dimanche 20 mars 2016

Aventures gobolistanaises en janvier - épisode 1

Des fois, au Gobolistan, on se fait quelques frayeurs...
Il se trouve qu'au mois de janvier, le 22 pour être précise, il y avait de la neige un peu partout près de chez nous. Oh pas 15 cm, non, ni même 5 d'ailleurs. Juste une petite pellicule et de jolis cristaux sur les branches des arbres. Rien de très embêtant, on pouvait d'ailleurs très bien circuler.
Mais voilà, de la neige, il y en avait aussi sur les toits, en particulier sur celui de notre maison. Et comme je ne suis pas très rapide à la comprenette, parfois, eh bien j'en viens à tirer trop rapidement des conclusions erronées ou bien à ne pas réagir assez vite à une situation quelque peu problématique. C'est selon l'humeur du jour, si vous voyez ce que je veux dire.

Donc, le 22 janvier, il y avait encore de la neige sur le toit. Et il faisait un bon petit -4°C, ce qui incitait à rester au chaud. Cette semaine-là, Jean-Luc était parti le mercredi précédent (le 20, quoi), pour un salon à Vannes et les livraisons qui vont avec. Il ne devait rentrer que le lundi suivant. De plus, nous avions Thibault, le fils aîné de ma soeur, qui passait une semaine chez nous pour son stage de découverte du monde professionnel de classe de Troisième. Les enfants étaient plutôt contents, Thibault aussi... Bref, tout allait bien ou presque dans le meilleur des mondes.

Le samedi matin, 23 janvier, le réveil fut un peu plus facile que les jours précédents, à cause d'un redoux impressionnant. Et la tendance s'est confirmée : +10°C dans l'après-midi ! Bien sûr, toute la neige du toit se mit à fondre. Et c'est sans surprise aucune que j'ai vu des cataractes d'eau couler par la gouttière jusque dans le caniveau situé devant la maison.
Seulement voilà, le 24 janvier, vers 8h30 du matin, alors que je revenais de Sélestat où j'avais déposé Thibault à la gare pour son voyage de retour vers l'appartement qu'il habite avec son frère et sa maman (ma soeur, quoi !), je vis avec beaucoup de circonspection que l'eau coulait toujours par la gouttière. Et j'en fus quelque peu étonnée, parce que je ne pensais tout de même pas qu'il y ait assez de neige sur le toit pour que ça coule non-stop depuis la veille au matin...
Un peu pressée par le temps (je n'avais pas encore mangé et les enfants n'étaient pas prêts alors que Nathanaël était noté au tableau des servants d'autel pour la messe de 10h30 ce matin-là), je décidai de remettre la réponse au problème à plus tard et m'en fus ouvrir les volets du salon, les seuls que je n'avais pas eu le temps d'ouvrir ce matin-là, histoire de faire profiter cette pièce de la relative chaleur ambiante.
J'ai allumé la lumière... et je l'ai éteinte immédiatement. Je venais d'un coup de comprendre ce que c'était que ce bruit de cataracte que j'entendais depuis la veille et que je pensais au départ venir du toit, puis de la cave où se trouve la pompe immergée qui se met automatiquement en route en cas d'inondation (nous sommes 30cm au-dessus de la nappe phréatique, apparemment), ce qui arrive somme toute assez régulièrement en hiver et ne m'alarme pas outre mesure d'habitude, mais là, c'était quand même bizarre... parce qu'il n'avait pas plu depuis des lustres (à l'exception notable de la neige tombée en début de semaine) et que les routes, habituellement coupées en cas d'inondation, ne l'étaient pas du tout à ce moment-là. Bref, il y avait un truc qui ne collait pas dans le paysage, et je venais de comprendre lequel.

