dimanche 23 décembre 2012

Joyeux Noël !

Eh ! Vous avez vu ça ?
Pour une fois, je ne suis même pas en retard. Moi, je vous dis, 2012 post-apocalypse est à marquer d'une pierre blanche ! (bon, il faut dire aussi que depuis quelques jours, d'autres blogueurs se mettent à souhaiter plein de jolies choses à leurs lecteurs, alors j'aurais vraiment été une quiche si je n'y avais pas pensé !)

En tout cas, je vous souhaite à tous, à vous, fidèles lecteurs, de très belles fêtes de fin d'année.
Que la joie de Noël illumine vos coeurs et vos familles, que la paix emplisse vos maisons, que la lumière de Noël éclaire vos visages et vos maisons !

Belles fêtes à tous, je vous retrouve en janvier (ou après, je ne sais pas : j'ai trop peu de temps pour écrire en ce moment !)


samedi 1 décembre 2012

Gobolistan II : les photos (enfin !) !!!

Alors ça y est, j'ai réussi à trouver le chargeur de la batterie de l'appareil photo en rangeant les cartons de la cuisine. Du coup, j'ai aussi commencé à habiter ma cuisine, et je peux vous dire que faire un pain d'épices pour la première fois dans un four qu'on connaît, qui obéit au doigt et à l'oeil, où en plus les temps de cuisson sont les bons, ça fait un bien fou, c'est presque exaltant... Du coup, je pense aux futurs bredelas que je vais faire dans les prochains jours (quand je me serai ravitaillée en oeufs et en farine en particulier), je ne vous dis que ça !

Mais pour l'heure, voici les photos !

La cuisine du Gobolistan I (pour rappel, pour ceux qui ont connu !) :


Et la cuisine du Gobolistan II, quelques jours après notre arrivée :

Le "vaisselier", qui a perdu ses pieds entre notre premier appartement et notre seconde maison. La porte de droite, c'est la porte du sas qui mène à l'entrée, la porte de gauche, c'est celle qui conduit au bureau (ou petit salon, ça fait tout de suite plus chic) :


La table de jardin, bien malmenée par les intempéries (elle a quand même passé deux hivers dehors, on a oublié de la rentrer...), sert de plan de travail. A côté, un frigo qu'on nous a prêté, et la cuisinière électrique avec laquelle je n'ai jamais réussi à cuisiner quoi que ce soit de bon :


Sous le "manteau" de la "cheminée" se trouvait la hotte. Nous y avons mis une étagère, puis une seconde (pas encore sur la photo), pour pouvoir y ranger un minimum nos réserves :


Et voici la cuisine aujourd'hui (en fonction depuis hier, ça, c'est de l'information !) :

Ca, c'est là où se trouvait le vaisselier jusqu'au début de la semaine :


Là, vous reconnaîtrez sans doute l'emplacement de notre jolie table de jardin, remplacée par un vrai plan de travail ! (et un meuble haut, des meubles bas, pour le rangement) :


La hotte a disparu, ainsi que le faux manteau de cheminée qui la dissimulait, de même que le magnifique carrelage marron hideux, le linoléum et l'évier en grès, remplacé par notre évier en inox. Et tout à droite : le four !!!


Alors bien sûr, il reste des tas de choses à faire dans cette cuisine : poser un nouveau carrelage aux murs et au sol par exemple. Ca ne se voit pas, mais par terre, il y a un plancher en chêne massif, posé en chevrons. Nous voulions le garder et le mettre en valeur en le ponçant et le vitrifiant pour qu'il soit protégé. Sauf que du côté de la fenêtre, c'est aussi du plancher, mais ce sont de bêtes planches de sapin posées platement les unes à côté des autres, très abimées (à certains endroits, le plancher est tout noir). J'avais pensé carreler du côté de la fenêtre et poncer et vitrifier le reste, sauf que ça me paraît difficile à ravoir en l'état : même protégé par le lino, le plancher d'origine a été vraiment bien malmené. De plus, carreler une partie seulement de la cuisine créerait un seuil et deux niveaux différents. C'est moins pratique pour le ménage, d'autant plus que les pieds de la table se retrouveraient à cheval sur les deux niveaux différents. Et puis, franchement, nettoyer du plancher quand il y a des miettes de pain, des grains de sucre ou de riz tombés à terre, c'est un peu galérien au quotidien. On va donc essayer de se simplifier un peu la vie au Gobolistan. Mais que nos visiteurs soient rassurés : ils auront le temps de profiter de notre magnifique plancher lors de leurs visites à Noël et un peu après : nous n'aurons pas le temps de faire tout cela avant la fin de l'année. Gobolof prévoit ces travaux-là au mieux pour la fin de l'hiver (février peut-être !). 
Autre travaux : poser un papier peint digne de ce nom, et digne d'une cuisine surtout. Ca n'a l'air de rien, comme ça, mais des murs en brique recouverts par endroit de plâtre ou, comme c'est le cas près de la fenêtre, d'une hideuse peinture marron, ça vous donne des envies de meurtre. C'est froid, ça pue, ça résonne, c'est moche et déprimant. Donc on va tenter de pacifier un peu tout ça avec un papier un peu joyeux, clair et de préférence assorti à la cuisine, histoire de ne dézinguer personne au cours de l'année.

Sinon, voici à quoi ressemble le reste du rez-de-chaussée actuellement, après quelques menus travaux sous l'escalier :

Ô joie, ô bonheur : des WC suspendus, qui fonctionnent, et dont, en plus, la canalisation d'évacuation n'est pas bouchée !!! Y'a pas de petits bonheurs, vous dis-je !!!


