jeudi 24 septembre 2015

Rentrée des classes !

Ça n'aura échappé à personne, l'été est terminé. Et, il y a un tout petit peu moins de trois semaines, nos chers bambins ont gentiment repris le chemin de l'école.
Avec une amie du village, nous avons désormais une tradition : à chaque fois que l'école recommence (notez : pas uniquement en septembre, c'est valable aussi après les congés de la Toussaint, de Noël, de Février, de Pâques), nous nous retrouvons chez l'une ou chez l'autre pour un thé ou une infusion, histoire de fêter ensemble ce moment formidable où nous nous retrouvons chacune avec un bébé et non plus tous les enfants ensemble. Ce qui veut dire, pour chacune d'entre nous, que nous aurons le temps de faire enfin le ménage, la lessive, et que, ô joie, ô bonheur, la cuisine et les autres pièces à vivre pourront être rangées et qu'il y a un petit espoir pour qu'elles le restent au moins quelques heures. Ce qui n'est déjà pas si mal.

Bref, les enfants sont retournés à l'école. Avec plus ou moins d'entrain, il faut bien le dire, mais en gros, ça s'est bien passé.
Alors pour cette rentrée 2015, nous avons quand même fait les choses en grand. Il fallait bien ça. Nous avons donc trois enfants scolarisés dans trois villes et trois établissements différents, et aucun d'entre eux ne fréquente le même établissement que l'année précédente. Quand je vous disais que nous étions capables de belles performances, au Gobolistan !

Alors en détail, Rebecca est passée du CE2 à l'école des filles (dans le bâtiment qui abrite aussi la mairie et la bibliothèque municipale d'Ebersheim) au CM1 à l'école des garçons (dans le bâtiment situé deux rues plus loin, en face de l'église du village). Elle y a retrouvé une partie de ses copines de l'an dernier, mais sa classe a été coupée en deux et nous avons donc deux classes de CM1-CM2, ce qui veut dire aussi de nombreux visages quasi-inconnus pour elle (dans la mesure où les actuels CM2 étaient déjà à l'école des garçons l'an dernier alors qu'elle était à l'école des filles. En même temps, il ne faut rien exagérer non plus : de nombreuses activités de l'an dernier étaient organisées avec les trois classes (du CE2 au CM2) et il y a eu aussi de nombreux échanges de maîtresses en fonction des matières de prédilection des unes et des autres, afin d'en faire profiter tous les élèves plus longtemps. Une organisation plutôt bien rodée donc, mais qui avait quelque peu effrayé notre Rebecca l'année dernière, au point qu'elle appréhendait de changer de classe. Finalement, elle s'y trouve aujourd'hui comme un poisson dans l'eau, et même plutôt enthousiaste quand il s'agit d'aller à la piscine, comme c'était le cas aujourd'hui.

Nathanaël, lui, est entré en 6e bilingue au collège Mentel, celui où Noémi a passé les deux premières années de collège. Il y a lui aussi retrouvé un certain nombre d'élèves de sa classe de l'an dernier et y semble plutôt à l'aise maintenant. Les deux premières semaines ont été plutôt compliquées pour lui, le plus perturbant étant sans doute le fait d'avoir à emporter un cahier (voire deux selon les matières) différent pour chaque matière. Les premiers jours, il a frôlé la punition plusieurs fois parce qu'il oubliait tout le temps quelque chose (un cahier, du matériel de dessin, une règle ou des feuillets simples...). La leçon a semble-t-il porté certains fruits, puisque depuis quelques jours, il est bien plus organisé dans sa tête et fait de gros efforts pour ne rien oublier.

Noémi a elle aussi changé de collège, les difficultés avec l'une des élèves qui la harcelaient ne semblant pas du tout sur le point de s'amoindrir. Nous avons donc pris la décision, douloureuse mais salutaire pour elle, de la sortir de son ancien collège pour l'intégrer dans le collège de secteur, à Dambach-la-Ville. Et ceci sans aucun problème d'ailleurs, puisqu'elle n'était déjà plus en section bilingue depuis la fin du premier trimestre de Sixième et que l'Education Nationale n'a pas le droit de refuser le transfert d'un élève dans le collège du secteur dont il dépend...
Son intégration est encore problématique pour l'instant, car trop récente pour porter des fruits. Mais l'ambiance paraît d'ores et déjà plus studieuse et moins anxiogène que celle du collège Mentel.
Affaire à suivre !

samedi 19 septembre 2015

Des nouvelles de la MAP et de la table à repasser

J'ai fait un petit tour sur le blog... et j'y ai vu avec une horreur non dissimulée que je ne vous avais pas donné de nouvelles de nos nouveaux lutins !!!! Argh. Manquerais-je à tous mes devoirs ????