L'eau coulait bien, mais en provenance du plafond du salon, en passant par le lustre situé au-dessus du tapis du coin télé. Eh oui. Rien que ça.
J'ai beau être un peu lente parfois, je sais quand même que le mélange eau + électricité ne fait pas bon ménage en général. J'ai donc éteint la lumière, atteint (dans le noir complet) la première fenêtre à droite et ouvert le volet, histoire de voir ce qui se passait à la lumière du jour. Et je n'ai pas été déçue.
Ce que j'ai vu était assez délirant, avec une sorte de robinet ouvert en grand dans le lustre, qui déversait des litres et des litres d'eau directement sur le tapis. Ça gouttait sérieusement, éclaboussant au passage les fauteuils Ikea blanc et les poufs verts des enfants. J'ai contourné le tapis pour atteindre la deuxième fenêtre, avant de m'apercevoir que le tapis lui-même (pourtant d'une bonne surface) était totalement imbibé d'eau... J'ai donc évalué rapidement la situation et me suis mise à éponger l'eau, avant de comprendre que pour que ce travail de titan ne ressemble pas au tonneau des Danaïdes, il fallait d'abord que je trouve d'où venait la fuite pour pouvoir l'arrêter. Comme ça venait du plafond, j'ai réfléchi au moins trois secondes avant de réaliser que le seul point d'eau au-dessus du salon, c'était le robinet se trouvant sur le balcon du côté des chambres des enfants. Ni une, ni deux, je suis montée au premier étage, j'ai ouvert la porte-fenêtre... et ai trouvé le robinet ouvert à fond, déversant des litres d'eau à n'en plus finir. Avec beaucoup de peine, j'ai réussi à fermer le robinet, en me disant qu'il y avait quand même un "truc" qui n'allait pas dans tout ça : si le robinet avait été ouvert, pourquoi l'eau coulait-elle dans le salon et par la gouttière, et non pas simplement par la gouttière ? Il y avait donc forcément un problème quelque part ailleurs.

Je suis retournée au salon et ai commencé mon travail de titan consistant à éponger. J'ai commencé par les côtés du tapis, histoire de pouvoir approcher le tapis lui-même sans risquer de me casser un jambe en glissant dans la pataugeoire qu'était devenue mon salon. Et puis, alors que le robinet était fermé, je me suis rendu compte que le débit de l'eau ne diminuait pas du tout. Il y avait donc bien un autre problème ailleurs.
Entre-temps, Nathanaël s'était levé et avait fini son petit déjeuner et mon manège ne lui avait pas échappé. Il prit donc le relais à la serpillière et j'allai cette fois-ci à la cave pour trouver une solution à ce déluge. Entre-temps, j'avais attrapé le téléphone et j'essayais de joindre Jean-Luc qui, lui, s'en allait à la messe. Mais j'ai eu de la chance, j'ai réussi à l'appeler juste avant, ce qui m'a permis de savoir où chercher. Il m'a alors confirmé ce que je pressentais : il avait bien coupé l'arrivée d'eau du robinet du jardin, avant l'hiver... mais il avait oublié celui de la terrasse. Le gel avait donc fait son effet... et le dégel le sien. Il n'y avait aucun doute que la canalisation menant au robinet extérieur du premier étage avait gelé puis explosé sous l'effet du gel. Le dégel venu, le trou avait laissé filer l'eau qui s'infiltrait maintenant dans le plafond du salon et inondait toute la pièce. Youpi.

J'ai donc abandonné Nathanaël au salon, j'ai foncé à la cave où j'ai trouvé l'arrivée d'eau de la maison, que j'ai coupée avant de chercher la vanne qui fermait le tuyau d'eau du premier étage. Puis je suis remontée dans le bureau du premier étage, espérant y trouver la marche à suivre pour appeler l'assurance et déclarer le dégât des eaux, sachant que c'était dimanche et qu'il risquait de n'y avoir personne à l'autre bout du fil.
J'ai quand même eu de la chance : mon assurance maison a une permanence pour les dimanches et les jours fériés, avec une vraie personne chargée de prendre les appels, de faire la déclaration du sinistre même s'il faut attendre le jour ouvré suivant pour engager la procédure.
Rassurée, j'ai envoyé Nathanaël se changer avant de reprendre l'épongeage du salon et n'ai arrêté que quand 10h15 a sonné et qu'il était temps d'aller à la messe.
Entre-temps, les filles, au premier étage, m'avaient signalé une drôle d'odeur. Mais quand j'étais montée pour chercher des vêtements pour habiller Louise-Marie, je n'avais rien constaté d'anormal et en avait donc conclu que les enfants paniquaient un peu trop.

