samedi 4 février 2012

Guérie !

Il y a environ trois mois, je vous parlais ici même de mes essais un tantinet foireux concernant mon récurrent problème de règles trop abondantes et trop longues. Alors on est bien d'accord, il s'agit ici d'un problème très personnel dont on parle très peu, sans doute à cause de la gêne occasionnée. Les règles, l'intimité, la sexualité, tout ça, c'est un peu tabou, vous ne me ferez pas croire le contraire.

Eh bien j'ai décidé de lever le tabou, parce que ce qui m'est arrivé est absolument gigantesque, merveilleux, tout bonnement incroyable, et que je ne peux qu'y croire, justement.
J'ai été guérie. Si. Je vous raconte.

Tout s'est déclenché quelques jours seulement après le billet que j'ai écrit en novembre. Donc, je prenais mes tisanes, en essayant diverses choses qui me permettraient de vivre de manière normale au quotidien, surtout au boulot. Parce que pour dire les choses crument, des règles hémorragiques de 17 jours, c'est assez galère au quotidien. Du genre : vous êtes en réunion, et vous vous demandez toutes les 10 secondes si ça n'a pas "débordé", comme d'une couche de bébé. Ou bien vous vous levez toutes les 3 minutes pour vérifier l'état de la chaise sur laquelle vous êtes assise, chaise qui, bien sûr, est recouverte, comme de juste, d'un magnifique tissu bleu rembourré, et donc impossible à lessiver correctement. Et là, bonjour la honte si tous les mois, il faut aller voir la directrice en lui disant : "désolée, faut encore changer la chaise...".
Bref, c'est assez galère, donc. Et fatigant aussi, ça va sans dire. Parce qu'au bout d'un moment, les réserves en fer, contenues dans le sang, paraît-il, s'amenuisent dangereusement. Du coup, la tisane à la valériane, c'est bien : ça oblige à se coucher tôt. Mais ce n'est pas viable non plus à long terme.
Ce qui m'embêtait le plus, là-dedans, c'était finalement d'être sous somnifère en permanence, et de ne pas savoir si mes règles allaient ou non se terminer un jour. Avais-je un "stock" de sang à évacuer tous les mois, auquel cas ça durerait autant de temps qu'il le fallait pour que tout soit parti, ou bien était-ce lié au temps, auquel cas ça durerait aussi jusqu'à ce que l'échéance soit passée ? En bref, j'en étais arrivée à me demander si, chez moi, le cycle ne s'était pas totalement inversé, avec trois semaines de saignements pour une sans...
Pas bien réjouissant, hein ?

Et puis il s'est passé un truc bizarre, mais magnifique. Le 8 novembre, 17e jour de saignements ininterrompus ou presque (à cause des tisanes que j'avalais depuis déjà deux semaines), j'étais au travail, et le soir, il y avait une veillée de prière dans le nord de l'Alsace. Ayant épuisé ma 7e serviette hygiénique de la journée à 16 heures et étant à court de munitions, j'ai jeté l'éponge et dit à ma collègue que je rentrais à la maison. J'en avais plus que marre, j'étais incapable de me concentrer, alors je suis rentrée. Évidemment, dans le train, je n'ai pas osé m'asseoir, de peur de laisser une trace de mon passage. La  contrôleuse m'a bien regardée de travers, dans le train de 16h15, vide, avec moi debout entre deux wagons, un livre à la main, mais elle n'a rien dit. Je me suis d'ailleurs fait un film assez marrant en imaginant quelles pouvaient être les réflexions qu'elle se faisait en me voyant bouder un wagon entièrement vide, alors que le matin, il faut se battre pour trouver une place assise... Je suis allée comme ça jusqu'à Sélestat, et arrivée à la maison, j'ai commencé par une bonne douche bien méritée. J'étais contente d'être venue à pieds, tiens ! Ça m'a évité de salir la voiture... (toujours voir le bon côté des choses, c'est important pour le moral).

Une bonne heure plus tard, vers 17h30, nous sommes partis, Jean-Luc, les enfants et moi, pour Walbourg, dans le nord du nord de l'Alsace, pour la veillée de prière. J'avais bien sûr pris de quoi me changer, au cas où... et je n'en ai pas eu besoin.
Parce que durant la veillée, qui a commencé un peu après 19 heures, je suis tombée à genoux devant le Christ, devant le Saint Sacrement. Et je l'ai supplié de m'aider.
Je lui ai demandé de me guérir, si telle était sa volonté, et si sa volonté n'était pas que je guérisse, qu'au moins il me donne une explication, histoire que je puisse comprendre et supporter le calvaire que je vivais (bon d'accord, c'est pas la mort, mais ce n'est pas non plus une partie de plaisir. Et c'est surtout épuisant moralement et physiquement, et j'ai besoin de toute mon énergie pour assumer au quotidien.).
Eh bien figurez-vous qu'en rentrant à la maison, vers 23 heures, je me suis rendu compte que ma serviette était sèche ! Alors que j'avais eu une véritable hémorragie dans la journée, tout était terminé le soir même ! Du jamais vu chez moi (parce que même quand ça s'arrête, ça met trois ou quatre jours d'habitude). Bref, incrédule, j'ai attendu le lendemain : même chose. Plus rien.
Évidemment, j'ai passé un bon moment dans l'oratoire de notre chambre pour remercier le Seigneur de m'avoir écoutée, et surtout exaucée !

