mardi 8 janvier 2008

C'est la belle nuit de Noël...

Nous sommes partis pour les fêtes de fin d'année chez mes parents, en Bretagne (Maman, Papa, je ne vous ai sans doute pas assez remerciés pour ces dix jours de vraies vacances ! Merci, merci, merci !!!!).

Et en Bretagne, pendant la période de Noêl, il se passe des tas de choses !

Tout d'abord, en Bretagne, y'a le Père Noël. Si, mais uniquement à Noël (sinon, il ne s'appellerait pas "Père Noël", mais "Père Hiver", ou "Père Quimper", ou...). Mais en Bretagne, par contre, y'a pas de neige pour qu'il arrive avec son traîneau. Il ne fait pas assez froid d'abord pour les rênes : ils ne supporteraient pas le climat, je pense. Donc, il a fallu que le Père Noël trouve un autre moyen de transport. Et il a trouvé, figurez-vous ! Le Père Noël, quand il débarque en Bretagne, et en Armor en particulier, c'est en bateau (sinon, ce n'est pas un débarquement, d'ailleurs. Les Américains l'ont fait aussi, mais en Normandie, et c'était pas à Noël, d'ailleurs, mais c'est une autre histoire, ça...).

Donc, la veille de la veille de Noël, nous sommes tous partis nous promener à Douarnenez, puisque le journal de Quimper annonçait l'arrivée imminente du Père Noël sur le port, vers 17h30. C'est que pour venir d'aussi loin, le calcul doit sans doute être précis : il faut tenir compte de l'heure des marées, de l'heure du coucher du soleil (le Père Noël doit pas être bien bronzé, il ne circule que la nuit...), et tout ça a fini par poser un petit problème : le soleil ne voulait pas se coucher, et donc, le Père Noël ne pouvait pas venir (faut dire aussi que les Douarnenistes avaient organisé un feu d'artifice pour l'accueillir dignement, et qu'un feu d'artifice quand il fait jour, ça a quand même moins de prestance que quand il fait nuit). Bref, nous avons donc attendu comme les autres, sur le quai, dans le froid, que le jour veuille bien laisser la place à la nuit, et qu'on puisse accueillir le Père Noël comme il se doit.

Les enfants, Noémi en tête, attendaient cet événement avec impatience. Quelle joie donc, quand ils ont vu le bateau tant attendu arriver enfin, et qui plus est, amarrer juste devant nous ! C'était un joli petit bateau, avec des tas de petites lumières et une belle étoile tout en haut du mat. Et le Père Noël avait une hotte toute remplie de cadeaux pour les enfants qui l'attendaient... Seulement, les enfants, ils étaient tellement nombreux, que les nôtres n'ont jamais pu parvenir jusqu'à lui... Noémi était un peu déçue, mais bien moins que ce que je m'imaginais en réalité. Il faut dire qu'elle avait déjà échafaudé un plan.

 

Le jour même, un peu avant de partir pour Douarnenez, Papa avait emmené Nathanaël dans sa chambre pour lui montrer la cheminée par laquelle le Père Noël devait passer (tout à la découverte, notre "petit poussin" n'a même pas remarqué les cadeaux à peine planqués dans la chambre...). Fort de ces explications de son Papapa, Nathanaël est sorti de la chambre, et est allé cherché sa grand-mère, pour lui expliquer à son tour que le Père Noël allait descendre par la cheminée, traverser la chambre pendant qu'elle dormirait, et déposer les cadeaux au pied du sapin, dans le salon attenant. Il faut dire que cette cheminée-là est la seule ouverte, et qui plus est, elle se trouve dans la pièce la plus proche de l'endroit où on installe tous les ans le sapin, autant dire que le Père Noël connaît bien le chemin, depuis le temps qu'il le fait.

En rentrant de Douarnenez, Noémi nous a fait remarquer qu'il faisait froid, puisque c'était l'hiver.

Et le lendemain, elle s'est montrée assez inquiète pour le Père Noël. Aussi a-t-elle décidé de lui faciliter la tâche, et de lui permettre de se requinquer avant de continuer sa tournée, en lui préparant un grand verre de lait, avec deux bredalas dans une assiette. Elle m'a par aileurs fait promettre de ne pas oublier de réchauffer le lait quand je rentrerai de la messe de minuit, pour que le Père Noël ne prenne pas froid.

Puis s'est posé le problème des chaussures. Parce que Noémi est plutôt pragmatique : si le Père Noël entre dans les maison par la cheminée, il est peut-être plus simple pour lui de ressortir par la porte, non ? Donc, pour être vraiment, vraiment sûre qu'il ne les oublierait pas, Noémi a déménagé les chaussures de Nathanaël, ainsi que celles de Rébecca et les siennes, du sapin vers la porte d'entrée.

 

Et le lendemain matin, bien sûr, ils étaient tous les deux debout avant tout le monde. Et l'une des premières choses qu'ils ont faite a été d'aller voir si le Père Noël était passé. Quand ils on vu les chaussures sous le sapin, avec des cadeaux dessous, dedans, à côté, ils n'ont plus eu le moindre doute. Et les hésitations qui pouvaient rester se sont évanouies quand ils sont rentrés dans la cuisine et qu'ils ont découvert l'assiette et le verre vide, preuve incontestable du passage du Père Noël dans la maison...

mercredi 26 décembre 2007

Encore à la bourre...

Eh oui, même en vacances, je reste en retard.

Mais je n'oublie pas, et je voulais dire à toutes les personnes qui liront ce message, que je pense à eux, et que je souhaite à tous un

 

 

 

Joyeux Noël

(ok, c'est déjà passé, zut !)

 

et une

 

Bonne année 2008 !

 

(et là, je suis en avance ! YAISSE !!)

vendredi 14 décembre 2007

Préparatifs de Noël

Bon d'accord, ça fait longtemps que je n'ai plus écrit... C'est que je n'ai pas eu beaucoup de temps ces dernières semaines, vous allez sans doute comprendre très vite.

Il y a quelques temps, je vous avais parlé des anges en nouilles. Ceux qu'on a préparés lors d'une de nos réunions de parents d'élèves. Eh bien en fait, ce n'est pas du tout la seule chose que nous avons faite (et heureusement, sinon, 35 anges en nouilles, ça n'aurait pas fait beaucoup sur l'étal du marché de Noël, et puis surtout, la tête de liste de la FCPE aurait pour le coup eu raison en disant qu'on n'avait rien fait alors qu'on est deux fois plus nombreux qu'eux au conseil d'école (cherchez pas, il s'agit de rivalités débiles entre les fédérations de parents, et on n'y peut rien, quand on a en face de soi des militants à l'esprit revanchard, ça tourne fatalement à la prise de bec... et de tête d'ailleurs !)

Donc, dernièrement, je n'ai pas pu me mettre devant mon ordinateur pour vous écrire, pour plusieurs excellentes raisons :

La première, c'est que je suis repartie à Paris le 29 novembre (bon d'accord, ça ce n'est que pour une seule journée).
La deuxième, c'est que nos réunions bricolages, ben on a continué à en faire : notamment le mardi soir (sauf le 27, parce qu'on se voyait déjà le 28 pour un atelier savoir-faire Tupperware).
La troisième, c'est donc l'atelier savoir-faire Tupperware (monde nouveau découvert la veille de ma journée parisienne, je suis rentrée à 23h30, mon train partait à 5 h... Je ne vous dis pas dans quel état j'étais... Pour une fois, je n'ai eu aucun mal à dormir dans le train !)
La quatrième, c'est que les jours où je ne travaillais pas, pendant toute la fin du mois de novembre, et tout le début du mois de décembre, je suis allée chez les copines pour m'entraîner sur elles... (il faudra vraiment que je l'écrive, ce billet sur ma formation d'esthéticienne...)
La cinquième, c'est qu'accessoirement, je travaille à mi-temps à Mulhouse, et qu'à ce titre, je dois quand même... aller à Mulhouse de temps en temps, mais pas forcément le mardi et le jeudi, puisque ces derniers temps, c'est plutôt uniquement le mardi une semaine, et lundi, mardi et jeudi la semaine suivante, ou lundi et mardi au lieu de mardi et jeudi... Bref, je finissais par ne plus savoir quel jour on était... D'autant plus que ma montre m'avait lâchement lâchée lors de ma semaine parisienne, et que sans montre, ben je me sens un peu perdue, comme si en perdant l'heure, je perdais aussi la notion du temps... Bref, stress, bouleversements dans mon emploi du temps, horaires chamboulés, réunions multiples...

