Jean-Luc, d’abord, puis ma mère, ma petite sœur (qui attend un bébé pour la fin de cette semaine), et ensuite France Télécom.

Parce qu’il faut vous dire que le plan pour retrouver l’usage plein et entier de notre ligne est plutôt compliqué.

 

Phase 1 : récupérer la ligne chez SFR. Effective le 14 janvier, donc.

 

Phase 2 : envoyer le mandat pour résilier le dégroupage total chez SFR pour pouvoir obtenir Internet chez France Télécom. Le mandat était attendu pour le lundi, il n’est arrivé que le mardi. Je l’ai donc signé, et Vincent, le petit frère de Jean-Luc, est passé le prendre le mercredi matin, pour l’envoyer par fax depuis l’entreprise, ce qui a l’avantage d’accélérer un peu les choses, dans la mesure où on s’affranchit par là des délais postaux, qui auraient rallongé le délai jusqu’au lundi 19 environ.

Le mercredi 13, donc, dès que la ligne a été rétablie, j’ai appelé France Télécom pour savoir quelle suite on devait donner aux événements.

 

Phase 3 : la demande de dégroupage totale arrivée, il faut demander une « formule » Internet et téléphonie illimitée (l’équivalent du dégroupage partiel chez les autres opérateurs), de manière à avoir deux lignes de téléphone : une en 03.88…, avec l’abonnement téléphonique, et une en 09… pour Internet et le téléphone illimité vers les fixes en France et à l’Etranger. Alors pourquoi garder l’abonnement ? Tout simplement parce que sinon, le téléphone est recoupé lors de l’installation de l’ADSL et de la téléphonie illimitée… Cette deuxième ligne permet de garder le téléphone en fonction pendant que la ligne 03 est regroupée avec la ligne 09. Dans les faits, il faut donc, pour éviter toute nouvelle coupure, avoir une ligne de secours en état de marche, le temps que la ligne ADSL en dégroupage total, sans abonnement donc, soit activée totalement. Le délai est officiellement de 15 jours pour obtenir la « formule », puis de 15 jours pour le dégroupage total.

 

Seulement voilà : hier, jeudi 15, je reçois un SMS de France Télécom, sur mon nouveau téléphone portable, m’informant que ma demande avait été prise en compte pour l’activation d’Internet, et qu’un second SMS me préviendrait de l’activation de la ligne. Le modem, par ailleurs, est parti mercredi 14, et devrait arriver à destination incessamment sous peu, je n’aurai donc qu’à le brancher à réception de ce fameux deuxième SMS.

Et aujourd’hui, vendredi 16, je reçois un SMS, toujours de France Télécom, m’informant que ma ligne Internet est… active !

Seulement, pour une fois, ils sont allés (trop ?) vite : le modem n’est pas encore arrivé…

Dès que j’aurai reçu le modem (demain ? Lundi ?), il me restera à le brancher, puis à attendre que le téléphone de la deuxième ligne fonctionne.

 

Phase 4 : quand cette ligne fonctionnera, il me faudra rappeler France Télécom, pour demander le regroupement des deux lignes, la ligne « 03 » devant être coupée à partir de l’activation du service, pour permettre le regroupement en question. Délais : 15 jours environ.

 

Donc, il me reste pour l’instant à attendre le modem pour être connectée à Internet et pouvoir reposter ici plus régulièrement. Le reste est une question de temps, sachant que le temps, justement, et surtout la perception qu’on en a, est décidément très subjective… Les trois semaines qui viennent de passer sont parmi les plus longues que j’aie vues !

 

mercredi 14 janvier 2009

Voyage à Bruges : Jour 2 !


Deuxième épisode de notre épopée dans la Venise du Nord ! (vous verrez, elle n'a pas "volé" son nom !)

 

Parties le vendredi 11 juillet, à 7h41, nous étions bien arrivées à bon port, le soir, c’est-à-dire à Bruges. Les protagonistes étant tous là (Hall, Le Grand Migrateur, Pearl of Light, Val, Gobol et Gobolovna), les réjouissances pouvaient commencer.

 

Le samedi 12 était tout indiqué pour une visite de la ville.

Il a d’abord fallu récupérer de la veille : dîner encore plus tardif que dans mes souvenirs (merci Emilie !), puis infusion avant de dormir, tergiversations pour se re-décider et être bien sûrs que le choix des lits ne serait pas remis en cause, visionnage des photos et délires pris dans le train pour les deux demoiselles, nouveaux délires et nouvelles photos (en groupe, cette fois…), etc., la soirée a donc été bien occupée.

Le samedi, donc, nous avons commencé par réparer les dégâts de la veille devant un solide petit déjeuner. Et nous n’avons pas été déçus : buffet à volonté, jus de fruit, thé, café, lait chaud, chocolat, céréales, pains et viennoiseries variés, vermicelles au chocolat à mettre au choix dans le lait chaud ou sur le pain (3e option : dans la valise !), confiture, beurre, fruits… pas de quoi mourir de faim.

 


 

C’est donc les estomacs bien calés que nous sommes partis à l’assaut de la ville. Le tout à pieds, bien entendu, c’est plus long, mais on a plus le temps de prendre des photos, de délirer, de voir ce qui nous entoure. Dont acte.

 


 

Après avoir circulé un bon moment, nous être arrêtés dans une librairie de la Grande Place (où nous avons d’ailleurs vu le seul volume de Yoko Tsuno : celui qui se passe à Bruges, forcément), pris des tas de photos du Beffroi, voulu monter au Beffroi, et renoncé devant la foule, fait un arrêt pipi dans la cour du Beffroi, nous voici repartis, de bon pied et de bonne humeur, vers le musée du chocolat, premier arrêt programmé. Passage devant le Musée de la Frite, repéré la veille au restaurant (je ne sais plus si c’était avant ou après le musée du chocolat, mais peu importe), nous sommes donc entrés au musée du chocolat. Photos, délires, apprentissage, et démonstration. La partie la plus ludique, forcément, avec dégustation à l’appui !

 


 

Après le musée, il était temps de trouver un endroit pour casser la croûte. Direction la place Van Eyck, où nous avons pu trouver quelques restaurants sympathiques (deux, pour être exacte). Un seul suffisant, nous voici installés, prêts à goûter les fameuses frites belges.

 


 

Evidemment, la petite bande étant incapable de faire les choses sérieusement, nous avons bien profité de ce moment de pause pour délirer, comme il se doit, en particulier à cause de ce qui nous tombait dessus au cours du repas, à savoir les fruits de l’arbre en-dessous duquel nous étions installés. Coup de bol, ce n’est tombé ni dans les assiettes, ni dans les verres, et c’était trop petit pour assommer quelqu’un.