Il restait une inconnue : étais-je réellement et définitivement guérie, ou bien les saignements avaient-ils cessé pour ce mois-ci et reprendraient-ils de la même manière le mois suivant ?

27 jours plus tard exactement, le 5 décembre, rebelote. Le premier jour étant à peu près normal, je me suis dit que c'était bon, que j'étais guérie. Mais le deuxième jour, le mardi 6, les saignements étaient de nouveau très abondants. Ce même soir avait de nouveau lieu une veillée, à Sélestat cette fois-ci. J'y suis bien sûr allée, et au bord de la crise de larmes, j'ai supplié Jésus dans le Saint Sacrement de ne pas m'abandonner. Je lui ai dit que je ne pensais pas qu'il était du genre à donner de faux espoirs, et que quand il avait guéri des gens, l'aveugle Bartimée, par exemple (c'était le texte choisi pour la veillée), ce n'était pas à moitié...
Deux jours plus tard, c'était terminé.

J'étais guérie. 
Début janvier, retour des règles. 4 jours et demi. Du jamais vu en ce qui me concerne.
C'est pas beau, ça ?

Donc, je ne peux maintenant que témoigner. Dire que tout cela, ce n'est pas du chiqué, ce n'est pas non plus inventé. C'est du vécu, du vrai, de l’inexplicable. Mais réel.

Si j'en suis venue à m'en remettre totalement à lui, c'est qu'avant, le 18 octobre, j'avais fait retirer le stérilet qui me permettait justement de vivre sans ces hémorragies. Alors, vous allez me dire : "Pourquoi as-tu voulu te passer de stérilet si ça te permettait de ne plus saigner ?"
Judicieuse question, je vous l'accorde. Ça aurait été en effet bien plus simple.
Sauf que les médecins ne le disent pas, mais les stérilet hormonaux jouent avec l'humeur et la personnalité de celles qui les portent. En l'occurrence, dès que j'ai fait retirer le stérilet, j'ai eu la sensation d'être enfin libre, comme si on m'avait sortie d'un carcan qui me tenait enfermée depuis si longtemps que je ne me rendais même plus compte de son existence. Mais aussi, et surtout, j'ai commencé à voir les choses différemment. Le stérilet, comme son nom l'indique, rend "stérile". Ce n'est pas rien. Je suis maman, certes, et de trois enfants. Et nous n'envisageons  pas la venue d'un quatrième. Mais j'ai toujours eu du mal à me sentir mère, et encore plus depuis que j'avais ce truc dans le ventre. Comme si la stérilité provoquée me rendait inapte à accueillir mes enfants, déjà là, et anesthésiait ma capacité à être pleinement mère.

Je voudrais pouvoir crier à toutes celles qui prennent la pilule, qui sont sous stérilet ou implant, pour des raisons pratiques, que ce n'est pas une bonne solution. Qu'un stérilet en particulier inhibe la femme et peut la rendre inapte à l'accueil de la vie, et pas seulement d'une vie nouvelle, mais aussi de celle(s) qui est(sont) déjà là. Le stérilet hormonal, comme son nom l'indique, fonctionne exactement de la même manière qu'une pilule. Sauf que c'est plus retors qu'une pilule. Parce que là, le stérilet est implanté dans l'utérus, et délivre sa dose d'hormones en continu, sans aucune pause. C'est redoutablement efficace. Même si ce n'est pas à 100% (aucune méthode contraceptive n'est efficace à 100%), le stérilet a un effet psychologique important et indéniable. Il régule les hormones féminines en permanence, alors que justement, ce qui fait la spécificité de la femme par rapport à l'homme, c'est que le taux d'hormones varie au cours du cycle. Alors bien sûr, il faut tenir compte des sautes d'humeur, des fatigues périodiques. Mais le stérilet m'a a posteriori donné l'impression de m'avoir transformée en machine. Et je n'ai pas aimé ça...

Je voulais juste vous livrer ce témoignage, même si cela va en surprendre quelques-uns. Sans doute y aura-t-il beaucoup d'incrédules, sans doute aussi me prendrez-vous pour une illuminée, une masochiste ou une dingue. Peut-être. Mais quand le Seigneur fait des merveilles, et que tant d'autres femmes sont enfermées comme je l'ai été, comment me taire ?

