mardi 26 février 2013

Vente de Gobolistan I : épisode II

Il y a quelques temps, je vous avais raconté nos déboires avec l'agence immobilière qui avait fait du forcing pour obtenir un mandat. 
Si mes souvenirs sont bons, je m'étais arrêtée à la fin du mandat, à l'envoi du courrier recommandé avec accusé de réception pour signifier que nous mettions fin au contrat.

Dans la foulée, à la fin des vacances de Noël, nous avons eu un nouvel harceleur, en la personne d'un agent immobilier de chez Guy Hoquet. Devant son insistance pour obtenir un rendez-vous avec nous, Jean-Luc l'a d'abord reçu à Sélestat et lui a fait visiter la maison, et il a repris rendez-vous, juste avant la rentrée scolaire, pour nous donner son estimation de notre maison. Nettement en-dessous, bien sûr, du prix que nous avions fixé à l'époque.
Il faut dire à la décharge de ce monsieur que je soupçonnais un truc du genre "baisse des prix" et "surévaluation de notre bien", et que son estimation ne m'a pas surprise outre mesure. J'ai donc attendu la suite avec sérénité. Tout en lui expliquant, au cours de l'entretien que nous avons eu avec lui, que le contrat d'exclusivité, nous avions déjà donné, que nous avions le nom d'un agent immobilier qui nous semblait correct, honnête et efficace, et que donc, si nous lui donnions le mandat, ce serait de toute façon un mandat simple, et non pas un mandat exclusif comme il nous le demandait.
Une semaine plus tard, je trouve dans la boîte aux lettres une pochette plastique avec l'offre de l'agent immobilier : Un mandat exclusif (oui, oui, vous avez bien lu) au même prix que celui que nous avions affiché sur Le bon coin, c'est-à-dire 15.000 euros de plus que l'estimation qu'il avait faite lui-même une semaine plus tôt, alors que nous savions qu'il serait impossible de vendre à ce prix-là, puisqu'il était, de son propre aveu, trop élevé.
Le papier en question est donc parti illico à la poubelle, et j'ai repris contact avec l'autre agent immobilier, celui que nous avions rencontré lors de l'achat de Gobolistan II et qui nous paraissait, pour le coup, honnête, correct et efficace. Parce qu'un agent immobilier qui n'est pas fichu de donner à son client potentiel ce qu'il demande (à savoir un chance de vendre sa maison quand même, et qui plus est avec un mandat contraire à ce que recherche le client), c'est vraisemblablement quelqu'un qui au mieux, n'écoute pas les clients, et au pire se fiche d'eux, tant qu'il a le mandat, tout va bien.

Donc, le plan B est entré en action : faire appel à l'agent immobilier que nous avions nous-même choisi, et non pas subir les pressions d'agents immobiliers qui sont uniquement à la recherche d'un mandat, eux-mêmes étant payés en premier lieu s'ils obtiennent un mandat, et non pas s'ils vendent la maison. Bien sûr, à la vente de la maison, ils ont une commission (les fameux "frais d'agence"), mais ils sont de toute façon gagnants du simple fait de faire signer un mandat au vendeur. Voici donc une chose que j'aurai apprise dans l'histoire.

Seulement, la mise en pratique du plan B a pris quelques semaines de retard (trois au bas-mot), suite à quelques impératifs auxquels nous avons du faire face. Tout d'abord, les délais de résiliation avec l'ancienne agence : il faut compter 15 jours entre le moment où ils reçoivent la lettre dénonçant le mandat et le moment où le client est effectivement libéré de son engagement envers l'agence. De plus, avant tout contrat, l'agent immobilier voulait, lui aussi, faire une évaluation, des photos, etc. Donc il a fallu le temps d'organiser tout ça (entre les jours où il a neigé, ceux où je travaillais, ceux où Gobolof était en vadrouille à l'autre bout de la France, ça n'a pas été simple). Et puis, suite à la visite et à l'évaluation (qui concordait parfaitement avec celle de l'agent précédent d'ailleurs), nous nous sommes mal compris, avec l'agent immobilier. Lui pensait que je le rappellerais après avoir parlé avec Jean-Luc, alors en salon à Vannes, et moi, je pensais que lui nous ferait une proposition que je ferai signer à Jean-Luc à son retour de Vannes. Bref, pendant une petite semaine, chacun a attendu que l'autre lui fasse signe, et j'ai fini par rappeler en lui demandant ce qui se passait.

Entre temps, une de nos amies nous avait interpellés au sujet de cette maison vide qui ne servait à personne depuis deux mois. Dans une situation un peu délicate au niveau conjugal, elle a tâté le terrain pour savoir si nous étions susceptibles de lui louer la maison si jamais elle devait quitter son appartement avec ses enfants en urgence. Il a bien sûr été évident tout de suite que nous l'aiderions si elle devait en arriver là, et nous avons convenu d'un loyer et d'un fonctionnement permettant à chacun de s'en sortir. Parce qu'il faut avouer que payer deux fois les factures (gaz, électricité, eau, poubelles, etc.), c'est un peu trop pour notre budget...
Le 8 février, alors que nous n'avions pas d'autres nouvelles de cette amie, nous avions rendez-vous avec l'agent immobilier pour signer enfin le mandat. Le même jour, j'avais aussi envoyé à l'assureur le nouveau contrat, corrigé, assurant Gobolistan I en tant que maison inhabitée (plus de 80€ de différence, ça fait quand même réfléchir).
Oui mais voilà : le lendemain, 9 février, la copine en question appelle... du commissariat, me disant qu'elle a quitté sa maison et nous demandant si elle peut emménager dans la nôtre, à Sélestat. Ni une, ni deux, nous acceptons, bien sûr, parce qu'il était hors de question de la laisser tomber après lui avoir dit qu'on l'aiderait, et nous voilà à réorganiser la journée autrement pour que le choc soit le moins rude possible pour les enfants.