Question : L’un des protagonistes lecteurs de ce blog se souvient-il de quoi il s’agissait ?

 

Bref, la visite a continué en direction de l’ancienne Hanse, vers le nord de la ville, le long des canaux. Pour avoir visité Venise il y a quelques années avec Gobolof, j’ai eu l’impression de retrouver certaines choses… sauf que Venise est nettement plus touristique, nettement moins « vivante », dans le sens où on a plus l’impression d’être dans un écrin que dans une ville… Toujours est-il que nous sommes arrivés au but que nous nous étions fixé : la roue que l’on voit dans la bande dessinée, et dont un exemplaire se trouve au nord de la ville.

 


 

Le retour s’est fait de nouveau à pieds, par l’autre côté, jusqu’au centre, où nous avons cherché à prendre un bateau pour finir la visite, histoire de reposer un tantinet nos petits petons. Du coup, comme il était tard, il nous était difficile de visiter le béguinage et toute cette partie-là de la ville. Mais nous nous sommes promis de revenir le lendemain !

Restait à trouver de quoi dîner !

Après un moment de repos à l’hôtel, nous voilà repartis au centre-ville. Nous nous sommes rapidement mis d’accord pour une pizza. Et coup de bol : un Pizza-Hut nous tendait les bras ! Ni une, ni deux, nous voilà entrés, en espérant obtenir bien vite une place assise (ou plutôt 6, pour être précise). Seulement voilà, c’était sans compter sur le zèle du personnel de Pizza-Hut. La gentille demoiselle à qui Taco s’est adressé en Néerlandais au bout d’un certain temps d’attente nous a proposé une table de 4 personnes ! En nous disant qu’on pouvait rajouter une chaise. Oui, mais nous étions 6 ! Après une nouvelle attente, ils ne se sont sans doute même pas aperçus que nous étions partis… à la recherche d’une nouvelle pizzeria.

Retour sur la Grande Place où nous étions le matin même, et là, le but du jeu a consisté à trouver une brasserie pas trop chère. Pour finalement nous retrouver devant une pizzeria qui avait l’air bien sympathique !

Deuxième tentative pour dîner : mais nous sommes vernis, cette fois : il y a de la place ! Pour 6, à l’intérieur (c’est qu’en terrasse, il risquait de faire un peu frais…). Le serveur arrive à la table, prend les commandes, et repart.

Un certain temps (temps certain ???) plus tard, Noémie, fatiguée, s’était endormie sur mes genoux, et les pizzas et autres pâtes italiennes se faisaient toujours attendre ! Nous avons attrapé un serveur au passage, et lui avons demandé où ils en étaient, et il nous a dit que ça arrivait ! J’ai demandé à ce qu’ils annulent l’assiette de Noémie, sachant qu’elle ne mangerait rien de toute façon ! Un bon moment plus tard, les plats sont (enfin !) arrivés ! Nous les avons avalés en vitesse, parce que bon, il était vraiment, vraiment tard, cette fois-ci ! Et Emilie a réglé l’addition pour tout le monde (c’était le principe de base : chacun son tour !). Le serveur lui a proposé de laisser… un pourboire ! Non mais, qu’est-ce qu’il faut pas entendre ! Un pourboire, alors qu’on a dû batailler pour avoir à manger ? Y’en a qui rêvent tout éveillés !

 

Bref, au retour, Taco a fait le porteur, Noémie étant dans les bras de Morphée depuis un moment. Mais comme elle pèse son poids quand même, il n’a pas pu aller jusqu’au bout (non, Taco, tu n’es pas l’homme le plus fort du monde ! et tu sais, je ne t’en veux même pas !), et elle a fini le chemin à pieds, à moitié réveillée… Le retour a donc été rude, mais nous sommes finalement arrivés à l’hôtel, fourbus, fâchés pour le dîner, mais contents de la journée !

samedi 3 janvier 2009

Moyen-âge...

Bon, alors là, il me faut absolument donner des explications.

 

Tout d'abord, bonne année à tous ! J'espère qu'elle se passera mieux pour vous qu'elle n'a commencé pour nous !

 

Oui, oui, j'explique.

 

Tout a commencé le 15 décembre, quand nous avons (j'ai, plutôt), cédé à la pression de notre fournisseur d'accès internet pour passer du dégroupage partiel au dégroupage total. J'avais dit que je ne voulais pas de ce truc à la maison parce qu'en cas de panne, y'a plus rien : ni internet (on peut vivre sans), ni téléphone (là, c'est plus difficile : on ne fait plus que survivre, et ça inquiète beaucoup de monde inutilement). Bref, après avoir eu la promesse que l'installation ne durerait pas plus de 24 heures, et qu'il était fort probable que nous ne nous en rendions même pas compte, j'ai accepté.

Oui mais voilà.

Le nouveau modem est bien arrivé. Chouette.

J'ai bien branché le modem, et re-chouette, il a fonctionné tout de suite.

J'ai téléphoné pour voir si le téléphone marchait, en même temps que je me connectais à Internet, et re-re-chouette, ça marchait bien ! On était donc le 23 décembre, et tout fonctionnait très bien.

Le 25 décembre, j'ai même pu appeler mon petit frère au Canada ! Et ça a très bien marché !

Oui, mais voilà, le 26 au matin, quand nous sommes descendus, nous avons vu le téléphone portable de Jean-Luc quasi-saturé de messages : apparemment, Vincent, son frère, et mes parents, qui devaient arriver le soir même au Gobolistan, avaient essayé de nous joindre sur le portable. Bizarre, quand on sait que tout le monde a notre numéro fixe et qu'il n'y avait pas de raison qu'ils ne nous appellent pas dessus.

Gobolof a donc appelé Vincent, qui lui a dit qu'il avait appelé plusieurs fois sur le fixe et que personne ne répondait. Même son de cloche chez les parents de Gobol. Etonnée, je prend le téléphone, et appelle le service technique.

"Allo ? Oui, je suis cliente chez vous, et je ne comprends pas, personne n'arrive à nous joindre, alors que nous pouvons appeler !"

"Oui, votre ligne n'est pas totalement activée : elle est activée pour internet (merci, j'avais remarqué), elle est déconnectée pour la télé (normal, on ne peut pas brancher notre télé sur le modem, qui se trouve deux étages au-dessus), et elle est activée partiellement pour la téléphonie : elle est activée en émission, mais pas en réception."