Merci d'avoir lu jusqu'au bout, si toutefois vous êtes arrivés jusqu'ici !

jeudi 3 novembre 2011

Novembre, petite forme...

Bon, est-ce le retour de l'hiver ? Le changement d'heure ? Ou d'autres raisons plus personnelles ? Je ne sais pas trop, mais je suis en petite forme en ce moment. Il faut dire que je crois savoir d'où viennent une partie de mes problèmes. Il y a un peu plus d'une semaine, fin octobre, j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes et de régler une fois pour toutes un problème bien féminin. Et la solution m'a été donnée dans un livre dont j'ai eu connaissance par une amie, intitulé "La santé à la pharmacie du Bon Dieu" (santé par les plantes, tout simplement). Et j'ai donc commencé les tests. 
Alors je vais peut-être mettre ici une nouvelle catégorie, parce que les essais sont assez marrants.

Donc voici l'ouvrage en question :
Et quelques petits trucs que j'ai découverts dedans :

Contre la constipation : graines de lin (3 cuillères à soupe) avant ou pendant les repas, avec un peu de liquide. J'ai testé, ça fonctionne. Bien. J'ai même cru que j'avais un début de gastro ! Trop fort, le lin. Je crois que je vais réduire à  2 cuillères à soupe. 

Contre les règles trop longues et trop abondantes : mélange de plantes : Achillée, Arnica, Sauge, Mélisse, Mousse Islandaise et... racine de Valériane, à prendre le matin à jeun en tisane. Et ça marche aussi. Drôlement bien, même. Même sans les fleurs d'Arnica, introuvables en pharmacie.
Sauf que... la valériane, c'est aussi et surtout utilisé contre les troubles du sommeil et l'angoisse. Bilan des courses : je viens de passer une semaine complètement dans les choux, à boire une tisane somniférante le matin et à ne pas pouvoir dormir la nuit, le somnifère faisant effet... dans la journée. La prochaine fois, je me renseignerai sur les propriétés des plantes avant de faire des mélanges. Ceci dit, depuis que je bois cette tisane le soir, je dors bien mieux la nuit et j'ai la pêche le jour ! C'est juste une question de timing en fait. Quant à savoir si ça règle mon problème, ben faudra attendre un peu : les premiers effets "à long terme" commenceront à se voir normalement au bout de 4 semaines...

Sinon, il y a d'autres solutions : Achillée Millefeuille, seul ou en association avec l'Alchémille, pour régulariser le cycle, ou encore Chicorée (feuille ou racine ? Je ne sais pas encore !) contre la constipation, tige de pissenlit contre l'hépatite B et tous les problèmes de foie en général, ortie pour les problèmes de circulation sanguine... ce livre est une mine ! Faut juste se dire que ce sont des plantes, oui, mais que leur pouvoir est puissant, bien plus que les médicaments. Pour info : j'ai pris des somnifères (chimiques, ceux-là) pendant deux jours seulement en septembre, parce que le deuxième jour, ça ne marchait plus... En plus, le même jour, j'ai appris que les somnifères et autres anxiolytiques chimiques favoriseraient l'Alzheimer ! Un comble ! Parce que je veux bien pouvoir dormir, mais pas être sénile !!!!! 
A ce propos, il paraît qu'un député breton entend remettre en odeur de sainteté le diplôme d'herboriste. C'est une rudement bonne idée, si vous voulez mon avis. Ca permettra d'avoir un conseil judicieux plutôt que de tester des trucs pendant une semaine sans comprendre pourquoi on va mieux mais que dans le même temps, on voudrait tout le temps dormir... Et vous savez comment j'ai pensé à la Valériane ? Je me suis souvenue des enquêtes d'Hercule (Poirot, cela va sans dire, mais cela va mieux en le disant), où j'ai confondu la valériane et la strychnine (oui, je sais, y'a aucun point commun, mais ça doit être ça, les associations d'idées). Enfin bref, merci Hercule, de m'avoir fait penser que la valériane pouvait peut-être être soporifique et que donc, le matin, ce n'est peut-être pas ce qu'il y a de plus adapté...
Allez zou, trêves de bavardages. Ma tisane et au dodo !