Finalement, avec notre équipe de mamans de choc, nous avons préparé en plusieurs séances (et pas forcément toutes à la fois, ni toutes sur tous les sujets, mais bon) : des cartes de voeux tendance scrapbooking, des carnets décorés aux motifs de Noël, des anges en nouilles (je vous en ai déjà parlé, non ???), des pères noël en rondins, ou plutôt des rondins décorés façon pères noël, des maisons en biscuits, des bonhommes de neige en bonbons... Et comme j'aime bien faire des essais, eh bien je me suis lancée dans la fabrications de boules en tissu. Et comme au bout d'un moment, je n'avais plus de boules, ben j'ai continué avec des sapins (merci Christine, pour les idées !).
Et puis, au bout d'un moment, j'ai décidé que j'en avais marre des décorations de Noël, et qu'il était temps de passer à autre chose.

Alors donc, je me suis attelée au problème de Nathanaël, du PAI et de la cantine. Bon en fait, j'ai pas eu l'idée toute seule : le service de l'Education m'appelle régulièrement pour me demander où on en est de notre rendez-vous avec l'allergologue. Donc, le 28 novembre (oui, la veille de mon départ à Paris, et le jour de la fameuse réunion Tupper), je suis partie avec mari et enfants à Strasbourg, et Nathanaël a subi d'autres tests : bilan : fin de l'allergie à la caséine, allergie à la morue, au lupin, à la sardine, et au soja jaune (mais pas le vert, plus connu sous le nom d'"Haricot mungo"). Nous voici donc rassurés : Nathanaël va pouvoir aller à la cantine et manger de tout. Oui, je sais, ça paraît contradictoire avec la phrase précédente. Mais il faut quand même se rendre compte que quand on parle d'allergie à la morue et à la sardine, c'est vrai. Mais comme dans le même temps, Nathanaël mange du poisson pané... et que d'autre part, les seules réactions qu'il a faites sur le poisson venaient des sardines en boite et du poisson fumé... on peut penser qu'il n'y a que peu de risques à la cantine, dans la mesure où ce genre de mets est quand même assez rare en collectivités...
Reste quand même le problème des pépins de tomate, mais là encore, rien n'est évident : hier soir, par exemple, il a mangé un bon morceau de pizza du commerce (même pas une pizza d'une pizzeria, puisqu'on n'avait pas le temps de commander... on a pris dans les surgelés), et là, pas de problèmes non plus, alors que je doute qu'ils poussent le vice jusqu'à retirer les pépins des tomates quand ils font les sauces, dans ces pizzas-là...

Toujours est-il que donc, il devait avoir le droit d'aller à la cantine le lundi 10 (lundi dernier, quoi), moyennant un rendez-vous avec le médecin scolaire, et l'établissement d'un PAI (Protocole d'Accueil Individualisé). Oui, mais voilà. Jeudi 6 décembre, coup de fil à 11h45 de Jean-Luc à l'ISSM, pour me dire que la mairie (service de l'éducation) vient de l'appeler pour lui dire qu'il a un rendez-vous avec le médecin scolaire le jour même à 14 heures. Question : qu'est-ce qu'on doit dire au médecin ??? (C'est moi qui me suis occupée de tout depuis le début, alors question paperasse, Jean-Luc est un peu paumé parfois...). Donc, je lui dis qu'il dise au médecin qu'il n'y a aucun problème d'alimentation, mais qu'on n'a pas encore reçu le papier...

Re-coup de fil environ 15 minutes plus tard : De nouveau Jean-Luc qui ne trouve pas le numéro de téléphone de l'allergologue parce que le service de l'éducation a précisé que sans le papier du médecin, le PAI est impossible, et que ce n'est même pas la peine de venir au rendez-vous de deux heures. Il faut donc appeler l'allergologue pour qu'ils activent la manoeuvre question paperasse, histoire qu'on puisse faire un PAI avant les calendes grecques. Je lui donne donc le numéro trouvé sur Internet (Merci Internet !), et je vais manger.

20 minutes plus tard, re-coup de fil : le secrétariat d'allergologie a un problème de personnel, la secrétaire est malade, ils feront ce qu'ils peuvent, mais ce n'est pas sûr qu'on puisse avoir le courrier avant la fin de la semaine. Ce sera même plutôt en début de semaine... Jean-Luc rappelle donc le secrétariat du service de l'éducation pour leur dire que le rendez-vous, ben ce n'est pas la peine de s'exciter pour 14 heures, parce qu'au mieux, le papier, on ne l'aura que le 10... Rendez-vous annulé, c'est reparti pour une semaine.

Et puis, vendredi, je suis à la maison, et que trouve-je dans la boîte aux lettres en ramenant les enfants de l'école ??? Un courrier de l'hôpital Lyautey, avec le compte-rendu du rendez-vous de la semaine précédente et les préconisations du médecin ! Bon sang ! On a tout !

Je fonce sur le téléphone, je préviens le service de l'éducation : "Oui, madame, on est au courant, on a reçu le même par fax, comme vous l'aviez demandé, on vous rappelle pour fixer un rendez-vous, mais pour aujourd'hui c'est trop tard, et le médecin scolaire n'est pas là lundi, et au fait, c'est quoi vos disponibilités à vous ????

Finalement, elle note mes possibilités, mercredi matin, ou jeudi, et je me retrouve à patienter tout le week-end.

Lundi, rien.

Lundi soir, coup de téléphone : "J'ai essayé de la joindre, mais elle ne pourra pas vous voir avant plusieurs jours, dites-moi quand vous serez disponible !" (j'ai vaguement l'impression d'avoir déjà eu cette conversation quelques jours plus tôt, mais bon, on recommence, donc).

Mardi, à l'ISSM, appel de la secrétaire du service de l'éducation : "Madame, le médecin sera là le jeudi 13 et vous propose un rendez-vous à 14 heures (bon sang, heureusement que Jean-Luc est en déplacement, finalement, et que du coup, j'aie été obligée de prévoir de rester à la maison, tant pis, je travaillerai trois jours la semaine prochaine). Mais c'est ma collègue qui s'occupe de votre dossier, et elle ne m'a pas dit où aura lieu le rendez-vous. Je vous rappelle dès que j'en sais plus. Demain (mercredi), ça irait ?"

"Euh... Ben en fait, je ne serai pas là le matin, Noémie va à l'éveil musical, et l'après-midi, je ne serai pas là non plus, donc euh..."

"Je peux lui dire de vous appeler avant votre départ ? 9 heures mercredi ?"

"Oui, je partirai un peu après 9 heures, donc..."

Mardi soir, en rentrant, Jean-Luc m'annonce que l'école de musique a téléphoné : le professeur est malade, le cours du lendemain est annulé. Mais trop tard pour prévenir le service de l'éducation, et c'est pas grave de toute façon.

Mercredi, 8 heures 02 : coup de fil du service de l'Education : "Bonjour Madame Platz ! Votre rendez-vous avec le médecin scolaire aura lieu à la restauration (cantine, quoi !), jeudi 13 à 14 heures. Pensez à apporter les médicaments et l'ordonnance."

"Euh, il faut une ordonnance ? Pour quoi faire ?"

"Pour pouvoir lui donner des médicaments en cas de crise !"

"Oui, ça je sais bien, mais j'ai déjà donné une ordonnance à l'école, au début de l'année, avec les médicaments qui vont avec !"

"Ben il en faut une autre pour la cantine !"

(bien sûr, et je vais sans doute la sortir de mon chapeau, cette ordonnance...)

Bref, sitôt raccroché, je recherche le numéro de téléphone de l'allergologue. Miraculeusement, je parviens à joindre le service du premier coup, mais le médecin n'est pas arrivé. Je préviens l'infirmière de l'urgence de la chose, et elle me dit qu'elle transmets la demande, avec le numéro de fax de l'entreprise de Jean-Luc, pour qu'on puisse l'avoir dans la journée.
J'appelle Jean-Luc pour qu'il surveille le fax et me prévienne dès l'arrivée de l'ordonnance.

Et puis je vais m'occuper des enfants, et plus précisément de Rébecca.

