vendredi 13 mars 2009

Il n'y a que les imbéciles qui...


J’ai longtemps hésité avant d’écrire ce billet.

Parce que, voyez-vous, j’ai ma fierté. Et ma fierté me disait que je ne devais pas renier ce que j’avais dit depuis si longtemps.

Mais d’un autre côté, les choses changent, les personnes aussi, et moi en particulier.

Figurez-vous que depuis un mois, il m’arrive des choses étranges quand je suis dans ma buanderie.

 

Je repasse le linge.

 

Ceux qui ne me connaissent pas bien vont se demander pourquoi je parle de « choses étranges », puisque repasser le linge fait partie des tâches ménagères habituelles de toute femme qui se respecte.

Ceux qui me connaissent savent que les mots « Amélie » et « repassage » n’ont jamais été dits ensemble, dans la même phrase (ou en tout cas pas sous la forme affirmative), et même que c’est une activité qui était bannie de la maison depuis fort longtemps, c’est-à-dire à quelques exceptions près depuis que je suis « autonome », et plus exactement depuis que je ne vis plus sous le toit de mes parents.

 

Alors certes, j’ai toujours eu un fer à repasser. Histoire de me donner bonne conscience, et de parer au plus pressé en cas de nécessité (mariage ou rideaux à faire, par exemple) (vous voyez tout de suite où je veux en venir, là, à savoir que d’une part, on ne va pas à un mariage tous les jours, et d’autre part, on ne fait pas des rideaux tous les jours, parce que bien entendu, quand je parle de rideaux, je parle du moment où j’ai confectionné mes rideaux, pas de les avoir repassés après les avoir lavés…).

Depuis mon mariage, j’ai même à ma disposition une super centrale vapeur qui permet d’abattre pas mal de boulot en un minimum de temps (pour ceux qui connaissent, c’est le même rapport entre le fer à repasser classique et la centrale vapeur qu’entre le désintégrateur « classique » et le « modèle familial » de Pol dans « Le Trio de l’Etrange »). (pour ceux qui ne connaissent pas, qui ne voient pas du tout de quoi je parle, c’est par ici que ça se passe).

 

Seulement, après notre mariage, il y a eu le fait que la centrale vapeur n’avait pas été accompagnée de la table à repasser. Donc, pas de repassage.

Puis, nous avons acheté une table à repasser. Histoire que l’argument précédent ne soit plus une excuse valable.

Donc, nous avons acheté une table. Seulement, repasser dans le bazar permanent qu’était devenu notre appartement avec les cadeaux de mariage qu’on ne savait plus où mettre, faute de meubles pour les ranger, ce n’était guère évident. Du coup, la table est restée dans un coin, sagement pliée, en attendant des jours meilleurs.

Puis, nous avons déménagé, et là, de la place, il y en avait. J’ai donc installé la table dans la pièce qui faisait office de buanderie ainsi que la centrale vapeur, prête à fonctionner.

Seulement voilà, j’ai très vite été enceinte, et incapable de faire quoi que ce soit pendant ma grossesse. Exit le repassage donc, puisque j’avais ordre de dormir.

A la naissance de Noémie, j’étais « un peu » paumée (pour ne pas dire totalement larguée, ce qui serait plus juste, en fait), et quand j’en ai fait part à la sage-femme à l’hôpital, celle-ci m’a dit que dans un premier temps, je devais me concentrer sur l’essentiel : le bébé. Et donc laisser tomber le repassage.

Je ne repassais déjà plus depuis de longs mois, mais cette « autorisation » venue de celles qui « savent » m’a littéralement déculpabilisée, et j’ai totalement banni le repassage de ma vie quotidienne.

 

Alors bien sûr, le repassage revenait régulièrement sur le tapis, notamment lors des conversations avec ma maman. Ces conversations se transformaient d’ailleurs régulièrement en conflits, puisque ma maman ne peut envisager qu’on ne repasse pas le linge.

Pourtant, c’est très simple de ne pas repasser le linge, et je vous assure qu’il y a des manières multiples de s’en passer. En voici quelques-unes :

 

1-     Acheter du linge qui se froisse peu, ou qui se défroisse très vite, ou mieux, des textiles « froissés » au départ.

2-     Ne pas utiliser de sèche-linge (dont les vêtements ressortent froissés) et bien étendre le linge pour ne pas avoir besoin de le repasser.

3-     Prendre le temps, après séchage, de bien plier le linge. Du coup, on y passe autant de temps que si on le repassait, sans se prendre la tête avec le repassage.

4-     Empiler correctement les t-shirts et pantalons, de manière à tasser le linge avant de le ranger dans l’armoire. De fait, il se repasse tout seul.

 

Ma maman a des tas d’arguments « pour » le repassage, dont le plus important (puisqu’il revient régulièrement) semble être celui-ci :

« Repasser fait du bien au linge ».

 

J’avoue que j’ai toujours été très dubitative concernant cet argument-là. Alors soit je suis débile et je n'ai rien compris à ce qu'elle veut dire par là, soit... je ne comprends pas ce qu'elle veut dire par là.

Parce que pour moi, le linge est un objet inanimé. De fait, un objet ne peut ressentir aucune émotion, aucun bien-être ou mal-être, et donc, en gros, il s’en fiche pas mal d’être repassé ou pas.

