vendredi 18 septembre 2015

Eté 2015 au Gobolistan

Mon dernier message ici date du mois de mai... ça fait un bail, donc.
Autant arrêter de se voiler la face : je n'arriverai jamais à écrire régulièrement sur ce blog, ni sur les autres, d'ailleurs. Parfois, je tente de rattraper le retard en vous reparlant ici, photos à l'appui, des changements à la maison, des enfants qui grandissent... mais la vérité, c'est que je cours après le temps. Tout le temps.

Cet été n'a pas fait exception à la règle. Et pour tout un tas de raisons d'ailleurs.

Il y a d'abord eu, avant même les grandes vacances, la course à Strasbourg pour préparer l'intervention que je devais subir au mois de juin et qui m'a laissée complètement hors service pendant plus de trois semaines au mois de juillet. Je tournais littéralement au ralenti, faisant avec peine en une journée ce qu'auparavant je faisais en moins d'une heure. Ou plutôt, non. Je faisais le matin ce que j'avais décidé de faire (au hasard : une lessive), et j'étais ensuite assez fatiguée pour tout le reste de la journée. Heureusement, du coup, que c'était les vacances et non pas le mois de juin. Parce qu'avec tout ce qu'il y a à faire au mois de juin (spectacles de fin d'année, réunions diverses pour faire les bilans des activités de l'année scolaire, préparation de la rentrée avant que tout le monde soit parti se reposer sous d'autres cieux...), assurer tout cela en sortant de l'hôpital, rétrospectivement, je me dis que ça aurait simplement été totalement impossible.
Je remercie donc mon chirurgien (extrêmement compétent d'ailleurs !) d'avoir eu un empêchement le 10 juin et d'avoir repoussé l'intervention au 26 ! Il y a des circonstances où un petit retard rend beaucoup de services et facilite la vie...
Et puis, j'ai eu de la chance quand même : ma maman a pu venir s'occuper des enfants pendant que je n'étais pas là. Parce qu'il ne faut pas se leurrer : au mois de juin, même si c'est plus "tranquille" dans les vignes qu'au mois de septembre où il y a les vendanges, le travail, pour Jean-Luc, est tout de même très prenant.

Donc, le mois de juin, pour moi, c'est surtout cette opération qui m'a valu une anesthésie de cinq heures et d'être groggy pendant trois semaines. Mais bon, maintenant, tout va bien, c'est le plus important !

En juillet, du coup, j'avais tout mis en standby histoire de pouvoir me reposer. Dans ces cas-là, c'est le minimum vital qui prévaut : soins des enfants, devoirs de vacances si on y arrive et préparation des repas. Une lessive de temps en temps mais pas de repassage (de toute façon, en juillet, il a fait tellement chaud qu'il aurait été totalement délirant de brancher un fer à repasser). De même, d'ailleurs, pour les repas où nous avons beaucoup varié sur le thème de la salade (mes neveux se souviennent encore de leurs dix jours chez nous en juillet 2014). Sauf qu'en 2015, je n'ai pas fait autant de gâteaux... :) !

Fin juillet, durant la dernière semaine, j'étais un peu plus en forme et un peu plus moi-même. Du coup, quand des amis se sont annoncés pour dix jours de vacances chez nous, j'étais parée pour les recevoir décemment : ménage, rangement, courses, lits pour 6 personnes en plus de nous, tout était prêt. Et puis, il y avait aussi un deal entre nous : "On vous loge et on vous nourrit autant de temps que vous le voulez. Vous arrivez quand vous voulez, vous repartez quand vous le souhaitez, vous êtes chez vous ici. La seule petite chose qu'on vous demande, c'est... trois jours de baby-sitting !"

Eh oui. Il faut dire que notre curé nous avait demandé de participer avec lui et tout notre groupe de prière (8 adultes au total) à une retraite dans un Carmel à un peu moins de deux heures de route de chez nous, dans le Jura suisse. Sans les enfants, histoire d'être un peu à ce qu'on faisait et non pas occupés à savoir comment va notre nombreuse progéniture.
Pari gagné : les amis ont accepté la mission et ont gardé Nathanaël, Rebecca et Louise-Marie du 3 au 7 août, pendant que Noémi était à Lunéville chez sa marraine. Merci à eux, ainsi, d'ailleurs, qu'à la marraine de Noémi d'avoir assumé cette lourde charge !

