samedi 27 juillet 2013

Mosquitos' War #2

Après une nuit, les pertes côté moustiques se chiffrent à zéro, et les boutons supplémentaires côté Gobolskaïa à zéro également. Si, si. On n'y croyait plus.
Donc depuis ce matin, Gobolof est à la maison et il est, à l'heure où j'écris ces lignes, en train de poser les moustiquaires dans les chambres des enfants (ça perce dur, ce matin !). Ce soir, donc, nous serons tous protégés de ces bestioles.

Elles ont donc gagné quelques batailles, mais nous avons gagné la guerre !

vendredi 26 juillet 2013

Mosquitos' War

Nous sommes en guerre. Et quand on est en guerre, tous les moyens, ou presque, sont permis pour la gagner.

Round #1, mardi

Mardi dernier (le 22 juillet, donc), nous avons eu droit, après plusieurs jours très chauds, à un orage "sec", c'est-à-dire du tonnerre, encore du tonnerre, et quelques gouttes d'eau pour rafraîchir l'atmosphère quelques minutes.
Eh bien... figurez-vous que ces quelques gouttes ont suffi à faire exploser la démographie des moustiques qui n'attendaient que ça. Du coup, dans la nuit de mardi à mercredi, nous avons été... envahis par les moustiques.

Moustiques 1 - Platz 0

Round #2, mercredi

Le lendemain matin, devant l'étendue des dégâts et, surtout, après une nuit quasi-blanche passée à essayer de les massacrer, nous avons commencé à réunir un arsenal "soft" contre les moustiques et leurs agressions. 
Côté traitement, nous avons donc la légendaire et célébrissime crème Eurax, connue (pour moi) depuis l'enfance. C'est efficace, imparable, mais bon, ça n'est utile qu'une fois que les moustiques ont piqué...
Côté prévention, donc, nous avons opté pour le spray au cocktail aux huiles essentielles (citronnelle en particulier). Seulement, mercredi soir, Gobolof a eu la main un peu lourde sur la prévention, et il en a vaporisé sur les rideaux, pour empêcher les moustiques d'entrer, et sur les draps, pour les empêcher de nous piquer.
Ca aurait pu marcher, si les moustiques n'étaient pas déjà présents dans les chambres avant ladite prévention. Du coup, au lieu de les empêcher d'entrer, le spray les a empêchés de sortir... Et comme ces délicieuses petites bêtes détestent vraiment, vraiment, vraiment ce cocktail, ils ont été trois fois plus énervés que la nuit précédente.
Bilan des courses : nous avons été piqués, piqués, et encore piqués. Encore plus que la veille, si c'était possible.

Moustiques 2 - Platz 0 (encore).

Round #3, jeudi

Du coup, jeudi, nous avons décidé de passer aux armes lourdes (non, pas encore la destruction massive, parce que l'usage d'insecticide est fortement déconseillé dans une chambre à coucher, et plus encore dans une chambre d'enfant). Les armes lourdes, ici, sont inspirés de celles d'Afrique, où il est de bon ton de se protéger de ces moustiques qui, en plus d'être pénibles parce qu'ils empêchent de dormir, ont le bon goût de transmettre la malaria (ou le paludisme). Ici, heureusement, point de malaria, mais bien le bruit absolument irritant que vous connaissez sûrement aussi bien que moi.
Donc, nous avons opté pour les moustiquaires "en dur", c'est-à-dire carrément fixées à demeure sur les fenêtres (entre la fenêtre à proprement parler et les volets, donc). La chambre de Rébecca était la seule à bénéficier de l'équipement, sur les deux fenêtres, qui plus est, ce qui tend à prouver que le problème n'est pas récent ou circonscrit à la seule année 2013. Donc nous avons supposé que la question allait se reposer l'année prochaine, et qu'il était peut-être judicieux de trouver une solution quelque peu définitive au problème. 
Donc, jeudi soir, Jean-Luc a commencé l'installation. Seulement, ça prend du temps, tout ça. Et nous nous y sommes mis un peu tard. Du coup, à 22 heures, quand il a fallu percer les murs pour fixer la moustiquaire, Jean-Luc n'a plus osé faire du bruit. D'autant plus que la lumière du jour était déjà franchement nocturne et que nous risquions de faire entrer tout plein de moustiques en installant le système sensé les empêcher d'entrer...

