mardi 3 août 2010

Petites réflexions du jour

Petit coup de gueule du jour :

J'ai deux-trois petites choses qui me restent en travers de la gorge aujourd'hui. Oui, je sais, on n'est pas au pays des Bisounours, et donc, j'aurais dû me rendre compte plus tôt que le monde dans lequel on vit est pourri jusqu'à la moëlle. Mais bon, j'ai toujours préféré les lunettes roses aux noires, et toujours tenté de voir le bon et le bien parmi le moche et le mal. Mais il y a des fois où ça fait du bien d'enlever les lunettes roses pour voir le monde en technicolor, c'est-à-dire tel qu'il est réellement.

Donc, imaginez une visite amicale pour célébrer un petit événement chez des proches. La discussion passe du classique badinage au départ à des choses plus personnelles, et dérive vers les conditions de vie, les moyens qu'on a de faire ou de ne pas faire les choses, le rythme de travail et... l'argent. Et là, brusquement, PAF ! Grand coup de poing dans la figure : "Dans la vie, on ne fait pas toujours ce qu'on veut !"

Certes. On fait même rarement ce qu'on veut. Qu'est-ce qui avait donc déclenché ce type de réflexion ? Simplement ceci : nous parlions de nos faibles moyens financiers actuels. Rien de dramatique, ce ne sont que des questions d'argent, qui personnellement me font bien moins peur que des questions de santé par exemple (je ne veux pas revivre l'année 2005, pour ceux qui voient ce que je veux dire). Mais c'est vrai que pour lutter contre les accidents, les chutes, les opérations, le stress et les engueulades dans le couple qui vont avec, nous avons décidé d'un commun accord, Gobolof et moi, que je réduise mon activité professionnelle à 50% au lieu des 70% actuels, histoire que Gobolof ait moins de soucis avec les enfants, que je sois plus présente, et accessoirement que nous ayons moins de problèmes du genre de ce qui nous est tombé dessus depuis mon augmentation de temps de travail.

Petit catalogue histoire de rafraîchir la mémoire de nos lecteurs :
Décembre : Trois syndromes gripaux malgré (ou à cause de ?) la vaccination contre la grippe A (H1N1), une semaine d'arrêt pour moi pour grosse, grosse fatigue (épuisement général serait plus adapté en fait).
Janvier : poursuite de la fatigue (que j'ai mise sur le compte des vacances de Noël jamais reposantes), dûe en particulier aux déplacements de Gobolof et à ma journée supplémentaire de travail.
Février : un bras cassé pour moi, 6 semaines d'arrêt.
Mars : jambe cassée pour BBK, une semaine de congé supplémentaire à la fin de mon arrêt maladie pour pouvoir m'occuper d'elle parce que l'école refusait de la prendre en charge alors qu'il n'y avait aucune raison valable à ce refus.
Mai : opération (prévue dès le premier février) d'un kyste ovarien, et 4 semaines d'arrêt maladie en comptant l'hospitalisation, soit 11 semaines d'arrêt en 6 mois de travail à 70%. Qui dit mieux ?

Donc, devant cette avalanche de "tuiles", nous avons décidé de faire cesser tout cela, l'une des solutions consistant à réduire mon temps de travail pour retrouver le rythme que nous avions avant (pas un seul arrêt maladie depuis le changement de rythme après l'hospitalisation de Gobolovitch en juillet 2005, hormis le congé maternité pour BBK en 2006-2007). Et la tranquillité d'esprit et l'équilibre familial qui allaient avec.
Et voilà qu'on s'entend dire "Dans la vie, on ne fait pas ce qu'on veut". Certes. Mais cette personne avec ses solutions toutes faites savait-elle réellement ce que nous voulons ? Ce qui lui posait question (et qu'elle ne comprend sans doute pas), c'est que nous puissions faire passer notre bien-être familial et personnel avant notre train de vie, avant notre rémunération, avant un niveau de vie qu'elle estime être le minimum vital. Il a fallu que je lui dise que justement, nous faisions le choix de diminuer notre train de vie pour pouvoir conserver un bon équilibre de vie... et une certaine tranquillité d'esprit. Mais même en mettant les points sur les "I", je ne suis pas persuadée qu'elle ait vraiment compris de quoi je parlais. Cette même personne parlant un peu plus tard d'une connaissance commune nous disait par ailleurs qu'il fallait choyer cette personne... que c'était bien la moindre des choses si l'on voulait rester dans ses bonnes grâces (en d'autres termes, il s'agit ici de rester en bon termes avec un proche sous peine de voir le pactole financier qui est derrière s'en aller vers d'autres horizons).