Du côté de la bibliothèque, voilà ce que ça donne :


Bon alors d'accord, là, il n'y a rien de fait, apparemment. Toujours le lino moche, les tentures en tissu moche, le plafond en placo brut et même pas poncé moche, etc. Sauf que vous pouvez voir, sur la gauche, la fameuse table de jardin, qui a migré dans la bibliothèque, le temps pour les poseur, plombier et électricien, de travailler dans la cuisine à nous installer le confort moderne.  Ce que vous ne savez pas, c'est que pendant une bonne semaine, nous avons eu ici le seul appareil électroménager en fonction dans cette "annexe" de la cuisine : le micro-ondes, le reste étant débranché et impossible à rebrancher ailleurs pour raison de sécurité (à l'exception du frigo, déplacé plusieurs fois avant de prendre sa place contre la porte du petit salon). C'est également là que se trouvait toute la vaisselle, les réserves de pâtes, riz, légumes et autres compotes et biscuits pour les goûters des enfants, ainsi que tout ce qui se trouvait auparavant dans la cuisine (à ce sujet : nous n'avons pas encore vidé totalement Gobolistan I : tout le petit électroménager, comme le gaufrier, la crêpière ou l'appareil à raclette s'y trouve encore, ainsi que diverses autres choses égarées au sous-sol... on ne va pas chômer la semaine prochaine !). La vaisselle se faisait tout au fond de la bibliothèque, dans la salle de bains. Et à cette occasion, j'ai compris pourquoi, dans la salle de bains, le point d'eau s'appelle "lavabo", alors que dans la cuisine, il s'appelle "évier". Ca a la même fonction, ça se ressemble, mais ça n'est pas du tout, du tout la même chose !!!! Et, me direz-vous, où mangions-nous donc ???
Ben... dans le bureau. Il fallait donc aller du bureau à la cuisine, puis traverser toute la bibliothèque jusqu'à la salle de bain (soit au bas mot une dizaine de mètres de couloir) pour aller porter la vaisselle sale jusque dans le lavabo pour la laver ! J'en ai fait, des kilomètres, en quelques jours !).
Ce que vous voyez au fond, ce sont les cartons que j'ai déballés aujourd'hui (une bonne dizaine au total), juste devant la machine à laver le linge (le truc carré blanc pile au milieu de la photo). Au fond, la porte qui donne sur la pièce en vert, c'est celle de la salle de bains (l'unique de notre palais). Et en bas à gauche : les derniers cartons qui restent à déballer et ranger. Ca n'a l'air de rien, mais on a fait de grands pas avec le rangement. Un jour, si, si, ce grand et magnifique couloir moche sera une belle bibliothèque. Mais vous comprendrez aisément que nous avons quelques autres priorités pour l'instant ! :)

Enfin, dernière pièce d'importance du rez-de-chaussée (en dehors de la salle de bains et de l'entrée-buanderie que je ne vous montrerai pas ici pour l'instant) : le salon (le grand) :


Alors oui, sur la table, il y a un peu du bazar : les enfants ont investi l'endroit pour jouer (et du même coup redécouvert les jeux de société et autres puzzles) parce que le salon, par opposition à la salle de jeux, a l'immense avantage d'être chauffé, lui. Va donc falloir faire quelque chose si nous voulons garder à ce salon son identité de salon.


Le fauteuil blanc n'a bien sûr strictement  rien à faire ici, en plein milieu de l'espace salon du grand salon. Il devrait être dans la bibliothèque, qui pour l'instant (voir plus haut) est plutôt un entrepôt de stockage. Donc le fauteuil est devant la télé, mais comme nous n'avons pas encore réussi à savoir quel câble brancher sur la télé (parce que je ne vous dis pas tout le fatras de câbles qu'il peut y avoir à différents endroits de la maison, câbles d'antennes classiques, mais aussi de paraboles diverses et variées), ben pour l'instant, la télé n'est tout simplement pas branchée. De toute façon, nous n'avons pas énormément de temps pour la regarder, alors ça ne manque pas à grand-monde ici.
Au fond, en haut du petit escalier, l'ancienne maîtresse de maison avait installé ses plantes vertes. J'ai préféré pour ma part y faire un "salon de musique", histoire de donner à Nathanaël un endroit où s'installer pour travailler sa guitare (c'est encore très spartiate, et il y joue plus aux dominos qu'autre chose pour l'instant, mais on y travaille !) et surtout avoir un lieu pour entreposer les instruments de musique (violon, guitare, bien sûr, et violoncelle de Noémie que nous n'avons toujours pas revendu).


Et donc, ici, admirez la belle horloge de Tante Louisette (la belle-soeur de ma grand-mère paternelle), qui habitait Colmar. Il y a quelques semaines, après sa mort, ses enfants nous ont demandé de venir chez elle : ils vidaient la maison et ne savaient que faire d'un certain nombre de ses meubles, eux-mêmes ayant l'âge de mes parents et étant donc installés dans leurs propres meubles depuis des lustres. Nous avons donc hérité du buffet se trouvant sur la première photo du salon, du meuble sur lequel est posée la télé, de cette horloge (un jour, quand on n'aura plus rien d'autre à faire, on la fera peut-être réparer), même si elle me fait bien rire comme ça (parce qu'elle renferme des trésors !!!), et de trois tables gigogne, également présentes dans le salon. 

J'oubliais une pièce d'importance : le bureau-petit salon !

Pour l'instant, les meubles sont quelque peu disparates : l'ancienne armoire de Noémi, le clic-clac de la cave du Gobolistan I, le fauteuil de Tante Louisette, ainsi que la table de sa salle à manger et 5 de ses six chaises (la dernière est tellement abimée qu'elle n'a plus de dossier, alors nous l'avons mise dans l'entrée-buanderie, histoire d'avoir un endroit où s'asseoir pour lacer les chaussures !), notre table de cuisine provisoire, provisoirement installée dans ce lieux plutôt incongru (parce que ça fait bizarre de manger à 1,5 mètre de l'ordinateur quand même...). Quand nous aurons rendu le frigo en trop qui se trouve devant la double-porte du petit salon à ses propriétaires légitimes, nous pourrons rouvrir la double porte et faire sortir la table du bureau pour la remettre dans la cuisine, ainsi que les chaises. Parce qu'il ne faut pas rêver : la petite table ronde me sert désormais plus de plan de travail et de "bar" que de table pour y faire manger la famille : les enfants grandissent et on y est quand même plutôt serrés ! J'espère juste qu'il y aura assez de place pour mettre la table en bois de Tante Louisette, qui a quand même des dimensions assez honorables ! Enfin, tout ça, on le saura au retour de Gobolof, parti en vadrouille du côté de Chartres pour y vendre du vin. Faut bien, par les temps qui courent et la crise que nous traversons, assurer la pitance quotidienne des Gobolistanais !

D'ici quelques temps, je vous montrerai d'autres photos, si tant est que le peintre trouve le temps de venir un peu pour s'occuper du premier étage... Parce que là-haut aussi, il y a des surprises de taille ! (pour savoir à quoi ça ressemblait au moment où nous avons acheté la maison, vous pouvez toujours vous faire une petite idée ici).

vendredi 30 novembre 2012

Gobolistan II : Ca avance !!!