 

Il y aurait des tas d’autres arguments plus pertinents à mon sens, à faire valoir :

-         Pour les tout-petits, la chaleur du fer « tue » les microbes et autres bactéries, le linge est donc plus « sain » quand il est repassé.

-         Le linge repassé se range plus facilement dans une armoire que s’il n’est pas repassé.

-         Porter des vêtements repassés est plus beau que des vêtements froissés.

-         Etc.

 

Bref, cet argument du « bien-être » du linge ne m’ayant jamais convaincue, je l’ai pris comme « excuse » et raison pour ne pas repasser. D’autant plus que j’avais d’autres raisons plus importantes et bien plus pratiques : la table à repasser s’est retrouvée dans la buanderie à notre arrivée au Gobolistan. Mais jusqu’à l’hiver 2008-2009, elle a servi à stocker alternativement du matériel, des vêtements, les dons de jouets, de chaussures et de vêtements dont nous étions l’objet, des boîtes en fer pour les bredalas et autres choses tout aussi essentielles dans notre vie.

Cet hiver, donc, nous avons décidé de dégager toute la buanderie afin de lui rendre sa fonction première, à savoir être une buanderie plutôt qu’un vaste placard à n’importe quoi, et surtout à bazar sans nom. Dont acte : depuis le début de l’hiver, plus rien ne vient encombrer la table à repasser, ni dessus, ni dessous.

Oui mais voilà, deuxième problème épineux : pour repasser, il faut un fer à repasser. Et pour qu’il fonctionne, celui-ci doit être branché. Donc, il faut une prise de courant. Alors certes, il y en a une, mais elle supporte déjà la chaudière, le congélateur et la lumière extérieure avec détecteur de mouvement. Y ajouter un fer à repasser est possible avec une prise multiple, mais pas vraiment pratique, dans la mesure où ça oblige à déplacer la table et la centrale vapeur, et à passer par-dessus le congélateur et à brancher ou tenter de brancher la centrale vapeur sur la prise multiple… Chose qui peut prendre plus ou moins de temps selon l’humeur de la prise multiple.

 

Donc, me direz-vous, qu’est-ce qui a bien pu passer par la tête si dure de Gobol pour que soudainement, elle se mette en tête de repasser, alors que Amélie et repassage sont parfaitement antinomiques au naturel ?

 

C’est que, voyez-vous, j’ai eu au début du mois de novembre 2008 une discussion avec la maîtresse de Noémie. Et celle-ci me disait que Noémie avait de gros problèmes de comportement à l’école. A ma question quant à la cause de ces problèmes, elle n’a pas su répondre avec précision, si ce n’est que ma Noémie semblait être en décalage avec ses petites camarades, qui la rejetaient du groupe, pour des raisons visiblement totalement futiles de mon point de vue. Et de préciser :

« Vous voyez, Madame Platz, Noémie a des vêtements disons… de deuxième main (sous entendu : « c’est de la récup, et ça se voit, ils ne sont plus à la mode »), et elle semble parfois (un peu gênée)… négligée »

(et vlan, prends-toi ça dans la figure, Amélie, et mets-le dans ta poche avec un gros paquet de mouchoirs par-dessus).

Donc, j’ai posé des questions : qu’est-ce qu’elle entendait par là ? Et comment pouvais-je faire selon elle pour acheter des vêtements neufs à une gamine qui passe son temps à les abîmer, d’une part, et d’autre part, sans avoir le moindre argent disponible pour ça, ou très peu ? (avec accessoirement deux autres enfants à habiller, je ne vous explique pas le problème…).

Bref, elle m’a dit que les enfants de cet âge ont des codes vestimentaires, et que Noémie est hors de ces codes. L’y faire entrer permettrait peut-être de la faire accepter dans le groupe.

(et voilà à quoi conduit la psychologie de comptoir mal comprise par quelqu’un qui semble tout vouloir savoir…).

Sans parler du fait, bien entendu, que céder aux sirènes de la mode est pour nous contraire à ce que nous tentons de donner comme valeurs à nos enfants, à savoir qu’on ne juge pas les gens sur leur apparence, et que ce n’est pas parce qu’une telle n’a pas de t-shirt « Dora » ou « Charlotte aux Fraises » qu’elle n’est pas intéressante et qu’il faut la laisser de côté. Si j’ai bien compris la leçon, c’est du coup Noémie elle-même qui s’est vue mettre de côté, exactement pour cette raison… faut qu’on m’explique, là…

Bref, j’ai eu confirmation par le pédopsychiatre qui suit Noémie que cette histoire de vêtements est absurde. Seulement voilà, il s’est trouvé que Noémie a grandi très vite les mois derniers, et qu’en quelques semaines, elle est passée du 6 au 8 ans… sans que nous ayons de quoi fournir dans cette taille. Du coup, au mois de Novembre, j’ai fait les courses avec elle. Elle a donc pu refaire une petite partie de sa garde-robe. Et comme je n’aime pas (mais pas du tout) qu’on me dise que je ne fais pas bien mon boulot, j’ai décidé que je le ferai bien, et que ma fille ne serait pas d’apparence « négligée ».