Quand je redescends, à 9 heures du matin, il y avait un message sur le répondeur, laissé à 8h41 par l'infirmière d'allergologie, me demandant de la rappeler.
Pressentant la crise, je rappelle au numéro qu'elle m'avait laissé sur le répondeur, et là, le téléphone me dit "Les lignes de votre interlocuteur sont actuellement hors service". Pas possible! Manquait plus que ça !

Je réessaye, parce que j'imagine mal un hôpital qui m'a appelé 20 minutes plus tôt avec des lignes HS dès le matin... fût-il aussi vieux que Lyautey... Et hop, même message... Je rappelle du coup au secrétariat, et explique mon problème. Elle essaye, et me dit : "Rappelez dans cinq minutes : elles n'ont pas raccroché correctement, je vais aller les prévenir !"

Ouf, ce n'était donc que ça.

Cinq longues minutes plus tard, je rappelle donc la gentille infirmière qui me dit toute contente "Le médecin dit que c'est à votre médecin traitant de faire l'ordonnance, vous devez donc appeler votre généraliste !"

Ben dites donc, quand vous aurez fini de jouer à la patate chaude, vous nous préviendrez qu'on puisse savoir à qui on doit s'adresser !

J'appelle donc notre généraliste (il est 9h20), pour lui expliquer le problème. "Pas de problème, je vous la prépare, vous n'aurez qu'à passer la prendre"... Oui, mais le souci, c'est qu'il n'est pas là le mercredi après-midi, notre bon docteur... ça attendra demain, parce que là, vous voyez, du coup, comme je ne dois pas emmener Noémie à l'école de musique, ben je vais en profiter pour faire avec elle des biscuits.

Donc vers 9h30, Noémie et Nathanaël ont inauguré le set "Petite pâtissière" de Tupperware, que j'avais commandé avec le reste. Et c'est parti pour une séance pâtisserie (non, pas "tapisserie", Noémie ! "Pâtisserie" !). 10 heures, la pâte est prête, reste plus qu'à l'étaler, y découper des formes, mettre au four et cuire. Nathanaël, lui, a été assez vite lassé, et après avoir terminé la préparation de la pâte, il a sans doute jugé que le reste ne le concernait pas : il est retourné jouer avec ses petites voitures.

Et nous voilà donc parties dans les bredalas.

Les bredalas, ce sont ces petits biscuits secs que l'on prépare entre la St Nicolas et le 24 décembre, et qu'on sert ensuite à partir de Noël et jusqu'à épuisement des stocks, aux amis, visiteurs... qu'on offre, aussi, lorsqu'on est invité quelque part... Une tradition alsacienne plutôt sympa, mais complètement chronophage... Heureusement que j'avais atteint mon seuil de tolérance question bricolages, ça m'a permis de repartir sur autre chose...

L'après-midi, je pars à mon rendez-vous, et je me dis : "je vais faire d'une pierre deux coups : la banque est juste à côté, l'agence où je dois aller récupérer mon chèque (ma grand-mère avait souscrit une assurance-vie au nom de ses dix-neuf petits-enfants, et à son décès en juin dernier, nous avons donc tous hérité. Le temps que la banque comprenne que le notaire avait fait tout le boulot et qu'ils n'avaient pas besoin de nous redemander des papiers qu'on avait déjà signés et renvoyés... et voilà, on en est donc arrivés à début (quasiment mi-) décembre. Enfin, vaut mieux tard que jamais, hein ?
Donc, vers 14 heures 45, je me rends à la Société Générale pour récupérer mon chèque. Et là, on me dit que je dois attendre deux minutes, parce que la personne qui s'occupe de mon dossier est en ligne. Fort bien, j'attendrai donc.

Petites explications pour bien comprendre l'énervement dans lequel j'étais : le 5 décembre, je reçois un appel de cette fameuse personne chargée de mon dossier, qui me dit essayer de me joindre. Sauf que l'appel, je ne l'ai vu que le 6 au soir, par hasard, parce que Jean-Luc avait déjà écouté les messages, et qu'il avait oublié de me faire part de celui-là. Je n'y ai d'ailleurs pas prêté pas plus attention que ça : le nombre de fois où je reçois des appels des banques, des opérateurs téléphoniques ou des services du gaz et de l'électricité pour me dire, au choix, que j'ai gagné un téléphone, ou que je fais partie des heureux couples retraités qui..., ou encore pour me proposer un diagnostic énergétique, ou pour me dire qu'ils ont des nouveaux plans concernant les revenus imposables (oui, mais nous avons tellement peu de revenus, qu'en ce qui nous concerne, l'Etat dans sa grande bonté, a décidé de nous laisser ce qui nous reste après paiement de la taxe foncière, de la taxe d'habitation + redevance TV, et des autres taxes diverses et variées...). Supputant donc qu'il s'agissais sûrement d'un appel commercial, une fois de plus, je ne rappelle pas tout de suite (et puis d'abord, j'ai autre chose à faire le mercredi que de papoter avec une banquière qui n'est même pas de la banque où je suis cliente, et à ma décharge, je n'avais aucune raison de penser qu'il pouvait être question de l'héritage, pour la simple raison que le notaire avait donné à la Société Générale mon RIB, et que ma part devait donc m'être versée directement sur mon compte.
Sauf que le 6, en rentrant, je trouve un courrier de la Société Générale me prévenant qu'un chèque était à ma disposition au guichet et que je devais prendre contact avec eux pour fixer un rendez-vous. Ou bien qu'un conseiller prendrait contact avec moi pour fixer un rendez-vous.

OK, l'appel du mercredi, c'était donc pour l'héritage... Sauf que là, il est 19 heures, et connaissant les banques, ils doivent tous être rentrés chez eux... J'appellerai donc plus tard.
Oui, mais le lendemain, le 7, j'avais rendez-vous le matin avec Aurélie pour une épilation 1/2 jambes, maillot et aisselles. Toute la matinée occupée. L'après-midi, bien sûr, entre la vaisselle et les finitions des derniers bricolages, je n'ai pas eu le temps de m'occuper de ça (et puis très honnêtement, avec BBK à la maison et les deux autres à aller chercher à l'école à 15h50, ça fait juste).

Donc, vers 17 heures 30, enfin, je trouve quelques minutes pour appeler la banque. Et là, la conseillère me dit : "Je suis en rendez-vous, je vous rappelle".
17h45, rien.18 heures, rien.Supputant que l'autre ne rappellerait pas, et avant qu'elle ne parte, je rappelle, et là, personne. Zut alors. Mais on se fiche de qui, là ?
Tant pis, je rappelle aux renseignements (vous savez, les numéros en 08... qui remplacent les standards dans les grandes entreprises ?), et après plusieurs minutes d'attente, je finis par "être mise en relation avec un conseiller" (une conseillère, en fait), à qui j'expose mon problème. Elle me dit qu'elle a envoyé un message à la conseillère en question, qui me rappellera sans faute le lendemain matin.

Samedi 8, donc, je me prépare à discuter, et... RIEN.
Pas de coup de téléphone.

Donc, vous imaginez maintenant mon agacement, quand on me fait attendre dans un couloir, en me disant que la personne est au téléphone... Certes, mais bon, ce serait bien qu'elle active, parce que je n'ai pas toute la journée, et Jean-Luc m'attend à la maison pour que je prenne le relais avec les enfants et... CA Y EST ! Elle sort de son bureau ! Entre temps, évidemment, trois autres personnes sont arrivées, mais le monsieur qui est arrivé après moi, et à qui j'ai cédé mon fauteuil, fait signe à la conseillère qu'elle me prenne avant.

"Vous auriez dû téléphoner, c'est que j'ai un rendez-vous !" (bonjour l'accueil... ça commence bien!)

"J'ai téléphoné ! Trois fois ! J'ai même appelé le standard, et personne, bien sûr, et puis finalement, on m'a dit que la personne me rappellerai, ce qu'elle n'a pas fait"

"Bon, je m'occupe de vous, mais j'ai un client qui m'attend"

"Oui, et moi j'ai trois enfants qui m'attendent".

(et toc. C'est vrai, quoi, pour qui se prend-elle, celle-là, avec ses grands airs de Madame Importante ! C'est pas parce qu'elle est banquière qu'elle peut se permettre de traiter les autres comme de la m... !!!)

Bref, c'était mal parti.