Il semble que les choses prennent enfin le bon chemin, au Gobolistan II.

Depuis le début de la semaine, c'est un peu la valse des corps de métiers. Mardi dernier, l'électricien est donc venu pour commencer l'installation de l'électricité dans la cuisine. Mardi également, le poseur était à Sélestat, au Gobolistan I, pour démonter la cuisine existante.
Mercredi, retour de l'électricien, avec son apprenti cette fois, pour terminer l'électricité dans la cuisine et tout régler au niveau des lignes (nous nous étions un peu plantés de mur pour la prise du four, il a fallu recommencer. C'est que nous n'avions pas prévu, au départ, de rapatrier l'ancienne cuisine. Mais comme je le disais l'autre fois, quand on n'a pas de pétrole, il faut avoir des idées !). Et coup de bol, le même électricien a enfin pu joindre son copain le plombier, que nous essayions vainement d'avoir au bout du fil depuis une bonne semaine. Du coup, le-dit copain plombier a débarqué mercredi matin vers 11 heures et a vu l'étendue du travail à accomplir : écoulement de l'évier et raccordement du lave-vaisselle dans la cuisine, canalisation à changer dans la cave, WC à virer au rez-de-chaussée et nouveau WC suspendu à installer. Seulement, mercredi en fin de matinée, il avait beaucoup, beaucoup de travail et de chantiers et n'était pas du tout convaincu de pouvoir revenir avant la St-Glinglin. Sauf que pour nous, c'était un peu urgent côté cuisine, puisque le poseur, qui, lui, avait un autre chantier le mercredi, venait le jeudi matin poser la cuisine.
Finalement, le plombier est allé sur son autre chantier, où il a vu que le gars qui lui avait demander de faire le travail l'avait commencé lui-même, alors il est parti et revenu chez nous pour commencer l'installation dans la cuisine (et ouf !).
Jeudi, le poseur nous a appelés pour nous dire qu'il n'avait pas terminé sur son autre chantier, qu'il en avait encore au bas-mot pour une matinée, et qu'il ne viendrait que l'après-midi chez nous. Du coup, le plombier qui n'avait pas fini la cuisine a été soulagé : ça lui laissait un peu plus de temps pour le faire. Finalement, il a été pris par autre chose et les deux ont débarqué le jeudi après-midi, en même temps ou presque que Laurent, qui nous avait déjà fait la tapisserie au Gobolistan I en juillet et qui avait promis de revenir pour avancer un peu au Gobolistan II.
Jeudi soir, nous en étions donc à :
- dans notre chambre : le plafond a été recouvert de fibre de verre (parce que le plafond est vraiment abîmé et qu'il est impossible de le rattraper autrement, il faudra donc repeindre).
- dans la cuisine : le frigo est en place, ainsi que l'évier et le plan de travail, le casserolier et les deux meubles de rangement. Il manque encore : le four, le lave-vaisselle, le second plan de travail, la table, les meubles hauts.
- dans la cuisine également : l'écoulement est prêt, les raccords eau chaude et eau froide sont opérationnels, ne reste plus qu'à les relier à l'évier.
- dans les toilettes du rez-de-chaussée : le châssis est posé.
- au sous-sol : la canalisation bouchée a été remplacée par une neuve en PVC et le tout est à relier aux WC du rez-de-chaussée.

Aujourd'hui, le poseur de la cuisine a débarqué à 8h30. Pour une histoire de corniches à l'envers, il avait mis l'un des meubles hauts au mauvais endroit. Du coup, il a dû recommencer. Et à midi, il ne restait que les portes des meubles, le lave-vaisselle et le meuble haut au-dessus de la table. Ensuite, c'est une histoire de finitions : corniches, fileurs (ces bouts de bois qui permettent de faire la jointure entre le mur et le meuble quand le mur n'est pas vraiment droit, ce qui est le cas ici).
De son côté, le plombier est revenu vers 9h du matin, et s'est tout de suite attaqué au WC. Il en est à l'heure où j'écris ces lignes (14h30) aux finitions, et devrait s'attaquer ensuite au branchement du lave-vaisselle (côté écoulement) et de l'évier (branchement syphon, raccords eau et écoulement également).

Au final, je crois bien que nous allons sortir de la période camping dès ce soir. J'ai rebranché le four (que par sécurité, l'électricien avait mis hors tension en coupant le fusible dédié), et il faudra juste qu'il revienne : les lampes sous les meubles hauts, destinées à éclairer le plan de travail, ne fonctionnent pas... Mais très honnêtement, je crois que je m'en fiche un peu : ce soir, j'aurai une cuisine et vraisemblablement aussi des toilettes neufs au rez-de-chaussée !
Elle est pas belle, la vie ???
(ou "il n'y a pas de petits bonheurs !")

Ah ! Un bonheur ne venant jamais seul : ce soir, je pourrai donc ranger la cuisine, la vaisselle, les victuailles. Ce soir aussi, donc, il y a des chances pour que nous mangions chaud et cuit (ce qui n'était pas arrivé depuis quelques temps maintenant, sauf si on considère que réchauffer une pizza au micro-ondes, c'est de la cuisson), et que demain, je puisse faire un gâteau pour la St Nicolas. C'est quand même sympa, la vie !

mardi 27 novembre 2012

Travaux Gobolistanais

Il y a des fois où on aimerait que le temps passe plus vite... Je sais, c'est parfaitement en contradiction avec ma plainte rituelle qui est le manque chronique de temps pour tout faire (même si "tout", ce n'est carrément pas possible). Et pourtant...

Petit rappel des épisodes précédents : Nous avons emménagé le 4 novembre dans notre nouveau palais, et depuis ce jour, nous découvrons un certain nombre de "petits" soucis, notamment au niveau des canalisations. Le 12 novembre, je vous faisais part ici de nos déboires avec la canalisation reliant les WC du rez-de-chaussée et l'évier de la cuisine au tout-à-l'égout, avec une réparation que je savais temporaire mais qui, je l'espérais, allait "tenir" un certain temps quand même. Ben en fait, non. Moins d'une semaine plus tard, la réalité nous rattrapait, avec un magnifique bouchon dans la canalisation des toilettes. A partir du dimanche 18, donc, ça ne s'évacuait plus, et à compter du lundi, j'ai dû demander aux enfants de profiter au maximum des toilettes de l'école, du périscolaire et de la cantine, alors que moi-même j'utilisais ceux du bureau, du supermarché, du médecin... Bref, quand faut y aller...