Alors voilà. Je ne peux pas vous laisser sans savoir ce qui est advenu de notre machine à pain toute neuve mais qui, vous vous en souvenez sans doute fort bien, ne fonctionnait pas du tout.

Je me suis rendue au magasin où je l'avais achetée dès que j'ai pu le faire. Le mardi suivant, donc. Parce qu'au Gobolistan, avec trois enfants et un bébé, en plus d'un mari et de moi-même, nous mangeons beaucoup de pain. Donc une MAP, c'est juste un investissement de base et très vite rentabilisé, vous pouvez me croire !
Au magasin en question, je suis arrivée avec la MAP dans son emballage d'origine (avec le mélangeur et tout et tout) et je suis allée directement au SAV qui, bien sûr, était fermé ce jour-là (allez savoir pourquoi, ce jour-là justement... il y a des mystères, comme ça, dans la vie...). Bref. Je ne me suis pas laissée démonter, je suis allée à la caisse parce qu'il n'y a simplement pas d'accueil formalisé. Juste une personne de temps en temps qui voit un client entrer (une personne qui, elle, n'a pas de clients à conseiller à ce moment-là et attend donc le chaland. Faut être pragmatique). Ce jour-là, bien sûr, tous les conseillers étaient occupés et les deux hôtesse de caisse au téléphone. J'ai patienté, bien décidée à ne pas quitter ce magasin sans avoir une MAP en état de marche.
Dès que la première hôtesse de caisse a raccroché son téléphone, je me suis avancée vers elle et lui ai exposé mon problème :
"Eh bien voilà : j'ai acheté une machine à pain ici samedi dernier, il y a donc trois jours, je l'ai ramenée chez moi, je l'ai nettoyée, puis branchée et mise en route et... rien."
- Comment ça, rien ?
- Ben rien. Il ne s'est rien passé.
- Allez voir ma collègue, c'est elle qui s'occupe du SAV."
La collègue en question, c'était celle qui était toujours au téléphone pour une histoire de carte de fidélité qui fait aussi crédit. J'attends de nouveau patiemment qu'elle ait terminé sa conversation et je re-raconte mon histoire.
- Je vous appelle le SAV.

Quelques minutes plus tard, un jeune homme arrive du fin fond du magasin et je suis obligée de tout reprendre à zéro.
- Vous avez bien branché la machine ?
- Ben oui.
- Et votre prise, elle fonctionne ?
- Ah oui, j'ai même vérifié avec la machine à café.
- OK. Donc c'est quoi, le problème ?
- Ben c'est à vous de me le dire, non ? Elle ne marche pas, quoi. Elle ne se met même pas sous tension. Il n'y a rien qui se passe.

Après quelques minutes, il a débranché une lampe en exposition, a branché dessus la MAP défectueuse et a pu constater de visu qu'effectivement, il ne se passait rien de rien.
- OK. Je vais vous en chercher une autre.
Il revient quelques instants plus tard et me met un autre carton identique au premier dans les bras.
- Mais monsieur, comment je peux être sûre que celle-ci, elle va marcher ? Parce que je n'ai pas trop le temps de revenir encore et encore, là...
- Si vous voulez, on peut la brancher pour voir si elle marche ?
- Euh... oui, je veux bien, en fait. C'est le meilleur moyen de savoir, non ?

Il est retourné vers la lampe, la redébranchée, a déballé la MAP toute neuve, l'a sortie du carton et l'a branchée et là, ô miracle ! Un "Bip !" sonore ! Youpi !!!
Quelques instants après, je quittais le magasin avec ma nouvelle MAP sous le bras. Ouf, ce soir-là, j'allais pouvoir faire du pain !

