mardi 1 septembre 2009

Mariage à Vincennes, jour 2

Nous nous étions couchés, tard, nous ne nous levâmes donc pas aux aurores. Mais comme nous avions du pain sur la planche, et que la journée promettait d'être longue, vers 9 heures du matin, nous étions prêts, ou presque.

Toute la petite bande s'est retrouvée dans le hall d'entrée pour les tickets de petit déjeuner. Il faut dire que l'organisation de cet Etap'Hotel est particulièrement merdique :

Pour le petit déjeuner, il faut acheter des tickets, non remboursables.

Hall, en arrivant, avait acheté trois tickets, un pour chaque jour.

De notre côté, nous n'en avions pas acheté du tout, puisque nous ne savions pas ce que nous allions faire.

Taco, lui non plus, n'avait pas acheté d'avance, ne sachant pas exactement s'il prendrait un petit déjeuner tous les jours. Quant à Mili, elle n'était pas censée être là, c'était donc la clandestine du groupe.

Bref, nous avions donc 3 tickets pour 5. Hall a donné deux de ses tickets à Taco et Mili, et nous sommes allés jusqu'à la réception pour en acheter deux de plus, pour nous.

Direction la salle de restaurant. Nous déposons chacun notre ticket dans la corbeille prévue à cet effet, et commençons à remplir nos plateaux. Après nous être installés, nous commençons à manger, et la personne chargée de faire le service, la vaisselle, le ravitaillement, le contrôle (tout, toute seule, donc), arrive près de nous avec sa feuille, nous demande le numéro de notre chambre. Pas de problème pour Jean-Luc, Hall et moi, en revanche, ça a coincé pour Taco, puisqu'il n'avait officiellement pas acheté de ticket.

Bref, elle a fini par nous laisser tranquilles, non sans avoir appelé l'accueil pour avoir confirmation. Nous avons terminé notre petit déjeuner et sommes retournés, plus ou moins irrités, dans nos chambres. C'est vrai que la façon de faire de notre côté n'était pas forcément très orthodoxe, mais leur façon de faire à eux était on ne peut plus limite, dans la mesure où le fait de déposer un ticket dans la corbeille ne garantit pas qu'on a payé le déjeuner, puisqu'il n'y a personne à l'entrée pour contrôler qu'on dépose bien un ticket... Un hôtel où, d'un commun avis, nous ne remettrons donc pas les pieds.

 

La suite de la matinée a été bien plus réjouissante. Au programme :

Confection du visa pour les mariés. Oui, Jean-Luc et moi sommes les dictateurs du Gobolistan, petit état libre et indépendant. Pour entrer sur le territoire gobolistanais, il faut donc des papiers en règle. Comme le Gobolistan est un Etat trop petit pour disposer d'une imprimerie nationale, cette fonction a donc été dévolue au Consul Honoraire d'Ex-RDA, en la personne d'Hallberg, qui a donc travaillé une bonne partie de la mâtinée à confectionner ledit visa.

De son côté, Taco n'est pas resté inactif : il a fait des photos. Il fallait bien immortaliser l'instant de cette rencontre au sommet.

Emilie et moi, en bonnes filles que nous sommes, avons pensé à l'essentiel : nous faire belles pour la longue journée qui s'annonçait. Ce fut donc une séance de maquillage effectuée par l'esthéticienne du groupe (moi, donc). (au moins, ma formation de l'an dernier a servi à quelque chose, c'est déjà ça).

Quant à Jean-Luc, il a observé de loin ces préparatifs, en prenant des forces, et en piquant un petit roupillon. Histoire d'être en forme pour le reste de la journée.

 

Comme nous avions mangé finalement assez tard, et plutôt copieux (l'avantage dans ces hôtels, c'est que le buffet est à volonté), nous avons décidé que nous n'avions pas le temps de prendre de repas à midi. Donc, nous sommes partis directement au mariage. Parce que le mariage était à 14h à la mairie de Vincennes, et nous avions du travail pour les préparatifs : Jean-Luc et moi devions livrer le vin de la noce pour 13 heures à la salle. Sauf que nous ignorions où était la salle, bien sûr. Ca aurait été trop facile.

