Ca y est ! Nous avons emménagé dans notre nouveau "royaume" !
Alors du côté des bonnes nouvelles, il y en a plusieurs :
tous les cartons que j'avais préparés sont arrivés en bon état ! Pas de casse à déplorer du côté de la vaisselle, que ce soit celle de tous les jours ou la belle vaisselle du mariage. Le seul truc, c'est que je n'ai pas eu le temps de tout emballer. J'ai donc refait un premier tour avec Jean-Luc hier soir, et un second seule cet après-midi pour récupérer les papiers, les classeurs, les fiches de paie, coordonnées bancaires et autres trucs un peu super importants quand on a des démarches à faire. Et c'est pas fini : j'ai encore toutes les partitions, et puis bien sûr, j'ai oublié le livret de famille, les carnets de santé des enfants, les dictionnaires... Bref, j'ai de quoi en emmener encore. Ca tombe bien, j'y retourne demain !
Par ailleurs, l'électricité fonctionne, même si tout n'est pas terminé. L'électricien revient encore demain matin pour terminer le travail à la cave, là où le chantier est le plus important (parce qu'il faut quand même préciser qu'il y a là-dedans des trucs hyper dangereux avec plusieurs générations de systèmes électriques qui se côtoient, et que rien, du coup, n'y est aux normes !). Il y a encore des trucs bizarres (un cache qui manque dans le salon, en fait, le cache n'a pas disparu, il n'a tout simplement jamais été installé, et les fils étaient planqués directement sous le papier peint !), mais là aussi, ça va s'arranger très bientôt. Côté électricité, donc, je crois qu'on tient le bon bout !
Enfin, le chauffage, autre gros point noir de la maison quand on l'avait visitée pour la première fois au mois de juin, fonctionne. Et il fonctionne même plutôt bien. On arrive à une vingtaine de degrés partout dans la maison en chauffant uniquement (ou presque) le rez-de-chaussée, selon le principe bien connu de la chaleur qui monte. Et un peu de bon sens suffit à maintenir une température plutôt agréable en ce début d'hiver (3°C ce matin, 5° à midi, autant dire qu'on entre là dans les premiers frimas !) : par exemple, notre future entrée n'a pas de radiateur, n'est pas isolée, et n'est donc pas chauffée. En conséquence, il y fait plutôt frisquet, vous vous en doutez. Du coup, on y a mis le linge à sécher (en attendant de faire une vraie buanderie à la cave), ainsi que le congélateur (et les vestes, les chaussures, le linge sale en attente d'être lavé parce que du coup, je n'ai pas assez de place sur le tancarville pour le faire sécher, il faut donc attendre !). Le congélateur, du coup, ne risque pas la surchauffe !
Du côté des mauvaises nouvelles (parce qu'il y en a, sinon je n'aurais pas fait un paragraphe "bonnes nouvelles", j'aurais mis "nouvelles" tout court), il y en a aussi plusieurs :
Tout d'abord, il y a un problème d'écoulement des eaux usées. Ce qui donne de l'eau stagnante dans l'évier de la cuisine (à notre arrivée, tout s'écoulait entre deux vaisselles, mais là, ce n'est même plus le cas !), des toilettes bouchés très régulièrement (on a dit "adieu" au Destop et "bonjour" à la ventouse, bien plus efficace, économique, écologique et rapide que tous ces produits chimiques qui ne servent à rien d'autre qu'à engraisser les industriels et engorger les stations d'épuration) et l'eau de la douche qui s'écoule difficilement. Ca va pour le premier, mais pour les suivants, c'est moyennement agréable. Du coup, dès mardi prochain, on va essayer de faire revenir le monsieur qui avait déjà été très efficace pour les tuyauteries du premier étage pour qu'il nous fasse tout ça aux petits oignons, en remplaçant les tuyauteries anciennes, vraisemblablement encrassées par plusieurs décennies d'utilisation quotidienne et intensive (ceux qui vivaient là avant nous avaient 5 enfants et les grands-parents vivaient avec eux !).
Autre mauvaise surprise en arrivant : la machine à laver le linge ! Ca, ça a quand même été assez difficile à encaisser. Samedi soir, Jean-Luc a rentré notre lave-linge dans la maison, et dimanche matin, j'ai voulu laver du linge (parce que j'en ai quand même pas mal, du linge sale, en ce moment !). Sauf que bien sûr, j'avais oublié la lessive, l'anti-calcaire... et les paniers de linge (pleins, bien sûr, et toujours sale, le linge). Donc lundi, j'ai rapporté les paniers de linge et la lessive, et lundi en fin de journée, après avoir paré au plus pressé (à savoir l'organisation de la cuisine), j'ai essayé de mettre la machine en route, pour me rendre compte qu'elle ne se remplissait pas d'eau ! Mardi matin, l'électricien était là, Gobolov et lui ont tenté de ressusciter les lutins, sans aucun succès. Du coup, comme pour le congélateur le 28 septembre, nous avons adopté une nouvelle bande qui a commencé directement son office mardi en fin de matinée. C'était juste pas prévu au budget...
