samedi 26 mai 2012

Quel cirque !

Deux mois que je n'ai plus publié ici. C'est pas faute d'y penser, c'est plutôt faute d'avoir le temps. Mais aujourd'hui, j'ai décidé de prendre le temps, parce que vraiment, les occasions comme aujourd'hui sont assez rares pour être soulignées, et franchement, les enfants ont beaucoup aimé leur après-midi.
Donc, qu'avons-nous fait de si important ?
Rien de très sensationnel, si ce n'est qu'un cirque, celui d'Esther Bouglione, s'est installé sur le parking derrière la sécurité sociale de Sélestat, c'est-à-dire à deux rues de chez nous. Vous avouerez qu'il aurait été dommage de rater l'occasion d'y faire un tour, d'autant plus qu'en rentrant à la maison, vendredi soir, Gobolof s'était arrêté devant et avait demandé des informations. Il s'était retrouvé avec deux bons de réduction nous donnant les places à 11 € par personne, au lieu de 20 € par enfant et 25 € par adulte. Une telle aubaine ne se refuse pas, vous serez bien d'accord avec moi.
Alors, qu'avons-nous donc vu à ce spectacle ?

Des tigres. 6 magnifiques tigres du Bengale dont 4 grands tigres blancs. Mais aussi un éléphant (pas immense mais impressionnant tout de même), 2 chameaux, 2 dromadaires, 3 chevaux Apaloosa, 1 magnifique cheval Espagnol. Voilà pour la ménagerie. Au zoo, il y avait aussi, d'après les enfants, un lion et une gazelle, mais nous n'avons pas pu les voir.
Sinon, côté artistes, c'était plutôt classique : des jongleurs (très jeunes, des adolescents, qui se sont plutôt bien débrouillés malgré quelques erreurs de réception), des trapézistes volants impressionnants (le maître de cérémonie nous a annoncé qu'ils avaient reçu un clown d'or l'an dernier), même si l'un d'eux a raté deux fois le triple saut périlleux les yeux bandés (la réception, là aussi, est à revoir), une acrobate utilisant de longs foulards à 8 mètres de hauteur, Spiderman soi-même, qui a passé le plus clair de son temps tête en bas bien sûr, un équilibriste sur rouleaux (vous savez, ceux qu'ils empilent les uns sur les autres et où le but de la manœuvre est d'arriver à grimper dessus sans se casser la figure ?), une jongleuse des pieds et des mains, sur le dos (impressionnante, celle-là aussi !), un numéro de Hoola-hoop (c'est ce que j'ai le moins aimé, mais bon... le numéro avec les cerceaux en feu était impressionnant quand même), un autre jongleur, et... des clowns. Je crois qu'avec les trapézistes, c'est ce que les enfants ont préféré ! Il faut dire qu'ils étaient bons : excellents musiciens, et ils ont terminé le spectacle avec l'ouverture d'un restaurant sur la piste... je vous laisse deviner l'état du restaurant après le repas de la cliente.

Bref, vous l'aurez compris, les enfants se sont beaucoup amusés, et nous aussi. Je ressors de ce spectacle avec deux avis. L'un quelque peu mitigé quant à la qualité des numéros (certains manquaient d'un peu de professionnalisme à mon goût) et l'autre très contente de voir quelque chose de très, très loin des grosses machines comme celles que l'on voit à la télévision, où tout est rodé au millimètre près. Ici, ça sentait l'esprit de famille, le spectacle authentique, avec ses ratés, ses bonnes surprises. Il y avait un véritable orchestre (5 musiciens qui jouaient vraiment, ce que je n'avais pas vu la dernière fois), et ça fait du bien ! Oui, il y avait là un côté très sympathique, saltimbanque, où on se rendait compte que les dompteurs étaient aussi garçons de piste et ouvreurs, où la jongleuse sur le dos était également voltigeuse... au final, peu d'artistes sur la piste, 35 personnes au total, en comptant les artistes, le boulanger, l'instit, le vétérinaire, les commerciaux, la cuisinière, la cantinière, les garçons de piste... ce qui tend à montrer que dans ces petits cirques qui doivent vivre très simplement de leur art, tout le monde fait un peu tout... Une très belle après-midi en tout cas, sous le soleil brûlant de Sélestat !

lundi 26 mars 2012

Que se passe-t-il donc au Gobolistan ???

Eh oui, vaste question. Je viens de voir que mon dernier billet ici date d'il y a plus d'un mois (presque un mois et demi !!!) et du coup, je me dis que je suis plutôt en retard pour vous donner de nos nouvelles.

Alors pour ce qui est des enfants : ils sont heureux !!! Si. Et ça fait du bien de les voir comme ça.
Petit exemple :
Hier soir, dimanche, Noémi a dit quelque chose à Nathanaël, quelque chose qu'ils ont trouvé tellement drôle qu'ils en riaient encore une heure après. J'ai voulu savoir ce que c'était, mais Nathanaël a été incapable de me le dire, parce qu'il n'arrivait jamais au bout de la phrase tellement ça le faisait rire. Du coup, j'ai fini par rire juste parce qu'il a un rire communicatif. Et c'est merveilleux de voir cet enfant si discret, si observateur, mais si peu démonstratif, se livrer à de tels débordements de joie !