Une fois prêts, nous sommes donc partis avec le vin, dans une seule voiture, pour Vincennes. Nous avons trouvé l'église, puis la mairie, nous avons contourné la mairie, et appelé le marié, parce que nous ne savions décidément pas où était cette salle. Renseignements pris, nous étions... juste devant. Eh oui ! Sauf que Karen, l'organisatrice qui était normalement là pour nous montrer où nous devions déposer le vin, ben... elle n'était pas là. Nous avons décidé de nous débrouiller seuls, parce que cest bien joli, tout ça, mais l'heure passait, et il était déjà pas loin de 13h30 ! Un gentil agent de sécurité, seul à bord à ce moment-là, nous a indiqué l'entrée pour les livraisons. Et après nous être perdus dans le parking (l'agent à l'entrée était là depuis la veille seulement, et ne savait absolument pas de quoi nous lui parlions, il était tout aussi perdu que nous), nous avons enfin trouvé la porte et pu arriver dans "l'entrée des artistes".

Le déchargement a donc eu lieu sans problème, nous avons trouvé les toilettes et Karen (important, l'un comme l'autre), et le traiteur est arrivé quasiment en même temps. Jean-Luc lui a expliqué avec quel plat il fallait boire quel vin, et nous sommes partis à la noce.

 

Là, ben c'était un mariage classique, hein, donc je vous laisse les photos, ce sera plus simple :


 

Hall, de son côté, n'a pas assisté à la cérémonie civile : il avait à répéter avec l'organiste pour la cérémonie religieuse. Je l'ai donc rejoint dès la fin du mariage civil, et nous avons répété ensemble l'Ave Maria de Schubert. Il fallait encore sortir les partitions, décider de ce qu'on ferait exactement, etc. Bref, le tout était quasiment prêt au moment où les mariés, suivis de la noce, sont arrivés devant l'église. Sauf qu'ils avaient perdu les livrets... C'était Karen, l'organisatrice, qui les avait... à la salle ! Le marié est donc allé les chercher, ça a été un joyeux bazar, et finalement, tout le monde a pu entrer, et le mariage a quand même eu lieu. Si.

 


 

Alors, ils sont pas beaux, les mariés ???

 

Les photos de groupe ont été une occasion de nous distinguer (une fois de plus !) :

 


 

Alors évidemment, je n'ai pas les photos de tout le groupe. Ni celles de la famille de la mariée. Il faut dire que nous étions occupés ailleurs...

 

Donc, la suite, ça a été plutôt marrant. Nous avions retrouvé, avant le mariage civil, deux autres Yokotsuniens, et la bande au complet, nous avons pu terminer le cadeau. Les deux Toulousains ont déposé leurs participations dans la valise, et nous sommes allés à la médiathèque située juste au-dessus de la salle où avait lieu la fête pour peaufiner notre carte, dessinée par Mili. Les indigènes ont du nous prendre pour des dingues, mais ce n'était pas fondamentalement grave : de toute façon, nous sommes au courant de cet état de fait.

Arrivés les premiers à la salle, et refoulés par Karen qui n'avait pas fini d'installer la salle, nous sommes finalement arrivés bons derniers à l'apéro. Mais qu'à cela ne tienne : l'ambiance, c'est nous qui l'avons faite (ou presque), donc la fête n'avait pas commencé sans nous !

Le cocktail fut somptueux, les mariés ont passé tout l'après-midi à dédicacer leur livre, ils ont quand même pu boire un peu (parce que nous avons pensé à leur apporter de quoi se désaltérer, et les serveurs, eux, avaient mis de côté de quoi les ravitailler côté alimentaire).

Le reste de la soirée, nous l'avons passé comme le reste du week-end, en pire. Nous étions 7, sur une table de 8. Kaldo a eu la fausse bonne idée de mettre à notre table une de ses cousines. Elle a tenu 50 minutes dans la tempête (nom de notre table !), puis a été remplacé par un ami du frère du marié, qui n'a tenu le choc qu'en faisant appel aux copains... Petit joueur, va !