Mais le mercredi 21 novembre, j'avais vraiment, vraiment hâte qu'il arrive. Parce que nous avions donc un gros problème de toilettes et que le plombier sauveur du 12 devait revenir ce matin-là pour faire quelques menus travaux. Il les a faits, mais pas tout à fait comme je le pensais au départ. Le problème de la canalisation de la cave étant trop important pour lui, il a décidé de contourner le problème en créant un deuxième "lieu d'aisances", ce qui permet de condamner le premier tant que nous n'avons pas de temps ni d'argent pour nous y attaquer.

Ceci étant réglé, nous avons décidé d'entamer le second chantier d'importance : la cuisine. Parce que je vous laisse imaginer ce que ça donnait jusque là : une cuisinière électrique qui ne fonctionne pas comme je veux parce que tout simplement, j'ai un mauvais fluide avec la cuisson à l'électricité (en gros, soit ça ne cuit pas, soit ça crame, ce qui, dans les deux cas, est extrêmement embêtant). Alors pour le four, j'avais du bon matériel à Sélestat, un four que je connaissais bien, et je me suis dit que ça, au moins, je maîtrisais. Ben non. Parce qu'il faut croire que qui dit cuisinière électrique et four électrique dit fonctionnement différent à chaque appareil. En bref, pour le dernier cheesecake que j'ai fait, samedi matin, j'ai programmé la cuisson sur 35 minutes, comme toujours. Sauf qu'il a fallu plus d'une heure au final pour que ça ressemble à quelque chose. Alors là, je dis "stop", parce que doubler tous les temps de cuisson, je ne pourrai pas (comment vais-je donc faire mes bredeles à ce rythme-là ???).

Bref, nous avons donc sérieusement cogité. Parce qu'à ce problème de cuisson s'ajoute un autre souci : nous n'avons toujours pas vendu notre première maison. Et ce même mercredi 21 avril, j'ai eu un appel de l'agence me disant que vraiment, il faudrait baisser le prix. Soit, je veux bien (je ne suis pas imbécile au point de penser que c'est le vendeur qui fixe le prix de vente en temps de crise ! surtout pas dans l'immobilier !), mais si je baisse encore, je ne pourrai plus la changer, ma cuisine ! Je n'aurai plus un centime pour le faire !
Alors comme au Gobolistan, nous aimons bien recycler les vieux slogans ("En France, on n'a pas de pétrole mais on a des idées", celui-là, on l'aime bien ici), ben on a tout simplement décidé de récupérer notre cuisine de Sélestat (les connaisseurs apprécieront). Il a fallu négocier un tout petit peu avec le poseur, lui faire prendre conscience que si tout n'était pas parfait, ce n'était pas non plus un drame, et surtout trouver du temps pour le démontage et le remontage, sachant que pour que ce soit correct quand même et pas trop précipité, il fallait au minimum que l'électricien revienne avant pour refaire l'installation électrique de la cuisine, en attente jusque là.

Du coup, ce matin, le poseur a débarqué au Gobolistan I pour tout démonter, et l'électricien est venu au Gobolistan II pour tout démolir et reconstruire (entendez-là faire l'électricité, ce qui suppose de faire d'abord un certain nombre de tranchées, d'installer les câbles, les gaines, les boitiers, les interrupteurs... avant de replâtrer). Mais au préalable, pour que ces messieurs puissent travailler dans des conditions correctes, il a fallu que Gobolof y aille au burin et casse tout ce qui était gênant dans la cuisine (depuis le carrelage marron moche jusqu'au faux manteau de cheminée qui cachait la hotte). Ce qui a été fait samedi matin, avant notre départ en week-end (et pendant que je faisais le fameux cheesecake. Ce qui, en soit, est un peu un exploit, c'est de se dire que j'ai été assez prévoyante (ou clairvoyante ?) pour éviter les éclats de céramique dans le gâteau. Parce que bon, l'épiphanie, c'est pas encore pour tout de suite, si vous voyez ce que je veux dire).

Bref, tout ça pour dire que maintenant, j'ai la table de la cuisine dans le petit salon, auquel on n'accède que par la cuisine, et j'ai les étagères, les réserves, le micro-ondes, la bouilloire, etc. dans la future bibliothèque (oui, ça va devenir un vrai parcours du combattant de se faire un thé si ça continue comme ça), sachant que dans le même temps, le vaisselier que nous avions récupéré de Bergheim est toujours dans la cuisine parce qu'on n'a juste pas eu le temps de le déplacer (trop long, trop lourd, et un peu la flemme de le vider pour le re-remplir : j'ai déjà fait ça toute la journée de vendredi et la matinée de samedi, c'est bon, j'ai donné !).
La bonne nouvelle de l'histoire, c'est que l'électricien a bien avancé, quasiment tous les boitiers sont installés, les tranchées sont faites, les circuits à peu près tous à leur place. Il manque les interrupteurs pour l'éclairage sous les meubles, mais ça, l'électricien va demander directement au poseur les infos que je suis en incapacité de lui fournir (du style : un élément haut, c'est haut de combien de cm ? ça s'installe à quelle hauteur par rapport au plan de travail qui se trouve en-dessous ? etc.). Il y a donc du progrès côté circuit électrique, et l'électricien revient demain pour terminer le travail. Ensuite, ce sera opérationnel.

L'autre bonne nouvelle, c'est que le poseur a démonté toute la cuisine, et que la seule chose qui n'est pas entrée dans la camionnette, faute de place, c'est... le four ! Argh. Suis pas certaine que ce soit une bonne nouvelle, ça, sauf si Gobolof a le temps demain ou jeudi de récupérer le four en question.

Enfin, dernière nouvelle d'importance, le poseur revient au Gobolistan II pour installer la cuisine jeudi et vendredi (il a prévu deux jours de travaux lui aussi). Et là, c'est quand même super-top : ça veut dire que dès vendredi soir, j'aurai une cuisine fonctionnelle. Moche, certes, puisque les murs sont encore nus, soit blancs, plâtrés, soit d'un marron hideux aux endroits où il n'y a pas eu besoin de faire des trous, mais une cuisine fonctionnelle aussi. Je vais donc pouvoir passer une partie de mon week-end à me réorganiser (ça me fera passer le temps en l'absence de Gobolof, et surtout me donnera un objectif réaliste et motivant pour ranger tout le bazar qui m'attend dans le couloir !). Reste plus à espérer que le plâtre sèchera vite. Parce que s'il y a une chose que j'ai apprise cette semaine, c'est que le plâtre frais, ça pue. Beaucoup. Et c'est très désagréable ! (ça, il fallait quand même que je le dise : on ne le sait pas assez, à mon avis !).