Après la messe, nous sommes rentrés à la maison où j'ai préparé un repas rapide, histoire de profiter des quelques heures de jour qui restaient encore pour terminer le nettoyage du salon. Seulement voilà, quand j'ai voulu coucher Louise-Marie vers 13h30, j'ai cette fois-ci nettement senti une forte odeur de brûlé en haut de l'escalier menant au premier étage, soit juste au-dessus du salon inondé.

Et là, j'ai paniqué.
Odeur de brûlé après une inondation dans le salon, où l'eau a emprunté le circuit lumière pour se frayer un chemin vers le tapis, ça ne me disait rien d'autre que "et si tu avais un incendie dans le faux-plafond que le détecteur de fumée n'a pas encore détecté ?"

Que faire ? Où aller avec les enfants ? Comment les mettre en sécurité si jamais il le fallait ?

J'ai alors appelé à la rescousse des amis du village, espérant qu'ils pourraient prendre les enfants le temps que je trouve l'origine de l'odeur. Sauf que les copains en question étaient à l'autre bout de l'Alsace. J'ai raccroché, au bord de la panique cette fois, et j'ai rappelé mon cher mari, toujours à 1000 km de là et sans doute tout autant paniqué que moi, avec en plus la certitude qu'en étant aussi loin, il ne pouvait strictement rien faire pour m'aider... Bref, je lui ai fait part de mon inquiétude et j'ai raccroché parce qu'on sonnait à la porte. Avant de raccrocher, j'ai quand même eu le temps de l'entendre me dire qu'il allait appeler l'électricien, histoire qu'il voie ce qui se passait dans le plafond. Je me disais, en allant ouvrir la porte, que ce n'était pas gagné parce que trouver un électricien un dimanche, c'était quand même une sacrée gageure. Et en ouvrant la porte, quelle n'a pas été ma surprise en voyant débarquer une autre amie, pharmacienne du village, accompagné d'un homme à peu près de son âge (et du mien) qui m'était totalement inconnu. Je les ai fait entrer, un peu sonnée qu'ils soient là alors que je ne savais pas du tout comment ils avaient pu savoir quand mon amie me dit qu'elle venait d'avoir un appel de notre ami commun (celui que j'avais appelé un peu avant) et qu'il lui avait demandé de passer pour voir si elle pouvait m'aider avec mon début d'incendie. Et coup de chance, son frère, pompier, était avec elle pour le déjeuner... et il me proposait son aide !

Un peu rassurée, nous avons fait le tour de la maison, depuis la cave jusqu'au grenier, histoire de voir de près cette histoire d'odeur de brûler (si je peux parler ainsi). Dans la panique, mon premier réflexe, avant d'appeler les copains, avait été de faire disjoncter les deux disjoncteurs de la maison. Je n'avais donc plus d'électricité ni de téléphone et j'avais dû utiliser le portable pour appeler à l'aide, malgré un réseau de téléphonie mobile plus qu'aléatoire. Du coup, après nous être assurés qu'il n'y avait pas de départ de feu apparent, nous sommes revenus vers les deux disjoncteurs et nous avons commencé à remettre progressivement l'électricité, pièce par pièce, en attendant à chaque fois pour voir si le fusible "tenait" ou s'il se mettait à disjoncter sous un éventuel court-circuit. Il n'y eut rien, heureusement, mais par sécurité, nous n'avons pas remis le circuit électrique du salon sous tension (pas fous, non plus !). 