Comme je ne peux pas acheter des t-shirts, jeans et autres pulls à la mode toutes les semaines, je me suis dit que je pouvais sans doute redonner un peu d’éclat aux t-shirts de Noémie et je me suis souvenue à ce moment-là que j’avais une centrale vapeur, et qu’accessoirement les vêtements de notre Noémie auraient un air plus présentable si je les repassais.

 

Il se trouve que j’ai la confirmation que le repassage ne change rien à la popularité de Noémie en classe. D’une part parce que cela ne fait qu’un mois que je repasse, or, la situation s’est nettement améliorée depuis 2 mois maintenant. Aucun rapport, donc, le repassage étant intervenu après le changement d’attitude des autres enfants.

D’autre part, il se trouve que le seul moment où le linge repassé est repassé quand il est porté, c’est au moment où on le met. Après, dès qu’on s’assoit, à table ou dans une voiture, par exemple, qui plus est quand on s’appelle Noémie Platz, des plis apparaissent, et il faut tout recommencer. Donc, le repassage ne sert strictement à rien, sauf à donner bonne conscience à celles qui y passent des heures entières toutes les semaines…

 

Toujours est-il que j’ai bizarrement décidé de continuer. Alors ne vous en faites pas, gentils lecteurs, je ne suis pas devenue du jour au lendemain une alsacienne pure souche à ce niveau-là (pour donner un exemple de ce que peut penser une alsacienne pure souche du repassage, j’ai eu le témoignage d’une amie récemment, Française de l’Intérieure mais mariée à un alsacien « pur beurre », à qui sa belle-mère alsacienne a dit un jour : « Ne t’en fais pas, en hiver, tu n’es pas obligée de repasser les slips ». Ca ne s’invente pas…).

Non, je ne suis pas devenue maniaque. En revanche, je me suis rangée à l’argument qui dit que du linge repassé se range plus facilement dans une armoire. J’ai pu l’observer, je l’ai donc adopté… pour une partie du linge seulement !

lundi 2 mars 2009

Plaies et Bosses

Je viens de récupérer mon mari (en forme, oui oui) après deux fois 5 jours d'absence.

Et heureusement qu'il est rentré.

Parce qu'à peine 30 minutes après son arrivée (en fait, même pas 20 minutes, si je me souviens bien), il y a eu un... disons... léger accident.

 

Nathanaël, comme d'habitude, est monté dans sa chambre. Et comme d'habitude, Noémie lui courait après (oui, nous avons déjà vécu un truc du même genre, il y a deux ans, quand les deux mêmes se couraient après, et que Noémie est tombée sur Nathanaël, lui faisant sauter l'incisive du haut).

Là, ce n'est pas tout à fait la même chose, mais, sans être aussi grave, c'était tout aussi impressionnant.

En fait, dans nos escaliers, nous avons à l'avant de chaque marche, une baguette en métal. L'ancien propriétaire, qui a restauré la maison, devait être un sadique, ou un masochiste, au choix, parce qu'avec ces trucs sur les marches, on se fait régulièrement mal aux pieds.

Là, pas de bol, Nathanaël s'est pris la marche, mais plutôt que de faire ça proprement avec la marche elle-même, il a pris soin de se cogner directement au coin métallique de la première marche du pallier entre le premier et le deuxième étage.

Bilan :

Une arcade sourcillière fendue, du sang partout, des hurlements de douleur de la part de Nathanaël, et de peur de la part de Noémie.

 

Je me suis dit immédiatement qu'il fallait d'abord arrêter les saignements et colmater la brèche, avant d'emmener Nath à l'hôpital. Jean-Luc a donc emmené Nathanaël jusqu'à la salle de bains, et j'ai commencé le grand nettoyage (ça coulait un peu partout, mais c'est plus effrayant que grave, en fait).

 

Le temps de trouver le sparadrap (qui bien sûr, se trouvait au sous-sol, puisqu'on n'en a plus eu besoin depuis un bon moment maintenant), et l'hémorragie s'était déjà arrêtée. Un bon nettoyage, un peu de pansement (côté "colle") pour souder les deux bords de la plaie, puis une compresse, du sparadrap, et hop, au lit ! (il a quand même été pas mal sonné, Jean-Luc et moi préférions qu'il aille se reposer un peu...).

 

Voici le résultat après deux bonnes heures de sommeil :

 


 

19 h 30 : Nathanaël redescend parmi les vivants (ouf, il va donc bien, l'appel du ventre a été plus fort que la douleur !), et c'est parti pour le dîner.

20 minutes plus tard, Rébecca est tellement heureuse de revoir son papa qu'elle fait la folle... dans l'escalier, bien sûr !

Du coup, ça n'a pas loupé : elle a raté la marche, et a descendu à très grande vitesse (oui, mieux que le TGV !) les deux marches qui la séparaient du carrelage, juste devant notre nouveau placard aux portes miroirs !

Là, plus de peur que de mal : avec l'arnica, je ne suis même pas certaine qu'elle aura une bosse.

Et que nos lecteurs soient rassurés : à l'heure où j'écris ces lignes, elle dort profondément, et elle a eu le temps de faire la zouave dans la chambre de Nathanaël, comme s'il ne s'était rien passé...