Et cadeau Bonux bonus : Bonne nuit... les petits !


dimanche 16 octobre 2011

Heidelberger Orchester

Hier, en lisant les infos sur le fil Info de l'Alsace, j'ai appris que le Heidelberger Orchester donnait un concert à l'abbatial d'Ebersmunster, à environ 10 km de Sélestat (plus ou moins, plutôt moins que plus d'ailleurs). Au programme : plusieurs oeuvres, dont des extraits de La Flûte enchantée, de notre cher Wolfgang. 
Ce qui est marrant, c'est que Noémi a un copain dans le quartier, du nom de Félix, âgé de 11 ans, qui se passionne pour Mozart. Du coup, comme tout ce qui vient de Félix, en ce moment, est formidable, j'ai sauté sur l'occasion, en lui disant qu'il y avait un concert et que l'orchestre jouait Mozart, et en particulier La Flûte enchantée. J'en ai aussi parlé à Jean-Luc, et ni une, ni deux, nous avons décidé d'emmener les enfants au concert. Coup de bol, ça rentrait tout à fait dans notre budget serré, puisque le concert était... gratuit. Moyennant une petite participation financière à la sortie du style "à votre bon coeur, m'sieurs-dames" ! (en allemand, of course).

Après avoir prévenu Félix, venu chercher Noémi après le déjeuner pour jouer, nous sommes donc allés au concert, et nous avons eu la surprise d'y voir qu'il n'y avait pas que Mozart : François Couperin, avec des extraits du Concert Royal, version flûte traversière, clavecin et violoncelle. 
Puis Mozart, la Flûte enchantée, donc, version quatuor (violon, violoncelle, alto et flûte traversière).
Puis un quintette pour clarinette et quatuor à cordes, et enfin, Offenbach, duos pour deux violoncelles. Sauf qu'apparemment, il manquait un violoncelle... Dur dur. Du coup, c'était bien aussi : on a eu "Ragtime" de Scott Joplin, avec des instruments... baroques ! C'était drôle, et vraiment bien musicalement ! Les enfants ont beaucoup aimé le concert, Jean-Luc aussi.
Ce qui était marrant, c'était de voir que Rebecca voulait voir les musiciens. Du coup, alors que nous étions à l'arrière, dans la nef de l'abbatiale, elle est partie au premier rang, s'installer à côté des personnes qui y étaient déjà. Nathanaël l'a suivie peu après, et ils sont restés devant jusqu'à la moitié de "La Flûte enchantée". Après, ça a été un peu plus sportif : Jean-Luc a fait des avions en papier avec les programmes pour occuper les petits, Noémi n'a pas arrêté de me dire qu'elle ne reconnaissait pas "La Flûte enchantée" (normal : elle cherchait à retrouver les extraits du film "Amadeus", qu'elle a déjà vu plusieurs fois avec... Félix !). Bref, elle n'a pas encore compris ce qu'est un opéra, une symphonie ou un concerto, mais bon... ça viendra !
En tout cas, c'était un très beau concert, et je suis bien contente que tous aient apprécié : ce n'était pas gagné d'avance !

vendredi 14 octobre 2011

Blog en friche... C'est la rentrée !!!

Eh oui, comme vous avez pu le constater, cela fera bientôt deux mois que je n'ai rien écrit ici. Et pourtant, je n'ai pas rien fait. Non. J'ai même été débordée, carrément.

Pour vous donner une petite idée de mes activités diverses et variées (je vous épargnerai celles des autres membres de notre joyeuse Gobolskaïa, sinon, on en a pour deux heures ! vous avez sûrement des tas d'autres choses bien plus intéressantes à faire que me lire, donc je vous épargnerai ça), je vous fais ici un petit bilan de nos dernières aventures.

Au mois de septembre, nous avons commencé par un week-end à Walbourg, plus exactement à Durrenbach, à 1 km environ, au nord de Haguenau. Pour ceux qui ne situent pas (et je comprendrais que vous soyez nombreux à ne pas vraiment situer), ça se trouvent entre Strasbourg et la frontière allemande, soit tout au nord de l'Alsace, à un peu plus d'une heure de voiture de Sélestat. Nous devions aller là-bas, parce que notre ancien vicaire, Philippe Jacquemin, a été nommé curé des paroisses de Durrenbach, Walbourg, et quatre autres clochers dont j'ai oublié les noms. Du coup, il avait besoin de quelques bras pour son déménagement, et c'était urgent, parce qu'en fait, le 5 septembre, pour lui comme pour nous, c'était la rentrée. Et qu'en plus de sa charge de curé, il a hérité de celle d'aumônier du "Petit séminaire", à savoir d'un collège et lycée où l'on envoie les enfants qui ont été virés de partout ailleurs. Lui-même, d'ailleurs, y a été élève, ce qui prouve bien que les voies de Dieu sont impénétrables...
Bref, nous sommes partis tous les 5 dans le grand Nord, et y avons rejoint non seulement Philippe, mais aussi une autre famille de nos amis, et quelques autres. Au total, nous nous retrouvâmes à 19 au dîner. Le lendemain, Jean-Luc partait faire une foire à 2 heures de route de là, (- 1 donc côté repas), et une autre famille nous a rejoints (+ 3). Après une nuit blanche ou quasiment, tant pour nous que pour les enfants (qui ont passé trois bonnes heures à changer de chambre, allant de la salle de jeux où ils étaient tous installés au départ au camping car à l'extérieur, puis à la chambre d'amis de Philippe, au premier étage, pour finir par se dispatcher entre le camping-car et la chambre d'amis), Jean-Luc a levé le camp dès 7 heures du matin. Nous avons pour notre part bénéficié d'une messe à domicile (dans le salon, seule pièce totalement aménagée du presbytère), puis d'un repas dans le jardin, sous un soleil radieux. Le retour s'est fait vers 18 heures, sous la pluie (eh oui !), mais sans anicroches, si ce n'est quelques ralentissements aux environs de Strasbourg (normal, quoi). Et le lendemain, les enfants ont retrouvé le chemin de l'école.