"Hein ???" fait Gobol. "Et ça va durer longtemps ?"

"Entre 7 et 21 jours, madame !"

"QUOI ???????" Rugit Gobol. "7 à 21 jours ? Entre 1 et 3 semaines ? Mais vous vous foutez du monde, là ! On m'avait dit 24 heures ! Sinon, j'aurais jamais accepté !"

"La personne qui vous a dit ça n'est sans doute pas de chez nous, c'est impossible."

(c'est ça, traitez-moi de menteuse, en plus)

"Si, je vous l'assure, j'avais même refusé la première fois parce que l'activation de la ligne devait prendre 72 heures, alors vous pensez que 1 à 3 semaines, j'aurais refusé ! En tout cas, vous avez intérêt à ce que ça se fasse vite, parce que le téléphone qui ne fonctionne qu'à moitié, pendant les fêtes, mais c'est impensable ! Vous me réglez ça vite fait !"

"Oui, madame, je demande l'activation en urgence de votre ligne, le maximum sera fait !"

(ben y'a intérêt !)

 

Fin du premier round.

 

29 décembre, au moment du déjeuner, ma maman était en train de râler parce que le téléphone ne fonctionnait toujours pas. Et zou, tout d'un coup, voilà qu'il se met à sonner ! Ah mais c'est une bonne nouvelle, ça ! Ca veut dire qu'il fonctionne ! Merveilleuse technologie... Finalement, ils ont été un peu plus rapides que prévu... Merci !

 

31 décembre. 11 heures et quelques minutes, ma petite soeur m'appelle de Brest pour me souhaiter une bonne année. On papote un peu... et je raccroche toute contente d'avoir une installation qui fonctionne.

Vers midi, au moment du déjeuner, donc, discussion entre mes parents pour savoir s'ils s'arrêteront chez ma grand-mère à Rouen, au retour, ou pas. Je leur propose de l'appeler pour lui souhaiter un peu en avance la bonne année, et pour savoir si elle sera là le 2. Passant de la parole au geste, me voilà avec le combiné en main, je fais le numéro et... rien. Pas de tonalité. Deuxième tentative, deuxième échec. Troisième tentative, idem. Je me demande si l'un des enfants (je soupçonne BBK) n'a pas joué avec le combiné du 2e étage, et s'il est bien raccroché. Gobolof est déjà parti vérifier, et pour être sûr, il prend le portable et compose notre numéro : ça sonne occupé, mais ça ne sonne pas chez nous, alors que le combiné indique que la ligne est libre.

 

Je prend le téléphone portable de Gobolof et appelle le fournisseur.

"Allo, je vous rappelle parce que tout est planté !"

"Madame, avez-vous débranché et rebranché votre modem ?" (ah tiens non, je suis débile, et le modem est débranché, c'est pour ça qu'il ne fonctionne pas, bien entendu !)

"Oui, tout est bien branché, le voyant "wifi" est allumé, mais on a tout sauf le wifi normalement..."

"Je vais tester votre ligne" (oui, faites-donc ça, et dites-moi pourquoi ça plante comme ça pendant que vous y êtes !)

"Madame, votre ligne est inactive" (non ! sans blague !) "Je vais donc procéder à des tests"

Je vous passe la suite de cette conversation, et j'en arrive directement à la fin :

"Madame, j'ai fait tout ce qui était possible à mon niveau, maintenant, je vais vous poser quelques questions pour pouvoir transmettre votre dossier à un technicien qui fera le nécessaire pour rétablir votre ligne."

La dame me pose donc ses questions, et je pose moi aussi les miennes :

"Vos délais sont de combien de temps ?"

"3 à 7 jours, madame !"

"Hein ??? et pendant une semaine, plus de téléphone ? Mais c'est pas possible, ça ! et on fait quoi, en attendant ?"

"D'ici 48 heures, vous recevrez un SMS vous indiquant que vous pouvez aller chercher une clé 3 G pour vous connecter temporairement à Internet"

"Et pour le téléphone ?"

"Pour le téléphone, je ne peux rien faire !"

(ben ça va rendre Gobolof furieux, ça...)

"Bon, j'attends votre SMS, alors..."

 

Fin du 2e round.

 

Vendredi 2 janvier 2009 (Bonne année !) : toujours rien, il est 21h30, et pas de SMS. Pourtant, on a largement dépassé les 48 heures. Je reprend donc le téléphone portable de Gobolof, et je rappelle le service technique.

"Allo, on en est où de notre ligne téléphonique ?"

"Vous n'avez pas reçu les SMS ?"

"Quels SMS ?"

"On vous a envoyé un SMS hier, pour vous dire que nous prenions en charge votre problème, et un autre aujourd'hui pour vous dire que vous pouviez aller chercher votre clé 3 G."

"Ben non, pas de SMS. J'ai regardé toute la journée, rien. Alors on fait quoi ?"

et subitement, j'ai entendu trois "bip", et la ligne a été coupée.

 

Je rappelle. Et tombe sur quelqu'un d'autre, bien sûr.

"Allo, vous pouvez me rappeler ? Je suis en train d'épuiser la carte de mon mari, et tout ça pour rien."

"Madame, je ne peux pas vous rappeler car c'est bientôt le schift, rappelez demain, je pourrai vous rappeler."

"Quoi ??? C'est quoi cette histoire ?"

"Le Schift est dans 1/4 d'heure, je ne peux donc pas vous rappeler"

"Vous ne pouvez pas me rappeler ce soir, mais demain vous pourrez ? Vous vous fichez de moi, ou quoi ?"

"Non, le Schift est dans un quart d'heure, et c'est impossible"

"Bon sang, c'est quoi, ce Schift ?"

"Ben c'est le Schift, c'est dans un quart d'heure, et..."

"Bon laissez tomber, je perds mon temps. J'avais un certain Ali au téléphone, et la ligne a coupé. Vous pouvez me dire ce qui se passe ?"

"J'en sais rien, c'est quoi votre problème ?" (bon sang, c'est décidément pas une lumière, celle-là)

"Mon problème, c'est que rien ne marche : pas de téléphone, pas d'internet, on est au Moyen-Age ici, et c'est à cause de vous, on était très bien au dégroupage partiel, on m'avait dit 24 heures, et ça fait 10 jours maintenant que ça plante, alors qu'est-ce qui se passe, et quand la ligne sera-t-elle rétablie ?"

"Entre 3 et 7 jours madame !"