Résultat, nous avons encore été piqués, mais un peu moins que la nuit précédente, parce que nous n'avons pas fait la bêtise de remettre le répulsif. Au final, un seul moustique dans notre chambre, mais qui ne nous a pas loupés non plus cette nuit.

Moustiques 3 - Platz 0 (toujours)

Round #4, vendredi

Vendredi, Jean-Luc a donc poursuivi l'installation de la moustiquaire de notre chambre. Nous verrons demain si c'est efficace. Sinon, il va falloir envisager la solution létale : la raquette anti-moustiques, qui tue les moustiques par électrocution. Encore faut-il leur courir après pour les "attraper" avec la raquette. 
Rendez-vous demain, pour le bilan et le résultat du "match".

Louise-Marie : quelques photos, parce qu'elle grandit !

Aujourd'hui, j'ai enfin réussi à faire quelques photos correctes de Louise-Marie, notre BB4. Je m'empresse donc de les mettre en ligne, histoire d'être, pour une fois, un peu à la page (c'est-à-dire pas trop en retard).

donc sur la première, voici Louise-Marie dans son activité favorite : manger.


Et puis, après avoir mangé, il faut se reposer un tout petit peu avant de reprendre d'autres activités :


Et parmi celles-ci, il en est une que Louise-Marie affectionne : compter ses doigts. Pour l'instant, elle n'arrive qu'à aller jusqu'à deux, mais on ne désespère pas.


Autre activité : dormir... et faire des grimaces :



La gym, aussi, c'est bien !


C'est marrant... les bébés ont bien une tête énorme par rapport au reste du corps... Heureusement que ça se rééquilibre par la suite !

mercredi 24 juillet 2013

L'Arche, c'est reparti

Il y a des choses, comme ça, dont on ne se défait pas facilement. Des événements qui semblent n'être que passagers, uniquement relatifs à une période donnée de notre vie. On y participe, on y passe du temps, on s'y investit, et puis, un jour, la Vie nous fait prendre un autre chemin, on s'éloigne, et on pense que c'est définitif.

Quand j'étais adolescente, vers 14 ans, j'ai "rencontré" l'Arche, fondée par Jean Vannier. L'Arche, ce sont des communautés de vie qui accueillent des personnes présentant un handicap (mental, physique, à des degrés divers). Les personnes y vivent, y travaillent, et y meurent. Elles y sont accueillies jusqu'à la fin de leur vie, en ce sens, la communauté devient pour elles une vraie famille.
Pour les aider, et c'est en cela que l'Arche est un projet novateur, il y a, dans chaque foyer, plusieurs "assistants", des personnes valides, qui donnent un an de leur vie (ou plus, selon les affinités) pour les aider dans le quotidien. Autre originalité : des familles entières se greffent autour de ces communautés. Elles ne vivent pas au sein de la communauté, mais en partagent la vie quotidienne, par le travail, les activités...

Celle que je "fréquentais" à l'époque est établie à une quinzaine de kilomètres de chez mes parents, à Clohars-Fouesnant. Il s'agit de la communauté du Caillou Blanc, qui comporte plusieurs foyers de vie, un ESAT (ex-CAT) et plusieurs familles "amies" qui sont engagées dans la vie de la communauté. Je connais un peu ces familles, puisque, contrairement aux assistants qui "tournent" pas mal au gré des années et de leurs choix de vie, ces familles sont engagées sur le long terme. Durant mon adolescence, le Caillou Blanc a entrepris de nombreux chantiers pour retaper un vieux corps de ferme et agrandir l'Arche, devenue trop petite pour le nombre de personnes accueillies. J'ai ainsi, avec de nombreux autres jeunes, participé à plusieurs chantiers, où nous avons par exemple chevillé tout le plancher de la chapelle ou fait les joints du Cadran Solaire (l'un des bâtiments de l'ancienne ferme) à l'aide de petites cuillers. Outre le gain d'argent indéniable pour la communauté (vous pensez ! Une bande de jeunes en pleine forme, corvéables à merci, volontaires et qui, en plus, en redemande, c'est de la main-d'oeuvre bénie pour toute association sans le sou ou presque qui se respecte !), le bénéfice est immense aussi pour les jeunes que nous étions (j'ai l'impression d'être un dinosaure, là... !) : découverte du handicap, sensibilisation à la différence, à la maladie et au partage, vie spirituelle et de foi... De quoi nourrir la soif d'absolu que l'on a à cet âge...