Cette retraite a été un moment très fort de communion avec les autres membres du groupe de prière. L'objectif était simple : il devenait urgent pour nous de savoir ce que deviendrait ce groupe à la rentrée. Comment allions-nous continuer ? Et d'ailleurs, allions-nous continuer ?
Finalement, toutes les questions n'auront pas trouvé de réponses, mais ce qui s'est passé durant ces trois jours a permis de construire quelque chose de solide entre nous. C'est encore un peu tôt pour en voir les fruits, mais nul doute qu'ils seront importants.

Le mois d'août s'est ensuite déroulé tranquillement, en rangement et préparatifs. En effet, une fois n'est pas coutume, j'avais décidé de fêter dignement mon anniversaire. C'est qu'on n'a pas quarante ans tous les jours, hein !

Donc, le 22 août, nous avons pu réunir... 39 personnes exactement, en comptant les enfants. Ce fut une soirée très réussie, et les enfants nous ont fait une petite surprise. Mais ça, je vous en parlerai dans un prochain billet ! (sinon, ça va encore faire des billets à rallonge... :) )

lundi 25 mai 2015

Les aventures de Louise-Marie

Je vous ai parlé de nos MAP, mais pas de Louise-Marie. Qui grandit, même si elle refuse toujours de parler. Je pense que ça viendra un jour, mais elle n'est pas pressée pour deux sous, sachant qu'elle se fait parfaitement comprendre avec juste "etssssss" et "papa !". 

Et pourtant, elle grandit. Elle sait maintenant monter et descendre les escaliers en marche avant, en marche arrière, debout et à quatre pattes. La technique utilisée dépend essentiellement de son bon vouloir et/ou d'un éventuel changement d'avis en cours de route.
Sinon, elle mange (presque) toute seule. Si, véridique. Et (presque) sans en mettre partout.
La preuve en vidéo.



Elle en a fait, des progrès, non ? Accessoirement, elle a quand même bientôt deux ans, il est donc temps qu'elle fasse certaines choses toute seule. Depuis quelques temps aussi, elle revendique le droit de s'asseoir sur le pot. Sauf que jusque là, c'est juste pour faire comme les grands (sachant qu'elle n'a pas du faire le lien entre le pourquoi et le comment de la chose) et qu'elle se relève aussitôt. Sauf aujourd'hui, où elle s'est assise dessus alors qu'elle était en train de faire caca. Du coup, le caca est tombé dans le pot. Elle a bien sûr voulu jouer avec, mais là, il y a des limites à ce que j'accepte comme expériences. Je l'ai bien sûr félicitée chaleureusement, histoire de fêter ça et de lui montrer que ce serait vraiment bien qu'elle recommence, mais pour l'instant, elle n'a pas l'air de vouloir retenter l'exploit. On verra ça un peu plus tard !

Et promis, dès qu'elle se met à associer deux mots qui ont un sens (et non pas "ta-etssssssss"), je la filme et poste la vidéo. Parce que ce jour-là sera vraisemblablement à marquer d'une pierre blanche !

Panification... ou les aventures de la MAP*

Ah là là !!! Ça fait de nouveau super longtemps que je n'ai pas donné de nouvelles de toute la maisonnée. Et pourtant, il s'en passe, des trucs importants pour nous et les enfants !!! 