Noémi aussi va bien, très bien, même. Côté maths et dyscalculie, ça avance, même si ça reste lent, mais surtout, surtout, elle est mieux dans sa peau en ce moment, et a cessé de me dire qu'elle se trouvait moche, nulle, et bonne à rien. Sans doute peut-on y voir une conséquence de mes propres transformations depuis la fin du mois de février, et j'en suis vraiment heureuse rétrospectivement : tout ce que je fais, tout ce que j'essaie de mettre en place, tous ces efforts pour régler mes problèmes, ce n'est pas en premier lieu pour moi (même si c'est important de se sentir bien dans sa peau, et d'être heureuse), mais pour les enfants, et en particulier pour Noémi que je les fais. Parce que se regarder dans la glace, honnêtement, et reconnaître qu'on s'est planté, qu'on se plante encore et qu'on a tout faux et donc des tas de choses à changer, ce n'est pas facile à faire, loin de là. Ça suppose en particulier d'avoir le courage de se dire qu'on a eu tort, et de demander pardon pour le mal qu'on a pu faire. Et quand il s'agit de ses propres enfants, c'est d'autant plus difficile, parce que cela suppose que l'on peut être faillible, alors que les enfants attendent tout de leurs parents, et en particulier qu'ils leur montrent le bon chemin. Mais savoir reconnaître ses erreurs, c'est aussi se donner la chance un jour de pouvoir changer et d'essayer de ne plus les répéter. Je ne suis pas naïve au point de penser que tout est réglé après : des erreurs, j'en ferai d'autres, et ce qui a été fait ne peut être défait. Néanmoins on peut profiter de ce moment pour remettre les choses à plat et avancer. Et c'est là que l'espérance chrétienne m'aide beaucoup : seule, j'en suis incapable. Mais j'ai cette chance, cette grâce immense de me savoir accompagnée. Le Christ m'aide, tranquillement, et me donne ce dont j'ai besoin pour avancer au rythme qu'il faut. Comme je suis plutôt lente d'esprit (il me faut beaucoup de temps pour comprendre !), ça ne va pas très vite. Mais l'avantage de cette lenteur, c'est qu'une fois que la leçon est comprise, il n'y a pas à y revenir, ou très peu. Alors je sais bien que Noémi a souffert d'un certain nombre de mes erreurs et que je n'aurai pas assez de toute ma vie pour les rattraper. Mais ce qui me met en joie, c'est de voir qu'elle grandit, qu'elle s'épanouit malgré cela, dans la confiance retrouvée en moi, et surtout, surtout, en elle. Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir, mais je crois que maintenant, elle va tout simplement dans la bonne direction.

Et Rébecca ??? Rébecca est un rayon de soleil, même en plein hiver.
Hier soir, toujours, nous avons vécu un beau moment quand je l'ai mise au lit.
Nathanaël et Noémi avaient passé la journée à la communauté de la Famille missionnaire de Notre-Dame, à environ 50 m de chez nous, où ils ont parlé de la Semaine Sainte qui va commencer dimanche prochain, de la mort et de la résurrection du Christ. Alors bien sûr, quand ils sont rentrés, il y avait plein de questions : "Et Jésus, il a eu mal quand on l'a cloué sur la croix ?" "Mais pourquoi ils l'ont tué ? Pourquoi ils ne l'ont pas simplement mis en prison ???" etc...
Et Rébecca, elle, n'a pas participé à la journée, qui s'adressait aux enfants à partir du CE1 (elle n'a que 5 ans et est qu'en grande section de maternelle). Alors elle a écouté ce que son frère et sa sœur ont dit en rentrant. Et au moment de se coucher, elle m'a demandé : "Mais maman, Jésus, il a eu très mal ?" J'ai répondu que oui, sans doute a-t-il eu très mal, parce qu'on lui a quand même planté des clous dans les mains et qu'on l'a laissé là, suspendu à la croix pendant plusieurs heures. Elle était au bord des larmes quand elle m'a dit : "Alors maman, il faut prier pour lui !"
Alors je me suis assise près d'elle, et je lui ai dit qu'on pouvait prier pour Jésus, et le remercier pour tout ce qu'il a déjà fait pour nous. Parce que s'il est mort, c'est pour nous sauver de la mort, pour le pardon de nos péchés (j'utilise le mot "bêtises" avec Rébecca, sinon, elle croit que je lui parle du pêcher du jardin ! :) ). Alors nous avons prié toutes les deux, et à la fin de la prière, les larmes avaient disparu, et le sourire, ce sourire lumineux qu'elle a depuis qu'elle est venue au monde, est revenu, comme un soleil. C'était un petit peu comme à Pâques, où la tristesse et la souffrance de la mort font place à la joie de la Résurrection.

Jean-Luc et moi, nous sommes très heureux et très reconnaissants, parce que Dieu nous a confié des enfants merveilleux, de vrais trésors que nous avons pour tâche d'accompagner, d'élever, d'éduquer pour en faire des adultes responsables, debout. C'est une belle et grande charge qui nous est confiée. Je me sens un peu comme un passeur, chargée de conduire mes enfants sur le chemin de la foi. Ils l'ont d'ailleurs très bien compris et n'hésitent pas à poser d'innombrables questions...

Hier en fin d'après-midi, Noémi m'a dit qu'avec Benjamin (un de ses amis du même âge qu'elle, qu'elle aime beaucoup), ils avaient décidé de ne pas se marier (en septembre, ils nous avaient dit qu'ils se marieraient, mais à 9 ans, on a encore le droit de changer d'avis). Quand je lui ai demandé pourquoi, et si Benjamin ne l'aimait plus, elle m'a dit : "Non, il m'aime toujours, mais il veut être moine. Alors ça tombe bien, parce que si je suis religieuse, on sera tout le temps ensemble et on ira tous les deux faire les courses." Question représentation de la vie religieuse, il y a donc encore du boulot, mais cette représentation s'explique en grande partie par leur vécu : le couvent qui se trouve au bout de la rue abrite une congrégation religieuse mixte, véritable OVNI dans le paysage religieux catholique, puisque cette congrégation est la seule dans son genre, dans toute l’Église Catholique. Elle porte d'ailleurs le nom de "Famille", car les frères et les sœurs qui y vivent ont un fonctionnement qui s'approche beaucoup de celui d'une famille classique (un père, une mère et des enfants). L'image que Noémi et Benjamin ont de la vie religieuse est donc en grande partie calquée sur ce qu'ils ont sous les yeux, et pour eux, la mixité dans la vie religieuse fait sans doute partie de la normalité. Ils ont encore un grand nombre d'années pour découvrir que la réalité monastique est autre...