Enfin, je vous parlais de l'organisation de la cuisine... Ce qui est assez épique, pour la raison évoquée plus haut (le problème d'écoulement d'eau) mais pas uniquement. Nous avions, dans notre Gobolistan I, fait installer une cuisine entièrement équipée (avec l'électroménager inclus, four, cuisinière, lave-vaisselle et réfrigérateur). Sauf que nous ne pouvions pas démonter la cuisine pour l'embarquer au Gobolistan II, et que je savais qu'on n'aurait donc plus l'électroménager indispensable à une famille de 5 personnes. Heureusement, nous avons une bonne étoile (et des amis plutôt sympas) qui nous ont prêté un frigo (avec ordre de le leur rendre au mois de mai, période à partir de laquelle ils en ont besoin dans leur cuisine d'été) et nous ont donné une cuisinière électrique. Alors là, il faut quand même que je fasse preuve d'un peu d'adaptation, parce que la cuisson sur plaque électrique et moi, ça a toujours été quelque chose d'assez compliqué. Mais quand on n'a pas le choix, hein...
Bref, lundi soir, Gobolof est allé chez les amis en question pour y récupérer leurs biens (on ne pouvait pas y aller avant, les amis étant partis en vacances à Ténérife où ils ont essuyé les restes de la tempête Sandy), et tout a été installé en fin de matinée mardi. Alors, je vois d'ici les questions fuser :
"Mais comment avez-vous fait entre samedi soir, jour du déménagement, et mardi midi pour conserver les aliments frais, sans frigo ????" Question épineuse, non ? La réponse est simple : nous avons condamné l'entrée de la maison. En fait, dans la cuisine, il y a un sas de quelques mètres carrés (à peine deux, c'est-à-dire l'espace pour ouvrir la porte extérieure et guère plus), qui donne sur l'escalier extérieur et l'allée qui longe la maison. Depuis que nous avons visité la maison, nous voulons condamner cette entrée, parce que c'est quand même trop bizarre, une si petite entrée où on ne peut même pas suspendre sa veste et retirer ses chaussures. D'où l'entrée à l'arrière, par l'actuelle buanderie (un jour, il faudra que je mette des photos, ce sera plus clair. Un jour. Quand j'aurai le temps de faire des photos). Bref, cette pseudo-entrée, donc, nous a servi de frigo, puisque la porte d'entrée n'est pas isolée du tout, et que, coup de bol, nous sommes en novembre (et si vous avez bien tout suivi, il fait plutôt frisquet par chez nous, ces derniers jours). Alors certes, nous n'avons pas réussi à obtenir, dans ce frigo de fortune, la température optimale recommandée sur tous les manuels de la sécurité alimentaire, mais nous avons quand même réussi à limiter la casse au moyen de glacières. Ce qui n'est déjà pas si mal.
Et puis, lundi, nous aurions dû avoir le téléphone. Ca, ça aurait été vrai si ces gentils techniciens de France Télécom avaient daigné lire les panneaux et de ce fait ne pas confondre "Route nationale" et "Rue Principale"... J'avais fait mon possible pour limiter la casse au niveau du déménagement. Pour être certaine de ne pas avoir de coupure de téléphone pendant trop longtemps (à l'agence, le commercial pronostiquait 15 jours, oui, 15 jours ! d'interruption de service, ce qui n'est même pas envisageable pour Jean-Luc, qui utilise le téléphone tous les jours pour joindre ses clients !), j'avais donc pris la décision de souscrire un nouvel abonnement, avec une nouvelle ligne, un nouvel accès internet, etc. Donc jusqu'à ce que je puisse résilier la ligne de Sélestat (nous sommes engagés jusqu'au 14 décembre), j'ai donc deux abonnements fixes à payer, et deux abonnements internet aussi. Mais tant pis, ça ne va durer qu'un peu plus d'un mois, ce n'est pas non plus la mer à boire. Le souci, c'est que ces chers techniciens ne sont pas venus ! J'ai pourtant guetté toute la matinée à la fenêtre ! Le rendez-vous avait été pris le 16 octobre pour le 5 novembre, confirmé par SMS puis par téléphone ! Ben non. Personne. En prime, j'ai eu droit à une dispute avec Gobolof parce que, bien sûr, dimanche soir, j'avais débranché le matériel de Sélestat pour pouvoir le rebrancher au plus vite lundi midi à Ebersheim ! Sauf que du coup, pour appeler ses clients, Gobolof a du retourner avec le matériel à Sélestat... et qu'il ne savait pas trop comment le brancher pour que ça fonctionne (parce que Gobolof et la technologie, c'est toujours très compliqué). Il a donc fallu que j'y retourne moi aussi pour refaire les branchements... comme si je n'avais que ça à faire !