 

Quant à Nathanaël, il en sera quitte pour une jolie cicatrice, et pourra donc jouer "pour de vrai" aux pirates avec ses copains...

 

dimanche 1 mars 2009

Bouchées à la reine d'Aurélie

Depuis quelques jours, Aurélie, lectrice assidue de ce blog, a créé son blog à elle. Et quel blog ! Des recettes de cuisine !

Pour les gourmands, le lien est dans la liste qui se trouve à gauche de ce message, je vous invite à y jeter un coup d'oeil.

 

Alors il faut vous dire qu'en ce moment, je suis dans un trip "recettes de cuisine". Non pas pour cuisiner, comme le ferait n'importe quelle maman, cuisinière ou autre, mais en tant que documentaliste (ce que je suis, et visiblement, resterai...) : je suis en train de classer des recettes.. Eh oui !

Seulement voilà, en l'absence de mon cher et tendre, je suis quand même tenue de faire manger nos enfants, et donc, je me suis attachée aujourd'hui à leur cuisiner des bouchées à la reine, dont Aurélie a donné sa recette sur le blog.

 

Alors comme je suis un peu organisée en ce moment, j'ai fait des courses. Oui.

Et je n'ai pas oublié les champignons. Si, c'est vrai.

En revanche, et c'est vrai aussi, j'ai beau avoir lu la recette, j'ai oublié les quenelles.

Donc, ce matin, je me suis trouvée devant un grand souci, qui était que je voulais suivre la recette d'Aurélie puisque je lui avais promis d'essayer, mais je n'avais pas tout ce qu'il fallait.

Et bien vous savez, de nos jours, et là, je tire mon chapeau à la technologie, même quand on n'a pas de cervelle et qu'on oublie les quenelles, eh bien on n'est jamais totalement sans ressources !

J'ai donc cherché, et trouvé une recette de quenelles sur Internet ! Si, et j'ai donc fait mes quenelles moi-même !

 

Le résultat en photos, parce que des photos, c'est bien mieux qu'un long discours...

 


 

Ici, donc, la première étape de la recette : les légumes, la viande, et le jus de cuisson (j'en ai fait plus pour pouvoir en avoir d'avance parce que c'est long à faire, et donc, si Jean-Luc veut en manger, y'aura plus qu'à décongeler les restes).

 


 

Deuxième étape de la recette : la sauce financière aux champignons. Et les espèces de trucs blancs qui flottent dedans, ben ce sont mes quenelles maison !

 


 

Le résultat dans l'assiette de Nathanaël : champignons, carottes, oignons, bouchée, viande, sauce... mais les quenelles, ils les avait déjà mangées !

 


 

Dans l'assiette de Noémi, c'était encore pire : point de bouchée, mais une quenelle rescapée !

 


 

Même Rébecca a aimé, c'est dire !

 

Merci Aurélie pour cette excellente recette. Effectivement, les enfants ont accepté de manger des légumes aujourd'hui, alors que ce n'était pas gagné d'avance, c'est le moins qu'on puisse dire !

 

Ah oui !

Tant que j'y suis : la recette des quenelles :

 

Ingrédients :

250 ml d'eau

50 g de beurre ou de margarine

1 bonne pincée de sel

200 g de farine

3 oeufs

 

Dans une casserole à fond épais, faire bouillir l'eau, le beurre et le sel.

Ajouter d'un coup la farine et faire cuire à feu doux en remuant pour dessécher la pâte.

Retirer du feu et incorporer un à un les oeufs en remuant entre chaque oeuf (je n'en ai mis que deux).

Quand la pâte est tiède, façonner un gros boudin, le couper en tranches, et faire de petits boudins avec chaque tranche (personnellement, j'ai pris une petite cuillère et j'ai prélevé directement la pâte que j'ai ensuite façonnée en petits boudins entre mes paumes, propres, cela va sans dire, mais cela va mieux en le disant, pour ceux qui en douteraient).

Pocher les quenelles dans de l'eau frémissante salée. Quand elles remontent à la surface, les mettre dans la sauce (tomate ou autre), et laisser mijoter pendant environ 15 minutes.

 

Voili voilà !

 

jeudi 26 février 2009

Questions de temps


Nous poursuivons nos investigations avec pour sujet les spécimens déjà présentés dans une précédente étude, relative à la question du sommeil (les lecteurs habituels se souviendront peut-être, pour les autres, ils ont de la lecture en retard).

 

Nous avons donc 5 spécimens que nous étudions sur le long terme. Je me permets de rappeler à nos lecteurs l'identité de ces 5 objets d'interrogations :

 

Le Gobolof, individu mâle de 37 ans.

La Gobol, individu femelle de 33 ans.

Tous deux sont les parents de la Gobolovna, 6 ans, du Gobolovitch, 4 ans et de la BBK, 2 ans.

 

Nous nous intéresserons dans cette étude à la façon dont chacun perçoit le temps. Et vous verrez qu'ils ne le vivent pas tous de la même façon, loin s'en faut.

 

Commençons par le plus simple : la Gobolovna.

 

La Gobolovna a une vision très linéaire et simple du temps. Après lundi, il y a mardi, puis mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche, et ensuite, bizarrement, ça recommence au lundi.