Nous en étions là quand on a à nouveau sonné à la porte d'entrée. Cette fois-ci, c'était l'électricien qui s'était occupé de refaire toute l'électricité de la maison, sauf dans le salon, justement, où nous avions décidé d'attendre d'avoir un peu plus d'argent avant de tout refaire... 
Il a démonté en partie le lustre (heureusement que j'avais épongé et réussi à rouler le tapis situé juste en-dessous, sinon l'opération aurait sans doute été à la fois dangereuse et digne des aventures de Moogli dans la jungle humide du Bengale version Grand Ried) et vérifié ce qu'il pouvait voir depuis l'échelle sans démonter tout le plafond... et il n'a rien vu de particulier, si ce n'est que les fils électriques étaient en parfait état mais mouillés et que ça ne pouvait pas venir de là, parce que la gaine qui les protège est en plastique imperméable et en très bon état. 
Seule conclusion possible : si départ de feu il y a eu, ce ne peut être que dans le plafond, à cause d'un court circuit provoqué par l'eau sur un domino situé quelque part entre la boîte de dérivation dans le mur et le lustre.
J'ai donc remercié à la fois mon amie et son frère d'être venus à la rescousse et l'électricien d'avoir pris sur son repos dominical bien mérité pour pouvoir secourir une pauvre mère de famille nombreuse et temporairement monoparentale d'un pseudo incendie consécutif à une véritable inondation due elle-même à un vrai dégât des eaux provoqué par les intempéries hivernales. Maintenant que la situation était quelque peu clarifiée et la maison sécurisée, j'ai pu refermer les volets avant la nuit complète et fermé la porte en interdisant aux enfants d'entrer dans la pièce tant qu'il ferait nuit et que leur père ne serait pas rentré. Parce que, bien sûr, il était impossible de remettre en route l'électricité...

Le lendemain, je suis quand même retournée sur les lieux du sinistre histoire de prendre quelques photos au cas où l'assurance contesterait. Le soir, Jean-Luc rentrait à la maison, encore paniqué à l'idée de ce que j'avais eu à affronter dans la journée, même si je l'avais rassuré plusieurs fois au téléphone.







Je ne sais pas ce qui est le pire, pour un bon père de famille : être à la maison quand il y a un problème de ce genre et ne pas trop savoir quoi faire pour le régler, ou bien ne pas y être, tout en sachant que ceux qu'on aime y sont et se retrouvent seuls pour trouver des solutions... En tout cas, il a eu encore plus peur que nous, mon cher Gobolof !

dimanche 13 mars 2016

Neige hivernale

Cet hiver, nous avons eu quelques jours de neige, au mois de janvier. Et je venais d'avoir un tout nouvel appareil photo numérique (merci, papa et maman !) que je n'avais pas encore beaucoup eu l'occasion d'utiliser. 
Un vendredi, alors que je devais aller chercher Noémi au collège de Dambach, j'ai décidé de partir un peu plus tôt, histoire d'en profiter pour faire quelques clichés.

Et j'ai bien fait : le lendemain, tout avait fondu...








dimanche 6 mars 2016

Ballade en amoureux

Au mois de janvier, nous avons profité, Jean-Luc et moi, d'une journée ensoleillée pour nous promener dans le village. Et nous avons suivi le cours de la rivière qui le longe, l'Aubach. Et c'était drôlement joli !










jeudi 24 septembre 2015

Rentrée des classes !

Ça n'aura échappé à personne, l'été est terminé. Et, il y a un tout petit peu moins de trois semaines, nos chers bambins ont gentiment repris le chemin de l'école.
Avec une amie du village, nous avons désormais une tradition : à chaque fois que l'école recommence (notez : pas uniquement en septembre, c'est valable aussi après les congés de la Toussaint, de Noël, de Février, de Pâques), nous nous retrouvons chez l'une ou chez l'autre pour un thé ou une infusion, histoire de fêter ensemble ce moment formidable où nous nous retrouvons chacune avec un bébé et non plus tous les enfants ensemble. Ce qui veut dire, pour chacune d'entre nous, que nous aurons le temps de faire enfin le ménage, la lessive, et que, ô joie, ô bonheur, la cuisine et les autres pièces à vivre pourront être rangées et qu'il y a un petit espoir pour qu'elles le restent au moins quelques heures. Ce qui n'est déjà pas si mal.

Bref, les enfants sont retournés à l'école. Avec plus ou moins d'entrain, il faut bien le dire, mais en gros, ça s'est bien passé.
Alors pour cette rentrée 2015, nous avons quand même fait les choses en grand. Il fallait bien ça. Nous avons donc trois enfants scolarisés dans trois villes et trois établissements différents, et aucun d'entre eux ne fréquente le même établissement que l'année précédente. Quand je vous disais que nous étions capables de belles performances, au Gobolistan !