J'ai arrêté de discuter à ce moment-là, effarée de ce que je venais d'entendre. Oui, je le reconnais, je suis très, très naïve. Je venais de réaliser à quel point la pseudo-gentillesse peut être calculatrice, à quel point l'accueil peut être surfait. J'estime pouvoir accueillir n'importe qui chez moi, parce que j'ai plaisir à voir ces personnes. J'ai d'ailleurs toujours grand plaisir à ouvrir ma porte, ajouter des chaises et vider mon frigo pour mes hôtes parce que j'ai plaisir à partager un repas avec eux, un moment de discussion, de partage, de rires... Je n'avais pas jusqu'alors réussi à comprendre pourquoi j'étais si mal à l'aise chez ces proches. Je viens brusquement d'en prendre conscience, et ça fait mal.
Qu'est-ce que cela signifie donc ? La question se pose en plusieurs termes : quand nous les recevons chez nous, que cherchent-ils donc à obtenir ? Est-ce de rester en bons termes avec nous parce qu'il y a des intérêts financiers derrière ? Quand ils nous reçoivent chez eux, est-ce pour nous voir ou pour ne pas gâter des relations qui peuvent être intéressantes sur le long terme pour eux ? Et la "poule aux œufs d'or" dont il était question hier soir ? Se rend-elle compte des raisons véritables qui font qu'elle est si choyée chez eux ? Sait-elle à quel point elle peut les enquiquiner à rester tard le soir après le dîner parce qu'elle est seule chez elle et qu'elle préfère leur compagnie à celle de la télé ?
Notre "poule aux œufs d'or", maintenant, me ferait presque pitié. Et ses "amis" me dégoûtent. Carrément. Il y a tout simplement une question d'argent. Et donc les relations sont faussées. C'est-à-dire qu'en fait, ce que nous voulions éviter à tout prix vient de se produire (ou plutôt, je viens d'en prendre conscience).
La question qui se pose maintenant, c'est "comment vais-je donc pouvoir les accueillir chez moi à partir de maintenant ?" Il se trouve que nos enfants et les leurs s'entendent à merveille, et qu'il est hors de question de les priver de ces camarades. Mais comment être enjouée et heureuse de les accueillir sous mon toit et à ma table maintenant que je sais quelles peuvent être les arrières pensées qui guident une partie de leurs actes ?
Je me dis que ce n'est pas chez nous que la question de l'argent se posera, et que ce ne sera pas un mobile pour eux de venir chez nous. Puisque nous n'avons pas d'argent. Mais alors, est-ce à dire qu'ils ne viendront plus et que nos enfants seront privés de leurs camarades de jeux ?

Chers lecteurs, n'allez pas croire que je suis triste ou amère (enfin, si, peut-être un peu, mais ça va passer, rassurez-vous). Non, je ne suis pas vraiment triste. Juste déçue. J'avais une haute estime de ces personnes, et elles me sont apparues hier soir sans leur masque lisse fait pour tromper les apparences. J'ai donc vu en partie leur vrai visage, et ce n'est pas très beau...