Dans les détails, les lundi, mardi, jeudi et vendredi, la Gobolovna va à l'école, le mercredi au cours de violoncelle (l'après-midi), le samedi au cours d'éveil musical 3 (le matin), et le dimanche à la messe.

Là où ça commence à se compliquer, c'est le soir : les jours de classe, la Gobolovna va en études, puis au périscolaire. Mais pas tous les jours au même endroit, ni dans le même cadre. Les lundi et vendredi, c'est "Etudes surveillées", et ça, elle n'aime pas, et les mardi et jeudi, c'est "Aide personnalisée", et ça, elle aime.

Seulement, il peut arriver qu'elle confonde. Le lundi 9 février, nous lui avons fait savoir qu'elle allait en études surveillées, et elle a dit "Ouais !" avec enthousiasme, persuadée qu'il s'agissait de l'aide personnalisée. Bonjour la déception...

Ceci dit, à part quelques "accrocs", le temps semble être une donnée relativement bien maîtrisée pour elle : il lui arrive de demander un gâteau au chocolat au petit déjeuner, alors qu'ils ne sont là que pour le goûter, mais la question de savoir si l'erreur est du fait de l'étourderie, d'un problème de perception du temps, ou encore de sa gourmandise reste posée...

Sinon, elle a bien compris les principes suivants : la nuit on dort, le jour on a 5 repas (matin, goûter, midi, goûter, dîner), le matin on s'habille, le soir on se met en pyjama, etc.

 

Les choses commencent à se compliquer sérieusement quand on prend l'exemple du Gobolovitch. Tout semble indiquer, dans son cas, qu'il maîtrise également parfaitement l'écoulement du temps, et notamment les jours de la semaine (après lundi, c'est mardi, puis mercredi, etc.). Oui mais voilà, il semble que dans le cas du Gobolovitch, cette maîtrise ne soit qu'apparente, puisque le Gobolovitch pose régulièrement des questions du genre : "On va à la messe ?" le lundi, alors qu'il y est allé la veille, ou bien, si ses parents lui disent qu'il faut se préparer pour aller à l'école, il a l'air à la fois surpris et dépité, et les gratifie d'un "Oh Non !" tonitruant.

Là où la question du temps se pose de manière bien plus accrue, c'est en journée. Le Gobolovitch a un rythme particulier, plus ou moins calqué sur l'heure des repas, qu'il nomme tous indifféremment "goûter" : le petit déjeuner, le goûter, le déjeuner, le goûter, le dîner se transforment tous en "goûter", et pourraient, s'ils n'étaient pas strictement encadrés par l'équipe enseignante à l'école et l'équipe parentale à la maison, se multiplier à l'infini. La confusion va même plus loin que cela, puisque le Goboloitch est capable d'inverser totalement l'ordre des repas, c'est-à-dire de prendre d'abord une compote ou un fruit, puis du fromage, et enfin de finir les légumes qu'il n'avait pas mangés au repas précédent, dans le cas du goûter de 16 heures, ou au petit déjeuner, par exemple. Mais on remarque également, à l'observation, un fait étonnant : l'alimentation du Gobolovitch est très variée, notamment le matin, et le Gobolovitch peut ingérer, selon les jours, du pain-beurre-confiture, un morceau de fromage avec ou sans pain, des fruits divers et variés, des restes de légumes et de viandes chauds ou froids, etc. Et d'ailleurs, de préférence, froid, puisque son "credo" en général se résume à "J'aime pas le chaud", tant pour parler de l'eau destinée à se laver les mains ou à prendre la douche que la température des plats. D'ailleurs, l'un des rituels du Gobolovitch au niveau alimentaire consiste à ajouter de la sauce tomate ou de la purée de tomate partout, tout le temps, dès que la température de l'assiette dépasse les 4°C (en gros, dès qu'un aliment a été chauffé, ne serait-ce qu’un tout petit peu).

Toujours est-il que l'une des réflexions de la maîtresse, interrogée sur son rythme de vie, a été édifiante pour nous, observateur attentif : "Nathanaël est un peu "perdu" :il demande le goûter à chaque fois qu'il rentre de récréation, y compris à la reprise de l'école, après le repas de midi".

Il semblerait donc que le Gobolovitch ait subi une sorte de conditionnement de type Pavlovien, et que le stimulus "récréation" entraîne le réflexe "faim" et la conséquence "goûter" dans son esprit. Le déconditionnement risque de prendre du temps, si on se réfère au mode d'alimentation du Gobolof (après tout, les chiens ne faisant pas des chats, il semble normal à l'observateur que nous sommes qu'un fils ressemble quelque peu à son père).

 

La BBK, de son côté, semble présenter les mêmes symptômes, mais avec un stimulus différent. Ce spécimen ne parle pas encore, ou alors de manière très simple, par onomatopées essentiellement, mais sait parfaitement se faire comprendre malgré tout.