Alors en détail, Rebecca est passée du CE2 à l'école des filles (dans le bâtiment qui abrite aussi la mairie et la bibliothèque municipale d'Ebersheim) au CM1 à l'école des garçons (dans le bâtiment situé deux rues plus loin, en face de l'église du village). Elle y a retrouvé une partie de ses copines de l'an dernier, mais sa classe a été coupée en deux et nous avons donc deux classes de CM1-CM2, ce qui veut dire aussi de nombreux visages quasi-inconnus pour elle (dans la mesure où les actuels CM2 étaient déjà à l'école des garçons l'an dernier alors qu'elle était à l'école des filles. En même temps, il ne faut rien exagérer non plus : de nombreuses activités de l'an dernier étaient organisées avec les trois classes (du CE2 au CM2) et il y a eu aussi de nombreux échanges de maîtresses en fonction des matières de prédilection des unes et des autres, afin d'en faire profiter tous les élèves plus longtemps. Une organisation plutôt bien rodée donc, mais qui avait quelque peu effrayé notre Rebecca l'année dernière, au point qu'elle appréhendait de changer de classe. Finalement, elle s'y trouve aujourd'hui comme un poisson dans l'eau, et même plutôt enthousiaste quand il s'agit d'aller à la piscine, comme c'était le cas aujourd'hui.

Nathanaël, lui, est entré en 6e bilingue au collège Mentel, celui où Noémi a passé les deux premières années de collège. Il y a lui aussi retrouvé un certain nombre d'élèves de sa classe de l'an dernier et y semble plutôt à l'aise maintenant. Les deux premières semaines ont été plutôt compliquées pour lui, le plus perturbant étant sans doute le fait d'avoir à emporter un cahier (voire deux selon les matières) différent pour chaque matière. Les premiers jours, il a frôlé la punition plusieurs fois parce qu'il oubliait tout le temps quelque chose (un cahier, du matériel de dessin, une règle ou des feuillets simples...). La leçon a semble-t-il porté certains fruits, puisque depuis quelques jours, il est bien plus organisé dans sa tête et fait de gros efforts pour ne rien oublier.

Noémi a elle aussi changé de collège, les difficultés avec l'une des élèves qui la harcelaient ne semblant pas du tout sur le point de s'amoindrir. Nous avons donc pris la décision, douloureuse mais salutaire pour elle, de la sortir de son ancien collège pour l'intégrer dans le collège de secteur, à Dambach-la-Ville. Et ceci sans aucun problème d'ailleurs, puisqu'elle n'était déjà plus en section bilingue depuis la fin du premier trimestre de Sixième et que l'Education Nationale n'a pas le droit de refuser le transfert d'un élève dans le collège du secteur dont il dépend...
Son intégration est encore problématique pour l'instant, car trop récente pour porter des fruits. Mais l'ambiance paraît d'ores et déjà plus studieuse et moins anxiogène que celle du collège Mentel.
Affaire à suivre !

samedi 19 septembre 2015

Des nouvelles de la MAP et de la table à repasser

J'ai fait un petit tour sur le blog... et j'y ai vu avec une horreur non dissimulée que je ne vous avais pas donné de nouvelles de nos nouveaux lutins !!!! Argh. Manquerais-je à tous mes devoirs ????

Alors voilà. Je ne peux pas vous laisser sans savoir ce qui est advenu de notre machine à pain toute neuve mais qui, vous vous en souvenez sans doute fort bien, ne fonctionnait pas du tout.