Je ne suis pas rentrée tout de suite pour autant. Parce que j'avais un autre problème à résoudre : celui de la table à repasser. Plus simple, certes, mais quand même. Un peu plus loin se trouve le supermarché où je vais d'habitude. Et je savais qu'il y avait là-bas à peu près tout, y compris une table à repasser. Je fonce donc directement dans ce rayon mais, pas de bol, ils l'avaient déplacé à cause des travaux... je cherche un peu et finis par trouver le bon endroit un peu plus loin. Seulement là, je me suis retrouvée face à un dilemme : quelle table choisir ? Le modèle large ou le standard ? Parce que c'est bien gentil, une table large, c'est pratique pour les chemises, les robes... mais ça coûte deux fois le prix du modèle standard ! Et accessoirement, au mois de mai, nous n'avions plus un centime en banque. Alors acheter la même semaine une MAP et une table à repasser, ça fait un peu mal.
J'ai donc opté pour le modèle standard, me disant que de toute façon, c'était le modèle large qui m'avait lâchement laissée tomber trois jours plus tôt et que si celui-ci durait aussi longtemps que le premier, ça ne valait pas le coup de payer deux fois plus cher. Et puis, il y avait une autre raison : ma petite sœur m'avait envoyé, pour mon anniversaire, une housse pour ma table à repasser, avant qu'elle ne rende l'âme bien sûr (la table, pas ma sœur ! Enfin, vous pensez à quoi, là ???). Et que cette housse était très bien mais... adaptée au modèle standard et pas au modèle large. Ni une, ni deux, je suis repartie avec ma table à repasser sous le bras (non, en fait, je l'ai mise dans le caddie mais j'étais en train de m'imaginer en train d'aller à la caisse avec une table à repasser sous le bras gauche et Louise-Marie dans l'autre... c'est juste impossible ! :)

Finalement, j'ai installé tout le monde (Louise-Marie au lit, la table à repasser dans la future buanderie-salle-de-bains et la nouvelle MAP dans la cuisine) et hop ! une petite séance de repassage pendant que les lutins pétrissent, y'a que ça de vrai, je vous le dis tout net !

vendredi 18 septembre 2015

Eté 2015 au Gobolistan

Mon dernier message ici date du mois de mai... ça fait un bail, donc.
Autant arrêter de se voiler la face : je n'arriverai jamais à écrire régulièrement sur ce blog, ni sur les autres, d'ailleurs. Parfois, je tente de rattraper le retard en vous reparlant ici, photos à l'appui, des changements à la maison, des enfants qui grandissent... mais la vérité, c'est que je cours après le temps. Tout le temps.

Cet été n'a pas fait exception à la règle. Et pour tout un tas de raisons d'ailleurs.

Il y a d'abord eu, avant même les grandes vacances, la course à Strasbourg pour préparer l'intervention que je devais subir au mois de juin et qui m'a laissée complètement hors service pendant plus de trois semaines au mois de juillet. Je tournais littéralement au ralenti, faisant avec peine en une journée ce qu'auparavant je faisais en moins d'une heure. Ou plutôt, non. Je faisais le matin ce que j'avais décidé de faire (au hasard : une lessive), et j'étais ensuite assez fatiguée pour tout le reste de la journée. Heureusement, du coup, que c'était les vacances et non pas le mois de juin. Parce qu'avec tout ce qu'il y a à faire au mois de juin (spectacles de fin d'année, réunions diverses pour faire les bilans des activités de l'année scolaire, préparation de la rentrée avant que tout le monde soit parti se reposer sous d'autres cieux...), assurer tout cela en sortant de l'hôpital, rétrospectivement, je me dis que ça aurait simplement été totalement impossible.
Je remercie donc mon chirurgien (extrêmement compétent d'ailleurs !) d'avoir eu un empêchement le 10 juin et d'avoir repoussé l'intervention au 26 ! Il y a des circonstances où un petit retard rend beaucoup de services et facilite la vie...
Et puis, j'ai eu de la chance quand même : ma maman a pu venir s'occuper des enfants pendant que je n'étais pas là. Parce qu'il ne faut pas se leurrer : au mois de juin, même si c'est plus "tranquille" dans les vignes qu'au mois de septembre où il y a les vendanges, le travail, pour Jean-Luc, est tout de même très prenant.

Donc, le mois de juin, pour moi, c'est surtout cette opération qui m'a valu une anesthésie de cinq heures et d'être groggy pendant trois semaines. Mais bon, maintenant, tout va bien, c'est le plus important !