L'observation que nous avons pu faire a révélé que la BBK a elle aussi subi un conditionnement de type Pavlovien, dont le stimulus semble être le fait d'être allongée sur la table à langer. Le réflexe conditionné est alors de lui donner faim, ce qu'elle exprime par un "Am !" tonitruant, ce qui, en langage BBKien veut dire aussi bien "J'ai faim", que "je veux manger", ou bien "maman, dépêche-toi de me donner mon biberon", ou toute autre nourriture, comestible ou non d'ailleurs. La BBK semble être particulièrement vorace, et réclame donc à manger à toute heure du jour et de la nuit, si tant est qu'elle passe sur la table à langer d'abord. En revanche, pour qu'elle vienne manger et s'installe à table, si le passage par la table à langer n'a pas eu lieu, il faut parfois se battre, et éventuellement adopter le langage BBKien et lui dire "BBK, Am !" pour qu'elle daigne s'asseoir.

Mais si, après un repas, la BBK se retrouve, pour une raison ou une autre, sur la table à langer, le conditionnement reprend le dessus, et alors qu'elle vient de finir de manger, elle redemande systématiquement de quoi se sustenter, y compris quand elle n'avait pas faim auparavant, au point de laisser son assiette pleine (que nos lecteurs se rassurent, cette dernière situation est rarissime, et ne se présente qu'en cas de maladie avérée, ce qui, en soi, est parfaitement contradictoire avec le personnage même de la BBK, force de la nature s'il en est).

Du côté du temps, donc, il semble que la BBK n'en ait qu'une conscience très limitée. Il est d'ailleurs très facile de la leurrer, puisque pour la faire dormir, y compris durant la journée, il suffit de lui montrer, ou de lui faire croire, qu'il fait nuit. C'est d'ailleurs, à mon sens, la raison de l'invention des volets qui empêchent le jour d'entrer dans une pièce, puisque si on y réfléchit bien, il est définitivement absurde de fermer les volets la nuit, puisque le but est d'empêcher la lumière de rentrer dans la pièce. Or, la nuit, en tout cas sur la planète Terre, il n'y a pas de lumière (sauf si vous vivez devant un réverbère, cela va de soi), il ne sert donc à rien de fermer les volets la nuit. En revanche, le jour, ils ont toute leur utilité.

(Un jour, nous développerons peut-être la théorie des volets et d'autres équipements du foyer, vous verrez que les choses sont parfois plus complexes qu'elles n'en ont l'air).

Il va de soi, donc, que la BBK n'a pour l'heure qu'une conscience très partielle du jour et de la nuit, et que a fortiori, sa connaissance des jours de la semaine semble quasiment nulle. Cet état de fait est d'ailleurs tout aussi difficile à infirmer qu'à affirmer, dans la mesure où la BBK ne parle pas, donc, et ne peut donc absolument pas dire s'il s'agit du lundi, du mardi, du mercredi ou d'un autre jour de la semaine.

 

Concernant le Gobolof et la Gobol, nous avons observé des éléments concordants, ce qui tendrait à faire penser que le fait d’être des spécimens adulte a quelque chose à y voir, dans cette question cruciale de la perception du temps.

Le Gobolof et la Gobol ont pu remarquer que la perception qu’ils ont du temps va en se raccourcissant. Je m’explique.

Le Gobolof et la Gobol ont constaté qu’ils trouvent tous les deux que le temps passe trop vite. Et en tout cas de plus en plus vite, bien plus vite qu’avant leur mariage, et vraiment très très vite (sans commune mesure, pourrait-on même dire), par rapport à la perception qu’ils en avaient quand ils étaient petits.

Toutefois, nos deux spécimens ont également remarqué que cette perception du temps est toute relative : en effet, selon leurs propres observations, le temps semble passer très vite, voire trop vite quand ils font quelque chose d’agréable, en particulier le dimanche, jour de repos. Le temps passe également très très vite quand ils sont ensemble, par rapport aux moments où ils sont séparés. Mais là encore, ils ont observé des différences :

 

-          La Gobol a par exemple remarqué que quand le Gobolof est loin, le temps passe lentement le jour, et trop vite le soir.

-          De même, elle a pu observer que la journée passe très très vite, mais la semaine semble passer lentement.

-          Par ailleurs, cette perception du temps semble fluctuer : il y a un an, la Gobol ne pouvait pas se mettre à travailler sur des cours à apprendre ou des devoirs à rendre, dans le cadre de la préparation de son examen d’esthéticienne, si elle n’avait pas au moins deux heures devant elle pour le faire. Un an plus tard, la Gobol s’est rendu compte qu’en moins de deux heures, elle peut faire un certain nombre de choses, voire un nombre certain de choses.

 

Tentatives d’explications :

-          Il semblerait que la perception du temps soit liée au plaisir que l’on prend, et que plus le plaisir est grand, plus le temps passe vite (voir par exemple les dimanches après-midi en famille, ou bien les soirées au téléphone, en l’absence du Gobolof).

-          Il semblerait également que le temps passe plus vite quand on sait qu’il y a un certain nombre de choses à faire avant un événement dont on ne maîtrise pas les tenants et les aboutissants (l’heure de l’école, de la messe, le temps qu’il reste avant l’arrivée des invités pour faire le ménage et préparer le repas, etc.).

-          A propos de la différence entre la semaine et la journée, il semblerait qu’en réalité, ce soit là encore très fluctuant : en temps normal, la semaine passe très rapidement. Mais les semaines où la Gobol est seule pendant que le Gobolof est en livraisons semblent passer moins vite. Mais dans tous les cas, la masse de choses à faire dans une seule journée étant toujours considérable, les journées passent toujours très très très vite.