"Oui, je sais, on me l'a déjà dit. Vous avez jusqu'à lundi matin. Parce que le téléphone, on en a besoin, et mon mari en particulier, pour son travail. S'il ne peut pas appeler ses clients, on ne pourra rien payer du tout, parce qu'il ne pourra pas travailler. Alors si la ligne n'est pas rétablie lundi, je vais chez France Télécom, et je retourne chez eux dans la journée. Vous n'entendrez plus parler de nous. Suis-je claire ?"

"Oui madame, je fais passer votre dossier en priorité, mais ça prendra entre 3 et 7 jours."

"Non madame, demain, je vais chercher ma clé 3 G, et vous avez 2 jours pour rétablir la ligne, débrouillez-vous. Je ne rappellerai pas, j'en ai marre. Au revoir madame."

 

Fin du 3e round.

 

Samedi 3 janvier, ce matin, donc. Je pars à pieds au centre-ville dans le but premier d'aller chercher cette clé, mais mandatée par Gobolof pour aller du même coup rapporter le stock de médicaments en trop, et chargée d'un certain nombre d'enveloppes contenant nos voeux pour 2009. Je pars donc du Gobolistan, direction le centre-ville, chargée de tout plein de choses. Je passe devant la boutique, mais je décide d'aller d'abord à la pharmacie déposer mon stock. La poste est sur le chemin, je fais donc une halte là-bas, après la pharmacie, et j'y poste mes courriers. J'y croise Charlotte, et on papote, et me voilà partie dans le sens opposé, direction le Neja Waj, où se trouve en théorie l'agence France Télécom. Pas grave, j'ai le temps, j'y vais d'abord, et j'irai au retour à la boutique. Sur le chemin, je me rends compte que l'agence a déménagé, et qu'elle est au centre, près de la boutique en question. Je passe au marché (sur la place devant l'ancienne agence), et j'y achète clémentines et autres fruits qui manquent au Gobolistan. Je repars vers la nouvelle agence France Télécom, je la trouve, y entre et là, pas de bol, je mets un certain temps à comprendre que c'est comme chez le boucher : il faut prendre un ticket ! J'ai donc poireauté pendant quelques minutes, quand je me rends compte qu'il faut prendre son tour. Je vais donc m'inscrire, et quelques minutes plus tard, j'entend une des vendeuses qui dit à un client qu'elle va partir parce qu'il est presque midi. Je me fais confirmer l'heure par le responsable de l'agence, et me barre vite fait, parce que la boutique va fermer ! Je cours jusque là-bas, pour trouver portes closes, alors que les cloches sonnent tout juste midi. La poisse soit avec moi !

 

Bref, je ne veux pas avoir attendu pour rien, retour donc à l'agence France Télécom. Je me réinscris, et demande au monsieur s'il y en a pour longtemps.

"Ben elles sont deux, alors si c'est pour les mobiles, ce sera rapide, si c'est pour Internet, ce sera plus long, parce qu'elles inscrivent des clients, et qu'il y a 5 personnes devant vous."

"C'est impossible d'avoir simplement des infos de bases ?"

"Dites toujours, je peux peut-être vous renseigner ?"

"Je veux juste connaître vos tarifs pour Internet et téléphonie illimitée."

"Vous habitez où ?"

"A Sélestat" (je n'allais pas lui parler du Gobolistan, c'est un petit état bien trop confidentiel !)

"Ben ici, vous pouvez bénéficier d'une offre internet + téléphonie + télévision pour 42,90 € par mois avec une ligne et si vous souhaitez garder votre ligne, vous rajoutez 6€, et vous avez deux lignes de téléphone, vous gardez votre numéro actuel."

(bon, ça fait quand même 20 € de plus qu'actuellement, mais si ça marche...)

Allez zou, il est l'heure d'y aller ! Pour la clé : "I'll be back", comme dirait l'autre.

 

Fin du 4e round.

 

14 heures, ce même jour : Gobolof a du travail à Bergheim, je vais donc m'occuper des devoirs de Noémie, et j'irai chercher la clé à son retour.

16 heures, il est là, je peux donc partir. Au moment de partir, je me rends compte que mon sac à main est vide, et que je n'ai plus mon portefeuille. L'énervement monte chez Jean-Luc, on "sonde" les enfants pour savoir si par hasard, l'un d'entre eux n'aurait pas joué avec, Gobolovitch accuse BBK parce qu'il a peur d'être grondé, il faut donc lui expliquer que je ne vais gronder personne, je cherche juste à savoir où est mon portefeuille... Rien.

Je pars quand même, en me disant que je l'ai peut-être laissé chez France Télécom... Mais d'abord, passer à la boutique.

J'arrive à la boutique, et là, je demande ma clé.

"Vous avez le chèque de caution ?"

"Quoi ? Une caution ? Ah non, je ne vous laisserai pas de caution, pour deux raisons : la première c'est que j'en ai marre, rien ne marche, et c'est pas de ma faute, la deuxième, c'est que je n'ai rien reçu me disant que je devais laisser une caution."

"Vous n'avez pas lu le SMS ?"

"Non, je n'ai pas reçu le SMS. Je ne suis donc pas au courant, je viens juste chercher ma clé. De toute façon, je n'ai pas mon carnet de chèques sur moi, et j'ai perdu mon portefeuille, je n'ai aucun moyen de vous verser une quelconque caution. Je vous signerai tous les papiers que vous voulez, mais pas de caution."

5 minutes plus tard, je sortais avec ma clé.

Retour chez France Télécom... Rien.

Retour à la maison : Rien.

J'appelle le maraîcher : rien non plus.

J'appelle la banque, parce que maintenant, faut faire opposition, en espérant que personne n'aura pompé sur le compte bancaire...

Je branche la clé, et ô miracle ! Ca marche...

Donc, je peux écrire.

Donc, je peux vous expliquer ce qui se passe.

Donc, vous pouvez constater comme moi qu'il y a des jours où on devrait rester au lit.

 

Demain étant un autre jour, j'espère qu'il sera meilleur, et que je retrouverai mon portefeuille. Parce que mine de rien, dedans, il y a les timbres que j'ai achetés ce matin, ma carte d'identité et celle de Gobolovna, ma carte Famille nombreuse et celle de Gobolovna, mon permis de conduire, ma carte de groupe sanguin (j'ai un groupe sanguin rare, eh oui ! un bonheur n'arrive jamais seul, n'est-ce pas !), un peu d'argent, des cartes de réduction... Si je dois aller à la police pour déclarer la perte et faire refaire tous mes papiers, on n'est pas sortis de l'auberge...