En fait, je crois que je sais ce que je vais faire : continuer à inviter nos amis désargentés, passer du bon temps avec eux, refaire le monde avec l'argent que nous n'avons pas, et rire avec eux de l'absurdité de certaines situations. Finalement, tout cela n'est pas si grave : je viens d'entrer de plein pied dans le monde froid et calculateur des gens riches ou croyant l'être. C'est finalement une bonne chose : moi qui croyais les envier, je me rends compte maintenant qu'ils vivent aux antipodes de ce que je veux pour mes enfants et ma famille. Et cadeau bonus : la vie et ces expériences m'ôtent l'une après l'autre les illusions que j'ai sur les gens. S'il est des relations que nous ne pouvons pas rompre, diplomatiquement parlant, il en est des tas, gratuites celles-là, bien plus plaisantes, qui ne demandent qu'à s'épanouir.

Amis, notre porte vous sera toujours ouverte, et soyez sûrs et certains que jamais nous ne vous demanderons quoi que ce soit en échange !!!

vendredi 30 juillet 2010

Les lectures d'Amélie

Nouveau blog, tout neuf !

Cette fois, il s'agit d'un blog littéraire (encore, oui), mais ce n'est pas moi qui écrit ! En fait, un peu, si, mais ce sont des articles sur des bouquins que j'ai lu, qui m'ont plu beaucoup... ou pas !
Bonne découverte de ce nouvel espace, vous saurez tout sur tout en cliquant ici !

jeudi 29 juillet 2010

Demain les vacances !!!!

Petit message en attendant que la connexion avec la base de données du boulot fonctionne :
Demain, je suis en vacances !!! Eh oui, tout arrive. Yaisse.

Sinon, quelques nouvelles vite fait :
- grosse fatigue,
- grosse, grosse fatigue,
- grosse, grosse, grosse fatigue.

Et oui, il est temps que les vacances arrivent, parce que je suis au bord de l'implosion.
Allez, demain est un nouveau jour : dans 32 minutes exactement, je termine ma journée de travail. Il me restera 7 heures à faire demain, avant les vacances.
On y croit. On y arrivera.

Sinon, j'ai un nouveau projet de blog, je vous donnerai le lien dès que j'aurai réussi à comprendre comment on fait une présentation correcte.

mercredi 30 juin 2010

Les facéties de Rébecca

Il y a une quinzaine de jours, nous sommes montés nous coucher, Jean-Luc et moi, et comme d'habitude, nous avons fait un tour dans les chambres des enfants pour vérifier qu'ils dormaient bien. En effet, il arrive que nous les retrouvions par terre, ou dans le mauvais sens, ou sans pyjama... Bref, nos enfants ont une vie nocturne assez mouvementée, comme les lecteurs de ce blog le savent déjà.

Et ce soir du 14 juin, voici ce que nous avons vu dans la chambre de Rébecca :


Rébecca la star ! Elle brille tellement que même la nuit, il lui faut se protéger les yeux !
Ca se passe de commentaires, non ?

lundi 14 juin 2010

Livraisons et week-end en amoureux !

La semaine dernière a été particulièrement chargée pour toute la famille.
Une fois n'est pas coutume, j'ai travaillé trois jours (pour une reprise, c'était une vraie reprise), mais trois jours consécutifs ! Du coup, mercredi soir, j'étais particulièrement fatiguée. Mais j'avais échappé à la "journée marathon" dont Jean-Luc a hérité : conduire les enfants à l'école de musique le matin, puis Noémi à son examen de violoncelle (oui, elle s'est très bien débrouillée !). Une heure après, elle a enchaîné avec l'orthophoniste, qui a confirmé qu'il n'y avait pas de problème actuellement ! Alléluia, de ce côté, ça semble aller de mieux en mieux !