 

Nous en arrivons donc à la conclusion qui s’impose en terme de perception du temps : La Gobol est dépendante. Et pas uniquement de thé vert. Elle est dépendante au sens toxicologique du terme : La Gobol a besoin de la présence du Gobolof. Elle a également besoin de son absence. Bien sûr, c’est paradoxal. Mais tout, chez la Gobol, semble paradoxal : c’est elle qui trouve que le temps passe trop vite, mais qui est toujours impatiente parce que les choses ne vont pas assez vite, par exemple. La Gobol est dépendante aussi des livres, du papier, de l’écriture, du stylo, du travail, de la nourriture, du thé vert (encore, oui !). Et sa perception du temps est extrêmement sujette à variation, en fonction de la présence ou de l’absence de tel ou tel facteur.

Par exemple, si la Gobol se met à lire, elle se rend compte après coup qu’elle est en retard, et qu’elle a totalement perdu la notion du temps. On observe la même chose avec l’écriture.

Autre exemple, qui vient donc corroborer la thèse de la dépendance : Quand la Gobol se prépare du thé vert avant d’aller écrire, c’est toujours avec dépit qu’elle se rend compte qu’elle est déjà à la fin de la thermos. Signe que la thermos se vide bien plus vite qu’elle ne le pense, et le plus grave, c’est que ce fait se reproduit à chaque thermos. Il n’y a pas moyen qu’elle se fasse une raison, ni qu’elle anticipe.

Enfin, la dépendance au Gobolof est flagrante : en sa présence, le temps passe toujours trop vite. Son absence est donc très cruelle, et malgré tout inévitable…

 

 

lundi 9 février 2009

Sainte Famille 2008

Tant que j'y suis, je continue sur les vacances de Noël.

 

Le 28 décembre, nous avons passé la journée à manger. Si.

Tout d'abord, nous avons pris un petit déjeuner tardif, et ce juste avant d'aller à la messe de 11 heures.

De retour de la messe, nous avons accueilli Philippe Jacquemin, notre vicaire depuis le mois d'octobre, que nous avions invité à venir partager le repas avec nous. Bon repas, bonne musique, convives joyeux (bon vin !) : la conclusion, c'est que le repas s'est terminé tardivement, et que la table n'était pas encore débarrassée (nous en étions au café) quand nos invités de l'après-midi ont sonné à la porte : Bernard, l'oncle de Jean-Luc, ainsi que Didier (le frère de Gobolof), sa femme Nathalie et leurs enfants Emeline et Thomas ont débarqué pour fêter Noël en famille, comme il se doit.

 

Je fais un billet court, pour vous laisser apprécier les photos de cette belle journée (photos de mon papa, j'ai oublié de sortir le mien ce jour-là... quand je vous disais que je n'étais pas photographe dans l'âme !)

Pipi au lit : FIN (pour Nathanaël en tout cas)

Ce lundi 9 février est à marquer d'une pierre blanche : hier soir, dimanche, Gobolovitch a accepté de dormir sans couche ! Et figurez-vous que en plus, il n'a pas fait pipi au lit !

VICTOIRE !!!

 

Pourquoi suis-je si contente, me direz-vous, alors que l'acquisition de la propreté (diurne puis nocturne) est un phénomène très courant, voire particulièrement souhaitable, chez les jeunes enfants, et qu'à 4 ans, la plupart ont déjà atteint cette cruciale étape ?

C'est que, voyez-vous, au Gobolistan, ces choses-là prennent du temps, pas mal de temps, voire beaucoup, beaucoup et encore plus de temps : Gobolovna, 6 ans et des poussières, et toutes ses dents également, a du retard de ce côté-là, et du coup, Gobolovitch avait décidé que s'il ne mettait pas de couches la nuit, il allait forcément faire pipi au lit (alors que nous, les parents, nous avons bien repéré que, contrairement à Gobolovna qui a un sommeil de plomb (ce qui explique en partie ses soucis), Gobolovitch, lui, est un petit dormeur, et est capable de se réveiller à 23h30 pour demander le goûter, ou à 5h30 du matin pour chanter "Petit Papa Noël" (un dimanche, c'est plus drôle), ou vers 4 heures du matin pour lire un livre, puis regarder "Les Mystérieuses Cités d'Or", avant de monter dans notre chambre pour nous dire qu'il a envie de faire pipi.

Bref, Gobolovitch a une intense vie nocturne, éveillé, qui plus est, qui justifie pleinement la décision prise hier matin :

Gobol : "Tu es debout depuis 6h, tu regardes "Le Chateau dans le Ciel", tu viens nous voir pour nous demander si tu peux aller faire pipi, tu réveilles ta soeur, vous jouez avec l'appareil photo, alors puisque tu es capable de faire tout ça, tu es aussi capable de te lever pour aller faire pipi, et de te recoucher ensuite, donc, cette nuit, on enlève la couche !"

Gobolovitch : "Mais j'ai pas regardé la télé ! J'ai juste mis le DVD du "Chateau dans le Ciel" et j'ai regardé un tout petit peu, et c'est Noémi qui a allumé la télé !"