 

Bref, à tous, je vous souhaite donc une bonne année, exempte de tous ces petits tracas quotidiens, qui enquiquinent sérieusement et empoisonnent la vie quand même.

 

Je vous souhaite plein de bonnes choses, et espère vous revoir bientôt, à défaut de pouvoir vous parler par MSN, ou par mail, ou par téléphone, puisque visiblement, on n'est pas encore sortis du Moyen-Age, ici !

 

BONNE ANNEE !

 

 

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Information de dernière minute !

 

Le portefeuille a été retrouvé... Dans la chambre de Nathanaël ! Ouf ! Je n'ai plus de carte bancaire, mais j'ai tous mes papiers !

 

 

mardi 23 décembre 2008

Problèmes d'éducation


Cela fait quelques temps que je ne décolère plus.

Si, c'est vrai.

 

Le 6 mai 2007 au soir, je savais bien que nous aurions dû décréter ce jour comme "Jour de deuil national".

Personne ne l'a fait, au contraire, certains en ont fait une vraie fête ! Et pourtant, il n'y avait pas de quoi se réjouir.

18 mois plus tard, on en voit les conséquences.

En particulier en matière d'éducation.

Parce que notre gouvernement actuel a décidé de ne pas remplacer un poste sur deux départs en retraite chez les fonctionnaires. Seulement voilà, d'un autre côté, le même gouvernement est bien conscient qu'on manque d'infirmiers, de maisons de retraites, et même de policiers, de CRS, de militaires en tout genre... Et pourtant, tout le monde sait bien que les caisses de l'Etat sont vides, vides, vides.

Donc, il y a là une équation à résoudre : économiser sur le budget de l'Etat tout en augmentant certains personnels, tout en augmentant aussi le budget de l'Armée, mais en baissant les impôts que sont censés payer ceux qui ont de l'argent (parce que ceux qui n'en ont pas ne payent déjà pas d'impôt sur le revenu : on ne peut donc pas diminuer les impôts pour les gens qui n'en payent pas, on va donc les diminuer chez ceux qui en payent, histoire de dire que les impôts ont diminué, puisque c'était une promesse, et chacun sait que les promesses, il faut les tenir. Oh rassurez-vous, les petites gens qui ne payent pas d'impôts contribuent quand même à la santé financière de la société, puisque l'Etat s'est gentiment délesté de ses obligations sociales au profit des départements et que donc, les impôts locaux ont augmenté ! Faut être juste : il faut bien quelqu'un pour payer le RMi !).

 

Bref, donc, l'Etat cherche à faire des économies. Alors oui, une solution consiste à diminuer le budget pour la culture. Ca déjà été fait, et y'a pas de raison d'en rester là, mais il faut des idées neuves, là ! Et quand on augmente le nombre de policiers, il faut bien diminuer le nombre de fonctionnaires dans d'autres corps de la fonction publique d'Etat. Et devinez quel corps de l'Etat est le plus gros pourvoyeur de personnel, qui plus est toujours en grève ? Les enseignants ! Si ! Mais la voilà, la solution ! Vite, un ministre, et une réforme !

Donc, notre gentil Xavier Darcos, qui a quitté depuis longtemps l'école maternelle, a décrété un jour que la maternelle ne servait à rien, puisque les instits, actuellement, sont payés en maternelle pour faire la garderie et changer des couches.

 

Monsieur Darcos, permettez-moi de m'inscrire en faux.

Pour le premier point, d'abord : Je viens de voir les oeuvres de Nathanaël à la fin du premier trimestre de sa deuxième année de maternelle (il a 4 ans depuis le 10 décembre) : Figurez-vous, Monsieur le Ministre, que mon petit garçon de quatre ans sait écrire sont prénom en lettres capitales ! Vous croyez réellement qu'il en serait capable si les instits ne faisaient que de la garderie, et si elles n’étaient là que pour changer des couches ? D’ailleurs, deuxième point, en passant : les enfants ne sont acceptés à l’école maternelle que s’ils sont propres… Donc, en théorie, pas de couches à changer. En réalité, pour nos enfants, les seules fois où il y a eu des changes, ça a été pour cause de chute, en particulier les jours où il pleuvait, et du coup, les vêtements étaient trempés. Pour Nathanaël, nous n’avons eu à déplorer qu’un seul accident lors de la sieste de l’après-midi, l’an dernier, en petite section. Exit donc, l'excuse des couches à changer.

 

Les enfants de maternelle apprennent beaucoup. Alors, bien sûr, à la fin de l’année, ils ne savent pas lire, écrire ou compter (quoique : Nathanaël, comme Noémi au même âge, sait déjà compter, et il sait en plus reconnaître les chiffres jusqu’à 5, puisqu’il nous dit que « Noël, c’est quand il y a le 2 à côté du 4 »).

 

Alors les suppressions de postes ? Elles vont se faire en deux fois au moins :

Dans un premier temps, nous avons entendu parler de la suppression de 3000 postes de RASED (Réseau d’Aide Spécialisée aux Elèves en Difficulté). Bon sang, mais pourquoi donc supprimer des postes destinés à aider les élèves en difficulté alors que justement, tout le monde s’accorde à dire que beaucoup d’élèves ont des problèmes en 6e, ne serait-ce que pour lire, écrire et compter ?

Parce que, voyez-vous, notre ministre a mis en place à la rentrée scolaire un nouveau système, destiné lui aussi à venir en aide aux enfants en difficulté : l’aide personnalisée. Et cette aide personnalisée est faite par les enseignants eux-mêmes, avec les trois heures du samedi matin qu’ils n’ont plus à faire, puisque l’école a été supprimée le samedi matin, pour les enfants de maternelle et de primaire. Bref, nous en sommes à la semaine de 4 jours, mais alors quels jours !

Jugez plutôt :

Un enfant qui n’est pas en difficulté, chez nous, entre à l’école le matin à 8 heures, jusqu’à 11h30. Puis il va déjeuner, et il reprend l’école à 13h30, jusqu’à 16 heures, en primaire (en maternelle, c’est 8h30-11h30 le matin, et 13h20-15h50 l’après-midi). Puis c’est l’heure de rentrer à la maison, puis les devoirs, s’il est en primaire, après le goûter.