Bien après la fin de ma "période Arche" (j'ai participé au rassemblement à Ottrott en 1992, et ai commencé mes études dans la foulée, mettant ainsi fin à mon engagement au sein de l'Arche), ma petite sœur, handicapée mentale, a intégré cette même communauté où j'avais "fait mes armes" avant de m'engager au sein de l'Hospitalité Diocésaine de Quimper et Léon. J'ai donc vu l'Arche revenir dans ma vie par un moyen détourné, au travers de ma petite sœur, et j'ai eu l'occasion d'y convertir Gobolof, mon mari, qui ne connaissait pas du tout. En fait, c'est ma sœur qui nous a invités à dîner, un soir, lors de nos vacances d'été en Bretagne, il y a quelques années, me replongeant des années en arrière, à une période où nous partagions les repas avec les jeunes, les assistants et les personnes accueillies.

Par l'intermédiaire de Facebook et de ma boîte mail (les messages sont arrivés simultanément sur ces deux supports, au cas où je risquais de manquer l'info sans doute), je suis allée voir, au mois de mars dernier, une vidéo tournée à l'Arche de Marseille. Un appel aux dons original, puisqu'il s'agit d'un clip de la chanson "Je te donne", de Jean-Jacques Goldman, tourné dans les locaux de l'Arche. D'ailleurs, elle est bien sûr toujours en ligne, ici. Revoilà donc l'Arche qui s'invite dans ma petite vie bien rodée (bon, pour le côté "rodé", on repassera : je suis en pleine "restructuration" depuis l'arrivée de Louise-Marie dans nos vies !)

Et puis, il y a deux semaines, à la sortie de la messe, nous avons retrouvé un couple de nos amis, des voisins, et nous voulions simplement les inviter à prendre l'apéritif chez nous. Ils ont décliné l'invitation en nous disant qu'ils attendaient du monde pour le repas de midi, mais que si nous le souhaitions, nous pouvions prendre l'apéritif chez eux, et qu'ils nous présenteraient leurs amis.
Quelle ne fut pas notre surprise de constater que ces amis, nous les connaissions de vue depuis de nombreuses années, puisqu'ils participaient régulièrement à la messe du dimanche à Sélestat, et que nous étions souvent installés un rang devant ou derrière eux. Au fil de la discussion, nous apprenons qu'ils sont engagés dans l'Arche d'Alsace. J'ignorais jusqu'à l'existence d'une communauté à Strasbourg, mais c'est normal : elle n'existe pas encore. En revanche, l'association, elle, existe bien, et met tout en œuvre pour créer une communauté à Strasbourg, qui permettra d'accueillir plusieurs personnes handicapées.
Et nous voilà embarqués dans l'histoire. Adhésion en cours, Katimavic... Je ne sais pas où nous allons, mais s'il y a bien une association en laquelle je crois et pour laquelle je sais que l'argent versé ira bien là où il doit aller, c'est l'Arche. Alors tant qu'à faire...

N'hésitez pas à aller voir leur site. Et puis, ici aussi, tant que vous y êtes. Et encore (quand il ne sera plus en maintenance !)
Ou comment, dans la vie, il peut aussi y avoir des sortes de "boucles", comme les boucles temporelles décrites par les auteurs de science-fiction... Sauf qu'ici, il ne s'agit en rien d'un retour à la case départ, mais bien d'une continuité. À nous de voir, maintenant, ce que nous en ferons.

samedi 15 juin 2013

Atterrissage réussi !