En juillet, du coup, j'avais tout mis en standby histoire de pouvoir me reposer. Dans ces cas-là, c'est le minimum vital qui prévaut : soins des enfants, devoirs de vacances si on y arrive et préparation des repas. Une lessive de temps en temps mais pas de repassage (de toute façon, en juillet, il a fait tellement chaud qu'il aurait été totalement délirant de brancher un fer à repasser). De même, d'ailleurs, pour les repas où nous avons beaucoup varié sur le thème de la salade (mes neveux se souviennent encore de leurs dix jours chez nous en juillet 2014). Sauf qu'en 2015, je n'ai pas fait autant de gâteaux... :) !

Fin juillet, durant la dernière semaine, j'étais un peu plus en forme et un peu plus moi-même. Du coup, quand des amis se sont annoncés pour dix jours de vacances chez nous, j'étais parée pour les recevoir décemment : ménage, rangement, courses, lits pour 6 personnes en plus de nous, tout était prêt. Et puis, il y avait aussi un deal entre nous : "On vous loge et on vous nourrit autant de temps que vous le voulez. Vous arrivez quand vous voulez, vous repartez quand vous le souhaitez, vous êtes chez vous ici. La seule petite chose qu'on vous demande, c'est... trois jours de baby-sitting !"

Eh oui. Il faut dire que notre curé nous avait demandé de participer avec lui et tout notre groupe de prière (8 adultes au total) à une retraite dans un Carmel à un peu moins de deux heures de route de chez nous, dans le Jura suisse. Sans les enfants, histoire d'être un peu à ce qu'on faisait et non pas occupés à savoir comment va notre nombreuse progéniture.
Pari gagné : les amis ont accepté la mission et ont gardé Nathanaël, Rebecca et Louise-Marie du 3 au 7 août, pendant que Noémi était à Lunéville chez sa marraine. Merci à eux, ainsi, d'ailleurs, qu'à la marraine de Noémi d'avoir assumé cette lourde charge !

Cette retraite a été un moment très fort de communion avec les autres membres du groupe de prière. L'objectif était simple : il devenait urgent pour nous de savoir ce que deviendrait ce groupe à la rentrée. Comment allions-nous continuer ? Et d'ailleurs, allions-nous continuer ?
Finalement, toutes les questions n'auront pas trouvé de réponses, mais ce qui s'est passé durant ces trois jours a permis de construire quelque chose de solide entre nous. C'est encore un peu tôt pour en voir les fruits, mais nul doute qu'ils seront importants.

Le mois d'août s'est ensuite déroulé tranquillement, en rangement et préparatifs. En effet, une fois n'est pas coutume, j'avais décidé de fêter dignement mon anniversaire. C'est qu'on n'a pas quarante ans tous les jours, hein !

Donc, le 22 août, nous avons pu réunir... 39 personnes exactement, en comptant les enfants. Ce fut une soirée très réussie, et les enfants nous ont fait une petite surprise. Mais ça, je vous en parlerai dans un prochain billet ! (sinon, ça va encore faire des billets à rallonge... :) )

lundi 25 mai 2015

Les aventures de Louise-Marie

Je vous ai parlé de nos MAP, mais pas de Louise-Marie. Qui grandit, même si elle refuse toujours de parler. Je pense que ça viendra un jour, mais elle n'est pas pressée pour deux sous, sachant qu'elle se fait parfaitement comprendre avec juste "etssssss" et "papa !". 

Et pourtant, elle grandit. Elle sait maintenant monter et descendre les escaliers en marche avant, en marche arrière, debout et à quatre pattes. La technique utilisée dépend essentiellement de son bon vouloir et/ou d'un éventuel changement d'avis en cours de route.
Sinon, elle mange (presque) toute seule. Si, véridique. Et (presque) sans en mettre partout.
La preuve en vidéo.



Elle en a fait, des progrès, non ? Accessoirement, elle a quand même bientôt deux ans, il est donc temps qu'elle fasse certaines choses toute seule. Depuis quelques temps aussi, elle revendique le droit de s'asseoir sur le pot. Sauf que jusque là, c'est juste pour faire comme les grands (sachant qu'elle n'a pas du faire le lien entre le pourquoi et le comment de la chose) et qu'elle se relève aussitôt. Sauf aujourd'hui, où elle s'est assise dessus alors qu'elle était en train de faire caca. Du coup, le caca est tombé dans le pot. Elle a bien sûr voulu jouer avec, mais là, il y a des limites à ce que j'accepte comme expériences. Je l'ai bien sûr félicitée chaleureusement, histoire de fêter ça et de lui montrer que ce serait vraiment bien qu'elle recommence, mais pour l'instant, elle n'a pas l'air de vouloir retenter l'exploit. On verra ça un peu plus tard !