Finalement, toujours sans s'être présentée, elle finit par me sortir les papiers, le chèque, commence à faire un foin parce que ma carte d'identité est à mon nom de jeune fille et pas à mon nom d'épouse, alors que le courrier est adressé à Madame Platz et non à Amélie Gravrand... Et puis, je lui fais remarquer qu'il s'agit de ma grand-mère, Thérèse Gravrand, et que donc, là, le nom doit lui suffire, normalement, puisque c'est le même...

C'est comme à la poste, ça, mais bon... Finalement, elle accepte mes arguments, remplit les papiers, et me dit "C'est moi qui vous ai téléphoné, et je n'ai pas eu la possibilité de vous rappeler, vous auriez dû prendre rendez-vous..."
"Et vous vous auriez dû me rappeler. J'ai préféré venir directement, puisqu'au bout de 5 jours, je n'avais toujours pas de nouvelles de vous !"Cette fois-ci, ce sujet-là était clos, elle a arrêté de vouloir me rejeter la faute, et m'a fait signer les papiers, m'a donné le chèque, et hop, je suis partie.
Une bonne chose de faite, ma foi. En tout cas, ils ne sont pas prêts de me revoir, à la Société Générale...

Donc, jeudi matin (aujourd'hui, quoi), je dépose les enfants à l'école (Jean-Luc est parti livrer des clients dans les Ardennes à 6 heures, je suis seule à bord jusqu'à vendredi soir, ça va être chaud!), puis je me rends dare-dare chez le médecin (vous vous souvenez ? L'ordonnance !).

Je patiente dans le hall, histoire de l'attraper au vol entre deux patients (pas du tout envie de faire la queue pour un papier : BBK n'a pas encore eu son biberon, et il est déjà 8 heures 45). Gentiment, le médecin me donne mon ordonnance, et je m'empresse d'aller à la pharmacie : c'est pas le tout, mais une ordonnance sans les médicaments qui vont avec, ça ne sert pas à grand chose...
Retour à la maison, il est 9h30. Biberon pour BBK. Factures à payer. Ranger le bureau. Répondre au courrier, aux mails... Bon sang ! 11 heures 15 : faut y aller, ça va être l'heure d'aller chercher les enfants !
Retour à la maison, déjeuner avec les trois zouaves, BBK en dernier pendant que les deux autres regardent pour la énième fois "Les Mystérieuses Cités d'Or" (au moins, comme ça, ils me laissent le temps de donner son petit pot à Rébecca et de faire la vaisselle).
12h30 : déjeuner terminé, petit pot OK, vaisselle quasi-finie. C'est bon, j'ai le temps de préparer ma pâte pour les "anesbredla" (petits fours à l'anis en Alsacien).
13h10, la pâte est finie, les petits fours sont sur la plaque de cuisson, reste plus qu'à les laisser reposer quelques heures avant de les faire cuire. Mais il est temps d'aller à l'école ! Les enfants ! Chaussures ! Manteaux ! On y va !

Trois répétitions et une colère plus tard, les deux grands commencent à comprendre qu'il vaut mieux obéir avant d'affronter la tempête. Et c'est parti pour l'école.

13h30 : j'ai rendez-vous dans une demi-heure, j'ai bien les médicaments et l'ordonnance, mais pas le carnet de santé de Nathanaël ! Bon, je retourne donc à la maison... J'en profiterai pour changer Rébecca, qui est dans la même couche depuis ce matin (pas eu le temps de m'occuper de ça, il y a des jours, comme ça...). Bref, BBK changée, je cours partout dans la maison, et vais même jusqu'à appeler Jean-Luc et le médecin pour savoir si l'un des deux sait où se trouve ce fichu carnet de santé... Rien ! Tant pis, il est l'heure, j'y vais, on se passera du carnet.

13h55 : je suis à l'heure, je vois le médecin qui arrive, avec la personne du service de l'éducation... C'est parti pour le PAI.

Alors un PAI, ben c'est finalement très simple : on prend un médecin (M), on lui donne des papiers à remplir et des questions à poser, on ajoute une correspondante de la mairie(C) (responsable de tout ce qui se passe durant la restauration scolaire) et une responsable de l'accueil des enfants (R). Et ensuite, on demande son avis à la maman (A): M: "et alors, finalement, le médecin n"a préconisé aucune restriction alimentaire ! Vous êtes d'accord, madame ?"
A : "Ben oui, que je suis d'accord ! Je mettrais juste un bémol sur les sardines en boite et le poisson fumé, mais..."

R :"Et la tomate ? Vous savez, quand il fait de la ratatouille, le traiteur, il n'enlève pas les pépins, et il ne prépare pas de repas spécifiques pour les enfants allergiques, donc les jours où il y a de la tomate, vous devrez préparer un plat spécial à apporter dès 8 heures, dans une boite avec le nom de l'enfant dessus..."

A: "Euh... Vous savez, la tomate, ça fait un moment qu'il n'en a pas mangé... Si ça se trouve, il n'y est même plus allergique, puisque par exemple, hier soir, il a mangé de la pizza du commerce, sans réaction..."

M : "Bon alors, vous dites qu'il faut lui donner de tout ?"

A : "Ben oui..."

C : "Mais pour le poisson ?"

A :"Ben le poisson, ça, on est sûr qu'il y a des réactions..."

M : "Donc, je mets "éviter le poisson"

A : "Non, "éviter les poissons fumés et les sardines en boite" serait plus juste..."

Assez bizarre, mais au moins, cette fois-ci on ne peut pas dire que les décisions sont prises sans nous... D'ailleurs, le médecin se dédouane totalement : "C'est vous, madame, qui prenez la responsabilité du contenu du PAI" (euh... ben oui, bien sûr, seulement j'y suis pas, moi, à la cantine...)

Bref, bilan des courses : Demain, Nathanaël pourra aller à la cantine pour la première fois ! Du coup, j'ai encore dû courir : le CCAS pour établir la carte de réduction (ben oui, vous savez, on n'est pas imposables, alors on a les tickets moins chers, mais pour ça, faut obtenir une carte de réduction au CCAS, puis aller au service de l'éducation à l'autre bout du centre-ville pour y acheter les tickets.)

Je suis donc rentrée à 14 heures 30, j'ai mis BBK au lit, je suis repartie vers 15 heures quand j'ai été sûre qu'elle dormait, j'ai filé au CCAS, renseigné une dame perdue, obtenu ma nouvelle carte, puis j'ai foncé au service de l'éducation, acheté 4 carnets de 10 tickets (histoire de ne pas avoir besoin d'y retourner trop tôt), puis je suis revenue à la voiture : 15h32. J'ai 18 minutes ! Retour à la maison pour la pause pipi : téléphone ! Le secrétariat du médecin pour le prochain rendez-vous ! 15h42 : retour à la voiture. BBK dort toujours. Je peux partir chercher les deux grands. Prévenir les maîtresses pour la cantine et la garderie demain. Inscrire les enfants sur les feuilles du mois de décembre pour les animatrices du périscolaire. Retour à la maison. Goûter. Faire cuire les Anesbredla. Pause d'une demi-heure avec les enfants (Les Mystérieuses Cités d'Or !), et biberon pour BBK qui vient de se réveiller. 18 heures : tout le monde au bain ! 18 heures 30 : BBK est au lit pour que je puisse m'occuper des deux grands. Quand je reviens dans la salle de bains, ils l'ont transformée en piscine... Je sors de mes gonds, et leur ordonne de sortir de la baignoire, de se sécher et de se mettre seuls en pyjamas, puis de nettoyer leurs bêtises.

18h45 : tout le monde est prêt. Petit tour au sous-sol pour voir ce qu'il y a dans le congélateur pour le dîner. Poêlée paysanne, parfait !

20 heures : Noémie et Nathanaël sont au lit, reste BBK. Appel chez la baby-sitter pour la soirée de demain : Réunion-soirée Mannalas avec l'équipe du CPM (un jour, j'expliquerai plus en détails ce que sont les mannalas...)

Coup de fil à Jean-Luc : il est encore en route, il vient de livrer son dernier client de la journée. Il rappellera quand il sera à l'hôtel.

En attendant, je prends les noix qui me restent, et commence à les casser pour ne garder que les cerneaux. Autant de temps gagné pour plus tard : car demain est un autre jour, avec d'autres tâches : lessive, leçons à apprendre, tranches aux noix et losanges à la cannelle à faire pour la soirée CPM.