Voilà ce qui nous occupe depuis plusieurs semaines, entre autres. Parce que je ne vous ai pas encore parlé du Friehjohr, des salons de Jean-Luc, du vélo, de mes déplacements professionnels, du colloque national que nous organisons à Mulhouse, de nos peut-être futures vacances en Italie, de la première communion de Noémi, des anniversaires auxquels Rébecca a été invitée... Notre premier trimestre 2012 est fort, fort occupé !!! Et cela explique le peu de temps pour mettre ce blog à jour : priorité à l'actualité, comme disent les journalistes, et l'actualité à la maison consiste souvent à éteindre le feu qui s'est déclaré entre l'un et l'autre des enfants, ou bien à parer au plus pressé question organisation, et donc à mettre en veille l'écriture, les blogs et jusqu'à la lecture parfois...

mercredi 15 février 2012

Hiver gobolistanais

Nous commençons à revivre. Oui, ce n'est pas exagéré que de le dire. Il y a comme un air de dégel, de fin d'hibernation, ici, et ce n'est pas pour déplaire aux Gobolistanais que nous sommes.

Donc, le froid, le gel, qui poussent sérieusement à l'hibernation. Pendant environ deux semaines, nous avons eu quelques surprises au deuxième étage de notre jolie petite république autonome. Le gel des canalisations s'est gentiment invité un dimanche matin, et nous avons eu la surprise de voir les robinets s'assécher puis se tarir, comme aux plus importantes périodes de sécheresse dans Manon des Sources après que Manon a bouché la source des collines et mis ainsi un terme à la culture d’œillets d'Ugolin. Sauf que chez nous, le tarissement de la source ne doit rien à un acte de malveillance, sauf à croire que le Malin se cache dans la météo. Dans un premier temps, c'est la baignoire et les vasques qui ont été touchés. Et une semaine plus tard, nous avons eu l'immense bonheur de nous rendre compte qu'à leur tour, les WC et la douche étaient aussi contaminés par ce mal galopant le long des canalisations, mal contre lequel, malheureusement, nous ne pouvions rien faire.
C'était sans compter Gobolof, l'homme de la situation, de toutes les situations d'ailleurs. Ici, il a simplement pris un marteau (et un tournevis), et est allé explorer les conduites d'eau derrière le carrelage de la salle de bains. Autant vous dire tout de suite que la salle de bains est pleine de trous, maintenant, et ce qui devait être un chantier dans 4 ou 5 ans sera vraisemblablement avancé d'au moins 3 ou 4, voire sera terminé avant les prochains frimas. Parce que bon, neuves ou pas, les canalisations ont gelé pour la 3e fois en quatre ans, alors faut pas non plus pousser mémé dans les orties, comme on dit, et il est temps de prendre le taureau par les cornes et de tout faire pour qu'il ne nous arrive pas la même mésaventure qu'à bon nombre d'Alsaciens qui ont vu leur Saint Valentin gâchée par la rupture des canalisations dans leurs propres maisons et ont donc remplacé le dîner aux chandelles par une soirée balai-serpillères. Ceci dit, ça peut avoir son charme, mais quand on a réservé au restaurant, c'est quand même moyen comme plan B.

Bref, une semaine après le gel de la douche, la température extérieure ayant décidé de remonter un peu au-dessus de -10°C, et Jean-Luc ayant isolé toutes les canalisations atteignables de la salle de bains, nous avons vu l'eau revenir dans les toilettes et quelques jours après, c'est l'eau chaude qui a fait sa réapparition au deuxième étage.
Alors, me direz-vous, comment survit-on au Gobolistan sans eau chaude dans la salle de bains ?
Question ô combien pertinente et essentielle !
Eh bien, coup de bol, nous avons trois points d'eau à la maison : au 2e, dans la salle de bains, donc, au rez-de-chaussée, dans la cuisine, et au sous-sol, dans la buanderie. Pendant quelques jours, j'ai donc pris mon courage à deux mains, et ma serviette et mon savon avec par la même occasion, et j'ai repris les méthodes antiques, celles qui avaient cours avant que l'on installe des douches dans tous les logements ou presque, parce que c'est quand même plus pratique. Lavage au lavabo, donc, mais bon, c'est pas ce qu'il y a de mieux quand même. Surtout pour les cheveux. Au bout de quelques jours, je devais aller travailler, et je ne pouvais pas le faire avec des cheveux dans cet état-là (je vous laisse vous faire une idée de l'état en question, l'imaginaire au travail, je suis pour à 100%), et j'ai donc opté pour la même technique celle utilisée l'an passé lorsque la chaudière nous avait lâchés : bouilloire et tupperware. Mais voilà, quand la chaudière nous avait lâchés, nous étions au mois de juillet. Et il y avait de l'eau dans les canalisations. Là, c'était plus compliqué.
Mode d'emploi :
Mettre de l'eau dans la bouilloire (heureusement, l'eau froide était revenue dans la douche, sinon il aurait fallu monter de l'eau dans une grande bassine depuis la cuisine, deux étages au-dessous), la faire bouillir.
Pendant ce temps, remplir un grand tupperware avec de l'eau froide, en faisant attention de ne pas trop le remplir quand même, histoire d'avoir de la place pour l'eau chaude (vous remarquez la pertinence de la logique : ça ne servirait à rien de chauffer l'eau si on ne pouvait pas l'utiliser, hein !). Compléter avec l'eau chaude (pas trop pour ne pas se brûler mais suffisamment quand même pour ne pas avoir froid), et se verser l'eau tiède sur soi pour se laver.
Ça paraît très simple, dit comme ça, mais ajoutez deux difficultés :
- je suis myope. Tout ce qui relève du visuel est donc très approximatif quand je suis sous la douche, que la douche soit en bon état de fonctionnement ou non ne change rien au problème visuel.
- la bouilloire ne peut contenir qu'un litre. Et un litre, quand il s'agit de se rincer, ça va vite, même mélangé à l'eau froide (presque gelée) de la douche. Surtout quand on veut aussi se laver les cheveux.