Voili voilà les dernières nouvelles du chantier, je vous dis donc, chers lecteurs et lectrices, à très bientôt pour la suite de nos palpitantes aventures !

(ah oui, petite information supplémentaire : j'ai bien trouvé l'appareil photo, et j'ai pu prendre quelques clichés de la cuisine avant les travaux. Sauf que je ne peux pas en prendre d'autres : la batterie est en rade et, malheureusement, je n'ai pas encore réussi à retrouver le carton dans lequel j'ai mis le chargeur. Les photos "avant-après" vont donc devoir attendre un peu. Avec les plus plates excuses de la rédaction à l'égard de ses fidèles lecteurs !)

lundi 12 novembre 2012

On n'était pas dans la m... !!!

Attention, billet 100% trivial !

Jean-Luc est parti en salon à Lille (et livraisons dans le Nord et la Belgique) depuis mercredi, et bien entendu, depuis mercredi, j'enchaîne les petits problèmes qui, pour certains, deviennent de gros problèmes avec le temps.
Mercredi dernier, il y avait déjà un petit souci avec les toilettes, mais nous avions pu trouver une solution temporaire en débouchant une à deux fois par jour avec la ventouse (parce que bien entendu, le destop, ça ne marchait pas du tout). Mais voilà, c'était sans compter les caprices de notre tuyauterie-vieille-de-1927-à-changer-c'est-urgent !
Jeudi soir, j'allais monter me coucher, et auparavant, je passe aux toilettes, débouche une fois de plus, et ô surprise ! l'évier de la cuisine (dont l'écoulement est branché sur la même canalisation que celle des toilettes) se débouche subitement et toute l'eau de la vaisselle de midi (et du soir bien sûr) se met à couler joyeusement dans le syphon ! J'étais tellement contente que j'en aurais sauté de joie et fait des galipettes si j'avais été assez souple pour ça ! (faut dire que quand on accumule les soucis comme ça et qu'on est seule pour y faire face avec trois enfants qui demandent vingt fois par jour "Dis, maman, tu as vu que les WC sont bouchés ? Tu peux pas les déboucher ???", la moindre petite parcelle de bonne nouvelle est une excellente occasion de jubiler.)
Bref, j'étais toute contente, et suis partie me coucher jeudi soir le cœur très léger, en me disant que peut-être, cette maison, elle n'était pas aussi "pourrie" que ça (du point de vue de l'évacuation de l'eau, j'entends !). Et du coup, dans la nuit de jeudi à vendredi, j'ai vraiment très bien dormi !
Le répit fut de courte durée.
Vendredi soir, je me suis étonnée de voir l'eau de vaisselle de midi encore dans l'évier. Et samedi matin, elle y était toujours. J'ai donc fait la vaisselle de samedi en une fois, avec le souci majeur d'économiser l'eau, et quand j'ai vu dimanche matin que l'eau y était encore, je me suis vraiment demandé ce que j'allais faire...

La première chose, c'était de ne pas faire la vaisselle. Faut pas que ça dure trop longtemps quand même, mais c'était l'unique solution parce que sinon, ça allait se mettre à déborder (parce que je n'ai aucun doute sur la capacité du trop-plein, normalement fait pour ça, à ne pas évacuer l'eau de l'évier). Et le soir, j'ai fait un pique-nique avec les enfants, histoire de me retrouver avec le minimum de vaisselle.

Et ce matin, au retour de l'école et des courses, j'ai eu la grande joie d'accueillir un monsieur que Jean-Luc avait déjà appelé pour faire les raccords dans les toilettes du premier étage, qui s'y connait pas mal en plomberie (il ne fait pas de gros travaux, mais pour tout ce qui est petites réparations, installation de conduites, etc..., il assure). Et je lui ai montré mes deux "monstres" : l'évier bouché depuis le vendredi (3 jours quand même !) et les toilettes qui à ce moment-là avaient décidé de fonctionner à peu près normalement mais menaçaient de recommencer à faire des siennes très vite. Il a tout de suite vu le problème : la vétusté des canalisations. Et n'a pas été très optimiste : s'il fallait remplacer la grosse tuyauterie, c'était impossible pour lui : trop de travail, trop de matériel spécifique, trop compliqué... Bref, impossible.
Sauf que quand je lui ai dit qu'à l'autre bout de la canalisation en question, à l'autre extrémité de la maison, je pouvais lancer une lessive sans que ça pose de problème, il m'a un tout petit peu rassurée en me disant que peut-être, alors, il pourrait faire quelque chose. Ni une, ni deux, il est allé chercher ses outils et s'est mis au travail.
D'abord, il n'a rien compris de ce qui se passait. Compte-tenu de la quantité d'eau dans l'évier, il s'attendait à un jet et une inondation dans la cave quand il aurait ouvert la trappe de la canalisation, mais rien ! A cet endroit-là, la canalisation était tout à fait à même de laisser passer de l'eau. Il a vérifié vers le haut et le bas, la canalisation était libre jusqu'au-dessus du raccord avec le tuyau d'évacuation en PVC de l'évier (beaucoup plus récent donc que la canalisation en fonte qui vient des toilettes). Mais alors, pourquoi ça bouche ???
En trifouillant dans la canalisation avec un bâton en métal, il s'est rendu compte qu'au-dessus du fameux raccord, en revanche, c'était très très encrassé. Mais pour autant, ça n'expliquait pas le bouchon dans l'évier.
Nous sommes donc retournés dans la cuisine, et là, je lui ai montré le syphon. L'installation est très bizarroïde, assez biscornue, avec des bouchons de liège pour boucher les arrivées d'eau inutilisées, mais a priori, tout devait fonctionner correctement. La seule solution était donc d'ouvrir... Et là, nous avons eu de belles surprises ! en retirant le syphon, rien ne s'est mis à couler !! C'était donc bouché entre l'évier et le syphon, et pas qu'un peu puisque c'était quasiment étanche alors que les deux éviers étaient pleins d'eau !