21 heures : BBK donne des signes de fatigue. Dodo !

21h30 : Coup de fil de Jean-Luc qui m'annonce qu'il va se coucher ! Tant mieux pour lui, je n'en suis pas encore là. Ah ! Une soirée télé !!! Ca fait longtemps !

22h30 : je décide de monter, je suis fatiguée... et je me mets à écrire.

00h53 le vendredi 14 décembre : vous comprenez maintenant, pourquoi que je n'ai pas tous les jours le temps d'écrire ???Clin d'oeil

A bientôt pour de nouvelles aventures ! (et pardon, je ne me relis plus à cette heure... S'il y a des fautes, et il y en a sûrement, je les corrigerai plus tard !)

mercredi 21 novembre 2007

Ballades parisiennes

Au début du mois de novembre, je suis partie en formation à Paris (pour les détails sur la formation, patientez un peu, je vous expliquerai tout dans un prochain billet). Et là, j'ai eu l'immense joie de revoir des amis.

Tout d'abord, j'ai squatté chez Odile (amie de l'IUT de Dijon) et Philippe, son cher et tendre, et j'ai eu le grand bonheur de revoir leur petite fille Sidonie (deux mois de moins que Nathanaël) et de faire enfin le connaissance de Simon (deux mois de plus que BBK).

Chez eux, j'ai aussi pu rencontrer Lucie, la soeur d'Odile, et le lendemain, Grégoire, leur frère. Ils ont gentiment accepté de me loger chez eux à Vincennes, à quelques stations de métro du lieu de ma formation à Paris.

J'ai particulièrement apprécié de revoir Odile. Je l'avais rencontrée à Dijon, à l'IUT Info-com, et on avait passé toute l'année (sauf le stage) ensemble, un vrai binôme : exposés, travaux dirigés, travail personnel, cinéma, sorties entre copines, papotage... Nous avons grandi, nous sommes devenues mamans, mais la parlotte, ça c'est quelque chose qui n'a pas beaucoup changé... Seulement, nous n'avons plus les mêmes sujets de conversation, mais ils sont et restent inépuisables !

 

Quand je suis arrivée le dimanche 4, j'ai commencé par aller à Montrouge, voir Denise Quesnel. Elle est actuellement en traitement, et selon les semines, elle est plus ou moins fatiguée, et plus ou moins disponible. Mais qu'à cela ne tienne : dimanche 4, quand j'ai pu la voir, elle était plutôt en bonne forme, et la présence de son amie Françoise y était sans doute pour quelque chose. En tout cas, j'ai pu faire d'une pierre deux coups : Denise me parlait tellement de Françoise, et je n'avais pas encore eu l'occasion de la rencontrer... C'est chose faite, et j'en suis très heureuse.

Puis je suis donc allée à Vincennes chez Odile et Philippe, et j'y ai passé la soirée et la nuit de dimanche à lundi, puis la soirée de lundi et la nuit suivante.

 

Le mardi soir, je ne suis pas rentrée du tout ! J'ai rejoint un autre ami, François, qui travaille à l'agence France Telecom près de la Place de la Madeleine, mais qui habite avec sa femme et leurs trois enfants (Cécile, 5 ans ces jours-ci, Vincent, bientôt 3 ans, et Claire, 10 mois aujourd'hui), à Igny, dans le Sud de la banlieue parisienne, près de Palaiseau pour ceux qui connaissent. Comme c'est assez loin, et pas très bien desservi par les transports en commun, on avait décidé que le mieux, c'était que je vienne avec de quoi dormir (trousse de toilette, pyjama et vêtements de rechange), et que François me ramène le lendemain matin au centre de Paris, que j'y reprenne un métro pour reprendre ma formation le mercredi. Aussitôt dit, aussitôt fait, et j'ai donc pu découvrir le quasi-quotidien dans la région parisienne : métro, boulot, bouchons, voitures, recherche de place pour se stationner, stress (pour moi !) d'arriver en retard... François est resté zen tout le long, alors que j'étais tellement angoissée à l'idée d'arriver en retard que j'ai dû quand même lui transmettre mon stress ! Il n'en a rien laissé paraître en tout cas !

Fanny, quant à elle, est une amie de fac aussi, mais c'est à Brest, en deuxième année de géographie, que je l'ai rencontrée. Ce n'est que plus tard que j'ai rencontré François... Ils ont trois enfants, comme nous, nés quelques semaines à 3 mois après les nôtres, Cécile 3 mois après Noémi, Vincent 2 mois après Nathanaël, et Claire 3 semaines après Rébecca. De quoi discuter entre mères de trois enfants, avec des difficultés similaires quoique des cadres de vie et des organisations différentes... mais tout de même des points communs. Le temps a manqué malheureusement pour approfondir...

 

Mercredi soir, retour chez Odile, mon point de chute. J'y avais donné rendez-vous à Jean-Luc (Hall, pour ceux qui ont suivi les épisodes précédents), parce que nous étions invités tous les deux à dîner chez Kaldorion (vous savez, celui des Yokotsuniens que j'avais rencontré dans le Calvados, chez ses parents !). Bref, maintenant, il habite Vincennes avec Delphine, et cette soirée était la mieux pour aller les voir et faire enfin la connaissance de Delphine, dont j'entends parler depuis quelques années maintenant (en fait, depuis la mi-2005...). J'ai été très heureuse de le revoir, et de la rencontrer, même si là encore, le temps a manqué pour découvrir vraiment cette jeune femme. La soirée a été plus qu'animée, bien arrosée aussi (Hall avait apporté une bouteille de notre vin...), mais j'ai déclaré forfait à 23 heures : je n'arrivais plus à suivre leur conversation à propos du protestantisme... ou d'un sujet approchant...

 

Le jeudi soir, avant dernier jour de la formation, j'ai pu revoir Hall, et surtout Pearl (Emilie), à qui j'avais donné rendez-vous à 17 heures à la sortie du métro. Nous avons retrouvé Hall à l'autre bout de la ligne, et comme nous étions dans un quartier sympa (Opéra !), nous sommes sortis à l'air libre, et là, nous avons pu découvrir les premières illuminations ! Et nous voilà partis tous les trois le long des Galeries, à explorer les vitrines et à en prendre plein la vue. Il a même "neigé'" !!!

030511192122232728323334353637404142

 

 

Comme il se doit, la soirée s'est terminée au café (et non, pas à la pizzeria, il était trop tôt pour ça !), avant de repartir en métro, direction Vincennes...

 

Le lendemain, dernier jour de formation. Et un train au départ de Paris, direction Strasbourg, à 20h24. Et que faire entre 17 heures et l'heure du train ? Squatter. Chez Cécile, une copine de Quimper émigrée dans la Capitale, la même Cécile dont il était question deux mois plus tôt, dans les "ballades de doudou Blédina", vous vous souvenez ?

Sauf que là, on a eu plus de temps pour discuter, et que c'était quand même mieux ! Cela faisait pas mal de temps que je n'avais pas passé autant de temps avec elle, et j'avais du retard à rattrapper ! Non pas qu'on puisse tout se dire en 3 heures de temps, mais du coup, sachant que c'est court, on va à l'essentiel. Et coup de bol, le train avait du retard ! On a pu grapiller dix bonnes minutes...

 

Promis, dans très peu de temps, vous saurez tout sur le but de ma présence à Paris, en dehors des rencontres avec les copains ! Mais j'ai préféré commencer par là, c'est plus drôle ! (et ça me donne l'occasion de mettre des jolies photos ! Merci Emilie !)

Une nouvelle orientation ?

Il y a quelques temps, déjà, j'ai entamé une formation que d'aucuns jugeront sans doute loufoque pour moi. Ou plutôt qu'ils ne s'attendaient pas à me voir commencer. Je vais devenir esthéticienne. Oui, je sais, ça surprend, mais finalement, comme vous le verrez, c'est assez logique.