Donc pour la première douche, j'étais seule, un mercredi après-midi, et ça a été assez épique. J'ai dû procéder en deux étapes, après avoir manqué geler sur place lors du rinçage, faute d'eau chaude suffisante pour terminer.
Malgré le chauffage dans la salle de bains, il faisait là-haut un froid de canard, et j'ai préféré me laver les cheveux après la douche plutôt que pendant. Et j'ai bien fait. Là encore, le rinçage a été particulièrement éprouvant.

Pour la douche suivante, j'ai mis Gobolof à contribution, avec pour mission de procéder au chauffage de l'eau en cours d'opération, pour éviter les désagréments du mercredi précédent. Et ça a très bien fonctionné : j'ai pu avoir une (presque bonne) douche.

Et vous savez quoi ? Le lendemain, l'eau chaude est revenue.
Je suis maudite.

Donc, je réitère : je suis "eau-chaude-addict", comme d'autres sont accros aux écrans, à la coke ou à la cigarette. Alors, pour être privé d'eau chaude, quelle est la meilleure période, à votre avis ? Été ou  hiver ? Franchement, des deux, je préfère de loin la version estivale. C'est plus fun, si vous voulez mon avis, et un peu plus pratique aussi. Mais ce n'est que mon avis...

Au fait, nous avons de la chance : les canalisations ont tenu. Yaisse.

samedi 4 février 2012

Guérie !

Il y a environ trois mois, je vous parlais ici même de mes essais un tantinet foireux concernant mon récurrent problème de règles trop abondantes et trop longues. Alors on est bien d'accord, il s'agit ici d'un problème très personnel dont on parle très peu, sans doute à cause de la gêne occasionnée. Les règles, l'intimité, la sexualité, tout ça, c'est un peu tabou, vous ne me ferez pas croire le contraire.

Eh bien j'ai décidé de lever le tabou, parce que ce qui m'est arrivé est absolument gigantesque, merveilleux, tout bonnement incroyable, et que je ne peux qu'y croire, justement.
J'ai été guérie. Si. Je vous raconte.

Tout s'est déclenché quelques jours seulement après le billet que j'ai écrit en novembre. Donc, je prenais mes tisanes, en essayant diverses choses qui me permettraient de vivre de manière normale au quotidien, surtout au boulot. Parce que pour dire les choses crument, des règles hémorragiques de 17 jours, c'est assez galère au quotidien. Du genre : vous êtes en réunion, et vous vous demandez toutes les 10 secondes si ça n'a pas "débordé", comme d'une couche de bébé. Ou bien vous vous levez toutes les 3 minutes pour vérifier l'état de la chaise sur laquelle vous êtes assise, chaise qui, bien sûr, est recouverte, comme de juste, d'un magnifique tissu bleu rembourré, et donc impossible à lessiver correctement. Et là, bonjour la honte si tous les mois, il faut aller voir la directrice en lui disant : "désolée, faut encore changer la chaise...".
Bref, c'est assez galère, donc. Et fatigant aussi, ça va sans dire. Parce qu'au bout d'un moment, les réserves en fer, contenues dans le sang, paraît-il, s'amenuisent dangereusement. Du coup, la tisane à la valériane, c'est bien : ça oblige à se coucher tôt. Mais ce n'est pas viable non plus à long terme.
Ce qui m'embêtait le plus, là-dedans, c'était finalement d'être sous somnifère en permanence, et de ne pas savoir si mes règles allaient ou non se terminer un jour. Avais-je un "stock" de sang à évacuer tous les mois, auquel cas ça durerait autant de temps qu'il le fallait pour que tout soit parti, ou bien était-ce lié au temps, auquel cas ça durerait aussi jusqu'à ce que l'échéance soit passée ? En bref, j'en étais arrivée à me demander si, chez moi, le cycle ne s'était pas totalement inversé, avec trois semaines de saignements pour une sans...
Pas bien réjouissant, hein ?

Et puis il s'est passé un truc bizarre, mais magnifique. Le 8 novembre, 17e jour de saignements ininterrompus ou presque (à cause des tisanes que j'avalais depuis déjà deux semaines), j'étais au travail, et le soir, il y avait une veillée de prière dans le nord de l'Alsace. Ayant épuisé ma 7e serviette hygiénique de la journée à 16 heures et étant à court de munitions, j'ai jeté l'éponge et dit à ma collègue que je rentrais à la maison. J'en avais plus que marre, j'étais incapable de me concentrer, alors je suis rentrée. Évidemment, dans le train, je n'ai pas osé m'asseoir, de peur de laisser une trace de mon passage. La  contrôleuse m'a bien regardée de travers, dans le train de 16h15, vide, avec moi debout entre deux wagons, un livre à la main, mais elle n'a rien dit. Je me suis d'ailleurs fait un film assez marrant en imaginant quelles pouvaient être les réflexions qu'elle se faisait en me voyant bouder un wagon entièrement vide, alors que le matin, il faut se battre pour trouver une place assise... Je suis allée comme ça jusqu'à Sélestat, et arrivée à la maison, j'ai commencé par une bonne douche bien méritée. J'étais contente d'être venue à pieds, tiens ! Ça m'a évité de salir la voiture... (toujours voir le bon côté des choses, c'est important pour le moral).