Un élève en difficulté va se voir proposer une aide personnalisée (il faut bien justifier la paie des instits, tenus d’assurer les trois heures hebdomadaires libérées par la fin de l’école le samedi). C’est une proposition : les parents sont libres d’accepter ou de refuser. Oui mais voilà, il semblerait qu’en cas de refus, ce soit noté dans le livret scolaire de l'élève en question. En d’autres termes, si c’est vraiment le cas, refuser revient en fait à ce que, si l’enfant ne progresse pas, cela soit la faute des parents… Bref, il vaut mieux adhérer à la mesure, et de toute façon, quel est le parent normalement constitué, qui refuserait de mettre tout en œuvre pour que son enfant apprenne correctement à lire et à écrire, à compter ?

Donc, l’aide personnalisée est proposée. Et organisée. A Sélestat, cela donne ceci :

Le mardi et le jeudi soir, de 16h à 17h, les enfants qui ont été repérés et dont les parents ont accepté se rendent en petits groupes, formés en fonction des types de difficultés rencontrés, dans les salles de classes. En réalité, ça ne commence qu’à 16h15, pour laisser le temps à des enfants qui sont déjà restés assis toute l’après-midi de se défouler 5 minutes et de goûter avant d’attaquer le travail.

Oui, me direz-vous, mais cela ne fait que deux heures ! Ah oui, certes. Mais quand on enlève le ¼ d’heure du goûter, ça ne fait même qu’une heure et demie ! Et l’heure qui manque, alors ? Ben rien. Quand le système a été proposé sous cette forme, l’inspectrice d’académie a accepté, tellement les autres solutions étaient plus compliquées pour tout le monde, ou tout simplement impossibles :

-          faire commencer les journées par ½ heure de soutien de 8 heures à 8h30 ne réglait rien, et pénalisait tout le monde (on commence la journée tôt, en Alsace : beaucoup de parents sont au travail à 8 heures 30, ce qui est impossible pour les parents dont les enfants doivent aller à l’école à 8h30 s’ils n’ont pas besoin de soutien, sauf à organiser une prise en charge de type périscolaire de 8 heures à 8 heures 30, ce que la communauté de commune n’a pas les moyens de faire pour l’instant).

-          placer le soutien à 11 heures 30, jusqu’à midi, tous les jours (ça fait toujours deux heures). Oui, mais là encore, ça ne règle rien, puisque ça décale tout le monde au niveau de la cantine, puisque potentiellement, tous les élèves sont concernés, dans la mesure où il peut y en avoir dans toutes les classes. Cette solution obligerait à faire manger les enfants plus tard, donc à reprendre l’école plus tard, et donc à finir plus tard…

-          Mettre les heures de soutien le mercredi matin. Là, c’est l’inspection d’académie qui a refusé. Motif : cela obligerait à mettre les réunions avec les enseignants le mercredi après-midi, et donc à les faire revenir…

-          Le samedi ? Ben non. Parce que le texte de loi dit très clairement que les heures d’aide personnalisée doivent être placées dans la semaine, le samedi étant interdit (sinon, ça ne sert à rien de l’avoir libéré, remarquez, au passage, la grande logique de la chose), et le mercredi devant être évité.

 

Restait donc le soir, mais pas tous les jours, sinon ça fait des journées trop longues pour les enfants. Parce qu’il y a une autre donnée à prendre en compte : l’aide personnalisée n’est pas faite pour faire les devoirs ! Eh non ! Elle est faite uniquement pour permettre aux enseignants de revenir sur des notions qui n’ont pas été comprises par l’enfant. Les devoirs sont donc à faire après… Je vous laisse imaginer ce que ça implique pour des enfants de 6 ans au CP, qui ont déjà passé 6 heures assis sur une chaise à l’école, puis 1 heure supplémentaire en soutien, et qui, en rentrant, doivent encore se farcir les devoirs. Parce que le problème, c’est que justement, ce sont des enfants en difficulté. Et que donc, les devoirs, c’est tous les jours qu’il faut les faire, et que ça prend plus de temps que pour un enfant qui n’est pas en difficulté.

Ah oui, un détail : Pour l'instant, les retours des instits sont mitigés : pour la plupart d'entre eux, le système est contre-productif... Ca laisse rêveur, non ?

Au mieux, on finira par dégoûter très vite les enfants d'aller à l’école… Au moins comme ça, ils quitteront plus vite le système scolaire, et y'aura moins besoin de profs, puisqu'il y aura moins d'élèves ! (Dites, vous pensez que c'est ça, la vision à long terme du ministre ?)

 

Ah oui, dernière chose : les enfants de maternelle sont concernés également. Ben oui, leurs instits ont eux aussi vu leur emploi du temps allégé de trois heures !

Au fait : envoyer en soutien de 16h à 17h un enfant de trois ans qui ne va à l’école que le matin, puisque l’après-midi est consacré à la sieste, y compris à l’école, cela a-t-il un sens ?

 

Bref, j’en reviens aux RASED. Parce que selon le ministre, puisqu’il y a l’aide personnalisée, les RASED ne servent plus à rien ! Bon sang, mais c’est bien sûr ! Les voilà, les économies de budget ! Supprimons les RASED !

Sauf, Monsieur le ministre, que toutes les personnes qui se sont un peu renseignées savent bien que le psychologue du RASED ne fait pas travailler les maths à un enfant qui a des troubles du comportement… Il va l’aider à régler ses troubles du comportement, et lui permettre d’être un élève comme les autres, tout simplement ! Les deux dispositifs sont donc complémentaires… et ne peuvent se substituer l’un à l’autre.

Bref, on a l’impression que le Ministre n’a pas vu une école depuis longtemps. Bon sang, et nous, on faisait comment, avant que ça existe, l’aide personnalisée ? On était nuls ? Brillants ?

 

Je vous laisse sur ces quelques réflexions, la suite pour un autre jour…

 

Ah non, dernière chose : La suppression des petite et moyenne section de maternelle.

Ben oui, puisque les maternelles, c’est de la garderie, et que les instits sont là pour changer les couches, supprimons les maternelles !

Quoi ? Ca n’arrange pas les parents ? Ah zut, les parents, ce sont des électeurs, et ça va râler dans les chaumières… Pas grave, on va créer des Jardins d’éveil pour remplacer les maternelles. Mais comme l’objectif est de supprimer des postes d’enseignants pour économiser sur le budget de l’éducation nationale, ça ne doit pas être pris sur des fonds de l’Etat. Autrement dit, ce sera organisé par les collectivités locales (de préférence), ou par des institutions privées (on ne sait pas encore), et ce sera payant ! Ben oui, où les organismes vont-ils trouver l’argent, sinon, à part en augmentant les impôts locaux ? Faut éviter ça, sinon, les parents, ils vont râler encore, à cause des impôts. Alors que là, ce ne sera pas obligatoire, et ceux qui ne pourront pas payer, ben ils n’auront qu’à se débrouiller autrement ! Après tout, l’école n’est obligatoire qu’à partir de 6 ans ! Et puis, les allocations pour la garde des enfants, c’est jusqu’à 3 ans, parce qu’entre 3 et 6 , c’est demi-tarif (faut pas exagérer non plus, puisqu’il y a l’éc… euh… le jardin d’éveil (payant) !