Un peu plus tard au mois de septembre toujours, c'est-à-dire deux semaines après, Philippe (toujours le même) est revenu à Sélestat pour y célébrer sa messe de départ. Et nous avons eu droit à un verre de l'amitié offert par la paroisse. Il fallait bien ça, et au vu du nombre de personnes toujours présentes à un peu plus de 13 heures, on peut dire que notre ex-vicaire était très apprécié des fidèles !
La semaine suivante, le 25, nous avons repris les mêmes et recommencé. C'est-à-dire que nous nous sommes levés aux environs de 4 heures du matin et avons embarqué les enfants dans le car qui devait nous emmener à Fribourg-en-Brisgau, en Allemagne, pour y voir le Pape. Rien que ça !
Le voyage a été épique. Partis à 5 heures, nous ne sommes arrivés qu'à 7 heures et demie, le chauffeur ayant eu du mal à trouver le chemin jusqu'à l'aéroport où était prévue la messe en plein air. Et pour cause : toutes les routes "habituelles" étaient barrées et surveillées par la police. Mais attention : les effectifs étant trop faibles pour faire face à l'afflux de pèlerins, des centaines de policiers venant de tout le pays ont été dépêchés sur place. Bien sûr, ceux qui venaient de loin ne connaissaient pas le chemin. Et comme les organisateurs avaient omis de flécher le chemin depuis l'autoroute et oublié d'enlever les barrages à certains endroits, notre chauffeur (mais il n'était pas le seul), a pas mal tourné en rond. Nous avons fini par confier la route au Seigneur en lui demandant de nous guider et... nous sommes finalement arrivés à bon port. Il a ensuite fallu terminer la route à pieds (en gros, 4 km de marche, avec sacs à dos et drapeaux), les parkings n'étant pas tout près de l'aérodrome...
La messe était bien sûr en Allemand, les enfants n'ont pas vraiment compris, mais ils se sont bien amusés. Nous avons pique-niqué sur place et sommes repartis tous contents, crevés bien sûr, mais heureux. Le retour a été finalement moins épique que l'aller (alors qu'on s'attendait à des bouchons monstres), et nous sommes arrivés à la maison vers 15 heures, sous un soleil et une chaleur accablants (comme à Fribourg d'ailleurs, mais le matin, c'était moins gênant !).

On aurait pu penser que nos aventures s'arrêtaient là. Eh ben non. Une plus tard, nous sommes repartis à Durrenbach. Pour la messe d'installation de Philippe cette fois ! Certains avaient commencé la fête en squattant le presbytère dès la veille au soir, mais pour notre part, nous sommes partis à 8h30 presque tapantes. Et sommes arrivés à l'heure ! Si !
Après la messe, nous avons pu partager le verre de l'amitié (c'est ça qui est bien, avec les messes d'installation et d'adieux : y'a toujours de bonnes choses à manger et à boire !), et ensuite, eh ben... on était 35 pour le déjeuner. Et comme on est en Alsace, ce fut après-midi tartes flambées ! Si ! Des salées, des sucrées, et tout ça jusqu'à 16 heures, quasiment non-stop ! Moment convivial où nous avons donc revus ceux qui étaient déjà à Sélestat en septembre pour la messe d'adieux, dont les parents, la soeur et le beau-frère de Philippe. Ce qui a aussi été l'occasion de mieux les connaître, d'ailleurs !