Donc mercredi après-midi, Jean-Luc a emmené Nathanaël et Rébecca à Bergheim, chez ses parents, où ils devaient rester les trois jours suivants. De mon côté, je suis rentrée de Mulhouse plus tard que prévu, parce que ce mercredi 9, nous avions une rencontre avec Guy Delhasse, éducateur spécialisé et écrivain, qui venait parler aux étudiants et personnes intéressées (dont moi, forcément), de l'écriture, des liens entre écriture et travail social, et de l'importance de la littérature. L'après-midi s'est terminée autour d'un jus de fruits sur la place de la Réunion, en plein coeur de Mulhouse, et je suis rentrée par le train, en passant au préalable devant une librairie.
Aïe.
J'ai donc ramené au Gobolistan, en plus du livre de Guy, un livre sur l'histoire de la réunion de Mulhouse à la France en 1798, ainsi qu'un roman se déroulant en partie à Mulhouse, au 19e siècle...

Arrivée à la maison, j'ai terminé le sac de Noémi, que j'ai ensuite (après le dîner parce qu'il était déjà tard !) déposée chez Paul, un de ses grands copains depuis la maternelle.

Retour à la maison, et Vive la liberté ! Sans enfants pendant trois jours, Gobolof et moi étions un peu perdus... Mais que le lecteur se rassure : ça n'a pas duré très longtemps ! Nous avons bien vite retrouvé nos marques de jeunes mariés, et les choses sérieuses ont commencé le lendemain matin, dès 5h30. Nous sommes partis tous les deux en amoureux, livrer du vin en Moselle, puis à Paris. Le soir, après un crochet par Villers-Cotterêts, nous sommes allés jusqu'à Soissons où nous attendait une pizzeria sympa et un hôtel minable (si tant est qu'il mérite le nom d'"hôtel"). Minable, parce que la chambre était trop petite, le ménage n'avait sans doute pas été fait correctement (au vu du nombre incalculable de trucs noirs sur le sol). La literie était correcte, les draps et serviettes propres (c'est le minimum vital !). La salle de bain était microscopique, l'abattant des toilettes monté de travers, la télé était non pas accrochée en hauteur (forcément, les attaches avaient cédé et fait des trous dans le plafond), mais posée sur la toute petite table. Nous n'avions pas grand chose à y poser, mais comme les patères murales étaient inutilisables parce que cassées, la table entière aurait été la bienvenue pour que nous y posions sacs et vêtements... ce qui n'a bien sûr pas été possible. Enfin, il régnait dans cette chambre une odeur mêlant renfermé et vieille pisse... Si nous étions arrivés une heure trente plus tôt, j'aurais fait un scandale et demandé à changer de chambre. Mais dans ce type d'hôtel où tout est automatique (règlement par carte à l'entrée, obtention d'un badge et du numéro de chambre sur un ticket délivré par la machine), le contact humain est réduit à son strict minimum. Et bien entendu, ce ne sont pas les lutins de la machine qui sont responsables des dégradations dans la chambre...

Nous avons tout de même pu dormir à peu près correctement (sauf le bruit des voitures sur l'autoroute voisine), et le petit déjeuner, sans être formidable, nous a tout de même requinqués. J'en ai profité pour râler un peu histoire de marquer le coup, et j'ai déballé mon sac au gentil jeune homme chargé de préparer le petit déjeuner. Il a pris note de nos griefs. Mais le mal est fait : N'allez jamais au Première Classe de Soissons !!!!!!

Heureusement, la journée du lendemain s'est très bien passée, et nous étions même en avance sur notre planning. Tellement en avance qu'au lieu de livrer un client du nord de la Belgique le samedi, nous avons eu le temps d'y aller le vendredi. Et comme, à force de les voir, ces clients deviennent un peu plus que ça, celui-ci comme les autres fois nous a offert à boire. Une pause bienvenue, avant le retour en France pour les trois derniers clients. Nous avons alors pris la route de Valenciennes où se trouvait notre hôtel. Chat échaudé craint l'eau, dit-on. Forts de cet adage, en chemin, nous avons annulé la réservation au Première Classe de Valenciennes pour réserver une chambre à l'Etap'Hotel en face. Bien nous en a pris : nous sommes passés devant l'hôtel où nous aurions dû loger, et il était strictement identique à celui de la veille !