Je me suis rendue au magasin où je l'avais achetée dès que j'ai pu le faire. Le mardi suivant, donc. Parce qu'au Gobolistan, avec trois enfants et un bébé, en plus d'un mari et de moi-même, nous mangeons beaucoup de pain. Donc une MAP, c'est juste un investissement de base et très vite rentabilisé, vous pouvez me croire !
Au magasin en question, je suis arrivée avec la MAP dans son emballage d'origine (avec le mélangeur et tout et tout) et je suis allée directement au SAV qui, bien sûr, était fermé ce jour-là (allez savoir pourquoi, ce jour-là justement... il y a des mystères, comme ça, dans la vie...). Bref. Je ne me suis pas laissée démonter, je suis allée à la caisse parce qu'il n'y a simplement pas d'accueil formalisé. Juste une personne de temps en temps qui voit un client entrer (une personne qui, elle, n'a pas de clients à conseiller à ce moment-là et attend donc le chaland. Faut être pragmatique). Ce jour-là, bien sûr, tous les conseillers étaient occupés et les deux hôtesse de caisse au téléphone. J'ai patienté, bien décidée à ne pas quitter ce magasin sans avoir une MAP en état de marche.
Dès que la première hôtesse de caisse a raccroché son téléphone, je me suis avancée vers elle et lui ai exposé mon problème :
"Eh bien voilà : j'ai acheté une machine à pain ici samedi dernier, il y a donc trois jours, je l'ai ramenée chez moi, je l'ai nettoyée, puis branchée et mise en route et... rien."
- Comment ça, rien ?
- Ben rien. Il ne s'est rien passé.
- Allez voir ma collègue, c'est elle qui s'occupe du SAV."
La collègue en question, c'était celle qui était toujours au téléphone pour une histoire de carte de fidélité qui fait aussi crédit. J'attends de nouveau patiemment qu'elle ait terminé sa conversation et je re-raconte mon histoire.
- Je vous appelle le SAV.

Quelques minutes plus tard, un jeune homme arrive du fin fond du magasin et je suis obligée de tout reprendre à zéro.
- Vous avez bien branché la machine ?
- Ben oui.
- Et votre prise, elle fonctionne ?
- Ah oui, j'ai même vérifié avec la machine à café.
- OK. Donc c'est quoi, le problème ?
- Ben c'est à vous de me le dire, non ? Elle ne marche pas, quoi. Elle ne se met même pas sous tension. Il n'y a rien qui se passe.

Après quelques minutes, il a débranché une lampe en exposition, a branché dessus la MAP défectueuse et a pu constater de visu qu'effectivement, il ne se passait rien de rien.
- OK. Je vais vous en chercher une autre.
Il revient quelques instants plus tard et me met un autre carton identique au premier dans les bras.
- Mais monsieur, comment je peux être sûre que celle-ci, elle va marcher ? Parce que je n'ai pas trop le temps de revenir encore et encore, là...
- Si vous voulez, on peut la brancher pour voir si elle marche ?
- Euh... oui, je veux bien, en fait. C'est le meilleur moyen de savoir, non ?

Il est retourné vers la lampe, la redébranchée, a déballé la MAP toute neuve, l'a sortie du carton et l'a branchée et là, ô miracle ! Un "Bip !" sonore ! Youpi !!!
Quelques instants après, je quittais le magasin avec ma nouvelle MAP sous le bras. Ouf, ce soir-là, j'allais pouvoir faire du pain !

Je ne suis pas rentrée tout de suite pour autant. Parce que j'avais un autre problème à résoudre : celui de la table à repasser. Plus simple, certes, mais quand même. Un peu plus loin se trouve le supermarché où je vais d'habitude. Et je savais qu'il y avait là-bas à peu près tout, y compris une table à repasser. Je fonce donc directement dans ce rayon mais, pas de bol, ils l'avaient déplacé à cause des travaux... je cherche un peu et finis par trouver le bon endroit un peu plus loin. Seulement là, je me suis retrouvée face à un dilemme : quelle table choisir ? Le modèle large ou le standard ? Parce que c'est bien gentil, une table large, c'est pratique pour les chemises, les robes... mais ça coûte deux fois le prix du modèle standard ! Et accessoirement, au mois de mai, nous n'avions plus un centime en banque. Alors acheter la même semaine une MAP et une table à repasser, ça fait un peu mal.
J'ai donc opté pour le modèle standard, me disant que de toute façon, c'était le modèle large qui m'avait lâchement laissée tomber trois jours plus tôt et que si celui-ci durait aussi longtemps que le premier, ça ne valait pas le coup de payer deux fois plus cher. Et puis, il y avait une autre raison : ma petite sœur m'avait envoyé, pour mon anniversaire, une housse pour ma table à repasser, avant qu'elle ne rende l'âme bien sûr (la table, pas ma sœur ! Enfin, vous pensez à quoi, là ???). Et que cette housse était très bien mais... adaptée au modèle standard et pas au modèle large. Ni une, ni deux, je suis repartie avec ma table à repasser sous le bras (non, en fait, je l'ai mise dans le caddie mais j'étais en train de m'imaginer en train d'aller à la caisse avec une table à repasser sous le bras gauche et Louise-Marie dans l'autre... c'est juste impossible ! :)