Mais ce n'était toujours pas terminé ! Nous sommes en octobre, et là, il faut bien avouer que, normalement, les choses devraient se calmer un tout petit peu. Sauf que... non. Parce que dans la foulée, il fallait bien qu'il y ait quelques petits soucis question santé, sinon c'est moins drôle. Donc ma nuit blanche du début du mois de septembre m'a laissée avec une bronchite que je n'ai pas pu soigner tout de suite, rentrée oblige. J'ai donc attendu une semaine avant d'aller voir le médecin. J'ai été bien soignée, c'est vrai, mais aussi très préoccupée par tout plein de choses : le départ de ma collègue Mathilde pour les Etats-Unis, en voyage avec un groupe d'étudiants, la préparation du "coup de coeur littéraire" à l'ISSM, ma participation à des ateliers d'écriture sur le net, ma participation (voire la demande d'une de mes collègues pour que j'anime moi-même) un atelier d'écriture à l'ISSM... m'ont pas mal fatiguée nerveusement, m'empêchant de dormir et m'ajoutant des jours de travail pour remplacer ma collègue absente. Si bien que, trois jours après son départ, je suis retournée chez le médecin en lui demandant de trouver une solution pour que je puisse dormir (je lui ai laissé le choix des armes : massue, abrutissement, sédation... il avait carte blanche). Il m'a examiné et, ô joie, ô bonheur, m'a dit qu'en plus d'être insomniaque, j'étais tout simplement... malade ! Si ! Rhino-sinusite et trachéite ! Qui dit mieux ?
Bref. Je me suis donc re-soignée, j'ai repris mes livres histoire de m'endormir un peu plus sereinement (les somnifères, ça a fait de l'effet la première nuit, et puis après, plus rien. Un roman, c'est mieux : c'est plus efficace). Et moins dangereux pour mon cerveau : il paraît que les somnifères, ça provoque la maladie d'Alzheimer !!!

En septembre, j'ai aussi repris les cours d'anglais. Trouvés sur le site du Monde, un peu par hasard ! Et finalement, je suis très contente : des cours sympas, simples, mais avec un suivi rigoureux et des révisions régulières, qui permettent de bien comprendre et de voir les progrès.

Ah et puis, dernière chose : les veillées de prière vont reprendre. Mardi prochain. Donc on repart sur un rythme d'une toutes les 6 semaines environ, et ça demande pas mal de travail, finalement ! Le plus dur étant le début. Quand on sera rodés, ça ira mieux !
Ceci, c'était pour vous expliquer le long silence sur ce blog !
J'espère quand même avoir le temps de vous montrer quelques photos de nos vacances de cet été, et ce avant l'été prochain ! Si, ce sera notre défi bloguesque. Il en faut, pour avancer !

vendredi 26 août 2011

What a great job !!!


Ce matin, il m'est arrivé un « truc de ouf », comme ils disent à la télé.
Ou plutôt, quelque chose de très marrant, et de totalement inattendu. Je vous explique.

Il y a deux mois, quand j'ai eu les premiers exemplaires de « La messagère du temps », j'en ai déposé un au Journal l'Alsace, à la demande de l'éditeur. J'ai été reçue par Anne Suply, directrice de l'agence et réceptionniste quand la réceptionniste n'est pas là, ce qui était le cas le 24 juin dernier. Je lui parle du roman, elle le feuillette, trouve le concept du plan rigolo, me dit que si la journaliste chargée des infos culturelles n'a pas le temps, c'est elle qui fera l'article, etc.
Fin juillet, quelques jours avant de partir en vacances, j'ai rencontré Madame Marissal, la journaliste, qui a fait son boulot, m'a interviewée, et un article est paru début août.
L'histoire aurait pu s'arrêter là. Mais non.

Parce que dans l'article, madame Marissal a parlé de Yoko Tsuno, qu'elle connaît bien pour en être fan aussi, mais que des aventures terrestres (elle n'est pas trop fan de science fiction). Seulement, quand Anne Suply a lu l'article, ça a fait tilt. Parce qu'elle est fan aussi. Inconditionnelle, même. Et du coup, quand j'ai rappelé à la demande du libraire pour annoncer la séance de dédicaces du 10 septembre, elle m'a dit qu'elle voulait faire un article sur moi. On a un peu parlé, de Yoko, du plan (qui l'intéresse toujours), et de Rothenburg, de photos... et je lui ai dit que j'avais fait imprimer un petit livre à partir des photos de notre voyage de trois jours en 2009, et que je lui montrerai le résultat, puisqu'elle ne connaît pas Rothenburg (et elle rate quelque chose), et qu'elle aime Yoko Tsuno. Je ne pouvais pas ne rien faire.

J'y suis donc allée ce matin, sans prévenir. Je lui ai montré le petit livre en question, elle l'a feuilleté, a beaucoup aimé, et m'a demandé de but en blanc si je voulais être correspondante locale du journal. Oui, moi.
Gros blanc.
Écrire, j'aime bien, vous le savez. Encore me faut-il un sujet. Là, elle me disait en gros : « Vous avez carte blanche, vous choisissez un sujet, vous le traitez, si votre sujet est accepté, il est publié, et vous avez des honoraires variables en fonction de la taille de l'article ».