Du coup, lundi midi, j'ai rappelé le service client, qui m'a dit ne pas comprendre pourquoi les techniciens n'étaient pas venus, et m'a proposé un rendez-vous le... 13 novembre ! Ben voyons ! J'ai donc râlé en disant que zut, j'avais pris toutes les précautions possibles, que je payais deux abonnements, et que si je l'avais fait, c'était bien pour éviter toute rupture de service, alors qu'ils devaient me trouver un autre rendez-vous, et fissa ! Le monsieur me demande ce que j'entends par là, et quand je lui ai dit que ça voulait dire "aujourd'hui ou demain", il m'a dit qu'il fallait au moins 48 heures à la machine pour trouver un technicien, modifier son emploi du temps et libérer une plage horaire pour moi. Là, j'ai franchement cru que j'hallucinais ! Et les agendas papier, les rendez-vous de clientèle, on ne connaît plus du tout ? C'est une machine qui nous gouverne ? Terminator !!! Au secours !!!
Bref, il a rappelé une demi-heure plus tard pour m'apprendre qu'une plage horaire avait été libérée pour ce jour, mercredi 7 novembre, entre 13h et 15h. J'ai ri intérieurement : quand on leur secoue les puces, donc, ils arrivent à trouver des gens pour faire le travail ! CQFD !
A 13h50, j'ai eu la surprise de voir un numéro inconnu s'afficher sur mon portable (coup de bol, à ce moment-là, le réseau fonctionnait. Deux minutes plus tard, ils seraient tombés sur la messagerie !), c'était le technicien qui m'informait qu'ils partaient de Benfeld ! Dont acte. A 14h15, ils étaient devant la porte et à 15h, le téléphone fixe fonctionnait. A 15h30, j'étais en partance pour Sélestat : j'avais oublié le contrat me donnant les identifiants de connexion internet. A 16h15, j'étais de retour à la maison avec 6 cartons de plus et le contrat qui, en fait, était resté dans la voiture depuis le mois d'octobre (oui, hem...). A 17h, Internet fonctionnait à la maison. C'est fou comme on peut être accro au fait d'être relié au monde extérieur. J'ai juste l'impression d'être moins perdue, depuis tout à l'heure. Peut-être parce que justement, le portable passe très mal à Ebersheim et que du coup, je suis plutôt injoignable si je n'ai que lui... paradoxe, quand tu nous tiens !
Je passe sur les péripéties d'aménagement temporaire de la cuisine, sur les travaux qui se sont poursuivis dans la salle de bains du rez-de-chaussée, m'obligeant à déménager deux fois tout son contenu, sur la tonne de cartons qui attendent dans notre gigantesque couloir et future bibliothèque que je puisse les ouvrir, ce qui ne sera pas le cas avant que les travaux du couloir soient faits parce que je ne suis pas fan du tout de la poussière qui pourrait s'y retrouver, étant donné que les travaux en question consistent à poncer puis à peindre le plafond... si vous voyez ce que je veux dire !
Il y a encore quelques petites choses qui manquent : Noémi n'a pas d'armoire, il manque un tasseau dans celle de Nathanaël, la nôtre n'est toujours pas montée, exactement pour les mêmes raisons que celles qui font que je laisse la bibliothèque du rez-de-chaussée dans les cartons... sans oublier tout ce qui est encore à Sélestat (chaine Hi-Fi, albums photos, partitions, Tupperware, matériel à pâtisserie, livres (oui, il en reste !), canapé, thés...) mais sinon, le camping s'organise et s'améliore tous les jours. Il reste qu'il est difficile de garder le moral quand on voit le chantier qui m'attend, sachant que Gobolof est parti à Lille ce matin pour des livraisons et une foire au vin qui devrait durer de jeudi à dimanche inclus, avec des livraisons en Belgique lundi toute la journée. Il devrait rentrer lundi soir. Ca tombe bien : mardi, le 13, je retravaille. Chouette.
Sur ce, je vais voir si mon évier a réussi à se vider et je vais faire la vaisselle de ce soir. Comme ça, au moins, j'aurai le plaisir d'avoir des assiettes propres pour demain midi. Ca n'a l'air de rien, mais ça fait du bien au moral, ce genre de trucs !
Bonne nuit à tous : demain, la suite de nos aventures ! Avec quelques photos, j'espère...