Une bonne heure plus tard, vers 17h30, nous sommes partis, Jean-Luc, les enfants et moi, pour Walbourg, dans le nord du nord de l'Alsace, pour la veillée de prière. J'avais bien sûr pris de quoi me changer, au cas où... et je n'en ai pas eu besoin.
Parce que durant la veillée, qui a commencé un peu après 19 heures, je suis tombée à genoux devant le Christ, devant le Saint Sacrement. Et je l'ai supplié de m'aider.
Je lui ai demandé de me guérir, si telle était sa volonté, et si sa volonté n'était pas que je guérisse, qu'au moins il me donne une explication, histoire que je puisse comprendre et supporter le calvaire que je vivais (bon d'accord, c'est pas la mort, mais ce n'est pas non plus une partie de plaisir. Et c'est surtout épuisant moralement et physiquement, et j'ai besoin de toute mon énergie pour assumer au quotidien.).
Eh bien figurez-vous qu'en rentrant à la maison, vers 23 heures, je me suis rendu compte que ma serviette était sèche ! Alors que j'avais eu une véritable hémorragie dans la journée, tout était terminé le soir même ! Du jamais vu chez moi (parce que même quand ça s'arrête, ça met trois ou quatre jours d'habitude). Bref, incrédule, j'ai attendu le lendemain : même chose. Plus rien.
Évidemment, j'ai passé un bon moment dans l'oratoire de notre chambre pour remercier le Seigneur de m'avoir écoutée, et surtout exaucée !

Il restait une inconnue : étais-je réellement et définitivement guérie, ou bien les saignements avaient-ils cessé pour ce mois-ci et reprendraient-ils de la même manière le mois suivant ?

27 jours plus tard exactement, le 5 décembre, rebelote. Le premier jour étant à peu près normal, je me suis dit que c'était bon, que j'étais guérie. Mais le deuxième jour, le mardi 6, les saignements étaient de nouveau très abondants. Ce même soir avait de nouveau lieu une veillée, à Sélestat cette fois-ci. J'y suis bien sûr allée, et au bord de la crise de larmes, j'ai supplié Jésus dans le Saint Sacrement de ne pas m'abandonner. Je lui ai dit que je ne pensais pas qu'il était du genre à donner de faux espoirs, et que quand il avait guéri des gens, l'aveugle Bartimée, par exemple (c'était le texte choisi pour la veillée), ce n'était pas à moitié...
Deux jours plus tard, c'était terminé.

J'étais guérie. 
Début janvier, retour des règles. 4 jours et demi. Du jamais vu en ce qui me concerne.
C'est pas beau, ça ?

Donc, je ne peux maintenant que témoigner. Dire que tout cela, ce n'est pas du chiqué, ce n'est pas non plus inventé. C'est du vécu, du vrai, de l’inexplicable. Mais réel.

Si j'en suis venue à m'en remettre totalement à lui, c'est qu'avant, le 18 octobre, j'avais fait retirer le stérilet qui me permettait justement de vivre sans ces hémorragies. Alors, vous allez me dire : "Pourquoi as-tu voulu te passer de stérilet si ça te permettait de ne plus saigner ?"
Judicieuse question, je vous l'accorde. Ça aurait été en effet bien plus simple.
Sauf que les médecins ne le disent pas, mais les stérilet hormonaux jouent avec l'humeur et la personnalité de celles qui les portent. En l'occurrence, dès que j'ai fait retirer le stérilet, j'ai eu la sensation d'être enfin libre, comme si on m'avait sortie d'un carcan qui me tenait enfermée depuis si longtemps que je ne me rendais même plus compte de son existence. Mais aussi, et surtout, j'ai commencé à voir les choses différemment. Le stérilet, comme son nom l'indique, rend "stérile". Ce n'est pas rien. Je suis maman, certes, et de trois enfants. Et nous n'envisageons  pas la venue d'un quatrième. Mais j'ai toujours eu du mal à me sentir mère, et encore plus depuis que j'avais ce truc dans le ventre. Comme si la stérilité provoquée me rendait inapte à accueillir mes enfants, déjà là, et anesthésiait ma capacité à être pleinement mère.

Je voudrais pouvoir crier à toutes celles qui prennent la pilule, qui sont sous stérilet ou implant, pour des raisons pratiques, que ce n'est pas une bonne solution. Qu'un stérilet en particulier inhibe la femme et peut la rendre inapte à l'accueil de la vie, et pas seulement d'une vie nouvelle, mais aussi de celle(s) qui est(sont) déjà là. Le stérilet hormonal, comme son nom l'indique, fonctionne exactement de la même manière qu'une pilule. Sauf que c'est plus retors qu'une pilule. Parce que là, le stérilet est implanté dans l'utérus, et délivre sa dose d'hormones en continu, sans aucune pause. C'est redoutablement efficace. Même si ce n'est pas à 100% (aucune méthode contraceptive n'est efficace à 100%), le stérilet a un effet psychologique important et indéniable. Il régule les hormones féminines en permanence, alors que justement, ce qui fait la spécificité de la femme par rapport à l'homme, c'est que le taux d'hormones varie au cours du cycle. Alors bien sûr, il faut tenir compte des sautes d'humeur, des fatigues périodiques. Mais le stérilet m'a a posteriori donné l'impression de m'avoir transformée en machine. Et je n'ai pas aimé ça...