(aucun rapport, donc, avec ce qui précède, comme quoi, un enfant voit midi à sa porte, et ce qui importait pour lui, c'était le DVD, et non pas la couche la nuit suivante...)

 

Bref, nous avons donc fait ce que nous avions dit que nous ferions, et le résultat est là : Nathanaël est propre !

ALLELUIA, au tour de Noémi maintenant (j'ai appelé le médecin qui la suit cette après-midi : elle n'a pas envoyé l'ordonnance parce qu'elle pensait que la situation se serait améliorée d'ici là... ce qui ne s'est pas produit, loin s'en faut. Elle aurait pu s'en douter, puisque j'ai quand même appelé trois fois...!).

Quant à BBK, on n'est pas encore sortis de l'auberge. Elle sait ce qu'est un pot, elle demande le pot, elle s'assoit dessus, elle se relève du pot, je lui remet la couche, elle fait caca dans la couche. Et pipi.

Y'a un truc qu'elle n'a pas encore compris visiblement : le lien entre le pot et l'action "faire pipi" ou "faire caca".

Objectif : qu'elle soit propre en septembre, pour l'école.

C'est pas gagné.

On en reparlera...

Noël au Gobolistan !

Noël est toujours une fête "magique" au Gobolistan. C'est vrai que depuis que les enfants sont là, la fête reprend quelque peu son sens, et est moins "commerciale".

 

Ici, les enfants croient encore dur comme fer à l'existence du Père Noël. Pourvu qu'ils ne tombent pas sur ces lignes tant qu'ils y croient encore !

 

Ce qui veut dire qu'il faut être vigilant sur les préparatifs. Cette année, ça a donné des choses assez cocasses, avec la préparation des cadeaux. Notamment parce que un certain nombre de cadeaux pour la famille (mes petites soeurs, mes parents, mon frère, mes beaux-parents) ont été commandés par Handicap International et au CCFD, et sont donc arrivés par la poste, dans d'immenses cartons. Et qu'il fallait emballer le tout. Oui mais voilà, les enfants étaient là au moment de la confection des paquets.

De fait, il y a certaines choses que je n'arrive pas à m'expliquer ici : comment se fait-il par exemple, qu'à chaque fois qu'ils ne devraient pas être là, il nous est impossible de nous en "débarrasser" en les envoyant par exemple dans la salle de jeux ou dans leurs chambres ? Non, forcément, ils viennent toujours là où nous sommes (c'est l'option "pot-de-colle" chez les petits Goboloviens, toujours activée quand on n'en a pas besoin, bien sûr), au moment où il ne le faut pas.

Toujours est-il qu'après avoir pu planquer leurs propres cadeaux (heureusement, pour eux, j'avais acheté des cadeaux à part, ce qui a permis qu'ils ne les voient pas lors de l'ouverture des paquets du CCFD et d'Handicap International), il a bien fallu emballer les autres, et de fait, ça s'est fait un peu devant eux (du moins en partie).

Seulement, et c'est là qu'on voit la magie de l'enfance, quand ils veulent croire quelque chose, rien ne saurait les en empêcher.

Donc, le fait que le 25 décembre au matin, il y ait sous le sapin des paquets avec le même papier que celui qui avait servi à emballer, deux jours plus tôt, les cadeaux du reste de la famille ne les a absolument pas perturbés. Et ça a donné des choses mignonnes...

 

Le 24 décembre, nous sommes allés chez les grands-parents des enfants, à Bergheim, donc, pour y fêter Noël (après la messe des familles à 17h30, et avant la messe de minuit à... minuit, donc).

De retour de chez les grands-parents, il était convenu que les enfants déposeraient un verre de lait chaud et un bredala sur une petite assiette, à côté du sapin, histoire que le Père Noël puisse se restaurer et se réchauffer.

Seulement voilà, nous sommes rentrés tard, et les petits Goboloviens étaient trop fatigués : tous les trois dormaient à poings fermés quand nous sommes rentrés à la maison. Du coup, comme je devais partir pour la messe de minuit (je faisais partie de la chorale ce soir-là), j'ai dit à Jean-Luc que je m'occuperais de tout à mon retour. De fait, je suis rentrée après la messe, vers 1h30 du matin, et j'ai joué au Père Noël. Tout d'abord, il fallait mettre les cadeaux au pied du sapin. Puis, j'ai déposé quelques miettes de gateaux dans une assiette, ainsi qu'un verre avec des traces de lait dedans. Et pour que cela fasse "vrai", j'ai laissé un mot au Père Noël, lui expliquant que c'était pour qu'il puisse se réchauffer et se restaurer, de la part des enfants.

Et j'ai rajouté un mot, en tentant de transformer mon écriture pour que Noémi ne se rende pas compte que c'était la même, où j'ai écrit en gros que le Père Noël remerciait les enfants pour leur attention, et qu'il leur souhaitait un joyeux Noël.

 

Le lendemain matin, voilà le résultat :

 


 

Et comme Noémi sait lire depuis Noël, justement, c'est à elle qu'est revenu l'honneur de lire le message du Père Noël !

Cette année encore, l'honneur est sauf, l'existence du Père Noël avérée une fois de plus.

On verra l'an prochain !