Une bonne heure de nettoyage et de réglage de la chasse d'eau (qui avait décidé de ne plus fonctionner autrement qu'en soulevant le couvercle et en tirant manuellement dessus) plus tard, j'ai eu l'impression fort satisfaisante ma foi de revivre et de revenir d'un seul coup du Moyen-Age domestique. J'avais maintenant de quoi aller aux toilettes sans avoir à déboucher à chaque chasse d'eau (c'est provisoire parce que ça va fatalement se reboucher assez vite, mais les travaux de rénovation sont prévus !), mais également de quoi faire la vaisselle (celle de dimanche matin et midi, ainsi que du petit déjeuner d'aujourd'hui qui attendait patiemment sur la table que je m'occupe d'elle !) dans des conditions sinon optimum, du moins vivable.
Y'a pas à dire, c'est que quand on est dans la m**** qu'on se rend compte de la chance qu'on a de vivre à notre époque du confort domestique moderne !

mercredi 7 novembre 2012

Gobolistan II : Déménagement !

Ca y est ! Nous avons emménagé dans notre nouveau "royaume" !
Alors du côté des bonnes nouvelles, il y en a plusieurs :
tous les cartons que j'avais préparés sont arrivés en bon état ! Pas de casse à déplorer du côté de la vaisselle, que ce soit celle de tous les jours ou la belle vaisselle du mariage. Le seul truc, c'est que je n'ai pas eu le temps de tout emballer. J'ai donc refait un premier tour avec Jean-Luc hier soir, et un second seule cet après-midi pour récupérer les papiers, les classeurs, les fiches de paie, coordonnées bancaires et autres trucs un peu super importants quand on a des démarches à faire. Et c'est pas fini : j'ai encore toutes les partitions, et puis bien sûr, j'ai oublié le livret de famille, les carnets de santé des enfants, les dictionnaires... Bref, j'ai de quoi en emmener encore. Ca tombe bien, j'y retourne demain !
Par ailleurs, l'électricité fonctionne, même si tout n'est pas terminé. L'électricien revient encore demain matin pour terminer le travail à la cave, là où le chantier est le plus important (parce qu'il faut quand même préciser qu'il y a là-dedans des trucs hyper dangereux avec plusieurs générations de systèmes électriques qui se côtoient, et que rien, du coup, n'y est aux normes !). Il y a encore des trucs bizarres (un cache qui manque dans le salon, en fait, le cache n'a pas disparu, il n'a tout simplement jamais été installé, et les fils étaient planqués directement sous le papier peint !), mais là aussi, ça va s'arranger très bientôt. Côté électricité, donc, je crois qu'on tient le bon bout !
Enfin, le chauffage, autre gros point noir de la maison quand on l'avait visitée pour la première fois au mois de juin, fonctionne. Et il fonctionne même plutôt bien. On arrive à une vingtaine de degrés partout dans la maison en chauffant uniquement (ou presque) le rez-de-chaussée, selon le principe bien connu de la chaleur qui monte. Et un peu de bon sens suffit à maintenir une température plutôt agréable en ce début d'hiver (3°C ce matin, 5° à midi, autant dire qu'on entre là dans les premiers frimas !) : par exemple, notre future entrée n'a pas de radiateur, n'est pas isolée, et n'est donc pas chauffée. En conséquence, il y fait plutôt frisquet, vous vous en doutez. Du coup, on y a mis le linge à sécher (en attendant de faire une vraie buanderie à la cave), ainsi que le congélateur (et les vestes, les chaussures, le linge sale en attente d'être lavé parce que du coup, je n'ai pas assez de place sur le tancarville pour le faire sécher, il faut donc attendre !). Le congélateur, du coup, ne risque pas la surchauffe !