 

Il y a plus de 15 ans, maintenant, je terminais mon parcours au sein du MEJ (Mouvement Eucharistique des Jeunes), par ce qu'on appelle dans le mouvement l'Envoi apostolique. C'est une sorte d'envoi en mission, avec un projet de vie. En fait, il s'agit de quitter le mouvement une fois qu'on a atteint l'âge limite (17 ans), mais pas sans "filet". La dernière année dans le MEJ, pour ceux qui souhaitent faire cette démarche, est ponctuée de rencontre avec un "accompagnateur", qui aide le jeune à discerner quels sont les aspects importants de sa vie, et quels sont les projets qu'il souhaite mettre en oeuvre dans l'avenir (en théorie, "l'avenir", ce sont les quelques années qui suivent, tellement il est difficile de savoir ce qu'on veut faire "plus tard" quand on a 17 ans).
Bref, à l'époque, j'avais effectué cette démarche, avec plusieurs objectifs : le premier était de réussir mes études (je venais de passer le bac). Le deuxième était de vivre une vraie vie de famille (en gros, j'avais le projet de me marier et d'avoir des enfants, mais sans date limite). Le troisième était de continuer la musique (chose pas vraiment évidente quand on change de ville, de statut, d'environnement, de repères), et le dernier était de prolonger mon engagement auprès de personnes handicapées et âgées, et de me mettre, d'une manière ou d'une autre, à leur service.

 

Et puis, à l'époque, j'étais une jeune femme un peu tête en l'air, et surtout assez papillonnante : de tels objectifs étaient assez difficiles à atteindre en un laps de temps restreint. Cela me demanderait au mieux quelques années, Mais je serais plus réaliste en disant que ça risquait de me prendre toute la vie... Bref, j'ai fini par "oublier" un peu tout ça, embarquée qe j'étais dans mes études de géographie, dans mon organisation un peu loufoque d'étudiante, et surtout dans ma nouvelle vie à Brest. Parce que qui dit vie étudiante, dit nouveaux repères, nouvelles activités, nouvelles connaissances, etc. Un monde tout neuf s'offrait à moi, avec tant de choses à voir, à accomplir, à découvrir...

En quatre ans d'études, dont 1 à Quimper et le reste à Brest, j'ai fait partie de deux aumôneries, d'un groupe de prière du Chemin Neuf (communauté nouvelle installée à Brest, qui accueillait en plus des membres proprement dits de la communauté un foyer d'étudiants, dont bon nombre fréquentaient comme moi l'aumônerie des étudiants), d'une chorale (annexe de l'aumônerie), d'un groupe d'animation liturgique, j'ai pris des cours de breton, de danse bretonne, je suis allée en boîte (une fois, et ça m'a vaccinée à vie), j'ai tenté d'intégrer la bande de falluchards de la fac de Brest, mais l'ambiance était trop... "fallucharde" (je ne trouve pas d'autres mots) pour moi (en gros, le but du jeu était de faire la fête, par tous les moyens : boire, aller en boîte, rentrer à pas d'heure... tout ça avec l'objectif officiel de créer des ponts entre les étudiants des différentes filières exitantes à Brest, chose dont je n'avais pas expressément besoin, avec mes amis des chorale, foyer, aumônerie... et surtout avec une soeur en fac de médecine, qui amenait tout le temps plein de copains à la maison, et que du coup, je voyais très régulièrement...). J'ai pris des cours de guitare avec un copain, à qui je donnais des cours de solfège, et c'est à la même époque que j'ai dû démissionner de l'école de musique de Quimper, et arrêter les cours de violon : trop de choses à faire, trop peu de temps pour travailler un instrument si exigeant...

 

Et puis, surtout, j'ai fait connaissance avec l'Hospitalité Diocésaine de Lourdes. Et ça, ça a radicalement transformé ma vie. En fait, je n'ai plus jamais été la même depuis. La première fois que je suis allée à Lourdes, j'avais 14 ans, et c'était avec des jeunes de mon diocèse, en pélerinage. L'année suivante, on a pris les mêmes et on a recommencé, ou presque. Et là, une des copines de la première année, qui avait un an de plus que moi et s'était retrouvée dans un autre groupe, avec des jeunes plus âgés que nous m'a demandé si nous avions passé comme elle une après-midi avec les malades. Il n'en avait pas été question dans notre programme, mais les malades, à Lourdes, il faut vraiment être aveugle pour ne pas les voir. Ils sont partout, ainsi que ceux qui les aident.

 

A 18 ans, en attendant la reprise des cours, je suis revenue à Lourdes, mais dans l'Hospitalité Diocésaine de Quimper : j'avais fait le saut, je suis partie non pas pour moi, mais pour aider des personnes malades, âgées, handicapées, à partir en pélerinage. En gros, on devenait leurs jambes, leurs bras, on était là pour les servir.
Et cette notion de service n'a pas cessé de m'accompagner, depuis. A Lourdes, j'ai découvert ce que c'est que de se mettre au service de l'autre. Ce que c'est aussi que de s'éclipser pour faire passer l'autre devant soi, et d'en être heureuse.

C'est aussi là que j'ai rencontré... tous mes flirts, sans exception : Nicolas, Frédéric, Patrick, et plus tard, celui qui est devenu mon mari, Jean-Luc.

Lourdes, c'est aussi mon lieu d'études pour mon mémoire de maîtrise, qui avait pour objet l'évolution de la ville de Lourdes depuis la création des pélerinages (très peu de temps après les apparitions de Marie à Bernadette). Bref, autant dire que ces années d'études, je les ai passées sur les routes, à faire un tas de choses que j'ai aimées...

 

Et puis, un jour, il a bien fallu me rendre à l'évidence : la géographie, c'est formidable, mais je ne voyais pas du tout où ça allait me mener. Par contre, la documentation... Et hop : en même temps que la maîtrise, j'ai passé 7 concours d'entrée dans les IUT qui permettaient aux titulaires d'un DEUG ou d'une Licence d'intégrer un IUT information communication, afin de passer le DUT en un an. Beaucoup de boulot, de déplacements, mais au final, j'ai obtenu le droit d'aller à Dijon. Maîtrise en poche, je reprends donc la route pour m'installer à l'autre bout de la France. Là, les choses étaient devenues beaucoup plus sérieuses : plus question de perdre du temps, mon DUT, je devais l'avoir. A part le ciné et quelques sorties avec les copains et copines de la promotion, c'était boulot, boulot, boulot. Et ça a payé : entrée en septembre 1997 à l'IUT, j'ai obtenu le DUT après un stage de 3 mois à Mulhouse, en juillet 1998. Et coup de bol : en août, j'ai appris qu'un post se libérait à Mulhouse, et qu'il me suffisait de postuler. Pari gagné, j'ai eu le poste, et l'aventure ISSM a commencé.

 

Oui, mais tout cela, ça m'éloignait pas mal de mes objectifs premiers (voir plus haut). De manière très pratique, j'étais maintenant embarquée dans une aventure dont je savais qu'elle ne serait pas facile tous les jours. Deux possibilités : soit je prends l'option "J'observe, je vois ce que ça donne, et si ça ne va pas, je rentre chez mes parents", soit je considère que je m'installe ici, et je prends les moyens nécessaires à une intégration durable en Alsace.

J'ai choisi la deuxième voie, et ne connaissant que deux systèmes d'intégration rapides, j'en ai appliqué dès mon arrivée : j'ai intégré la chorale de la paroisse. Première tentatives, rencontres plaisantes, mais pas assez "nourrissantes" à mon goût, à l'exception de l'amitié naissante avec l'organiste, jeune mère de famille qui me ramenait chez moi après chaque répétition. Sauf qu'au bout d'un peu plus d'un an, son mari et elle (enseignants) ont été mutés dans le Bas-Rhin, et que je n'ai plus jamais eu de ses nouvelles. Et ce à un moment où les choses étaient devenues difficiles pour moi.

Dès que j'ai su que mon emploi était sûr (CDI), j'ai appliqué le "plan B d'intégration", c'est-à-dire la vie associative. Et là, j'ai choisi ce que je connaissais déjà, et que je savais exister dans toutes les régions : l'Hospitalité Diocésaine. A partir de là, les choses ont commencé à aller mieux, dans la mesure où j'ai pu trouver à l'Hospitalité soutien, amis, et même des hospitalières qui m'ont initiée aux us et coutumes, notamment culinaires, alsaciens. L'intégration était en marche. Dès le premier jour, j'ai recontré Jean-Luc. Evidemment, au début, lui ne m'avait pas vue, mais ça, c'est une autre histoire. Toujours est-il qu'au bout d'un an et quatre mois à Mulhouse, j'ai dû faire un choix : soit je déménage, soit je rentre chez mes parents, parce que c'est trop dur.