 

Le reste en images :


 

Ce qui était drôle, c'est qu'à l'exception de Cécile (la cousine de Kaldo) et de Jean-Luc (mon mari), aucun de nos noms ne figuraient sur la table : Kaldo (Georges, le Marié), avait utilisé nos pseudos : Hallberg, Gobol, Le grand migrateur, Pearl-of-Light, Diablowagner, Al'Lan Mandragoran. Le ton était donné...

 

La soirée s'est terminée par de grandes discussions sur comment on ramène le vin qui reste ? Où ? et finalement, nous avons rechargé la voiture avec les cartons restants, et repris tout le monde pour retourner à leur hôtel, où nous avons finalement re-déchargé le vin gobolistanais dans la chambre des mariés... à 2 heures du matin environ. Le gérant de l'hôtel nous a d'abord regardé d'un drôle d'air, et puis finalement, le va-et-vient terminé, nous sommes rentrés à l'hôtel pour un bon somme.

 

Il fallait toutefois faire face à la dernière étape de la journée : le démaquillage des filles. Les garçons sont donc restés dans la chambre pendant que nous nous appliquions à ne pas bousiller nos jolies peaux et à enlever tout ce que j'avais patiemment mis dessus. Ceci fait, chacun a regagné sa chambre pour une nuit courte, mais réparatrice.

 

La suite un autre jour !

samedi 29 août 2009

Mariage à Vincennes - Jour 1

Une fois n'est pas coutume, Jean-Luc et moi avons réussi à partir en week-end prolongé, sans les enfants. Si. Pour la deuxième fois depuis leur naissance. C'est-y pas beau, ça ?

 

Il se trouve que Georges, un ami Yokotsunien (oui, encore un !), se mariait vendredi 18 juillet, à Vincennes. Et qu'il avait invité tous les Yokotsuniens qu'il connaissait à l'époque où il fréquentait le forum. Quelques-uns ont répondu présents :

Hall (ou Papy, ou encore Jean-Luc), Le Grand Migrateur (ou Taco, mon "fils adoptif" si vous suivez un peu la saga), Pearl of Light (ou Emilie, ma "fille adoptive", toujours selon la saga de la "famille"), Diablowagner (Yannick), et Al'Lan Mandragoran (Damien, petit frère de Diablo), en plus de Gobol (moi) et Jean-Luc (mon mari).

Maintenant que les présentations sont faites, je vais pouvoir vous expliquer.

 

Nous sommes partis en fin de matinée, jeudi matin. Je vois déjà les questions pointer : "Pourquoi donc être partis si tard ???"

Parce que, voyez-vous, depuis quelques jours, nous tentions d'organiser un cadeau commun avec tous les Yokotsuniens qui seraient présents, et que je n'avais que le jeudi matin pour finir les achats. Donc, nous partîmes à 10h45 environ, en direction de Paris.

Après un pique-nique dans la voiture et un voyage sans histoire, nous arrivâmes vers 17 heures à l'hôtel, l'Etap'Hôtel de la Porte de Montreuil (à quelques minutes de Vincennes).

Là, merci le téléphone portable, nous retrouvâmes Taco, Jean-Luc et Emilie, pour mettre en commun nos achats pour la valise surprise, et accessoirement nous dire bonjour, et commencer à délirer (ben oui, on fait ça beaucoup, entre nous).

Les mariés nous attendaient à 19 heures pour le dîner, dans une pizzeria en face du Château de Vincennes, mais nous voulions faire un peu de tourisme avant (l'Etap'Hotel ressemblant à tous les autres de la même chaîne, ce n'est pas là que nous risquions de trouver des choses originales...).

 

Nous partimes donc à 5 dans notre petite voiture, en direction de Vincennes. Madame Papatte, notre GPS, ne nous a pas lâchés, ce soir-là, mais comme nous avions repéré la pizzeria en arrivant, elle était pour le coup parfaitement inutile...

 

La soirée commença donc par une visite des extérieurs du château de Vincennes.