Bon d'abord, on va parler de ce qui fâche. Et dans ce domaine, on a fait très fort, samedi.
Depuis quelques temps, la machine à pain que ma sœur nous avait donnée il y a un peu moins de 4 ans (avant son départ pour le Québec) donnait visiblement des signes de faiblesse. Nous nous attendions donc, sous peu, à la mort probable des lutins. En fait, ce ne sont pas les lutins eux-mêmes qui ont rendu l'âme mais le bol mélangeur où on leur donne les ingrédients pour qu'ils en fassent du pain. Depuis quelques temps, la fonction "départ différé" était proscrite parce que le liquide que l'on met au fond du bol (du lait ou de l'eau en fonction du résultat souhaité) fuyait lamentablement et traversait la MAP* pour se retrouver dessous. Du coup, il n'y en avait plus assez à l'intérieur pour faire du pain ou de la brioche, ce qui a donné lieu à des petits-déjeuners assez... disons... expérimentaux.
Donc, nous avons cherché à nous resservir de notre ancienne MAP, de la même marque que celle de ma soeur, mais que nous n'utilisions plus depuis notre déménagement à Ebersheim parce que, dans ledit déménagement, nous avions perdu le mélangeur (ce petit couteau en métal que l'on met au fond du bol mélangeur pour... mélanger les différents ingrédients, comme son nom l'indique). Donc plus de mélangeur dans notre MAP, mais ô joie, ô bonheur, celui de la machine de ma soeur pouvait tout aussi bien faire l'affaire, puisqu'il s'agissait du même. 
Sauf que, si le nôtre était amovible, ce qui explique que nous ayons fini par le perdre, ce n'était pas le cas de celui de la MAP de ma soeur. Nous avons donc été obligés de casser le bol pour l'en retirer, pour nous rendre compte qu'il était monté sur une tige dont il était parfaitement solidaire et... qu'il était impossible de l'adapter sur notre propre MAP. Dommage.
Du coup, Gobolof, qui n'est jamais à court d'idées, a entrepris de bricoler un nouveau mélangeur pour l'adapter à notre ancien bol, plus grand et non fuyant celui-ci. Après quelques essais, le nouveau mélangeur fut installé et l'expérience lancée : obtiendrions-nous du pain ???

Dès les premières minutes, l'espoir fut à son comble. Non seulement la machine fonctionnait, mais, en plus, le "mélangeur" bricolé tournait correctement et, mieux encore, il mélangeait bien les ingrédients ! Youpi ! Aurions-nous trouvé une solution à bas coût, en attendant l'achat d'une nouvelle Machine ?
Hélas, trois fois hélas, après quelques minutes de "brassage", comme disent nos amis québécois, le mélangeur s'est arrêté de tourner alors que le pétrissage n'était pas terminé, loin de là. Retrait du pâton de la MAP, examen du mélangeur... pour constater qu'il avait suffit de quelques minutes pour agrandir le trou que Gobolof avait fait pour l'adapter sur le bol, alors qu'il avait fallu une bonne demi-heure d'efforts à la perceuse pour faire le trou en question. Dure, dure, la vie de bricoleur du dimanche samedi. 

Devant ce fiasco, nous avons pris la décision de nous mettre en quête d'une nouvelle machine et d'adopter de nouveaux lutins dans notre maisonnée. Après tout, cela faisait un moment que ceux-ci étaient là, ils avaient bien le droit de prendre leur retraite. Ni une, ni deux, nous voici au magasin et, moins dix minutes plus tard, nous repartions avec nos nouveaux locataires et une machine à pain toute neuve. 
Première opération : lire la notice, déballer, nettoyer... et mettre en route parce que c'est bien beau, tout ça, mais du pain, il nous en faut en quantité quand même, avec 6 personnes à nourrir.
Je branche donc notre nouvelle acquisition et... tadaaam ! Rien.
Rien du tout. Nada. 
J'ai d'abord cru que la prise de courant avait un problème. J'ai donc branché la MAP sur la prise d'à côté. Rien non plus.
Du coup, j'ai vérifié les prises en y branchant successivement la machine à café qui, elle, bénéficie d'un témoin lumineux permettant de vérifier qu'elle est bien sous tension. Et... elle était sous tension dans les deux cas. Donc le problème ne vient pas des prises, mais de l'alimentation électrique de la nouvelle venue.
Diantre. Faire du pain va devenir un tantinet compliqué, là.