Je voulais juste vous livrer ce témoignage, même si cela va en surprendre quelques-uns. Sans doute y aura-t-il beaucoup d'incrédules, sans doute aussi me prendrez-vous pour une illuminée, une masochiste ou une dingue. Peut-être. Mais quand le Seigneur fait des merveilles, et que tant d'autres femmes sont enfermées comme je l'ai été, comment me taire ?

Merci d'avoir lu jusqu'au bout, si toutefois vous êtes arrivés jusqu'ici !

jeudi 3 novembre 2011

Novembre, petite forme...

Bon, est-ce le retour de l'hiver ? Le changement d'heure ? Ou d'autres raisons plus personnelles ? Je ne sais pas trop, mais je suis en petite forme en ce moment. Il faut dire que je crois savoir d'où viennent une partie de mes problèmes. Il y a un peu plus d'une semaine, fin octobre, j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes et de régler une fois pour toutes un problème bien féminin. Et la solution m'a été donnée dans un livre dont j'ai eu connaissance par une amie, intitulé "La santé à la pharmacie du Bon Dieu" (santé par les plantes, tout simplement). Et j'ai donc commencé les tests. 
Alors je vais peut-être mettre ici une nouvelle catégorie, parce que les essais sont assez marrants.

Donc voici l'ouvrage en question :
Et quelques petits trucs que j'ai découverts dedans :

Contre la constipation : graines de lin (3 cuillères à soupe) avant ou pendant les repas, avec un peu de liquide. J'ai testé, ça fonctionne. Bien. J'ai même cru que j'avais un début de gastro ! Trop fort, le lin. Je crois que je vais réduire à  2 cuillères à soupe. 

Contre les règles trop longues et trop abondantes : mélange de plantes : Achillée, Arnica, Sauge, Mélisse, Mousse Islandaise et... racine de Valériane, à prendre le matin à jeun en tisane. Et ça marche aussi. Drôlement bien, même. Même sans les fleurs d'Arnica, introuvables en pharmacie.
Sauf que... la valériane, c'est aussi et surtout utilisé contre les troubles du sommeil et l'angoisse. Bilan des courses : je viens de passer une semaine complètement dans les choux, à boire une tisane somniférante le matin et à ne pas pouvoir dormir la nuit, le somnifère faisant effet... dans la journée. La prochaine fois, je me renseignerai sur les propriétés des plantes avant de faire des mélanges. Ceci dit, depuis que je bois cette tisane le soir, je dors bien mieux la nuit et j'ai la pêche le jour ! C'est juste une question de timing en fait. Quant à savoir si ça règle mon problème, ben faudra attendre un peu : les premiers effets "à long terme" commenceront à se voir normalement au bout de 4 semaines...

Sinon, il y a d'autres solutions : Achillée Millefeuille, seul ou en association avec l'Alchémille, pour régulariser le cycle, ou encore Chicorée (feuille ou racine ? Je ne sais pas encore !) contre la constipation, tige de pissenlit contre l'hépatite B et tous les problèmes de foie en général, ortie pour les problèmes de circulation sanguine... ce livre est une mine ! Faut juste se dire que ce sont des plantes, oui, mais que leur pouvoir est puissant, bien plus que les médicaments. Pour info : j'ai pris des somnifères (chimiques, ceux-là) pendant deux jours seulement en septembre, parce que le deuxième jour, ça ne marchait plus... En plus, le même jour, j'ai appris que les somnifères et autres anxiolytiques chimiques favoriseraient l'Alzheimer ! Un comble ! Parce que je veux bien pouvoir dormir, mais pas être sénile !!!!! 
A ce propos, il paraît qu'un député breton entend remettre en odeur de sainteté le diplôme d'herboriste. C'est une rudement bonne idée, si vous voulez mon avis. Ca permettra d'avoir un conseil judicieux plutôt que de tester des trucs pendant une semaine sans comprendre pourquoi on va mieux mais que dans le même temps, on voudrait tout le temps dormir... Et vous savez comment j'ai pensé à la Valériane ? Je me suis souvenue des enquêtes d'Hercule (Poirot, cela va sans dire, mais cela va mieux en le disant), où j'ai confondu la valériane et la strychnine (oui, je sais, y'a aucun point commun, mais ça doit être ça, les associations d'idées). Enfin bref, merci Hercule, de m'avoir fait penser que la valériane pouvait peut-être être soporifique et que donc, le matin, ce n'est peut-être pas ce qu'il y a de plus adapté...
Allez zou, trêves de bavardages. Ma tisane et au dodo !

Et cadeau Bonux bonus : Bonne nuit... les petits !


dimanche 16 octobre 2011

Heidelberger Orchester

Hier, en lisant les infos sur le fil Info de l'Alsace, j'ai appris que le Heidelberger Orchester donnait un concert à l'abbatial d'Ebersmunster, à environ 10 km de Sélestat (plus ou moins, plutôt moins que plus d'ailleurs). Au programme : plusieurs oeuvres, dont des extraits de La Flûte enchantée, de notre cher Wolfgang. 
Ce qui est marrant, c'est que Noémi a un copain dans le quartier, du nom de Félix, âgé de 11 ans, qui se passionne pour Mozart. Du coup, comme tout ce qui vient de Félix, en ce moment, est formidable, j'ai sauté sur l'occasion, en lui disant qu'il y avait un concert et que l'orchestre jouait Mozart, et en particulier La Flûte enchantée. J'en ai aussi parlé à Jean-Luc, et ni une, ni deux, nous avons décidé d'emmener les enfants au concert. Coup de bol, ça rentrait tout à fait dans notre budget serré, puisque le concert était... gratuit. Moyennant une petite participation financière à la sortie du style "à votre bon coeur, m'sieurs-dames" ! (en allemand, of course).