Je le disais sur mon blog lecture en réponse au commentaire d'Asphodèle dans le dernier billet : notre "petite" famille s'est agrandie il y a quelques jours d'une petite Louise-Marie. Elle est née le 4 juin, pesait à ce moment-là 3,280 kg, pour 49 cm. Je rassure tout de suite les lecteurs assidus de ce blog : elle va très bien, mange bien (c'était pas gagné au départ, quand on voyait le nombre d'heures passées à dormir !), reprend peu à peu du poil de la bête (elle a perdu beaucoup de poids à la naissance, et a eu un peu de mal à remonter la pente, mais cette fois-ci, ça semble aller dans le bon sens !) et est de plus en plus éveillée.

De mon côté, je suis très heureuse, bien sûr, l'accouchement s'est très bien passé, j'ai été admirablement soutenue par mon mari (je ne sais pas ce que j'aurais fait sans lui, en fait, ce jour-là) et je me remets plus vite que ce que j'avais imaginé au moment de la naissance. La fatigue est là, alimentée par les nuits courtes et surtout entrecoupées par les tétées. Mais c'est pour la bonne cause !

Allez... une petite photo de la 8e merveille du monde ?


(J'ai l'impression qu'elle venait de découvrir, ce jour-là, qu'elle avait une main... Dieu seul sait ce qu'elle fera avec plus tard. Quant à l'autre, je vous rassure tout de suite : elle est simplement "planquée" dans la manche du pyjama. Promis, on l'a "livrée" finie, avec tout ce qu'il faut. Rien ne manque !)

vendredi 31 mai 2013

BB4 : Crash-test #1 : done !

Les lecteurs assidus de ce blog (quand il est alimenté) savent qu'au Gobolistan, nous attendons une hausse sensible de la population, et ce dans les tous prochains jours. Et bien vous savez quoi ? Même quand c'est le 4e enfant, il n'est jamais évident de savoir si on est fin prêt à l'accueillir ou non.

Eh bien, figurez-vous que BB4 (c'est son nom en attendant que nous sachions s'il s'agit d'une fille ou d'un garçon) a décidé de nous obliger à une organisation drastique, en déclenchant le plan Orsec tous les deux jours ou à peu près.

Donc dimanche dernier, le 26 mai (jour de la Manif pour Tous à Paris, mais aussi de la fête des mères), vers 21 heures, bébé a décidé que c'était le grand jour pour un test grandeur nature. Contractions, douleurs dans le dos, tout y est passé, au point que vers 22 heures 30, j'ai appelé Christine, une amie qui, heureusement, n'habite pas trop loin de chez nous (en fait, elle habite même la rue à côté, ce qui facilite grandement les choses). Je n'ai pas eu besoin de grands discours, elle a compris tout de suite ce qui était possiblement en train de se passer. Le problème, c'est que moi, je n'ai pas tout compris. Parce que ce qu'il faut savoir, c'est que le déclenchement du travail "au naturel", pour ma part, je ne connais pas. Pour Gobolovna, Gobolovitch et BBK, le déclenchement s'est fait par perfusion, à l'hôpital, et ce n'était pas franchement une partie de plaisir (en tout cas pas dans mes souvenirs). Donc, même si c'est le 4e, ben c'est un peu une première pour moi. Affluent donc les questions du type : "Mais comment on sait s'il faut y aller ou pas ?" "Il faut attendre qu'elles soient espacées de combien de temps, les contractions, avant d'aller à l'hôpital ?" "Et si j'attends trop longtemps, j'accouche à la maison ? Mais je ne veux pas accoucher à la maison, moi !" etc., etc. Vous voyez le tableau ?

Donc Christine m'a gentiment rassurée, me disant au passage que je pouvais lui déposer les enfants si nous devions y passer la nuit, mais que "attends, je vais appeler Agata, parce qu'elle est médecin, et que je ne suis que maîtresse, moi".
Dix minutes plus tard, Christine me rappelait avec un message d'Agata disant qu'il valait mieux aller à l'hôpital, même si c'était pour rien, et que je pouvais l'appeler, comme ça, au lieu de déménager les enfants, ce serait elle qui viendrait à la maison pendant notre absence (elles sont sympa, hein, les copines-voisines d'Ebersheim !). Dont acte. Après discussion avec Agata au téléphone, puis avec la sage-femme de garde ("Mais oui, Madame, il vaut mieux venir !"), puis de nouveau avec Agata, j'ai réveillé Gobolof qui était monté se coucher. Dix minutes après, Agata débarquait à la maison avec armes et bagages (ou plutôt sac de couchage) et s'installait dans le canapé de la (future) bibliothèque pour y passer éventuellement la nuit.