Comme d'habitude, les photos en diront plus long que les plus beaux discours, alors voilà :

 


 

Comme vous pouvez le constater, nous avons tous pris beaucoup de photos, ce qui fait qu'on ne voit pas les visages. Les dingues que nous sommes ont trouvé que c'était bien plus drôle de se prendre en photos en train de se prendre en photos... Si vous voyez ce que je veux dire...

Bref, voici ce que nous avons vu :

 


 

La suite des réjouissances ayant lieu pile en face, et le château fermant ses portes à 19h , nous étions à la pizzeria quelques minutes avant l'ouverture. Le temps de trouver un distributeur, d'explorer les environs, de délirer quelque peu, et nous voici de retour devant la pizzeria, ouverte, cette fois-ci.

Les futurs mariés se sont fait attendre, mais du coup, nous avons fait la connaissance d'Opal, une amie de Delphine (la mariée) et de son copain, et avons retrouvé la "Gillibertskaïa", c'est-à-dire les 11 frères et soeurs du marié. Ce fut un moment épique, le serveur a failli s'arracher les cheveux, parce que bien sûr, nous n'osions pas prendre place tant que les mariés n'étaient pas là, mais d'autre part, lui, le serveur, trouvait que nous encombrions pas mal sa terrasse, et avait du mal à caser les clients "normaux" autour des tables situées à proximité... Bref, finalement, les mariés arrivèrent, vers 20h15, donc, et la soirée commença vraiment. L'objet en était la présentation du livre écrit par Georges et illustré par Delphine, autopublié, et dont la parution était officielle le 18, jour de leur mariage.

 


 

La soirée s'est terminée fort tard. Elle avait commencé sous une chaleur impressionnante, s'est poursuivie avec un orage monumental et des trombes d'eau. L'averse passée, nous sommes tous ressortis, et rentrés à l'hôtel, non sans avoir repéré les lieux pour le lendemain (s'agit pas de se tromper de louper la cérémonie !)

 

La suite plus tard !

dimanche 16 août 2009

Quelques nouvelles

Bon alors voilà, ça fait quasiment un mois que je n'ai rien écrit ici.

C'est que j'ai été très occupée ailleurs... bien sûr !

 

Donc, dans le désordre :

- j'ai bien avancé sur mon roman (voir l'Atelier d'écriture dans les liens), ainsi que sur l'organisation de la bibliothèque, même si tout n'est pas encore terminé, loin de là.

- Nathanaël et Noémi sont, depuis hier soir, à Mittlach, chez Sabine et Patrice (mon oncle et ma tante maternels). Nous y avons passé l'après-midi d'hier, et la soirée, et sommes repartis en fin de soirée pour rentrer à Sélestat, puisque j'atais d'animation ce matin à la messe de 9h30. Au programme : ballades dans les Vosges, barbecue et discussions entre cousins. Belle journée de l'Assomption !

- Rébecca a encore quelques accidents de pipi, mais les choses s'améliorent nettement. Elle confond de moins en moins couche et culotte, ce qui laisse présager qu'elle sera propre pour la rentrée. Elle fait par ailleurs toujours autant de bêtises, enchaînant les plus improbables aux plus dangereuses : en gros, il faut la surveiller tout le temps sous peine de casse...

Côté vocabulaire, ça évolue aussi. Le langage est de plus en plus évolué, et le dictionnaire BBKien est obsolète depuis quelques temps déjà. Notre dernière est sérieusement bavarde (faut dire qu'elle a pour elle une lourde hérédité en ce domaine), et n'arrête pas de causer, et si elle ne trouve pas d'interlocuteur, elle ne se prive pas de parler toute seule, ou à ses poupées... Je vous laisse imaginer le tableau.

- J'ai enfin fini (et reçu) le livre que j'avais commencé à écrire sur notre escapade à Rothenburg-ob-der-Tauber au mois d'Avril. Je verrai ce que je ferai des quelques exemplaires reçus mardi dernier.

- Je suis repartie dans la mise en page du Bulbil (bulletin de l'association des parents d'élèves bilingues de Sélestat), sauf que pour l'instant, je n'ai rien ou presque à mettre dedans. J'attends donc les contributions, j'ai fait un appel, mais n'ai que deux réponses pour l'heure. A voir, donc, le prochain numéro doit sortir pour la rentrée. Ca va commencer à être urgent !