Après avoir prévenu Félix, venu chercher Noémi après le déjeuner pour jouer, nous sommes donc allés au concert, et nous avons eu la surprise d'y voir qu'il n'y avait pas que Mozart : François Couperin, avec des extraits du Concert Royal, version flûte traversière, clavecin et violoncelle. 
Puis Mozart, la Flûte enchantée, donc, version quatuor (violon, violoncelle, alto et flûte traversière).
Puis un quintette pour clarinette et quatuor à cordes, et enfin, Offenbach, duos pour deux violoncelles. Sauf qu'apparemment, il manquait un violoncelle... Dur dur. Du coup, c'était bien aussi : on a eu "Ragtime" de Scott Joplin, avec des instruments... baroques ! C'était drôle, et vraiment bien musicalement ! Les enfants ont beaucoup aimé le concert, Jean-Luc aussi.
Ce qui était marrant, c'était de voir que Rebecca voulait voir les musiciens. Du coup, alors que nous étions à l'arrière, dans la nef de l'abbatiale, elle est partie au premier rang, s'installer à côté des personnes qui y étaient déjà. Nathanaël l'a suivie peu après, et ils sont restés devant jusqu'à la moitié de "La Flûte enchantée". Après, ça a été un peu plus sportif : Jean-Luc a fait des avions en papier avec les programmes pour occuper les petits, Noémi n'a pas arrêté de me dire qu'elle ne reconnaissait pas "La Flûte enchantée" (normal : elle cherchait à retrouver les extraits du film "Amadeus", qu'elle a déjà vu plusieurs fois avec... Félix !). Bref, elle n'a pas encore compris ce qu'est un opéra, une symphonie ou un concerto, mais bon... ça viendra !
En tout cas, c'était un très beau concert, et je suis bien contente que tous aient apprécié : ce n'était pas gagné d'avance !

vendredi 14 octobre 2011

Blog en friche... C'est la rentrée !!!

Eh oui, comme vous avez pu le constater, cela fera bientôt deux mois que je n'ai rien écrit ici. Et pourtant, je n'ai pas rien fait. Non. J'ai même été débordée, carrément.

Pour vous donner une petite idée de mes activités diverses et variées (je vous épargnerai celles des autres membres de notre joyeuse Gobolskaïa, sinon, on en a pour deux heures ! vous avez sûrement des tas d'autres choses bien plus intéressantes à faire que me lire, donc je vous épargnerai ça), je vous fais ici un petit bilan de nos dernières aventures.

Au mois de septembre, nous avons commencé par un week-end à Walbourg, plus exactement à Durrenbach, à 1 km environ, au nord de Haguenau. Pour ceux qui ne situent pas (et je comprendrais que vous soyez nombreux à ne pas vraiment situer), ça se trouvent entre Strasbourg et la frontière allemande, soit tout au nord de l'Alsace, à un peu plus d'une heure de voiture de Sélestat. Nous devions aller là-bas, parce que notre ancien vicaire, Philippe Jacquemin, a été nommé curé des paroisses de Durrenbach, Walbourg, et quatre autres clochers dont j'ai oublié les noms. Du coup, il avait besoin de quelques bras pour son déménagement, et c'était urgent, parce qu'en fait, le 5 septembre, pour lui comme pour nous, c'était la rentrée. Et qu'en plus de sa charge de curé, il a hérité de celle d'aumônier du "Petit séminaire", à savoir d'un collège et lycée où l'on envoie les enfants qui ont été virés de partout ailleurs. Lui-même, d'ailleurs, y a été élève, ce qui prouve bien que les voies de Dieu sont impénétrables...
Bref, nous sommes partis tous les 5 dans le grand Nord, et y avons rejoint non seulement Philippe, mais aussi une autre famille de nos amis, et quelques autres. Au total, nous nous retrouvâmes à 19 au dîner. Le lendemain, Jean-Luc partait faire une foire à 2 heures de route de là, (- 1 donc côté repas), et une autre famille nous a rejoints (+ 3). Après une nuit blanche ou quasiment, tant pour nous que pour les enfants (qui ont passé trois bonnes heures à changer de chambre, allant de la salle de jeux où ils étaient tous installés au départ au camping car à l'extérieur, puis à la chambre d'amis de Philippe, au premier étage, pour finir par se dispatcher entre le camping-car et la chambre d'amis), Jean-Luc a levé le camp dès 7 heures du matin. Nous avons pour notre part bénéficié d'une messe à domicile (dans le salon, seule pièce totalement aménagée du presbytère), puis d'un repas dans le jardin, sous un soleil radieux. Le retour s'est fait vers 18 heures, sous la pluie (eh oui !), mais sans anicroches, si ce n'est quelques ralentissements aux environs de Strasbourg (normal, quoi). Et le lendemain, les enfants ont retrouvé le chemin de l'école.