Le soir, après avoir inspecté la chambre, nous sommes allés manger. Et là, surprise : personne ! Les rues désertes, les restaurants fermés... le seul ouvert à moins de 10km à la ronde était un chinois (ça tombait bien, c'était le plan A pour le dîner du soir). Nous y sommes allés et avons été agréablement surpris. Sans que ce soit le haut de gamme, les plats étaient tout à fait corrects ! Au cours du repas, une réflexion de notre voisin nous a donné une piste quant à l'explication de la fermeture de tous les restaurants que nous avions croisés jusque-là : vendredi soir, c'était l'ouverture de la Coupe du monde de foot ! L'explication était forcément là. Nous avons bien ri, parce que du coup, pour une fois, nous avions beau venir dîner assez tard, nous avons été servis très vite !
Après un bon repas, nous sommes retournés à notre hôtel (nous sommes maintenant des habitués des lieux, c'est la troisième fois que nous y faisons étape). Une bonne douche et une bonne nuit plus tard, nous voici repartis, direction la Belgique cette fois. Là encore, de belles rencontres et retrouvailles pour certains clients !
Le retour a été rapide (ou plutôt, Gobolof a roulé bien vite), et nous sommes rentrés épuisés, fourbus, un peu avant minuit ce samedi soir. Mais avec de beaux souvenirs en tête, et surtout la joie d'avoir pu passer trois jours seuls, sans les enfants. Un vrai bienfait dans un quotidien fait de questions des enfants, de réponses parfois agacées, de stress pour les conduire à l'école, pour qu'ils soient prêts à l'heure, qu'ils se lavent les dents ou se brossent les cheveux, que les devoirs soient faits...
L'impression, ce week-end, d'avoir passé une semaine de vacances, avec le dépaysement et les joies et déboires des voyages compris !

Vendredi, les enfants (Gobolovitch et BBK) ont été également fort occupés : c'était la kermesse de l'école. Emmenés par les grands-parents, ils se sont apparemment bien amusés. Mais comme d'habitude, nos enfants étant plutôt secrets, nous n'en saurons pas plus...

vendredi 4 juin 2010

Cours de philo, de métaphysique et de cosmologie dès le matin

Pour continuer dans la série des questions existentielles, Noémi nous a posé ce matin la question suivante :

"Dis, maman, dis, papa, quand on meurt, on va chez Dieu pour toute la vie ?"
Alors comment dire... déjà, si tu meurs, c'est que tu n'es plus vivant. Donc le "pour toute la vie" est un peu étrange. Mais nous voyons ce que tu veux dire, donc la réponse est "Oui, quand on meurt, on va auprès de Dieu" (pour ceux qui y croient, bien sûr, mais les lecteurs de ce blog savent que nous y croyons et ne seront donc pas surpris de notre réponse).
Elle semblait apaisée par la réponse et n'a pas cherché plus loin (pour l'instant), mais Nathanaël a enchaîné :
"Mais quand le soleil va mourir, on va tous mourir aussi ?"

Alors là, on n'est plus dans la métaphysique, mais dans la cosmologie. C'est un autre domaine, hein ! La question nous a surpris, parce que derrière, nous avons senti comme une pointe d'inquiétude, du style "si le soleil meurt demain, on va tous mourir demain !"
Donc, j'ai répondu à Nathanaël :
"Ben tu sais, le soleil, c'est une étoile, qui est née il y a très longtemps, et qui a encore autant de temps à vivre. Donc quand le soleil va mourir, ça ne posera pas de problème parce qu'a priori, on sera déjà tous morts avant".
"Mais maman, comment il fait, le soleil, pour se lever ?"
Comment dire, mon chéri ?????
"Tu vois, le soleil, c'est une grosse boule de feu. Elle ne bouge pas, c'est la terre qui tourne sur elle-même, et le soleil l'éclaire". Comme je n'avais ni pomme, ni orange, ni rien d'autre qui puisse symboliser le soleil et la terre, je l'ai fait avec mes mains, et lui ai montré que si la main gauche ne bouge pas et que la main droite tourne sur elle-même, il y un côté sombre, et un côté éclairé. Pour l'instant, il semble que ça suffise comme explication.
Mais nous ne sommes pas à l'abri de nouvelles questions demain.
Je vais me préparer psychologiquement.

jeudi 3 juin 2010

Dis maman, comment on fait... ?