 

J'ai choisi de déménager, et là, les choses se sont tout doucement mises en place : "La" rencontre avec Jean-Luc, l'intégration définitive en Alsace par le biais de la chorale Coeurs Chantants de Sélestat, le boulot, les amis... pour aboutir au mariage, aux enfants...

 

Finalement, on peut dire que mes objectifs de mes 17 ans ont dans un sens été atteints :

 

Le premier était de réussir mes études (je venais de passer le bac) : j'ai non seulement réussi mes études, mais j'ai pu me réorienter, terminer mes études, obtenir diplôme et travail dans la foulée.

Le deuxième était de vivre une vraie vie de famille (en gros, j'avais le projet de me marier et d'avoir des enfants, mais sans date limite) : Ca a pris du temps, ça s'est fait dans la douleur et l'éloignement, mais finalement, je suis arrivée à ce que je voulais.

Le troisième était de continuer la musique (chose pas vraiment évidente quand on change de ville, de statut, d'environnement, de repères) : là encore, entre mes activités de chef de choeur et d'animatrice liturgique, on peut dire que je "baigne" dans la musique.

Le dernier était de prolonger mon engagement auprès de personnes handicapées et âgées, et de me mettre, d'une manière ou d'une autre, à leur service : je l'ai fait pendant un temps avec l'hospitalité, d'abord celle de Quimper, puis celle d'Alsace. Mais pour diverses raisons, incluant la vie de famille, mais pas uniquement, ce dernier engagement a pris définitivement fin l'an dernier, quand nous avons payé nos arriérés de cotisations à l'association, mais sans renouveler pour 2006.

 

Alors, pourquoi ce titre, si ces objectifs ont (presque) tous été atteints ?

 

Vous le saurez dans quelques jours, parce que là, j'ai de la lessive à faire. Eh oui, le quotidien me rattrape vite...

 

 

samedi 10 novembre 2007

Poux Wars Episode IV : Un nouvel espoir : l'Arme Fatale !

 

 

Eh bien oui, nous avons REUSSI !!!!!

 

En fait, après le traitement d'il y a deux mercredis, il n'y avait plus rien dans mes cheveux. J'ai donc vérifié les cheveux de Noémi, et là non plus, rien. J'ai continué à regarder, peigner, épouiller... rien.

Pleine d'espoir, j'ai attendu une semaine, et de nouveau épouillé pour savoir si les poux étaient revenus. Mais non ! Rien ! Ni dans mes cheveux, ni dans ceux de Noémi. Que faire, alors ? Refaire un traitement ???

 

J'y ai renoncé. Je me suis dit que s'il n'y avait pas de poux vivants dans les cheveux, un traitement mécanique, qui agit en asphyxiant les poux, n'aurait absolument aucune utilité, puisqu'il n'y avait rien à asphyxier.

J'ai donc attendu encore. Jeudi, à J+8, rien. J+9, rien.

Et puis, à J+10, je me suis décidée à aller chez le coiffeur (parce que le lendemain, dimanche, je devais partir à Paris en formation, et que je tenais à avoir les cheveux plus courts, je vous expliquerai très bientôt pour quelles raisons). Et là, je savais que le verdict serait net, définitif et sans retour : soit les poux étaient partis, et la coiffeuse me coupait les cheveux, soit ils étaient encore là, et je devrai renoncer à une coupe à ce moment-là.

Et comme l'oeil d'une coiffeuse est plus aguerri que le mien...

 

Je me suis donc aventurée jusqu'au salon de coiffure, et j'ai retrouvé la jeune fille qui m'avait coiffée 5 mois auparavant. J'ai mis ma tête entre ses mains, et elle a fouillé... et n'a rien trouvé !

 

VICTOIRE TOTALE sur l'envahisseur.

 

La bataille est finie... jusqu'à la prochaine. Mais maintenant, au Gobolistan, on a toutes les armes qu'il faut pour repousser l'envahisseur, la principale étant POUXIT, la seconde étant le peigne, et le tout doit être manié avec dextérité, précision, et beaucoup, beaucoup, beaucoup de patience. Ceci dit, les Poux ont été vaincus, pour cette fois. ALLELUIA !

vendredi 2 novembre 2007

Livraisons un jour de Toussaint

J'ai hésité entre vacances et travail, pour la catégorie, mais comme "vacances" n'existe pas (j'aurais pu le créer, mais bon...), j'ai mis dans "travail".

La Toussaint est donc une fête, contrairement à ce qu'on pourrait penser en entendant les expressions (temps de Toussaint, têtes de Toussaint...), seulement, c'est toujours un peu ambigu, cette fête surtout quand comme moi, on a vécu récemment un deuil (Mamie, si tu savais comme j'ai pensé à toi hier, et à Grand-Père...). Bref, après la messe de 9h30, nous sommes vite rentrés à la maison pour emmener les enfants aux toilettes avant de partir, puis, ce fut le début d'un sympathique périple dans le nord de notre belle Alsace.

 

Première destination : un bled du nom de Roppenheim, chez Alice Curot, soeur du mari de la soeur de ma belle-mère (je ne sais pas si vous avez suivi, mais c'est donc de la famille de mon mari). Alice nous reçoit très gentiment, il est un peu plus de midi, et elle est en train de déjeuner. Je l'enjoint à ne pas s'interrompre, mais elle termine très vite son déjeuner, et débarrasse la table illico pour nous permettre de nous asseoir...

 

Pendant que Jean-Luc fait les calculs avec elle, et que je remplis les chèques (elle sert de "dépôt" pour ses enfants qui ont aussi commandé du vin, et qui viendront le chercher plus tard), les enfants filent jouer aux toilettes (que c'est amusant, chez les autres...). Je finis les chèques, mets le hola dans la salle de bains, et nous voici prêts à repartir chez le client suivant, quand Alice s'éclipse, puis revient avec bonbons, chocolats et carambars pour les enfants... Les voilà tout contents, mais interdiction de manger tout ça avant le déjeuner !

 

On réembarque tout le monde, et hop, nous voici à l'autre bout du village, chez Monsieur Diderlé, très surpris de nous voir puisqu'il n'a rien commandé. C'est que Jean-Luc soigne ses clients, et Monsieur Diderlé en est un fidèle, et de longue date. Alors, il lui apporte un peu de vin nouveau, du jus de raisin à peine pressé, qui n'a pas encore commencé à fermenter... Mais Monsieur Diderlé apprend à Jean-Luc que ni lui, ni son épouse ne boivent de vin nouveau... Chou blanc pour cette fois, mais la prochaine fois, on le saura, et on passera juste dire bonjour !

 

Heureusement que les enfants étaient restés dans la voiture... Nous repartons, cette fois-ci pour Drusenheim, un autre petit village à 15 minutes de route de Roppenheim, dans la direction de Strasbourg-Sélestat (on se rapproche de chez nous, quoi). Un peu avant 13 heures, nous débarquons donc chez Robert et Christine, le frère et la belle-soeur de Marie-Thérèse, la maman de Jean-Luc. Explications avec les enfants, pour qu'ils comprennent qui est qui, par rapport à qui, et questions incessantes de Noémi à Christine : "Et toi, tu as des enfants ? Et ils sont où tes enfants ? Et pourquoi ils ne sont pas ici ?..." Retour aux toilettes pour les deux zouaves Platz, et apéritif. Parce que Christine et Robert nous ont invités à déjeuner chez eux, en plus. Et Christine a mis les petits plats dans les grands pour l'occasion : petits fours, bretzels, sticks d'Alsace, alcools et jus de fruits...

Vers 14 heures, nous passons à table : bouchées à la reine, riz et carottes, tarte aux pommes et café. Et toujours ces questions : "on peut manger les bonbons ?" devant ma réponse négative ("pas avant le repas, les enfants"), Christine contourne le problème en leur donnant... d'autres bonbons ! Discussions diverses : nouvelles des Platz (les parents de Jean-Luc, sa grand-mère), des enfants de Robert et Christine (Olivier va être papa d'un petit garçon en janvier, Jean-Marc est de retour aux Etats-Unis après quelques semaines en Chine pour parfaire sa connaissance de la langue, et il commence dans une des plus grandes banques d'affaires de New York, après avoir été brillamment reçu à son diplôme de la prestigieuse School of Management de Yale...), des aménagements prévus dans leur maison, du travail de Robert, de sa proche retraite, etc... Le repas est excellent, la compagnie sympathique, les enfants ont mangé, et correctement en plus, sans en mettre partout... J'autorise Noémi à manger un bonbon, et elle jette son dévolu sur les carambars... Dont elle ne mange que la moitié, et elle revient ensuite me voir pour me dire qu'elle n'aime pas ça ! (je sens qu'elle va changer d'avis dans quelques temps, mais pour l'heure, c'est plutôt une bonne nouvelle).