Un peu plus tard au mois de septembre toujours, c'est-à-dire deux semaines après, Philippe (toujours le même) est revenu à Sélestat pour y célébrer sa messe de départ. Et nous avons eu droit à un verre de l'amitié offert par la paroisse. Il fallait bien ça, et au vu du nombre de personnes toujours présentes à un peu plus de 13 heures, on peut dire que notre ex-vicaire était très apprécié des fidèles !
La semaine suivante, le 25, nous avons repris les mêmes et recommencé. C'est-à-dire que nous nous sommes levés aux environs de 4 heures du matin et avons embarqué les enfants dans le car qui devait nous emmener à Fribourg-en-Brisgau, en Allemagne, pour y voir le Pape. Rien que ça !
Le voyage a été épique. Partis à 5 heures, nous ne sommes arrivés qu'à 7 heures et demie, le chauffeur ayant eu du mal à trouver le chemin jusqu'à l'aéroport où était prévue la messe en plein air. Et pour cause : toutes les routes "habituelles" étaient barrées et surveillées par la police. Mais attention : les effectifs étant trop faibles pour faire face à l'afflux de pèlerins, des centaines de policiers venant de tout le pays ont été dépêchés sur place. Bien sûr, ceux qui venaient de loin ne connaissaient pas le chemin. Et comme les organisateurs avaient omis de flécher le chemin depuis l'autoroute et oublié d'enlever les barrages à certains endroits, notre chauffeur (mais il n'était pas le seul), a pas mal tourné en rond. Nous avons fini par confier la route au Seigneur en lui demandant de nous guider et... nous sommes finalement arrivés à bon port. Il a ensuite fallu terminer la route à pieds (en gros, 4 km de marche, avec sacs à dos et drapeaux), les parkings n'étant pas tout près de l'aérodrome...
La messe était bien sûr en Allemand, les enfants n'ont pas vraiment compris, mais ils se sont bien amusés. Nous avons pique-niqué sur place et sommes repartis tous contents, crevés bien sûr, mais heureux. Le retour a été finalement moins épique que l'aller (alors qu'on s'attendait à des bouchons monstres), et nous sommes arrivés à la maison vers 15 heures, sous un soleil et une chaleur accablants (comme à Fribourg d'ailleurs, mais le matin, c'était moins gênant !).

On aurait pu penser que nos aventures s'arrêtaient là. Eh ben non. Une plus tard, nous sommes repartis à Durrenbach. Pour la messe d'installation de Philippe cette fois ! Certains avaient commencé la fête en squattant le presbytère dès la veille au soir, mais pour notre part, nous sommes partis à 8h30 presque tapantes. Et sommes arrivés à l'heure ! Si !
Après la messe, nous avons pu partager le verre de l'amitié (c'est ça qui est bien, avec les messes d'installation et d'adieux : y'a toujours de bonnes choses à manger et à boire !), et ensuite, eh ben... on était 35 pour le déjeuner. Et comme on est en Alsace, ce fut après-midi tartes flambées ! Si ! Des salées, des sucrées, et tout ça jusqu'à 16 heures, quasiment non-stop ! Moment convivial où nous avons donc revus ceux qui étaient déjà à Sélestat en septembre pour la messe d'adieux, dont les parents, la soeur et le beau-frère de Philippe. Ce qui a aussi été l'occasion de mieux les connaître, d'ailleurs !

Mais ce n'était toujours pas terminé ! Nous sommes en octobre, et là, il faut bien avouer que, normalement, les choses devraient se calmer un tout petit peu. Sauf que... non. Parce que dans la foulée, il fallait bien qu'il y ait quelques petits soucis question santé, sinon c'est moins drôle. Donc ma nuit blanche du début du mois de septembre m'a laissée avec une bronchite que je n'ai pas pu soigner tout de suite, rentrée oblige. J'ai donc attendu une semaine avant d'aller voir le médecin. J'ai été bien soignée, c'est vrai, mais aussi très préoccupée par tout plein de choses : le départ de ma collègue Mathilde pour les Etats-Unis, en voyage avec un groupe d'étudiants, la préparation du "coup de coeur littéraire" à l'ISSM, ma participation à des ateliers d'écriture sur le net, ma participation (voire la demande d'une de mes collègues pour que j'anime moi-même) un atelier d'écriture à l'ISSM... m'ont pas mal fatiguée nerveusement, m'empêchant de dormir et m'ajoutant des jours de travail pour remplacer ma collègue absente. Si bien que, trois jours après son départ, je suis retournée chez le médecin en lui demandant de trouver une solution pour que je puisse dormir (je lui ai laissé le choix des armes : massue, abrutissement, sédation... il avait carte blanche). Il m'a examiné et, ô joie, ô bonheur, m'a dit qu'en plus d'être insomniaque, j'étais tout simplement... malade ! Si ! Rhino-sinusite et trachéite ! Qui dit mieux ?
Bref. Je me suis donc re-soignée, j'ai repris mes livres histoire de m'endormir un peu plus sereinement (les somnifères, ça a fait de l'effet la première nuit, et puis après, plus rien. Un roman, c'est mieux : c'est plus efficace). Et moins dangereux pour mon cerveau : il paraît que les somnifères, ça provoque la maladie d'Alzheimer !!!

En septembre, j'ai aussi repris les cours d'anglais. Trouvés sur le site du Monde, un peu par hasard ! Et finalement, je suis très contente : des cours sympas, simples, mais avec un suivi rigoureux et des révisions régulières, qui permettent de bien comprendre et de voir les progrès.

Ah et puis, dernière chose : les veillées de prière vont reprendre. Mardi prochain. Donc on repart sur un rythme d'une toutes les 6 semaines environ, et ça demande pas mal de travail, finalement ! Le plus dur étant le début. Quand on sera rodés, ça ira mieux !
Ceci, c'était pour vous expliquer le long silence sur ce blog !
J'espère quand même avoir le temps de vous montrer quelques photos de nos vacances de cet été, et ce avant l'été prochain ! Si, ce sera notre défi bloguesque. Il en faut, pour avancer !