Oui, sauf que... nous avons encore notre ancienne MAP, celle qui n'a pas de mélangeur mais qui fonctionne plutôt bien puisqu'elle a réussi à commencer le pétrissage du pain. Ni une, ni deux, on retire le mélangeur de la nouvelle MAP pour le mettre dans l'ancienne et... miracle !!! Cette fois, ça marche. Ouf. On aura du pain pour le petit déjeuner, demain matin !!
Et justement, au cours du dîner, alors que le pétrissage est toujours en cours (il a fallu relancer le programme, mais ce n'est pas un problème, ce sera juste mieux pétri, plus longtemps), une odeur de brûlé monte doucement dans la cuisine. Premier réflexe : vérifier la gazinière, mais non, rien n'est en train de carboniser, pour une fois.
Après une brève recherche, nous en concluons que l'odeur suspecte vient de la direction du cellier, dont BBK a ouvert la porte quelques minutes plus tôt pour en sortir je ne sais quel pot de sauce tomate. Et comme Gobolof y a fait du plâtre il y a une semaine et qu'aucune aération n'a encore été faite dans ce petit réduit, force est de constater que l'odeur du plâtre a tendance à se répandre dans la cuisine dès que la porte du cellier est ouverte. 
Oui, mais ce n'est pas vraiment une odeur de plâtre... mais plutôt une odeur de brûlé, là. Et... que vois-je, soudain, à ma gauche, sur la table où se trouve la MAP ? Des flammes !!! Qui s'échappent joyeusement de la grille d'aération de notre belle machine à pain qui a si longtemps rendu de bons et loyaux services à Sélestat...
RIP, MAP.

Bon. Nous voilà bien. Trois machines à pain dont deux HS et une neuve qui refuse de s'allumer. Que faire, sachant qu'il nous faut du pain et qu'accessoirement, c'est le week-end de la Pentecôte et que les magasins seront fermés demain ?
J'ai donc pris le taureau par les cornes et décidé de faire du pain à l'ancienne. De terminer le pétrissage à la main et de mettre le pain à lever dans le cellier (oui, ça pue, mais c'est aussi l'endroit où il fait le plus chaud...). Seulement, quand Gobolof m'a vue mettre le pain là-dedans pour le faire lever, son sang n'a fait qu'un tour. Il a alors repris le pâton qu'il a mis dans la cuve de notre ancienne MAP (celle qui s'est mise joyeusement à flamber) et a collé la cuve... au four ! Oui ! Comme ça, directement !
Et bien sûr, il a allumé le four.
Au final, on a bien eu du pain. Mais faute d'avoir laissé le temps au pâton de lever correctement et de connaître la bonne température de cuisson... ben... il n'était pas assez cuit, ce pain ! Mangeable, certes, mais un peu collant et avec une croûte très fine et bien pâle...

Bref, tout aurait pu s'arrêter là, et on aurait pu se dire : "pas grave, mardi, on retourne au magasin et on fait jouer la garantie, le SAV, etc.", mais ça aurait sans doute été un peu trop simple. 
Dans la foulée du pain, j'ai essayé d'avancer un peu dans le repassage du linge. J'ai donc pris la table à repasser qui était stockée dans la cuisine parce que Gobolof avait fait des travaux dans la future salle de bains-buanderie qui se trouve à côté et avait donc fait de la place pour pouvoir travailler, et j'ai tenté de la réinstaller dans la future buanderie... sauf que ladite table à repasser s'est joyeusement effondrée sur elle-même, se mettant illico en grève, un peu comme les lutins de la MAP.
En regardant en-dessous, Gobolof et moi avons bien remarqué que les soudures des pieds étaient quelques peu... pourries. Et que cela devait expliquer en grande partie la grève spontanée de la table à repasser. Me voici donc exemptée pendant quelques jours de repassage et de pain maison. Jusqu'à ce que j'aie un moment pour remplacer la table et la MAP, ce qui devrait être possible mercredi. Parce que mardi, j'ai un emploi du temps de ministre qui m'attend. Rendez-vous à Strasbourg, prévu depuis depuis deux mois et impossible à déplacer et, accessoirement, un bébé à la maison, des enfants à réceptionner et à conduire à droite et à gauche pour leurs activités diverses et variées. On verra si, dans cet emploi du temps quelque peu chargé, je trouve dix minutes pour m'enquérir d'une nouvelle table à repasser et pour rendre la nouvelle MAP-qui-ne-fonctionne-pas et en récupérer une autre qui, elle, aura l'avantage, je l'espère en tout cas, de bien vouloir faire son office...