- Jean-Luc est plus ou moins en vacances : après un arrêt forcé à cause d'un abcès dentaire costaud, il va mieux, maintenant que ses dents sont correctement soignées, et a repris du poil de la bête. Il est de nouveau plein d'énergie, et a besoin de sortir. Il est donc en vadrouille au momet où je vous parle, plus exactement sur l'exploitation, où il sert les camping-caristes qui désirent se poser sur l'exploitation. Le mois d'août est calme, heureusement, ce qui lui permet de se reposer un peu avant les vendanges, qui promettent d'être précoces cette année encore : la date officielle de récolte du crémant a été fixée à la fin août, ce qui met la date des vendanges pour les vins tranquilles "génériques" à la fin de la première quinzaine de septembre. Si le temps se maintient, les vendanges devraient donner du bon vin encore cette année.

A suivre !

 

Voilà pour l'heure, je vous tiendrai au courant de la suite des événements, bien entendu !

 

Bonnes vacances encore à ceux qui en ont, et bon courage à ceux qui reprennent, ou ont repris le travail !

 

mercredi 22 juillet 2009

Et de trois !

Question pipi (excusez-moi d'être triviale), l'année 2009 a été plutôt faste.

Jugez plutôt.

 

Petit rappel des faits :

- en février de l'an de grâce 2009, Nathanaël en eut marre des couches la nuit, et décida qu'il serait temps de s'en passer.

- fin mars, Noémi, qui ne voulait pas être en reste, décida qu'il n'était pas question que son petit frère soit propre avant elle, et, avec l'aide du pipi-stop, passa de l'intention aux faits. Le problème de l'énurésie fut réglé dans la foulée.

- depuis le début de l'été (en gros, depuis le mois de juin), Rébecca nous enquiquine sérieusement avec ses couches. elle les enlève elle-même régulièrement, demande le pot, fait pipi et caca dans la couche puis nous dit "Pipi !" (ou "Caca !", selon le cas), d'un air triomphant, en nous montrant ses fesses pour qu'on soit bien certains de ne pas nous tromper dans l'interprétation.

 

Nous avions donc tenté de la laisser sans couche, puisqu'apparemment, c'était dans ses intentions de s'en passer. Mal nous en prit, les jours où nous l'avons tenté se soldant par des inondations régulières, autant qu'impromptues, et en tout point de la maison, ce qui ne facilite en rien la gestion quotidienne.

Il fallut le savoir-faire et l'intervention de ma maman pour décider la petite demoiselle à retirer la couche, et surtout à en assumer les conséquences. Les premiers jours se sont là encore soldés par de cuisants (je devrais dire "mouillés") échecs, et la solution qui fut trouvée fut de laisser la petite toute nue, le temps qu'elle comprenne qu'une couche et une culotte, voire un pantalon, ce n'est pas tout à fait la même chose, et que l'usage n'est pas le même.


Ce matin, donc, j'ai laissé ma dernière fesses nues jusqu'à 11h30, en me disant qu'au moins, s'il y avait un accident, il n'y aurait qu'à éponger, mais que je n'aurais pas plus de lessive à faire. Et bizarrement, il n'y a pas eu d'acident. Elle est même allée elle-même aux toilettes trois ou quatre fois dans la matinée, sans me demander quoi que ce soit.

Chouette !

Ne pouvant décemment pas la laisser jouer dehors les fesses à l'air, je décidai vaillamment de lui mettre une culotte, histoire qu'elle soit un peu plus décente, justement.

La crainte que j'avais était qu'elle confonde la culotte avec une couche, et fasse pipi dedans allègrement. Quelle ne fut pas ma surprise en constatant qu'une demi-heure après, elle était toujours sèche, mais qu'en plus, elle était allée aux toilettes pour y faire caca... Les deux d'un coup ? Mais c'est du jamais vu au Gobolistan !