À 1 heure 30 du matin, nous étions de retour. Pas de perte de liquide, plus de contractions (ben tiens ! ça aurait été marrant, pourtant, qu'"il" arrive spontanément une semaine avant le déclenchement "officiel" !), mais une bonne nouvelle quand même : "Madame, le col s'est modifié, ça pourrait être pour bientôt !" (ah ben quand même ! de toute façon, c'est pour bientôt : la date a été fixée au 3 juin au matin). 
Bébé, tu as donc le choix : une semaine pour sortir tranquillement, à ton rythme, et si ce n'est pas fait le 2 au soir, ben ce sera la manière forte, le 3 au matin.

Visiblement, un crash-test ne lui suffisait pas, il a voulu nous re-tester (et tester aussi, peut-être, notre résistance aux nuits blanches, qui sait ? Manière de nous préparer à ce qui nous attend quand il sera "dehors" ?), et dans la nuit de mardi à mercredi, vers 3 heures cette fois, re-belotte. Cette fois-ci, les contractions m'avaient réveillée plusieurs fois, à 0h45, 1h35 et 2h45. Vers 3 heures, une autre est arrivée, puis à 3h04, 3h08 et 3h14. On peut penser qu'une contraction toutes les 4 minutes au bas mot, c'est une urgence accouchement. Ben oui, sauf que je me méfiais : les contractions étaient certes bien là, mais, à l'exception de celles qui m'avaient réveillée, elles n'étaient pas douloureuses pour deux sous. Si bien que je me demandais s'il ne s'agissait pas encore d'un faux travail... Pas facile de faire la part des choses, surtout en pleine nuit (parce que vous, je ne sais pas, mais en ce qui me concerne, j'ai une fâcheuse tendance à voir le trouillomètre grimper sensiblement la nuit, allez comprendre pourquoi). Comment, en effet, déterminer ce qu'il convient de faire entre rester chez soi sous le prétexte que les contractions ne sont pas douloureuses et que donc ce ne sont a priori pas des contractions de travail, et le fait qu'elles se répètent toutes les 4 minutes, auquel cas le risque, c'est carrément une naissance à domicile... ce dont je n'ai pas vraiment envie. Dans le doute, j'ai rappelé la sage-femme de garde (ça fait juste trois fois, parce qu'il y a eu un précédent au début du mois de mai, mais pour des raisons tout à fait différentes), qui m'a bien confirmé que les contractions, normalement, c'est quand même douloureux, mais qui ne m'a pas demandé de rester à la maison pour autant... Nous voici donc repartis sur le mode "bébé arrive, c'est imminent !", et après avoir appelé Agata, direction l'hôpital. Cette fois-ci, l'examen montrait un col qui n'avait pas bougé depuis l'avant-veille (preuve que les contractions ressenties étaient totalement inefficaces) et le monitoring a montré, quant à lui, deux choses : BB4 est particulièrement en forme d'une part, et d'autre part, les contractions ont totalement cessé ! Calme plat, plat, et toujours plat...
Encore un coup pour rien...

Du coup, cette fois, c'est sûr, nous sommes "rodés" pour une arrivée surprise de nuit. J'espère que BB4 est rassuré sur notre capacité à réagir en cas d'urgence. Mais attention, Bébé, il ne te reste que trois nuits pour débarquer à l'improviste (et deux jours aussi, mais ça, c'est nettement moins "flippant"). Lundi matin, tu sors !!!

lundi 29 avril 2013

Aventures gobolistanaises : Chauffe-eau en panne, re !

Serions-nous "maudits" ???
Lors de notre retour de vacances, la semaine dernière, j'avais bien remarqué un petit quelque chose côté eau chaude. Une eau moins chaude à la sortie de la douche, par exemple. Un débit plus faible, aussi. Mais rien de bien méchant : l'eau sortait trop chaude, avant, de toute façon...
Vendredi dernier, mes soupçons se sont confirmés quand Jean-Luc m'a dit qu'il avait pris une douche très tiède le soir même. Le matin, j'avais aussi eu du mal à avoir de l'eau chaude.
Et samedi, il a fallu se rendre à l'évidence : le chauffe-eau était vide, plus d'eau chaude du tout. Et il n'en produisait plus, bien sûr... Quant à trouver la cause de ce nouveau désastre aquatique et financier annoncé... ni Gobolof ni moi ne sommes plombiers !