Nathanaël m'a bien fait rire hier soir. J'étais en train de lui raconter l'histoire d'Ursule la Libellule, bien à l'aise dans sa petite maison, et qui a un jour un nouveau voisin en la personne de monsieur Rénato Rainette. Qui est amoureux, se fiance, et fait plein de petits tétards, qui grandissent, tombent amoureux, et à leur tour font plein de petits tétards, au point qu'Ursule décide de vendre sa maison aux rainettes et de s'installer dans une mare un peu plus loin.
En plein milieu du livre, Nathanaël m'interrompt, visiblement très embêté, et me demande :
"Dis, maman, comment elles font, les mamies, pour avoir un bébé ?"
Interloquée par la question, je lui réponds que les mamies ne font pas de bébés, qu'elles ont eu des bébés, et que leurs bébés ont grandi, et qu'ils ont eu des bébés, et que c'est comme ça que les mamies deviennent des mamies.
Il me répond alors "Mais non, c'est pas ça ! Mais Comment elles naissent, les mamans ?????"
Alors bien sûr, je lui explique que les mamans ne naissent pas mamans, elle le deviennent en grandissant, une fois qu'elles ont des bébés. Et il me dit : "Mais comment elles deviennent des mamans ????" avec une insistance de plus en plus impatiente, comme s'il se demandait si je n'étais pas débile au point de ne pas comprendre ses questions.
Alors j'ai voulu en avoir le coeur net :
"Tu es en train de me demander comment on fait les bébés, c'est ça ???" (question que redoutent un peu tous les parents, je crois... !Rire)
"Ben oui, enfin...!" (à dire et à lire avec une pointe d'agacement dans la voix).
OK.
"Alors tu vois, le papa met une petite graine dans le ventre de la maman, si la graine du papa rencontre la graine de la maman, ça fait un oeuf, et l'oeuf grandit, il devient un bébé, et quand le bébé est assez grand, il sort du ventre".
"Mais comment il fait pour sortir ? Il coupe le ventre ?"
Une toute petite leçon d'anatomie s'est alors révélée indispensable.
"Ben tu vois, les filles et les garçons, on n'est pas fait pareil : les filles elles ont un petit trou entre les jambes pour faire passer le bébé".
"Ah. Mais il est trop gros, le bébé, pour passer par le petit trou !"
Certes. Il a des arguments, ce petit, il ira loin.
J'ai donc dû passer par l'analogie avec le rectum, en lui expliquant que le petit trou pour faire sortir le caca il était tout petit, presque fermé, et que le caca, même quand c'était un gros caca, il pouvait quand même sortir.
"Eh ben pour le bébé, c'est pareil, sauf que ce n'est pas par le même trou".
"Mais alors, après, il y a un gros trou par où le bébé est passé ?"
Alors là, je me suis demandé comment j'allais bien pouvoir m'en sortir. Parce que c'est bien gentil, mais lui expliquer le périnée, tout ça...  J'ai fini par lui dire que le trou se refermait parce qu'une fois que le bébé était passé, les muscles (il sait ce que c'est, même s'il ne connaît pas le nom) faisaient leur travail et leur travail, c'est justement de fermer le trou.
"Ah bon. Tu racontes la suite de l'histoire, maintenant ?"

J'avais répondu (pour l'instant !) à ses questions, on pouvait en revenir à l'essentiel : mais que devient donc Ursule la Libellule avec ses si bruyants voisins ?
Ouf, une étape de passée. A quand la suivante ???