 

Alleluia, cette fois-ci, je crois qu'on tient le bon bout. Noémi avait été propre à 3 ans tout juste (et encore, il avait fallu se battre sérieusement pendant plus de deux ans pour qu'il n'y ait plus d'accidents dans la journée, sans parler de la nuit), Nathanaël, lui, avait attendu l'avant-veille de la rentrée pour être propre (oui, j'ai stressé, il y a deux ans...), Rébecca fait mieux : les records sont battus, toutes catégories confondues !

 

Alors bien entendu, je ne suis pas naïve au point de penser que parce que une demi-journée s'est passée sans inondations, tout est acquis, mais l'espoir, cette fois, est de mise, et bien réel. Je vous tiendrai au courant de l'évolution de tout cela. Après tout, c'est une étape importante dans la vie d'un enfant (et de ses parents : pensez que si un enfant n'est pas propre, il peut ne pas être admis à l'école maternelle ! Mon Dieu ! Que ferions-nous ????)

 

C'est bien. Le budget couches va donc diminuer une nouvelle fois.

Tout arrive, même chez nous !

lundi 13 juillet 2009

Quelqu'un de bien...

Un billet un peu amer, ce soir. Une fois n'est pas coutume, mais là, c'est grave, alors il faut que j'écrive, sans quoi j'aurai du mal à dormir.

Il y a une petite dizaine d'année, à mon arrivée à Sélestat, j'avais rencontré un séminariste en insertion dans notre paroisse. J'avais beaucoup sympathisé avec lui. Un futur prêtre profond, simple, sincère, ne mâchant pas ses mots, et à qui on pouvait parler en toute confiance.

Il a été ordonné prêtre le 24 juin 2001, et il n'avait pas pu être à notre mariage parce que le 30 juin, il se préparait pour sa première messe dans sa paroisse d'origine, comme le font tous les jeunes prêtres après leur ordination.

Je l'avais revu à diverses reprises, après son passage de deux ans à Mulhouse, puis son installation comme curé dans la vallée de Thann, il y a 6 ans, lors d'ordinations sacerdotales, la dernière en date étant celle de l'an dernier, où le diacre que nous avions à l'époque, Jauffrey, était ordonné prêtre à son tour.

Il y a quelques temps, une amie commune m'avait dit qu'il allait s'éloigner, prendre une année sabbatique, voire quitter le diocèse pour des raisons qu'elle ne connaissait pas. Je lui ai envoyé un message pour avoir des nouvelles, et il m'a confirmé ce que cette amie m'avait dit, sans donner de raisons plus précises...

 

Hier soir, en sortant de la messe, Jean-Luc et moi avons papoté un peu avec notre actuel vicaire, ordonné lui aussi l'an dernier, et avec qui nous nous entendons très bien. Et ce qu'il nous a appris a été très violent, très perturbant, totalement incompréhensible tellement c'est loin de celui qu'on connaît :

Ce prêtre en qui nous avions confiance, qui nous avait bénis la veille de notre mariage, aumônier des scouts, responsable de l'organsation des pélés jeunes à Lourdes, aumônier des équipes Notre-Dame du Haut-Rhin, s'était dénoncé mercredi dernier à la gendarmerie pour viols et agressions sexuels sur deux mineurs, âgés de 14 et 15 ans au moment des faits, en 2004.

Incompréhension. Totale.

Pas lui. C'est impossible.


Et pourtant. Sur Google, j'ai tapé son nom, j'ai trouvé des articles de presse, des vidéos des journaux télévisés locaux, une interview du chanoine de la Cathédrale, un mot de l'Archevêque... Bref, non, ce n'est ni une blague de très mauvais goût, ni un cauchemar, c'est la réalité brutale : non seulement il est homosexuel, mais encore pédophile et violeur. Ca fait beaucoup pour un prêtre que tout le monde appréciait...

 

Et puis, je me suis interrogée. Comment s'en sortent les deux jeunes adultes qui ont été abusés il y a 5 ans ? Quelle est leur vision de l'Eglise, des prêtres, aujourd'hui ? Comment vont-ils se reconstruire après tout ça ?