Du côté des mauvaises nouvelles (parce qu'il y en a, sinon je n'aurais pas fait un paragraphe "bonnes nouvelles", j'aurais mis "nouvelles" tout court), il y en a aussi plusieurs :
Tout d'abord, il y a un problème d'écoulement des eaux usées. Ce qui donne de l'eau stagnante dans l'évier de la cuisine (à notre arrivée, tout s'écoulait entre deux vaisselles, mais là, ce n'est même plus le cas !), des toilettes bouchés très régulièrement (on a dit "adieu" au Destop et "bonjour" à la ventouse, bien plus efficace, économique, écologique et rapide que tous ces produits chimiques qui ne servent à rien d'autre qu'à engraisser les industriels et engorger les stations d'épuration) et l'eau de la douche qui s'écoule difficilement. Ca va pour le premier, mais pour les suivants, c'est moyennement agréable. Du coup, dès mardi prochain, on va essayer de faire revenir le monsieur qui avait déjà été très efficace pour les tuyauteries du premier étage pour qu'il nous fasse tout ça aux petits oignons, en remplaçant les tuyauteries anciennes, vraisemblablement encrassées par plusieurs décennies d'utilisation quotidienne et intensive (ceux qui vivaient là avant nous avaient 5 enfants et les grands-parents vivaient avec eux !).
Autre mauvaise surprise en arrivant : la machine à laver le linge ! Ca, ça a quand même été assez difficile à encaisser. Samedi soir, Jean-Luc a rentré notre lave-linge dans la maison, et dimanche matin, j'ai voulu laver du linge (parce que j'en ai quand même pas mal, du linge sale, en ce moment !). Sauf que bien sûr, j'avais oublié la lessive, l'anti-calcaire... et les paniers de linge (pleins, bien sûr, et toujours sale, le linge). Donc lundi, j'ai rapporté les paniers de linge et la lessive, et lundi en fin de journée, après avoir paré au plus pressé (à savoir l'organisation de la cuisine), j'ai essayé de mettre la machine en route, pour me rendre compte qu'elle ne se remplissait pas d'eau ! Mardi matin, l'électricien était là, Gobolov et lui ont tenté de ressusciter les lutins, sans aucun succès. Du coup, comme pour le congélateur le 28 septembre, nous avons adopté une nouvelle bande qui a commencé directement son office mardi en fin de matinée. C'était juste pas prévu au budget...
Enfin, je vous parlais de l'organisation de la cuisine... Ce qui est assez épique, pour la raison évoquée plus haut (le problème d'écoulement d'eau) mais pas uniquement. Nous avions, dans notre Gobolistan I, fait installer une cuisine entièrement équipée (avec l'électroménager inclus, four, cuisinière, lave-vaisselle et réfrigérateur). Sauf que nous ne pouvions pas démonter la cuisine pour l'embarquer au Gobolistan II, et que je savais qu'on n'aurait donc plus l'électroménager indispensable à une famille de 5 personnes. Heureusement, nous avons une bonne étoile (et des amis plutôt sympas) qui nous ont prêté un frigo (avec ordre de le leur rendre au mois de mai, période à partir de laquelle ils en ont besoin dans leur cuisine d'été) et nous ont donné une cuisinière électrique. Alors là, il faut quand même que je fasse preuve d'un peu d'adaptation, parce que la cuisson sur plaque électrique et moi, ça a toujours été quelque chose d'assez compliqué. Mais quand on n'a pas le choix, hein...
Bref, lundi soir, Gobolof est allé chez les amis en question pour y récupérer leurs biens (on ne pouvait pas y aller avant, les amis étant partis en vacances à Ténérife où ils ont essuyé les restes de la tempête Sandy), et tout a été installé en fin de matinée mardi. Alors, je vois d'ici les questions fuser :
"Mais comment avez-vous fait entre samedi soir, jour du déménagement, et mardi midi pour conserver les aliments frais, sans frigo ????" Question épineuse, non ? La réponse est simple : nous avons condamné l'entrée de la maison. En fait, dans la cuisine, il y a un sas de quelques mètres carrés (à peine deux, c'est-à-dire l'espace pour ouvrir la porte extérieure et guère plus), qui donne sur l'escalier extérieur et l'allée qui longe la maison. Depuis que nous avons visité la maison, nous voulons condamner cette entrée, parce que c'est quand même trop bizarre, une si petite entrée où on ne peut même pas suspendre sa veste et retirer ses chaussures. D'où l'entrée à l'arrière, par l'actuelle buanderie (un jour, il faudra que je mette des photos, ce sera plus clair. Un jour. Quand j'aurai le temps de faire des photos). Bref, cette pseudo-entrée, donc, nous a servi de frigo, puisque la porte d'entrée n'est pas isolée du tout, et que, coup de bol, nous sommes en novembre (et si vous avez bien tout suivi, il fait plutôt frisquet par chez nous, ces derniers jours). Alors certes, nous n'avons pas réussi à obtenir, dans ce frigo de fortune, la température optimale recommandée sur tous les manuels de la sécurité alimentaire, mais nous avons quand même réussi à limiter la casse au moyen de glacières. Ce qui n'est déjà pas si mal.
Et puis, lundi, nous aurions dû avoir le téléphone. Ca, ça aurait été vrai si ces gentils techniciens de France Télécom avaient daigné lire les panneaux et de ce fait ne pas confondre "Route nationale" et "Rue Principale"... J'avais fait mon possible pour limiter la casse au niveau du déménagement. Pour être certaine de ne pas avoir de coupure de téléphone pendant trop longtemps (à l'agence, le commercial pronostiquait 15 jours, oui, 15 jours ! d'interruption de service, ce qui n'est même pas envisageable pour Jean-Luc, qui utilise le téléphone tous les jours pour joindre ses clients !), j'avais donc pris la décision de souscrire un nouvel abonnement, avec une nouvelle ligne, un nouvel accès internet, etc. Donc jusqu'à ce que je puisse résilier la ligne de Sélestat (nous sommes engagés jusqu'au 14 décembre), j'ai donc deux abonnements fixes à payer, et deux abonnements internet aussi. Mais tant pis, ça ne va durer qu'un peu plus d'un mois, ce n'est pas non plus la mer à boire. Le souci, c'est que ces chers techniciens ne sont pas venus ! J'ai pourtant guetté toute la matinée à la fenêtre ! Le rendez-vous avait été pris le 16 octobre pour le 5 novembre, confirmé par SMS puis par téléphone ! Ben non. Personne. En prime, j'ai eu droit à une dispute avec Gobolof parce que, bien sûr, dimanche soir, j'avais débranché le matériel de Sélestat pour pouvoir le rebrancher au plus vite lundi midi à Ebersheim ! Sauf que du coup, pour appeler ses clients, Gobolof a du retourner avec le matériel à Sélestat... et qu'il ne savait pas trop comment le brancher pour que ça fonctionne (parce que Gobolof et la technologie, c'est toujours très compliqué). Il a donc fallu que j'y retourne moi aussi pour refaire les branchements... comme si je n'avais que ça à faire !
Du coup, lundi midi, j'ai rappelé le service client, qui m'a dit ne pas comprendre pourquoi les techniciens n'étaient pas venus, et m'a proposé un rendez-vous le... 13 novembre ! Ben voyons ! J'ai donc râlé en disant que zut, j'avais pris toutes les précautions possibles, que je payais deux abonnements, et que si je l'avais fait, c'était bien pour éviter toute rupture de service, alors qu'ils devaient me trouver un autre rendez-vous, et fissa ! Le monsieur me demande ce que j'entends par là, et quand je lui ai dit que ça voulait dire "aujourd'hui ou demain", il m'a dit qu'il fallait au moins 48 heures à la machine pour trouver un technicien, modifier son emploi du temps et libérer une plage horaire pour moi. Là, j'ai franchement cru que j'hallucinais ! Et les agendas papier, les rendez-vous de clientèle, on ne connaît plus du tout ? C'est une machine qui nous gouverne ? Terminator !!! Au secours !!!
Bref, il a rappelé une demi-heure plus tard pour m'apprendre qu'une plage horaire avait été libérée pour ce jour, mercredi 7 novembre, entre 13h et 15h. J'ai ri intérieurement : quand on leur secoue les puces, donc, ils arrivent à trouver des gens pour faire le travail ! CQFD ! 
A 13h50, j'ai eu la surprise de voir un numéro inconnu s'afficher sur mon portable (coup de bol, à ce moment-là, le réseau fonctionnait. Deux minutes plus tard, ils seraient tombés sur la messagerie !), c'était le technicien qui m'informait qu'ils partaient de Benfeld ! Dont acte. A 14h15, ils étaient devant la porte et à 15h, le téléphone fixe fonctionnait. A 15h30, j'étais en partance pour Sélestat : j'avais oublié le contrat me donnant les identifiants de connexion internet. A 16h15, j'étais de retour à la maison avec 6 cartons de plus et le contrat qui, en fait, était resté dans la voiture depuis le mois d'octobre (oui, hem...). A 17h, Internet fonctionnait à la maison. C'est fou comme on peut être accro au fait d'être relié au monde extérieur. J'ai juste l'impression d'être moins perdue, depuis tout à l'heure. Peut-être parce que justement, le portable passe très mal à Ebersheim et que du coup, je suis plutôt injoignable si je n'ai que lui... paradoxe, quand tu nous tiens !