Finalement, j'ai installé tout le monde (Louise-Marie au lit, la table à repasser dans la future buanderie-salle-de-bains et la nouvelle MAP dans la cuisine) et hop ! une petite séance de repassage pendant que les lutins pétrissent, y'a que ça de vrai, je vous le dis tout net !

vendredi 18 septembre 2015

Eté 2015 au Gobolistan

Mon dernier message ici date du mois de mai... ça fait un bail, donc.
Autant arrêter de se voiler la face : je n'arriverai jamais à écrire régulièrement sur ce blog, ni sur les autres, d'ailleurs. Parfois, je tente de rattraper le retard en vous reparlant ici, photos à l'appui, des changements à la maison, des enfants qui grandissent... mais la vérité, c'est que je cours après le temps. Tout le temps.

Cet été n'a pas fait exception à la règle. Et pour tout un tas de raisons d'ailleurs.

Il y a d'abord eu, avant même les grandes vacances, la course à Strasbourg pour préparer l'intervention que je devais subir au mois de juin et qui m'a laissée complètement hors service pendant plus de trois semaines au mois de juillet. Je tournais littéralement au ralenti, faisant avec peine en une journée ce qu'auparavant je faisais en moins d'une heure. Ou plutôt, non. Je faisais le matin ce que j'avais décidé de faire (au hasard : une lessive), et j'étais ensuite assez fatiguée pour tout le reste de la journée. Heureusement, du coup, que c'était les vacances et non pas le mois de juin. Parce qu'avec tout ce qu'il y a à faire au mois de juin (spectacles de fin d'année, réunions diverses pour faire les bilans des activités de l'année scolaire, préparation de la rentrée avant que tout le monde soit parti se reposer sous d'autres cieux...), assurer tout cela en sortant de l'hôpital, rétrospectivement, je me dis que ça aurait simplement été totalement impossible.
Je remercie donc mon chirurgien (extrêmement compétent d'ailleurs !) d'avoir eu un empêchement le 10 juin et d'avoir repoussé l'intervention au 26 ! Il y a des circonstances où un petit retard rend beaucoup de services et facilite la vie...
Et puis, j'ai eu de la chance quand même : ma maman a pu venir s'occuper des enfants pendant que je n'étais pas là. Parce qu'il ne faut pas se leurrer : au mois de juin, même si c'est plus "tranquille" dans les vignes qu'au mois de septembre où il y a les vendanges, le travail, pour Jean-Luc, est tout de même très prenant.

Donc, le mois de juin, pour moi, c'est surtout cette opération qui m'a valu une anesthésie de cinq heures et d'être groggy pendant trois semaines. Mais bon, maintenant, tout va bien, c'est le plus important !

En juillet, du coup, j'avais tout mis en standby histoire de pouvoir me reposer. Dans ces cas-là, c'est le minimum vital qui prévaut : soins des enfants, devoirs de vacances si on y arrive et préparation des repas. Une lessive de temps en temps mais pas de repassage (de toute façon, en juillet, il a fait tellement chaud qu'il aurait été totalement délirant de brancher un fer à repasser). De même, d'ailleurs, pour les repas où nous avons beaucoup varié sur le thème de la salade (mes neveux se souviennent encore de leurs dix jours chez nous en juillet 2014). Sauf qu'en 2015, je n'ai pas fait autant de gâteaux... :) !