Et l'Eglise ? Un scandale de plus, un prêtre pédophile de plus... Pour une fois, la hiérarchie n'a pas étouffé l'affaire. Le mal est fait. Mais il semble que là, on ait appris des erreurs passées, et que les choses soient claires. Ce ne sera ni le premier, ni le dernier scandale. Mais c'est un rude coup.

 

Le Diable est bien là.

Il y a un peu plus d'un mois, il nous avait attaqués, Jean-Luc d'abord, à la Pentecôte, et moi, à la Fête-Dieu. Pris pour cible parce que nous mettons Dieu au centre de notre foyer, parce que nous lui avons enfin construit un oratoire et lui avons fait une place au coeur de notre maison. Apparente.

Le conseil de notre vicaire, le dialogue entre nous nous avaient permis de surmonter cette attaque, et nous sommes presque arrivés à la dernière étape de la construction de notre oratoire : le vicaire reviendra bénir cet endroit consacré à Dieu et à la prière à son retour de vacances.

Le Diable s'est attaqué à un jeune prêtre, apprécié de tous.

La tentation était trop forte, il n'a pas su résister à ses pulsions. Qu'est-ce que c'est, sinon les tentations que le Diable met sur nos routes pour nous détourner du Bien, de Dieu ?

J'ai l'impression d'être en guerre, parfois. Et cette histoire dramatique me remet une fois de plus les points sur les "i" : rien n'est jamais acquis. Pour personne. Il nous faut être vigilants au quotidien si nous ne voulons pas chuter nous aussi.

 

Il nous reste à prier pour les jeunes qui ont été abusés, pour leurs familles, pour ce prêtre aussi, puisque la justice est saisie et qu'il est en prison, les choses doivent maintenant suivre leur cours, et ce n'est certainement pas à nous de juger. En revanche, il ne faudrait pas qu'il mette fin à ses jours... Là, le Diable aurait réellement gagné... Il est "surveillé" : l'aumônier passe le voir deux fois par jour pour éviter qu'il ne lui arrive malheur.

 

Et puis voilà, ce soir, Rébecca s'est échappée. Elle s'est relevée pour la dixième fois. Et elle est sortie pour la dixième fois pour faire du vélo. Et pour la dixième fois, je lui ai demandé de remonter. Je l'ai entendue, j'ai cru qu'elle était rentrée dans sa chambre. Vers 21h30, Jean-Luc est sorti pour arroser les géraniums, et a vu le portail ouvert, Rébecca dans la cour, et une dame et une jeune fille de l'autre côté du portail. Elles nous ont expliqué qu'elles avaient trouvé Rébecca devant chez elles, de l'autre côté du pâté de maison, et qu'elles étaient parties à la recherche des parents. Heureusement que Rébecca a reconnu la rue, qu'elle leur a indiqué le chemin...

 

Il y a des gens en qui on a confiance, et qui nous trahissent, qui trahissent cette confiance qu'on avait placée en eux.

Il y a des gens bien, des personnes qui nous sont inconnues, et en qui on peut avoir confiance.

La vie vient de me remettre en mémoire quelque chose que je m'efforce de comprendre et de retenir depuis de longs mois maintenant : 

Nous ne devons jamais nous arrêter au premier abord, jamais juger quelqu'un sur les apparences, sur les impressions ou le ressenti, on peut être surpris, voire très surpris, et continuer à en apprendre encore, même quand on croit connaitre quelqu'un.

 

Ce soir, dans ma prière, je demanderai au Seigneur d'aider ce prêtre, sa famille, et les jeunes victimes et leurs familles. Je prierai aussi pour notre église diocésaine, et pour la paroisse de ce prêtre, pour les fidèles qui avaient placé toute leur confiance en lui, qui lui avaient confié leurs enfants, et qui doivent se sentir trahis aujourd'hui, pour qu'ils ne confondent pas l'homme et la fonction, l'Eglise et les hommes, et qu'ils ne se détournent pas de Dieu, de leur foi, aussi difficile que cela puisse être.

Dans ma prière, je demanderai aussi à Dieu de bénir cette dame qui nous a ramené notre petite fille, cette dame dont je  ne connais même pas le nom.