Et promis, dès qu'elle se met à associer deux mots qui ont un sens (et non pas "ta-etssssssss"), je la filme et poste la vidéo. Parce que ce jour-là sera vraisemblablement à marquer d'une pierre blanche !

Panification... ou les aventures de la MAP*

Ah là là !!! Ça fait de nouveau super longtemps que je n'ai pas donné de nouvelles de toute la maisonnée. Et pourtant, il s'en passe, des trucs importants pour nous et les enfants !!! 

Bon d'abord, on va parler de ce qui fâche. Et dans ce domaine, on a fait très fort, samedi.
Depuis quelques temps, la machine à pain que ma sœur nous avait donnée il y a un peu moins de 4 ans (avant son départ pour le Québec) donnait visiblement des signes de faiblesse. Nous nous attendions donc, sous peu, à la mort probable des lutins. En fait, ce ne sont pas les lutins eux-mêmes qui ont rendu l'âme mais le bol mélangeur où on leur donne les ingrédients pour qu'ils en fassent du pain. Depuis quelques temps, la fonction "départ différé" était proscrite parce que le liquide que l'on met au fond du bol (du lait ou de l'eau en fonction du résultat souhaité) fuyait lamentablement et traversait la MAP* pour se retrouver dessous. Du coup, il n'y en avait plus assez à l'intérieur pour faire du pain ou de la brioche, ce qui a donné lieu à des petits-déjeuners assez... disons... expérimentaux.
Donc, nous avons cherché à nous resservir de notre ancienne MAP, de la même marque que celle de ma soeur, mais que nous n'utilisions plus depuis notre déménagement à Ebersheim parce que, dans ledit déménagement, nous avions perdu le mélangeur (ce petit couteau en métal que l'on met au fond du bol mélangeur pour... mélanger les différents ingrédients, comme son nom l'indique). Donc plus de mélangeur dans notre MAP, mais ô joie, ô bonheur, celui de la machine de ma soeur pouvait tout aussi bien faire l'affaire, puisqu'il s'agissait du même. 
Sauf que, si le nôtre était amovible, ce qui explique que nous ayons fini par le perdre, ce n'était pas le cas de celui de la MAP de ma soeur. Nous avons donc été obligés de casser le bol pour l'en retirer, pour nous rendre compte qu'il était monté sur une tige dont il était parfaitement solidaire et... qu'il était impossible de l'adapter sur notre propre MAP. Dommage.
Du coup, Gobolof, qui n'est jamais à court d'idées, a entrepris de bricoler un nouveau mélangeur pour l'adapter à notre ancien bol, plus grand et non fuyant celui-ci. Après quelques essais, le nouveau mélangeur fut installé et l'expérience lancée : obtiendrions-nous du pain ???

Dès les premières minutes, l'espoir fut à son comble. Non seulement la machine fonctionnait, mais, en plus, le "mélangeur" bricolé tournait correctement et, mieux encore, il mélangeait bien les ingrédients ! Youpi ! Aurions-nous trouvé une solution à bas coût, en attendant l'achat d'une nouvelle Machine ?
Hélas, trois fois hélas, après quelques minutes de "brassage", comme disent nos amis québécois, le mélangeur s'est arrêté de tourner alors que le pétrissage n'était pas terminé, loin de là. Retrait du pâton de la MAP, examen du mélangeur... pour constater qu'il avait suffit de quelques minutes pour agrandir le trou que Gobolof avait fait pour l'adapter sur le bol, alors qu'il avait fallu une bonne demi-heure d'efforts à la perceuse pour faire le trou en question. Dure, dure, la vie de bricoleur du dimanche samedi. 