Bref, samedi, dans la journée, nous avons rappelé le plombier qui nous avait refait les tuyauteries dans les toilettes du rez-de-chaussée. Une petite consultation par téléphone, et il en a conclu que c'était vraisemblablement la sonde qui avait lâché, et que ça coûterait plus cher de la remplacer que de remplacer tout le chauffe-eau... Il a promis à Jean-Luc de faire le plus vite possible, parce que bon, vivre sans eau chaude, c'est quand même sacrément la galère.

Dimanche matin, l'empereur, sa femme et le petit prince Pardon. Dimanche matin, j'ai dû utiliser, comme en son temps au Gobolistan I, la bouilloire pour faire chauffer l'eau et pouvoir me laver un tant soit peu. Ce matin, lundi, re-belotte, avec cette fois l'ambition de me laver les cheveux (je ne vous explique pas les acrobaties avec mon gros ventre version baleine échouée, à quatre pattes dans la salle de bains, pendant que Gobolof me versait peu à peu l'eau chaude sur la tête pour mouiller les cheveux puis pour les rincer...). Mais ce matin, j'ai eu la surprise, un peu après 9 heures, d'entendre la sonnette et de voir apparaître le plombier. Il m'a expliqué qu'il avait fait des repérages. Deux ballons d'eau chaude, l'un de 150 l et l'autre de 300 l pour chacun plus de 1000€... Impossible de dépenser autant. Mais coup de bol, il en avait repéré deux autres dans un autre magasin, respectivement à 260 et 660€. Plus raisonnable déjà... mais celui de 300 l devait être commandé samedi pour bénéficier de la réduction de 15%, sinon, c'était plus cher bien sûr. Pas simple, d'autant plus que ça "urge", comme on dit...
Bref, j'ai pris le parti, en l'absence de Jean-Luc, de parer au plus pressé en achetant le ballon d'eau chaude de 150 l à brancher sous l'évier de la cuisine, à la place de l'ancien, et d'y brancher aussi temporairement la douche du rez-de-chaussée (en gros, tout comme avant la panne, quoi), en attendant d'avoir le second ballon et de l'installer à l'autre bout de la maison (qui fait 20 m de long, je le rappelle pour ceux qui ne connaissent pas bien la maison). Ce second ballon permettra d'alimenter à terme les deux salles de bains (celle du rez-de-chaussée déjà existante et la future salle de bains qui sera faite au premier, juste au-dessus de la première), sans avoir à attendre pendant trois plombes que l'eau chaude arrive par les tuyauteries.

Le plombier a donc passé la journée en allers-retours à Sélestat pour acheter le matériel dont il avait besoin (chauffe-eau, tuyauterie, robinets...). Et finalement, en début d'après-midi, il m'a dit qu'il avait trouvé un autre ballon de 300 l pour 460€. Ben ça, dit, c'est une bonne surprise ! D'autant plus que, celui-là, il est disponible de suite ! On gagne donc 200€ et une semaine et demie ! Il reviendra demain pour l'installer, sachant qu'il ne pourra pas le brancher tout de suite : il n'y a pas d'électricité dans la cave à cet endroit pour le faire ! À moins qu'il arrive à attraper l'électricien, un de ses anciens camarades de classe, et que celui-ci vienne en urgence nous faire un branchement sur-mesure.
En tout état de cause, cette fois-ci, nous n'aurons pas passé une semaine à l'eau froide, mais deux jours seulement (ouf !), et en plus, le tout aura été réparé rapidement, sans les "recherches" inutiles de l'installateur-chauffagiste qui n'y connaissait rien dans la chaudière qu'il avait lui-même installée (un comble, non ?). Et pour vraisemblablement nettement moins cher aussi...

Premier crash-test du chauffe-eau demain matin : aurons-nous de l'eau chaude ???