___________________
*MAP : Machine A Pain, à ne pas confondre avec l'AMAP, Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne. Ce n'est pas pareil, même si nous utilisons les deux au Gobolistan.

samedi 11 avril 2015

Et pendant ce temps-là... Louise-Marie grandit !!!

Cela fait un bon moment que je n'ai plus donné de nouvelles de notre petite dernière...

À 20 mois, Louise-Marie tient très bien son crayon !

21 mois, toujours les doigts dans la bouche (désolée, la photo est floue... mais c'est la seule que j'ai ! Argh !!!)


Et à 22 mois... Louise-Marie dessine (non, le lapin, je vous rassure, c'est moi qui l'ai fait !). Et c'est toujours une chipie !





vendredi 10 avril 2015

Des nouvelles des travaux !

Depuis quelques mois (oui, je sais, c'est long !), Jean-Luc avait débuté les travaux de l'entrée de la maison. Cette entrée où il y avait autrefois un lavoir et qui était simplement bétonnée (au sol comme aux murs) avec, sur les murs, justement, une tentative de décoration du grand-père des héritiers qui nous ont vendu la maison : des pochoirs figurant des feuilles vertes. On a fait mieux, depuis, comme déco, il faut bien le dire.

Donc, à la fin de l'année dernière, Jean-Luc s'était attaqué à l'isolation (je crois que c'était au mois d'août, alors ça date !) et au plâtre. Puis, il avait commencé à poser la fibre sur le plafond et c'en était resté là quelques temps. Un jour, il en a eu marre de voir cette pièce qui n'en était pas une et a décidé de la terminer. Le début du chantier a été officialisé en février pour se terminer au mois d'avril. C'est qu'entre les livraisons et les nombreuses activités des week-ends, il manque quelque peu de temps, mon cher mari ! Enfin, le résultat est là, conforme à ce que nous attendions. Et ça fait du bien. (il est doué, hein, mon homme ??? :) )



Tout a donc commencé (ou presque !) par le retrait de l'affreux lambris vert qui masquait l'escalier. Et là, nous avons eu la bonne surprise de voir que l'escalier tenait sans le mur ! Youpi. Parce que sinon, ça aurait été une autre paire de manches ! Bon. Une fois la peinture appliquée sur les murs, c'est quand même un peu mieux !



Et puis il a fallu passer à l'étape carrelage. Jean-Luc s'était déjà bien entraîné dans la maison de Sélestat, mais quand même, travailler avec des carreaux de formes et de tailles différentes, c'est pas simple tous les jours. Et nous voulions faire ce losange bleu, pour la bonne raison que nous voulions garder quelque chose de l'ancienne entrée. Or dans le béton du sol, en regardant bien, il y avait un double losange dessiné au sol...
Et après le carrelage, viennent les joints ! 

Et voilà le travail, une fois terminé :




Même les enfants s'y sont mis (surtout Nathanaël en fait) pour le rangement et le ménage ! Et ça valait le coup !

Mais il manquait quand même un élément important : la penderie. Récupérée chez des amis, il a fallu ruser pour l'adapter. Et faire appel au système "D"...


Il y a encore une chose que vous n'avez pas vu (mais là, il va falloir attendre : je n'ai pas encore pris de photos !), c'est la rambarde de l'escalier (parce que la laisser en l'état (voir l'une des photos au-dessus), c'était impossible. On risquait quand même la casse... Aujourd'hui, elle est presque terminée, mais il va falloir attendre le retour du viticulteur-peintre-carreleur-ébéniste-menuisier-et-tutti-quanti pour la fin ! 

samedi 7 mars 2015

Maman, tu es la meilleure !