 

Bref, c’est un peu le serpent qui se mord la queue, c’t’histoire-là, ma pov’dame ! Mais bon, en tout cas, on va tester le système. Si, si, du côté de Lyon, à la rentrée 2009, en septembre, les enfants qui n’auront pas 3 ans n’auront pas le droit d’aller à l’école maternelle. Et en septembre 2010, les enfants qui n’auront pas 4 ans n’auront pas non plus le droit d’aller à l’école !

Concrètement, pour les enfants comme Rébecca, qui est née en décembre, si cette mesure était appliquée chez nous, elle resterait encore à la maison pendant deux ans… et n’entrerait à l’école qu’à presque 5 ans, en grande section, sans avoir eu la chance d'être en contact avec des enfants autres que son frère et sa soeur, donc sans avoir la moindre notion de ce qu’est la vie en collectivité, tout simplement parce qu’elle n’a jamais été gardée à l’extérieur de la maison, et que nous n’avons pas les moyens, surtout à partir de l’année prochaine, de faire la dépense supplémentaire du jardin d’éveil. Pour des raisons financières uniquement, donc, elle resterait à la maison, et débarquerait à l’école à 5 ans, et elle aurait tout à apprendre en même temps : faire connaissance avec les autres enfants, accepter de ne pas avoir un adulte pour elle toute seule, savoir se mettre en rang, tenir un crayon, aller aux toilettes avec les autres, se laver les mains avec les autres, sans compter tout ce qu’un enfant de 5 ans doit apprendre à l’école à cet âge-là : Noémi, l’an dernier, avait déjà appris les rudiments de la lecture, et commençait à déchiffrer les inscriptions sur les fromages et autres pots de yaourts au mois de mai 2008, alors qu’elle n’est entrée au CP qu’en septembre. Oui, mais cela n’est possible que parce qu’elle était au contact de l’écrit depuis 3 ans… Je plains les instits qui auront à mettre en place cette réforme, si jamais elle passe. Je plains surtout les enfants qui vont en faire les frais. Finalement, l’école maternelle à la française, c’est quand même l’une des seules institutions qui nous soit enviée partout ailleurs. Et c’est ça qu’ils veulent supprimer pour des raisons de financement ? Y’a qu’à arrêter de faire des cadeaux fiscaux aux gens qui ont les moyens de payer leurs impôts et faire payer les charges sociales à toutes les entreprises, et pour tous les emplois… On y arriverait peut-être un peu mieux, non ?

 

Allez, cette fois-ci, c’est la bonne, je vous souhaite quand même une belle nuit, et un très bon Noël !

 

C’était mon coup de gueule du jour : ça ne change rien au problème, mais ça va mieux en le disant !

 

L'arrivée du Père Noël

L'an dernier, à Douarnenez, nous avions vu le Père Noël à son arrivée en terre bretonne, sur un bâteau (ben oui, le plus facile, quand on vient en Bretagne, c'est de le faire par la mer...).

Ben cette année, le Père Noël viendra avec son traineau, ses rennes et sa hotte. Véridique, nous l'avons vu.

 

Tout a commencé samedi matin, dans les rues de Sélestat. Nous étions partis, Noémi, Nathanaël, Rébecca et moi, à l'école de musique, pour assister, sur l'invitation du professeur d'éveil musical de Noémi, au dernier cours de l'année. A 10 heures, donc, nous sommes sortis tous les quatre de l'école de musique, et sommes partis en direction du Square Ehm, où se trouve installé le marché de Noël. Parce qu'à côté du marché de Noël, il y a, le samedi matin pendant l'Avent, le marché tout court, la place où se tient le marché d'habitude étant réquisitionnée par le marché aux sapins. Pour y parvenir, il nous fallait passer par la place d'Armes, puis la place où se trouve la salle Ste Barbe. Et devant la salle Ste Barbe, surprise : un Tipi ! Un grand. Sur le coup, j'a cru que les Indiens d'Amérique avaient établi leurs quartiers au centre-ville. Ben non. Les envahisseurs étaient bien là, mais ils ne venaient pas du Nouveau Monde, mais de Laponie. Si, si ! Même qu'ils étaient bien jolis, avec leurs costumes bleu, or et rouge... On aurait dit de grands lutins colorés, mais pas dans les mêmes couleurs que les lutins qu'on voit d'habitude sur les illustrations de Noël. Ceux-là étaient plus beaux, plus grands, et rappelaient davantage les costumes russes d'avant la Révolution de 1917...

Ces "lutins", d'ailleurs, étaient accompagnés... des rennes du Père Noël ! Véridique ! D'ailleurs, pas moyen d'en douter : à côté de l'enclos où ils se trouvaient, il y avait aussi le traîneau du Père Noël !

Nous avons rencontré un des soigneurs des rennes, qui s'en occupe toute l'année : il nous a autorisés à les caresser, nous a expliqué que si l'un des deux n'avait pas ses bois, c'était tout simplement parce que les rennes mâles les perdent au début de l'hiver. Les bois du deuxième allaient donc tomber d'ici peu. Pour les femelles, c'est différents : elles gardent leurs bois en hiver, et les perdent au printemps, pendant la grossesse. Comme ça, entre-temps, les bois des mâles ont eu le temps de repousser, et ils peuvent défendre les femelles et les jeunes...

Noémi a beaucoup discuté avec le soigneur... Le rennes sans bois s'appelle Eclair et il a deux ans ! L'âge de BBK, quoi... Seulement, à deux ans, il pèse déjà plus de 150 kilos, et Rébecca n'était pas totalement rassurée... Elle a quand même voulu le carresser, et a trouvé ça très bien, tout doux !

Nous aurions pu passer notre chemin et aller au marché, comme prévu, acheter des bananes et des bretzels. Oui mais voilà, nous avons rencontré un autre soigneur, et celui-ci nous a fait une confidence : le Père Noël en personne devait arriver très vite pour vérifier que tout était en ordre un quart d'heure plus tard ! Du coup, nous sommes restés, et en avons profité pour discuter avec les soigneurs, mais aussi avec Antoine et sa maman, en partance également pour le marché, puis avec notre spécialiste des sapins de Noël, le Professeur Sapinus !