Soit. Ce serait formidable. Sauf que ma pauvre imagination ne parvient à se mettre au travail que si j'ai une contrainte au départ. Je lui explique la chose, comment je travaille, comment j'écris, comment vient l'inspiration, et elle me dit que si je veux, elle a une contrainte pour moi. Et pas des moindres.
Il s'agit ni plus ni moins qu'une série d'articles sur une œuvre d'art qui se trouve sur les anciens remparts de Sélestat, et qui consiste en une série de plaques de rues apposées les unes à côté des autres.
« Une plaque, un article par semaine. Ça vous va comme contrainte ??? »

Nous avons topé là.
Je suis correspondante locale pour l'Alsace, à compter de là maintenant tout de suite, et plus précisément à partir du moment où j'aurai écrit un article.
Elle est pas belle, la vie ???

vendredi 19 août 2011

A Amsterdam, nous avons vu...

... des animaux !

Eh oui ! Et en voici la preuve :

Il y a d'abord la faune toute particulière d'Amsterdam :



De jour, on peut donc voir... des éléphants ! Et de nuit ?
Un héron ! Et il faisait vraiment très, très nuit...
Mais nous n'étions pas au bout de nos surprises. A Amsterdam, sur la grand place, il y a aussi...
Ca !!! Une sorte de monstre... armé en plus. Et il n'était pas le seul de son espèce.

Nous sommes allés aussi à Zaanse Schans, sorte d'écomusée local. Mais avant de vous montrer les photos des maisons (très jolies, les maisons, mais ce sera pour une autre fois), voici la faune de Zaanse Schans (et de Merken aussi, qui n'est pas très loin non plus) :




Eh oui ! Des canards !!! Plein de canards. Mais pas que. Il y avait aussi des chevaux :

et des gallinacés :
Un coq, bien sûr,
 Une poule noire...
 Et une blanche.

 Qui s'est fait la malle sur le trottoir...
 et qui, en plus, est allée appeler sa copine pour qu'elle la rejoigne dans son escapade.
Heureusement, tout le monde a fini par rentrer au poulailler...
Nous avons vu aussi :
 Un moineau
Et un grillon.
Et aussi un lapin (dans son clapier...)

Et puis, il y avait aussi des animaux bien plus tranquilles, et qui n'avaient donc pas besoin d'être mis en cage :


C'est-y- pas beau, ça ???
La suite de nos folles aventures... bientôt ! (et en photos, j'espère...)

samedi 13 août 2011

Vacances... à deux !

Cette année, nous avons fait dans l'inédit.
Au mois de juillet, mes parents sont venus nous voir deux fois. Oui, deux fois ! La première, c'était pendant le tout premier week-end, pour le double mariage de mes cousins (mon cousin et sa sœur se sont mariés tous les deux aux États-Unis, et ont voulu fêter ça avec nous, en France). Donc, mes parents ont fait le trajet, nous les avons logés, ainsi que mon oncle Bernard et ma petite sœur, le dimanche soir, avant leur retour en Bretagne.

Et puis, fin juillet, retour de mes parents (sans mon oncle ni ma sœur), pour quelques jours de vacances chez nous avant qu'ils n'accompagnent les enfants (les nôtres) chez eux. Ca va ? Vous suivez ?
Le 27 juillet, nous avons donc chargé le gros sac à dos avec les vêtements des enfants dans la voiture de mes parents, ainsi que les sièges auto, les doudous, les CD pour les trajets en voiture... et hop ! Les voilà partis pour la Bretagne, sans papa et maman... pour la première fois ! Jean-Luc, lui, était déjà parti, le 25, pour des livraisons du côté de Bordeaux, La Rochelle et Nantes... Il n'a donc pas vu les enfants à partir du 24 au soir.

(petit aparté : ça fait tout drôle de se retrouver jeunes mariés sans enfants au bout de 9 ans. Et plus encore de se rendre compte que les enfants vont vivre des tas de choses sans nous, voire vivre des choses que nous ne vivrons, nous, jamais. Si, je vous promets, c'est très étrange comme sensation. L'impression qu'ils ne sont déjà plus nos enfants. Ou plutôt, la préparation à leur départ plus ou moins lointain, quand ils seront grands, autonomes, et qu'ils vivront leur vie, indépendants, sans leurs parents aux petits soins pour eux... je dois dire que ça fait vraiment une drôle d'impression, et que ça fait du bien aussi. De se dire que nos enfants sont des êtres à part entière, et non pas des morceaux de nous, sortes d'excroissances pensantes et capables des pires bêtises comme des plus doux câlins... ça m'a permis de réaliser un truc auquel je n'avais jamais pensé auparavant : si je suis bien leur mère, je n'ai aucune prise sur ce qu'ils pensent, ce qu'ils s'imaginent, ce qu'ils aiment... ils sont des êtres humains indépendants, dotés d'une vie indépendante de la mienne, sont désormais capables de penser, de vivre sans être scotchés à moi en permanence, ils ont grandi et peuvent, au moins pour un petit temps, vivre sans nous, leurs parents. Je sais que ce que je dis, là, maintenant tout de suite, paraît totalement absurde, niais, naïf, candide ou débile, que c'est une évidence, que c'est normal et parfaitement naturel, mais croyez-moi, ça n'est pas du tout si évident que ça, en fait, de se rendre compte que l'on n'est pas tout pour ses enfants, qu'ils ont une existence distincte de la mienne, et que, surtout, moi aussi, j'ai une existence et une vie distincte de la leur... c'est juste très bizarre... Fin de l’aparté, désolée pour cette interruption dans mon récit.)