Jeudi après-midi, Rebecca est allée passer la soirée et la nuit chez sa grand-mère, à Bergheim. Eh oui, Jean-Luc et son père sont partis à Bordeaux s'amuser sans leurs femmes et leurs enfants, alors du coup, les femmes et les enfants ont décidé de faire la fête sans eux.
Donc, jeudi après-midi, j'ai déposé Rebecca chez sa grand-mère et je suis rentrée à la maison m'occuper des trois autres.
Vendredi après-midi, j'ai mis tout le monde dans la voiture et hop, direction Bergheim pour le goûter, puisque Mami nous avait invités tous les cinq et elle avait prévu thé, chocolat chaud et brioche pour tous. Rebecca était ravie de sa journée seule avec Mami et... très contente de revoir ses frère et soeurs !

En rentrant un peu après 18 heures, nous avons eu la surprise de voir, sur la place de la mairie à Ebersheim, la camionnette du pizzaïolo (il faut dire qu'il est là toutes les semaines et que c'est maintenant une habitude). Sauf que je n'achète jamais de pizza chez lui, parce que sinon, c'est un vrai gouffre financier. Pensez donc ! Les enfants grandissent et une pizza ne suffit plus à les nourrir. Deux non plus, d'ailleurs. Il en faut donc à peu près trois pour qu'ils aient assez mangé, ce qui monte le prix du repas à environ 24€ par semaine. Ce qui est un peu beaucoup pour un repas !

Donc une de mes amies m'a passé sa recette de pâte à pizza, et je dois dire que c'est vraiment formidable. Avec ces quantités, je fais une grosse pizza sur ma plaque à pâtisserie, et j'ai de quoi nourrir les enfants au dîner le soir. Et souvent, il en reste encore pour l'entrée le lendemain midi. 

Donc, en arrivant à Ebersheim, vendredi soir, Rebecca m'a bien sûr demandé une pizza. De chez le pizzaïolo (elle a beau savoir que je n'en achète jamais, elle continue, semaine après semaine, à essayer de m'amadouer). Et là, Nathanaël m'a surprise.
" Non, moi, je préfère quand c'est maman qui les fait !"
Et Rebecca a essayé de savoir pourquoi, à quoi il a répondu :
" Elle sont plus grandes, tiens !"

Comme Rebecca n'avait rien à répliquer, il a été convenu que je leur ferai une pizza pour le soir. Et comme il était déjà tard, je m'y suis mise immédiatement. Une demi-heure plus tard la pizza était au four : tomate, jambon, saumon fumé, olives noires et lardons ! Un vrai régal !
D'ailleurs, Nathanaël me l'a dit : "Maman, tu fais les meilleures pizzas du monde !"

Ça m'a un peu sciée, d'entendre ça. Mais ça fait du bien, surtout que je suis en plein dans une phase de doute : "Mais j'y arrive pas ! De toute façon, je ne sais rien faire, j'ai tout le temps besoin que Jean-Luc soit là pour m'aider, lui, il fait tellement de choses pour moi et moi, je n'arrive à rien..." etc.
Donc, entendre que mes pizzas sont les meilleures du monde, j'avoue que ça a fait beaucoup de bien à mon ego et que c'est toujours bon à prendre.

Et puis ce matin, j'étais fatiguée parce que j'accumule toujours la fatigue quand Jean-Luc est absent. Donc j'avais prévu une grasse matinée, mais le réveil a quand même sonné vers 7 heures du matin, Je l'ai éteint et suis retournée dans les bras de Morphée... jusque vers 8h30, quand Rebecca et Nathanaël ont débarqué dans la chambre :
"Maman, on a prié tous ensemble ce matin, Noémi, Rebecca et moi !" m'a dit Nathanaël. Et de fait, ils étaient très sages, souriants et semblaient assez soudés, sans se disputer comme ils en ont l'habitude le matin.
Je suis descendue avec eux : ils avaient ouvert les volets de la bibliothèque et de la cuisine, ainsi que de la salle de bains et ils étaient en train de préparer le petit déjeuner. Au menu : restes de leurs assiettes de pizza d'hier soir (ils avaient tellement mangé de brioche qu'aucun des trois n'avait fini sa part !), pain, beurre, confiture et chocolat chaud, jus de pommes...