Devant ce fiasco, nous avons pris la décision de nous mettre en quête d'une nouvelle machine et d'adopter de nouveaux lutins dans notre maisonnée. Après tout, cela faisait un moment que ceux-ci étaient là, ils avaient bien le droit de prendre leur retraite. Ni une, ni deux, nous voici au magasin et, moins dix minutes plus tard, nous repartions avec nos nouveaux locataires et une machine à pain toute neuve. 
Première opération : lire la notice, déballer, nettoyer... et mettre en route parce que c'est bien beau, tout ça, mais du pain, il nous en faut en quantité quand même, avec 6 personnes à nourrir.
Je branche donc notre nouvelle acquisition et... tadaaam ! Rien.
Rien du tout. Nada. 
J'ai d'abord cru que la prise de courant avait un problème. J'ai donc branché la MAP sur la prise d'à côté. Rien non plus.
Du coup, j'ai vérifié les prises en y branchant successivement la machine à café qui, elle, bénéficie d'un témoin lumineux permettant de vérifier qu'elle est bien sous tension. Et... elle était sous tension dans les deux cas. Donc le problème ne vient pas des prises, mais de l'alimentation électrique de la nouvelle venue.
Diantre. Faire du pain va devenir un tantinet compliqué, là.

Oui, sauf que... nous avons encore notre ancienne MAP, celle qui n'a pas de mélangeur mais qui fonctionne plutôt bien puisqu'elle a réussi à commencer le pétrissage du pain. Ni une, ni deux, on retire le mélangeur de la nouvelle MAP pour le mettre dans l'ancienne et... miracle !!! Cette fois, ça marche. Ouf. On aura du pain pour le petit déjeuner, demain matin !!
Et justement, au cours du dîner, alors que le pétrissage est toujours en cours (il a fallu relancer le programme, mais ce n'est pas un problème, ce sera juste mieux pétri, plus longtemps), une odeur de brûlé monte doucement dans la cuisine. Premier réflexe : vérifier la gazinière, mais non, rien n'est en train de carboniser, pour une fois.
Après une brève recherche, nous en concluons que l'odeur suspecte vient de la direction du cellier, dont BBK a ouvert la porte quelques minutes plus tôt pour en sortir je ne sais quel pot de sauce tomate. Et comme Gobolof y a fait du plâtre il y a une semaine et qu'aucune aération n'a encore été faite dans ce petit réduit, force est de constater que l'odeur du plâtre a tendance à se répandre dans la cuisine dès que la porte du cellier est ouverte. 
Oui, mais ce n'est pas vraiment une odeur de plâtre... mais plutôt une odeur de brûlé, là. Et... que vois-je, soudain, à ma gauche, sur la table où se trouve la MAP ? Des flammes !!! Qui s'échappent joyeusement de la grille d'aération de notre belle machine à pain qui a si longtemps rendu de bons et loyaux services à Sélestat...
RIP, MAP.

Bon. Nous voilà bien. Trois machines à pain dont deux HS et une neuve qui refuse de s'allumer. Que faire, sachant qu'il nous faut du pain et qu'accessoirement, c'est le week-end de la Pentecôte et que les magasins seront fermés demain ?
J'ai donc pris le taureau par les cornes et décidé de faire du pain à l'ancienne. De terminer le pétrissage à la main et de mettre le pain à lever dans le cellier (oui, ça pue, mais c'est aussi l'endroit où il fait le plus chaud...). Seulement, quand Gobolof m'a vue mettre le pain là-dedans pour le faire lever, son sang n'a fait qu'un tour. Il a alors repris le pâton qu'il a mis dans la cuve de notre ancienne MAP (celle qui s'est mise joyeusement à flamber) et a collé la cuve... au four ! Oui ! Comme ça, directement !
Et bien sûr, il a allumé le four.
Au final, on a bien eu du pain. Mais faute d'avoir laissé le temps au pâton de lever correctement et de connaître la bonne température de cuisson... ben... il n'était pas assez cuit, ce pain ! Mangeable, certes, mais un peu collant et avec une croûte très fine et bien pâle...

Bref, tout aurait pu s'arrêter là, et on aurait pu se dire : "pas grave, mardi, on retourne au magasin et on fait jouer la garantie, le SAV, etc.", mais ça aurait sans doute été un peu trop simple. 
Dans la foulée du pain, j'ai essayé d'avancer un peu dans le repassage du linge. J'ai donc pris la table à repasser qui était stockée dans la cuisine parce que Gobolof avait fait des travaux dans la future salle de bains-buanderie qui se trouve à côté et avait donc fait de la place pour pouvoir travailler, et j'ai tenté de la réinstaller dans la future buanderie... sauf que ladite table à repasser s'est joyeusement effondrée sur elle-même, se mettant illico en grève, un peu comme les lutins de la MAP.
En regardant en-dessous, Gobolof et moi avons bien remarqué que les soudures des pieds étaient quelques peu... pourries. Et que cela devait expliquer en grande partie la grève spontanée de la table à repasser. Me voici donc exemptée pendant quelques jours de repassage et de pain maison. Jusqu'à ce que j'aie un moment pour remplacer la table et la MAP, ce qui devrait être possible mercredi. Parce que mardi, j'ai un emploi du temps de ministre qui m'attend. Rendez-vous à Strasbourg, prévu depuis depuis deux mois et impossible à déplacer et, accessoirement, un bébé à la maison, des enfants à réceptionner et à conduire à droite et à gauche pour leurs activités diverses et variées. On verra si, dans cet emploi du temps quelque peu chargé, je trouve dix minutes pour m'enquérir d'une nouvelle table à repasser et pour rendre la nouvelle MAP-qui-ne-fonctionne-pas et en récupérer une autre qui, elle, aura l'avantage, je l'espère en tout cas, de bien vouloir faire son office...