Je passe sur les péripéties d'aménagement temporaire de la cuisine, sur les travaux qui se sont poursuivis dans la salle de bains du rez-de-chaussée, m'obligeant à déménager deux fois tout son contenu, sur la tonne de cartons qui attendent dans notre gigantesque couloir et future bibliothèque que je puisse les ouvrir, ce qui ne sera pas le cas avant que les travaux du couloir soient faits parce que je ne suis pas fan du tout de la poussière qui pourrait s'y retrouver, étant donné que les travaux en question consistent à poncer puis à peindre le plafond... si vous voyez ce que je veux dire !
Il y a encore quelques petites choses qui manquent : Noémi n'a pas d'armoire, il manque un tasseau dans celle de Nathanaël, la nôtre n'est toujours pas montée, exactement pour les mêmes raisons que celles qui font que je laisse la bibliothèque du rez-de-chaussée dans les cartons... sans oublier tout ce qui est encore à Sélestat (chaine Hi-Fi, albums photos, partitions, Tupperware, matériel à pâtisserie, livres (oui, il en reste !), canapé, thés...) mais sinon, le camping s'organise et s'améliore tous les jours. Il reste qu'il est difficile de garder le moral quand on voit le chantier qui m'attend, sachant que Gobolof est parti à Lille ce matin pour des livraisons et une foire au vin qui devrait durer de jeudi à dimanche inclus, avec des livraisons en Belgique lundi toute la journée. Il devrait rentrer lundi soir. Ca tombe bien : mardi, le 13, je retravaille. Chouette.

Sur ce, je vais voir si mon évier a réussi à se vider et je vais faire la vaisselle de ce soir. Comme ça, au moins, j'aurai le plaisir d'avoir des assiettes propres pour demain midi. Ca n'a l'air de rien, mais ça fait du bien au moral, ce genre de trucs !
Bonne nuit à tous : demain, la suite de nos aventures ! Avec quelques photos, j'espère...

mercredi 31 octobre 2012

Déminéralisation dentaire

Je ne me souviens pas en avoir parlé ici, mais voilà, Noémi a un souci dentaire que nous avons découvert lors de ses premiers rendez-vous avec le dentiste (vous savez ? M't'dents ?). Son diagnostic a été rapide, efficace et assez affolant aussi : elle est atteinte d'une déminéralisation dentaire, dont l'origine serait à chercher dans l'administration de cortisone à haute dose entre 0 et 18 mois. De plus, il y aurait aussi un lien à faire avec sa dyscalculie, les 3 autres enfants que suit ce dentiste (dont son fils) qui présentent ce type de problème dentaire ayant tous des soucis à l'école de type "dys", et ayant tous reçu de la cortisone à haute dose avant 2 ans (ce qui a été le cas pour Noémi à 6 mois à cause de son eczéma).

Donc pour résumer : la cortisone modifierait l'ADN des enfants, celui-ci n'étant pas fixé avant 18 mois. Or les "dys" ont une composante psychologique, mais également génétique, et il est difficile de connaître la part du génétique dans le trouble en question.
Toujours est-il que la conséquence pour Noémi, c'est que quand les dents de lait tombent et que les dents définitives repoussent, voire poussent pour ce qui est des molaires, elles sont friables, fragiles, parce que l'émail n'est pas assez costaud. Il faut donc appliquer des traitements fluorés, suivre l'évolution des dents au moyen de radios à intervalles réguliers. L'une des dernières (en juin 2011) avait révélé une molaire en cours de croissance dont les racines étaient "ouvertes" vers le bas, dans la gencive, et donc extrêmement sensibles, avec un début d'abcès au niveau de la racine ainsi que sous la dent, à la jonction avec la gencive. Cette dent en particulier inquiétait le dentiste parce que c'était la porte ouverte à n'importe quelle infection, et qu'il fallait que les racines se développent et se "ferment" pour assurer la pérennité de la dent, sans quoi, dans quelques années, il aurait fallu la retirer et poser un implant. Pas drôle pour une enfant de 10 ans, quoi.

Ce matin, je suis allée avec Noémi pour son rendez-vous de contrôle (un tous les 6 mois, je ne sais pas si tous les enfants de sa classe y vont aussi souvent, même si aucun d'entre eux ne veut croire que le "jaune" qu'elle a sur les dents n'est pas du tartre mais l'émail poreux des dents lui-même, émail très fragile donc...), et lors de ce rendez-vous, le médecin a pratiqué une énième radio. J'ai ainsi pu voir les futurs problèmes que notre fille aura quand toutes les dents auront poussé (l'orthodontiste va avoir du boulot : il n'y a pas assez de place !), mais aussi que le traitement avait admirablement bien fonctionné : les racines de la dent incriminée il y a un peu plus d'un an se sont allongées (environ deux fois la longueur constatée au mois de juin 2011), et fermées dans la gencive. Les abcès ont disparu, il faut donc maintenant assurer la minéralisation de la dent et de celles qui sont en train de pousser ailleurs.

Pour la première fois, le dentiste a été très optimiste aujourd'hui : il m'a dit que dans un an, deux au maximum, le traitement serait terminé. Il faut dire que Noémi a compris la leçon : elle n'oublie plus de se brosser les dents avec un dentifrice hyper-fluoré, et ces gestes quotidiens ont sauvé, semble-t-il, sa dentition.
Enfin une bonne nouvelle !

Question dentaire, on va en reparler bientôt : Nathanaël a perdu une incisive à 2 ans tout juste et la conséquence aujourd'hui, c'est que la repousse des dents définitives est de plus en plus bizarroïde. Va falloir trouver un orthodontiste rapidement : apparemment, on peut commencer les traitements assez tôt chez les enfants. Comme quoi, quand c'est en passe d'aller mieux chez l'un, ça embraye chez l'autre. Mais il vaut mieux faire ça maintenant : à son âge, la mâchoire est bien plus malléable que chez un ado ! (j'ai intérêt à avoir une bonne mutuelle... :) )