Et puis ce matin, j'ai pu faire à peu près tout ce que je voulais, il n'empêche qu'à 11 heures, j'étais un peu "charrette", comme disent mes collègues (comprendre "à la bourre" ou "en retard"...) et Louise-Marie revenait sans cesse pieds nus devant moi et je ne savais pas trop ce qu'elle voulait. Seulement, je n'avais pas le temps de m'occuper d'elle parce qu'il y avait le feu à faire pour chauffer la maison et le repas de midi à préparer. Du coup, la voir pieds nus, puis avec une écharpe autour du cou m'a donné une idée : "Eh, les enfants, et si vous emmeniez votre petite sœur au parc ? Elle a envie de sortir, il fait beau, et ça vous ferait du bien à tous les quatre d'aller dehors !"

Après avoir donné les consignes, ils ont mis à Louise-Marie sa veste et ses chaussures, puis chacun a mis sa veste et Nathanaël s'est chargé de mettre Louise-Marie dans la poussette. Mais Noémi ne voulait pas y aller seulement avec ses frère et sœurs : elle voulait en profiter pour jouer avec les petites voisines, âgées de 5 et 3 ans et demi. 
"Eh bien, allez les voir, demandez-leur si elles veulent y aller aussi, et rentrez à midi !"

Ils sont tous partis et j'ai donc eu le temps de nettoyer le poêle, de faire du feu et de préparer le repas. J'ai un peu hésité entre une quiche aux poireaux et saumon d'une part et un poulet au curry d'autre part. Mais comme comme on avait déjà mangé du saumon la veille dans la pizza, j'ai opté pour le poulet au curry. Bien m'en a pris !
Quand il est rentré, Nathanaël a crié de joie en voyant ce qu'il y avait dans la poêle. Et une fois devant son assiette, il m'a dit : "Maman, c'est trop bon ! En fait, tu es la meilleure cuisinière du monde" !
Rien que ça !


Oui, ça fait plaisir ! Et ça fait d'autant plus plaisir que c'est souvent Nathanaël qui mange peu, qui n'aime pas trop ce que je fais (entre autres les gâteaux). Rebecca non plus d'ailleurs. Hier, la pizza, elle n'avait pas trop apprécié à cause du saumon (j'ai bien fait de ne pas en refaire à midi !!!). Mais elle l'a finie ce matin et a approuvé Nathanaël à midi.

J'ai des enfants formidables !

lundi 16 février 2015

Quoi de neuf...

... depuis le 11 septembre ? 
Zut. tant que ça ? Tant de mois passés à ne rien écrire ici ? (parce que oui, j'ai écrit ailleurs, heureusement !). J'ai écrit sur mon blog "lectures", pas mal d'articles sur les livres que j'ai lus ces derniers mois. J'ai écrit sur mon blog "humeurs" un certain nombre d'articles en rapport avec l'actualité, les futures lois plus ou moins absurdes que nous pond notre gouvernement... 
Et rien ici. Rien du tout. Comme s'il ne s'était rien passé dans notre petite famille. Et pourtant !

Pourtant, depuis la rentrée, Noémi est en 5e. Nathanaël en CM2 et Rebecca en CE2. Louise-Marie a eu 15, puis 16, 17 mois... et finalement, aujourd'hui, elle a 20 mois.
Les journées passent, vite, trop vite.
Jean-Luc est parti en salons. Il y a eu les vendanges. La drosophile Zuzukii qui a failli transformer toute la récolte de l'année en vinaigre. Et puis d'autres salons. Vannes, La Rochelle, dont il est revenu ce soir.
Il y a eu Noël aussi, des retrouvailles en famille où, avec mes frère, soeurs, neveux, nièces, nous nous sommes tous retrouvés dans la maison où nous avons grandi, en Bretagne, à Quimper.
Nous ne sommes plus des enfants. Cette année, ce sont les enfants qui ont dormi dans la maison de mes parents. Tous les enfants, entre cousins. Et nous, frère et soeurs, beaux-frères, belles-soeurs, nous avons dormi chez des voisins, parce que, des fois, ça fait du bien de se retrouver entre adultes d'une même fratrie pour renouer les liens que la vie distend parfois, à cause du travail, de l'éloignement géographique, des choix de vie variés autant que divers et pour lesquels nous ne sommes pas tous d'accord.
Mais ce qui est bien, dans une fratrie, c'est qu'on s'aime suffisamment pour savoir s'écouter, se parler sans (trop) se juger. On peut partager un peu les soucis que l'on a, les problèmes que l'on rencontre avec les enfants, le travail... les doutes aussi, les joies surtout. Et ça, c'est plutôt sympa.
(bon, d'accord. L'autre chose hyper sympa, c'était justement que... les enfants étaient chez leurs grands-parents. Pour Gobolof et moi, c'était un peu comme une lune de miel après plus de 13 ans de mariage ! Ca fait un bien fou au couple, je ne vous dis que ça !)