___________________
*MAP : Machine A Pain, à ne pas confondre avec l'AMAP, Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne. Ce n'est pas pareil, même si nous utilisons les deux au Gobolistan.

samedi 11 avril 2015

Et pendant ce temps-là... Louise-Marie grandit !!!

Cela fait un bon moment que je n'ai plus donné de nouvelles de notre petite dernière...

À 20 mois, Louise-Marie tient très bien son crayon !

21 mois, toujours les doigts dans la bouche (désolée, la photo est floue... mais c'est la seule que j'ai ! Argh !!!)


Et à 22 mois... Louise-Marie dessine (non, le lapin, je vous rassure, c'est moi qui l'ai fait !). Et c'est toujours une chipie !





vendredi 10 avril 2015

Des nouvelles des travaux !

Depuis quelques mois (oui, je sais, c'est long !), Jean-Luc avait débuté les travaux de l'entrée de la maison. Cette entrée où il y avait autrefois un lavoir et qui était simplement bétonnée (au sol comme aux murs) avec, sur les murs, justement, une tentative de décoration du grand-père des héritiers qui nous ont vendu la maison : des pochoirs figurant des feuilles vertes. On a fait mieux, depuis, comme déco, il faut bien le dire.

Donc, à la fin de l'année dernière, Jean-Luc s'était attaqué à l'isolation (je crois que c'était au mois d'août, alors ça date !) et au plâtre. Puis, il avait commencé à poser la fibre sur le plafond et c'en était resté là quelques temps. Un jour, il en a eu marre de voir cette pièce qui n'en était pas une et a décidé de la terminer. Le début du chantier a été officialisé en février pour se terminer au mois d'avril. C'est qu'entre les livraisons et les nombreuses activités des week-ends, il manque quelque peu de temps, mon cher mari ! Enfin, le résultat est là, conforme à ce que nous attendions. Et ça fait du bien. (il est doué, hein, mon homme ??? :) )



Tout a donc commencé (ou presque !) par le retrait de l'affreux lambris vert qui masquait l'escalier. Et là, nous avons eu la bonne surprise de voir que l'escalier tenait sans le mur ! Youpi. Parce que sinon, ça aurait été une autre paire de manches ! Bon. Une fois la peinture appliquée sur les murs, c'est quand même un peu mieux !



Et puis il a fallu passer à l'étape carrelage. Jean-Luc s'était déjà bien entraîné dans la maison de Sélestat, mais quand même, travailler avec des carreaux de formes et de tailles différentes, c'est pas simple tous les jours. Et nous voulions faire ce losange bleu, pour la bonne raison que nous voulions garder quelque chose de l'ancienne entrée. Or dans le béton du sol, en regardant bien, il y avait un double losange dessiné au sol...
Et après le carrelage, viennent les joints ! 

Et voilà le travail, une fois terminé :




Même les enfants s'y sont mis (surtout Nathanaël en fait) pour le rangement et le ménage ! Et ça valait le coup !

Mais il manquait quand même un élément important : la penderie. Récupérée chez des amis, il a fallu ruser pour l'adapter. Et faire appel au système "D"...


Il y a encore une chose que vous n'avez pas vu (mais là, il va falloir attendre : je n'ai pas encore pris de photos !), c'est la rambarde de l'escalier (parce que la laisser en l'état (voir l'une des photos au-dessus), c'était impossible. On risquait quand même la casse... Aujourd'hui, elle est presque terminée, mais il va falloir attendre le retour du viticulteur-peintre-carreleur-ébéniste-menuisier-et-tutti-quanti pour la fin !