 

Il faut vous dire qu'à Sélestat, nous avons la fierté d'avoir à la Bibliothèque Humaniste un livre datant de 1521, où, pour la première fois, il est fait mention du Sapin de Noël. C'est en fait la première mention écrite connue de cet arbre. Du coup, à Sélestat, pendant l'Avent, on voit des sapins partout : il y a le circuit des Sept sapins géants, à l'Eglise St Georges, il y a également une exposition de sapins, décorés selon l'évolution des coutumes et des décorations : des pommes rouges, puis des pommes et des osties, puis pommes, osties et fleurs en papier, auxquelles sont venus s'ajouter les pains d'épices et autres bredalas (biscuits secs confectionnés pendant l'Avent). Au 19e siècle, les boules en verre ont commencé à remplacer les pommes, les bougies se sont rajoutées à la décoration, pour arriver à ce que nous connaissons aujourd'hui...Bref, le Professeur Sapinus est venu également planter un nouveau sapin, et il est toujours attentif à ce que les préparatifs de Noël se passent bien...

 

Un bon moment après, nous avons quand même pu voir le Père Noël ! Il est enfin arrivé ! Il a rencontré les enfants, les a fait monter dans son traîneau, et leur a dit d'être bien sages... Trois jours après, on voit ce que ça donne ! Il faut parfois intervenir manu militari pour les séparer... et pourtant, ils restent persuadés qu'ils sont sages... en toute bonne foi !

 

Nous verrons donc le 25 au matin ce qu'il y aura au pied du sapin. Cette année, faute de place, nous l'avons installé dans la nouvelle entrée de notre petite maison. Au moins, s'il le rate en passant par la cheminée, il le trouvera en sortant par la porte !

 

Allez, en attendant d'ouvrir les paquets, petits et grands, je vous souhaite de très belles fêtes de fin d'année !

 

Passez un bon et Saint Noël !

jeudi 4 décembre 2008

Première audition pour Noémie !

Ce soir était celui de la première audition de violoncelle de Noémie.

Celle-ci a été un peu bizarre, je vais de ce pas vous expliquer pourquoi.

En théorie, lors d'une audition d'élèves, on commence par les débutants, les moins avancés, et on termine par les plus "grands", les plus avancés dans la pratique de l'instrument, histoire d'une part de voir une progression tout le long du concert, et de ne pas être "déçu" par les prestations. Entre autres.

Seulement voilà, il y a des impondérables.

En l'occurence, ce soir, l'audition était prévue à 18h30. Et à 18h30, il manquait deux élèves, et la pianiste qui devait accompagner 4 d'entre eux. Après un petit moment d'attente, la prof de violoncelle s'est décidée à téléphoner, et finalement, elle a démarré l'audition, en commençant par Noémi (la seule vraie débutante de la bande).

Ensuite, elle a fait jouer Antoine, qui n'avait pas besoin d'accompagnatrice, et qui a joué une pièce de Haendel.

Puis, nous avons eu droit à deux morceaux de Saxophone soprano : deux pièces d'un compositeur contemporain italien dont j'ai oublié le nom. Anne, qui jouait, était en réalité d'un niveau professionnel, et prépare actuellement un concert avec Bénédicte (autre élève violoncelliste) et Anne-Catherine (la prof), qui aura lieu lundi. Nous avons donc entendu ensuite deux pièces au violoncelle, l'une d'un compositeur contemporain, américain, Crumb, et l'autre d'un compositeur du 18e, violoncelliste lui-même, qui n'a écrit que des sonates pour violoncelle. Cette dernière pièce était jouée par les deux violoncellistes (Bénédicte et Anne-Catherine).

Juste à la fin de cette pièce, l'accompagnatrice est arrivée, et le dernier élève attendu était lui, arrivé avec ses parents entre les deux pièces jouées par la saxophoniste.

L'audition a donc repris un cours "normal" après les professionnelles, puisque nous avons pu écouter un Menuet de Bach, joué par Alexis, puis une pièce de je ne sais plus qui, jouée par l'élève retardataire dont je n'ai pas compris le prénom, et enfin, Mathieu et Emma ont joué tous les deux la même pièce, ensemble (ou presque, ça dépendait parfois de leur dextérité pour parvenir à jouer "de concert" !), accompagnés par la pianiste d'une part, et Anne-Catherine (le professeur), qui jouait la deuxième partie, d'autre part.

 

Pour en revenir à la prestation de notre petite Gobolovna, qui a ouvert le bal, donc, tout s'est bien passé, à savoir que le morceau qu'elle a joué, c'était "Pomme de reinette et pomme d'api" (je ne vous ferai pas l'affront de vous demander si vous connaissez, ça fait quand même partie du répertoire enfantin. Et un certain nombre d'entre nous étant restés un peu enfants, quelque part, ça ne doit pas être si loin que ça pour beaucoup). En réalité, comme Noémi vient tout juste de commencer le violoncelle, elle sait pour l'instant à peu près tenir son archet (pas trop longtemps, pour l'instant...), d'une part, et d'autre part, elle connaît trois notes sur la corde de Ré, qu'elle joue en pizz (corde pincée, pour les non-initiés) : le ré (corde à vide), le mi (un doigt sur la corde) et le fa dièse (trois doigts sur la corde). Le souci, c'est qu'elle n'a pas encore compris que la place des doigts est importante, et pour l'instant, elle les pose un peu au hasard, sans se soucier le moins du monde de la justesse. Elle tombe souvent bien pour le fa dièse, et bien sûr, c'est sans problème pour le ré. Quant au mi, il est souvent trop haut, tout simplement parce qu'elle n'écarte pas assez les doigts pour qu'il soit juste.

Quant à mettre les doigts de la main gauche sur les cordes et tirer ou pousser l'archet avec la main droite en même temps, c'est un peu beaucoup, après deux mois de cours.
Elle a donc joué "Pomme de reinette et pomme d'api", ou plus exactement, elle a joué les basses, soit le ré et le sol (cordes à vide), et le but du jeu, c'était qu'elle marque les temps avec ses deux notes. Et c'est Anne-Catherine qui a joué la mélodie.

Gros, gros succès.

 

Demain, ou après-demain, je mettrai ici une photo (ou deux). Faut d'abord que je retrouve l'appareil. Mais cette fois, je ne l'ai pas oublié. Promis.

 

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Voici les photos tant attendues !

 


 

 

 


 

(la prochaine fois, il faudra penser aux barettes !)