Le 28 en fin d'après-midi, donc, Gobolof était de retour, dans une maison bien vide, sans les petits Goboloviens... mais quel calme ! Quelle tranquillité !!! Et ça fait du bien. Beaucoup de bien, croyez-moi ! Qu'on ne se méprenne pas : j'aime beaucoup mes enfants, Gobolof aussi. Mais 9 ans non stop (sauf nos trois jours à Rothenburg il y a deux ans) avec nos enfants, c'est long, très long, et nous avions bien besoin de nous retrouver seuls tous les deux, au calme.

Direction Amsterdam, donc, le 30 juillet, le temps pour Jean-Luc de se reposer de ses 3000 km de camionnette en 4 jours. Et nous n'avons pas été déçus du voyage ! Nous sommes arrivés le soir avec presque une heure d'avance sur l'horaire prévu. Et pourtant, nous avions vu assez juste, si l'on tient compte du fait que c'était le premier week-end "noir" sur les routes en France, chassé-croisé des vacances entre juillettistes et aoûtiens oblige. Mais c'était sans compter sur notre organisation sans faille (merci Google Maps et madame Papate, notre GPS formidable quand il veut bien nous donner l'itinéraire à temps, et non pas une fois qu'on est arrivés à destination !), qui nous a vus préférer l'itinéraire par l'Allemagne ! A nous donc les joies des autoroutes allemandes, leurs toilettes payantes (mais propres), et surtout leur Mc Café bien mieux achalandé que chez nous (y'a pas à dire, les portions allemandes, c'est quelque chose ! Jean-Luc a même calé devant le brownie géant... il n'a pas osé ! C'est dingue, non ??? :) )
Bref, nous voici à Amsterdam, chez Taco et Mili (lecteurs assidus de ce blog, qui doivent me haïr d'y poster si peu...). Amsterdam... que dis-je ! Nous nous trouvions exactement dans la petite ville de Diemen, située dans la banlieue sud-est, oui ! Son tram, ses bus, ses ponts qui se relèvent régulièrement avant notre passage, nous obligeant à attendre patiemment le passage des bateaux (non, en fait, j'exagère : nous avons toujours pu passer juste avant, nananananère !), ses canaux avec leurs canards et tout plein d'algues dedans, son centre commercial avec son magasin de bonbons (et de réglisse !!! j'aime beaucoup, beaucoup, beaucoup la réglisse !!!!) absolument démentiel... Bref, une petite ville qui a l'air bien tranquille, même s'il paraît qu'elle ne l'est pas tant que ça !
Et... Amsterdam, me direz-vous ???
Ben j'ai fait des tas de photos. Si. Et je vous les montrerai très bientôt (en tout cas un petit échantillon), dès que j'aurai compris comment on fait pour les enregistrer dans un format moins "gourmand" sur Picasa. Sinon, ça va mettre des plombes à charger quand vous voudrez ouvrir ce blog, et en plus, ça va me prendre toute la place sur Picasa et je ne pourrai vous en mettre que deux ou trois...

En tout cas, sachez que nous avons passé une excellente semaine à Amsterdam ! Nous avons vu des tas de choses, visité le musée Anne Franck et la ville (une partie au moins), mangé dans un très bon restaurant, regardé plein de films (Jean-Luc a eu le temps de réparer l'erreur : il avait vu Taxi 4, mais pas Taxi, Taxi 2 et Taxi 3 ! Faut le faire, hein ? Et en plus, il a aussi pu regarder quelques James Bond encore inconnus au Gobolistan ! C'est-y pas beau, ça ???).
Bref, dans quelques temps (je ne peux pas être plus précise, malheureusement !), vous aurez la joie, le bonheur et l'immense avantage de voir quelques photos... et de connaître la suite de nos palpitantes aventures au pays des tulipes et des moulins (et au pays de la bière et du chocolat ensuite, mais ça, c'est une autre histoire !).