Vers 15h30, nous décidons de partir, c'est qu'il y a encore deux clients à livrer, et nous aimerions rentrer à une heure raisonnable quand même (nous sommes à 1 heure de route de Sélestat).

 

Quelques minutes plus tard, nous voici chez François Klingler, accueillis par son épouse, très heureuse de nous voir (la plupart de ces personnes n'avaient pas vu les enfants depuis deux ans, date de notre dernier passage à la Toussaint, puisque l'an dernier, à la même époque, j'attendais Rébecca : Nathanaël avait donc l'âge qu'a Rébecca maintenant, et Noémi avait trois ans et demi...).

Comme lors de nos passages précédents, nous voici reçus... pour le goûter ! Nous qui venons juste de sortir de table... Et comme c'est le lendemain d'Halloween, Madame Klingler se débarrasse de ses restes de bonbons, cotillons, sifflets et autres serpentins décorés en noir et rouge, et les offre aux enfants, ravis ! S'ensuit une discussion entrecoupée des fous-rires des enfants, très heureux de pouvoir faire du bruit et perturber nos hôtes. Marc, leur fils, nous a rejoint, et a la bonne idée de ressortir ses anciens jouets, soit un reste de collection de petites voitures... qui font vite le bonheur de nos deux aînés, évidemment.

Du coup, Marc et sa maman ne font ni une ni deux, et en profitent pour se défaire du stock de petites voitures qu'ils avaient encore.

Montant du butin : un avion, une ambulance, une camionette orange, un camion vert, un 4*4 rouge et une camionette rouge.

Nous décidons de partir avant qu'ils ne vident leur maison pour en donner le contenu aux enfants, et ils promettent de venir nous voir à Sélestat d'ici peu.

 

16h30, nous arrivons chez Albert, un autre frère de Marie-Thérèse, parrain de Jean-Luc. Et là, le cirque recommence : jus de fruits, biscuits salés (on est donc entre le goûter et l'apéro), et les enfants commencent à se gaver de Curly, avant même d'avoir enlevé leurs manteaux.

Ceci dit, vers 17 heures, Rébecca commence à avoir faim. Donc, après avoir une fois de plus rempli les chèques pour tout le monde (Albert, comme Alice plus tôt, fait dépôt pour ses enfants), je pars en quête d'eau chaude pour le biberon. Et hop, c'est parti. Bref, on n'est pas rentrés... d'autant plus que l'assiette de curly est vide, et que Marie-Thérèse, la femme d'Albert, la remplit à chaque fois qu'elle ne contient plus rien. Ca peut durer longtemps comme ça : ils ont déjà fini la boite, et elle a ouvert un autre paquet. Jean-Luc et moi mettons le holà, mais Nathanaël semble avoir encore faim, fait qui n'échappe pas à Marie-Thérèse, qui mandate donc sa fille pour aller chercher de quoi manger. Et la voilà qui revient quelques minutes plus tard, avec lard, pain, paté, saucisse et autres charcutailles...

Il faut dire aussi que Albert et Marie-Thérèse ont hérité de la ferme familiale, et qu'ils ont encore, bien que maintenant retraités, deux cochons, plusieurs poules, et pas moins de trois gros dindons qui nous ont accueillis à notre arrivée... Une vraie basse-cour, qui a quelque peu impressionné Noémi et Nathanaël...

Voyant qu'on en était aux préparatifs du repas, et sachant que si nous commencions, nous n'étions pas partis, nous avons décliné poliment l'invitation à rester dîner, sauf que pendant ce temps-là, les enfants avaient commencé à réclamer de quoi dessiner... Voilà donc Albert parti fouiller, et qui revient avec du papier de brouillon et une trousse pleine de crayons, feutres et stylos... Grand cri de Noémi, en découvrant ce que peut faire un stabylo : "Maman ! Tu as vu ? C'est un crayon magique !" (Et vive les émerveillements de l'enfance !)

Après trois dessins, quatre feuilles découpées et trois tentatives de tailler les crayons, nous décidons de lever le camp, histoire de ne pas rentrer trop tard, et surtout de ne pas mettre la maison sens dessus dessous. Re-passage aux toilettes, habillage des zouaves, et hop, nous voici sur le départ, quand Albert revient avec un sachet de viande congelée : "Ce sera pour votre repas de demain midi !" (de la viande de porc maison, bien sûr). Et avant que nous ayions pu dire "ouf", pendant que Marie-Thérèse triait les crayons de couleur afin d'en offrir une partie aux enfants, Marie-Madeleine, leur fille, était partie chercher des oeufs au poulailler, et Albert faisait les fonds de tiroir pour y dénicher deux autres petites voitures qu'il voulait offrir aux enfants...

Bref, une fois de plus, nous voici de retour à Sélestat avec beaucoup, beaucoup de choses, des cadeaux pour les enfants, des bonbons pour tous, le déjeuner de demain, et pleins de bons souvenirs de cette belle journée...

 

Réflexion de Noémi, qui sort en pleurs, et à qui je demande pourquoi : "Je suis trop gâtée !!!"

Je lui explique que ce n'est pas grave, et que ce n'est pas une raison pour refuser et faire la tête. Elle me dit qu'elle est quand même trop gâtée, et je comprends le problème : il y a quelques temps, nous lui avons fait la leçon, parce qu'elle voulait aller avec Jean-Luc chez le dentiste, pour que le dentiste lui donne, comme à chaque fois, un petit cadeau (animaux miniatures, genre kangourou ou buffle, coffre au trésor, etc.). J'ai dû expliquer à Noémi qu'on ne demandait pas de cadeaux comme elle le faisait, que ça ne se fait pas, et que de toute façon, elle était déjà tellement gâtée, qu'elle n'avait pas besoin de cadeaux supplémentaires, surtout quand il n'y a aucune raison. Du coup, elle a renoncé à demander des cadeaux, mais l'avalanche qui leur est tombée dessus hier l'a un peu dépassée... d'où le refus des derniers jouets donnés par Albert... C'est donc Nathanaël qui en a hérité, jusqu'à ce que Noémi comprenne qu'il y a une différence entre demander quelque chose, et accepter de recevoir quelque chose qu'on n'a pas demandé. Et qu'elle comprenne aussi le pourquoi de tous ces cadeaux ("ce n'est plus mon anniversaire !"). Certes, mais toutes ces personnes sont âgées, ce sont des membres de la famille de Jean-Luc que nous ne voyons pas souvent, et qui ont des liens affectifs forts avec Jean-Luc, et avec toute la famille. Ils ont vu Jean-Luc et ses frères à l'âge qu'ont nos enfants maintenant, et ont toujours été très heureux de donner un "petit quelque chose" aux enfants. Jean-Luc devenu adulte et père de famille, la tradition continue, et ce sont nos enfants qui héritent de ces "petits quelques choses" sans comprendre toujours pourquoi d'ailleurs...

 

Une belle et bonne journée, plus de détente et de visites familiales que de travail, donc...

L'arrivée à la maison est épique : les trois dorment dans la voiture. Je sors Rébecca, la mets vite en pyjama (enfin, vite, c'est beaucoup dire : pendant que je la changeais, elle a fait pipi, bien sûr, et j'ai donc dû tout recommencer : enlever le pyjama miraculeusement reté sec, retirer le body trempé, en mettre un propre, et me battre avec elle, bien réveillée maintenant, pour qu'elle accepte que je lui remette son pyjama. Quand j'ai enfin terminé, Jean-Luc avait déjà mis Noémi au lit, et terminait avec Nathanaël...). Ceci dit, à 19h45, les trois étaient au lit, et retombés illico dans les bras de Morphée... Une petite soirée tranquilles, seuls tous les deux, sans clients à appeler ou séance de bricolage, ça faisait longtemps que ça ne nous était plus arrivé !