Alors ce n'est pas en un tout petit billet que je vais pouvoir rattraper 5 mois de silence. C'est impossible.
Mais bon, voici les dernières nouvelles.
Le 1er novembre et le 2 novembre, Louise-Marie nous a fait le grand Chelem. En deux jours, elle a changé de taille de vêtements (passant du 12 au 18 mois !), elle a été sevrée et s'est mise à marcher.
Nous avons aussi, ce même week-end de la Toussaint, assisté à une pièce de théâtre en famille (l'occasion justement pour Louise-Marie de faire ses premiers pas) et enchaîné avec la pendaison de crémaillère chez des copains du village (où Louise-Marie a profité de l'occasion pour refaire ses premiers pas, devant son parrain cette fois-ci). Nous avons aussi pu voir la marraine de Louise-Marie un peu plus tard, et avons alors appris qu'elle attendait son sixième enfant, qui, depuis, est né. Une petite fille, Maylis !

En décembre, saison des bredalas, nous avons eu droit à un spectacle son et lumières à la Cathédrale de Strasbourg avec les jeunes préparant leur confirmation. Et puis, il y a eu la vente des bougies pour la Caritas, la participation du groupe de caté de Noémi à la banque alimentaire, et donc le voyage vers Quimper pour les fêtes. Dans notre paroisse, nous avons enchaîné en janvier avec une mission paroissiale à destination des jeunes. Et ça décoiffe !
Le 1er janvier, nous étions de nouveau chez les amis qui pendaient leur crémaillère en novembre et nous y avons fêté dignement la nouvelle année. Louise-Marie en a profité pour nous montrer l'étendue de ses talents de danseuse et Nathanaël a chanté... en polonais !

Et puis, Jean-Luc est reparti en salon. Vannes et La Rochelle, donc. Et il a essayé de cibler les moments où il était là pour se remettre aux travaux dans la maison. Isolation de l'entrée, abattage de l'habillage en lambris hideux de l'escalier, pose de la fibre de verre au plafond de l'entrée et, ce soir, peinture du plafond. Il y a encore du boulot, mais ça avance. Doucement.
Nathanaël a donné plusieurs concerts, avant Noël, puis en janvier pour l'inauguration d'une exposition sur la Pologne (d'où le chant en Polonais...).

Et puis, juste avant le dernier départ de Jean-Luc, j'ai eu une idée lumineuse, nourrie par mes récentes lectures. La suite de "La Messagère du Temps" est, cette fois, bien sur les rails. J'ai accéléré les lessives et autres tâches ménagères pour me libérer l'après-midi. Et j'ai pu avancer un peu. Je suis bien. Mon mari est rentré et j'ai enfin, après 5 ans, retrouvé l'inspiration pour écrire la suite des aventures de Jacques Schultz.
Alors oui, j'ai du mal à tenir ce blog à jour. Et je le regrette. Mais ce n'est pas par manque de choses à y écrire. C'est juste que le temps passe tellement vite que c'est parfois difficile d'arbitrer entre les différentes choses à faire, à écrire, à dire... 

J'espère juste pouvoir faire renaître de ses cendres mon dernier blog... Mon atelier d'écriture qui n'a plus été alimenté depuis... septembre 2013 !