Fin juillet, durant la dernière semaine, j'étais un peu plus en forme et un peu plus moi-même. Du coup, quand des amis se sont annoncés pour dix jours de vacances chez nous, j'étais parée pour les recevoir décemment : ménage, rangement, courses, lits pour 6 personnes en plus de nous, tout était prêt. Et puis, il y avait aussi un deal entre nous : "On vous loge et on vous nourrit autant de temps que vous le voulez. Vous arrivez quand vous voulez, vous repartez quand vous le souhaitez, vous êtes chez vous ici. La seule petite chose qu'on vous demande, c'est... trois jours de baby-sitting !"

Eh oui. Il faut dire que notre curé nous avait demandé de participer avec lui et tout notre groupe de prière (8 adultes au total) à une retraite dans un Carmel à un peu moins de deux heures de route de chez nous, dans le Jura suisse. Sans les enfants, histoire d'être un peu à ce qu'on faisait et non pas occupés à savoir comment va notre nombreuse progéniture.
Pari gagné : les amis ont accepté la mission et ont gardé Nathanaël, Rebecca et Louise-Marie du 3 au 7 août, pendant que Noémi était à Lunéville chez sa marraine. Merci à eux, ainsi, d'ailleurs, qu'à la marraine de Noémi d'avoir assumé cette lourde charge !

Cette retraite a été un moment très fort de communion avec les autres membres du groupe de prière. L'objectif était simple : il devenait urgent pour nous de savoir ce que deviendrait ce groupe à la rentrée. Comment allions-nous continuer ? Et d'ailleurs, allions-nous continuer ?
Finalement, toutes les questions n'auront pas trouvé de réponses, mais ce qui s'est passé durant ces trois jours a permis de construire quelque chose de solide entre nous. C'est encore un peu tôt pour en voir les fruits, mais nul doute qu'ils seront importants.

Le mois d'août s'est ensuite déroulé tranquillement, en rangement et préparatifs. En effet, une fois n'est pas coutume, j'avais décidé de fêter dignement mon anniversaire. C'est qu'on n'a pas quarante ans tous les jours, hein !

Donc, le 22 août, nous avons pu réunir... 39 personnes exactement, en comptant les enfants. Ce fut une soirée très réussie, et les enfants nous ont fait une petite surprise. Mais ça, je vous en parlerai dans un prochain billet ! (sinon, ça va encore faire des billets à rallonge... :) )

lundi 25 mai 2015

Les aventures de Louise-Marie

Je vous ai parlé de nos MAP, mais pas de Louise-Marie. Qui grandit, même si elle refuse toujours de parler. Je pense que ça viendra un jour, mais elle n'est pas pressée pour deux sous, sachant qu'elle se fait parfaitement comprendre avec juste "etssssss" et "papa !". 

Et pourtant, elle grandit. Elle sait maintenant monter et descendre les escaliers en marche avant, en marche arrière, debout et à quatre pattes. La technique utilisée dépend essentiellement de son bon vouloir et/ou d'un éventuel changement d'avis en cours de route.
Sinon, elle mange (presque) toute seule. Si, véridique. Et (presque) sans en mettre partout.
La preuve en vidéo.



Elle en a fait, des progrès, non ? Accessoirement, elle a quand même bientôt deux ans, il est donc temps qu'elle fasse certaines choses toute seule. Depuis quelques temps aussi, elle revendique le droit de s'asseoir sur le pot. Sauf que jusque là, c'est juste pour faire comme les grands (sachant qu'elle n'a pas du faire le lien entre le pourquoi et le comment de la chose) et qu'elle se relève aussitôt. Sauf aujourd'hui, où elle s'est assise dessus alors qu'elle était en train de faire caca. Du coup, le caca est tombé dans le pot. Elle a bien sûr voulu jouer avec, mais là, il y a des limites à ce que j'accepte comme expériences. Je l'ai bien sûr félicitée chaleureusement, histoire de fêter ça et de lui montrer que ce serait vraiment bien qu'elle recommence, mais pour l'instant, elle n'a pas l'air de vouloir retenter l'exploit. On verra ça un peu plus tard !

Et promis, dès qu'elle se met à associer deux mots qui ont un sens (et non pas "ta-etssssssss"), je la filme et poste la vidéo. Parce que ce jour-là sera vraisemblablement à marquer d'une pierre blanche !