Le lundi suivant, le 11, l'agent immobilier est revenu chercher les clés, pour pouvoir organiser les visites avec les clients potentiels... et j'ai donc du lui annoncer que désormais, la maison était louée... Ce qui n'a d'ailleurs pas semblé le perturber outre mesure : "Vous savez, si la maison est habitée, ça va peut-être permettre aux clients de se projeter davantage ?"

Bref, notre plan B tourne au plan B-C (non, pas BBC (1), ne pas confondre, hein !), avec location en prime, nous permettant à la fois d'organiser nous-mêmes des visites (certains acheteurs potentiels refusant purement et simplement d'avoir recours à une agence), de bénéficier des connaissances et du réseau d'un agent immobilier, et de ne pas perdre trop d'argent grâce au loyer que nous verse notre amie. Du coup, nous n'avons plus trop le couteau sous la gorge : si on vend la maison dans trois mois, ou dans six, pour nous, ça ne nous coûte que très peu, contrairement à ce que ça aurait été si elle était restée inhabitée.
Elle est pas belle, la vie ?

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1 Selon que l'on est anglo-saxon ou Français, le sigle BBC ne veut absolument pas dire la même chose. En Angleterre, il désigne une (ou plutôt des) chaînes de télévision, et en France, il veut dire Bâtiment Basse Consommation. Dans le deuxième cas, on est quand même plus proche de notre sujet d'aujourd'hui, mais on n'y est quand même pas encore tout à fait !

lundi 25 février 2013

Latence

Nous sommes dans une période de latence. Ou plutôt, nos enfants, oui, les trois, sont en plein dedans. Et ça fait du bien.
La période de latence, c'est quoi ? Je ne sais pas au juste quand et comment ça commence, mais ce que je sais, c'est que c'est le moment où les enfants sortent de la toute-puissance de la petite enfance (celle où l'enfant pense, et croit sincèrement, qu'il a le pouvoir sur ses parents et où lesdits parents doivent absolument se battre contre l'enfant pour qu'il comprenne que ceux qui décident, ce sont les parents (nan mais des fois !)) et le moment où ils ne sont pas encore entrés dans l'adolescence (vous savez, l'âge "bête" ? Celui de l'opposition, du conflit permanent, du vague à l'âme, des essais en tous genre, du langage codé, des amis qui ont toujours raison contre les parents qui ont toujours tort, de l'adolescence dans toute sa splendeur, quoi !).

Ça donne, chez nous, des choses assez étonnantes.
Par exemple, quand je demande, actuellement, aux enfants de me laisser un peu tranquille parce que je suis franchement crevée par la grossesse, ben... ils m'obéissent ! Si !
Quand je leur dis aussi qu'ils peuvent regarder la télé jusqu'à 15h45, ils débarquent dans le bureau à 15h45 tapantes en me disant qu'il est 15h45, et "est-ce qu'on peut goûter ?"
Ou encore, ça donne un Nathanaël qui se transforme en moine-copiste, et qui passe donc une matinée à recopier sa Bible illustrée ("parce que j'ai envie").
Ou aussi une Rébecca qui me dit : "Maman, j'ai pas fait mes devoirs ! Tu peux m'aider ?" à une heure où je suis absolument éreintée. Alors le moine-copiste lui dit "Viens, Rébec', je vais t'aider" et qu'en plus, il le fait.
Ou bien le moine-copiste a une dictée à préparer, et Noémi se propose presque spontanément pour l'y aider... Elle est pas belle, la vie ?

Alors il m'arrive de me dire que j'ai engendré des extra-terrestres. Ou bien que les extra-terrestres, c'est nous, les parents. Parce que bien sûr, nous connaissons les disputes entre les enfants, les crises de larmes, les coups qu'ils se donnent les uns aux autres, les "Mamaaaannn !!!! Rébecca m'a fait mal !" et la réponse immédiate de la dite Mamaaaannn : "Et tu lui as fait quoi, avant qu'elle te fasse mal ?" (et du coup la réponse pleine de candeur de Noémi : "Je lui ai donné un coup de coude dans le dos") (ou de pied dans la jambe, ou... à faire varier selon les goûts et l'humeur du jour).

Mais grosso modo, nos enfants sont, en ce moment (je dis bien en ce moment, parce que je ne sais pas du tout combien de temps, ni même si ça va durer) des perles, des enfants fantastiques, attentifs les uns aux autres (quand ils ont décidé de ne pas se taper dessus, bien sûr) et surtout, très câlins. 
Alors ça, c'est drôle à voir !
En gros, depuis qu'ils ont appris qu'ils allaient avoir un petit frère ou une petite sœur, j'ai droit à une Rébecca qui redevient un bébé (entendre par là : pot de colle, sangsue, réclamant des câlins et des bisous à longueur de journée, comme si elle avait peur d'en être privée à l'arrivée de bb4), un Nathanaël qui joue au grand frère et une Noémi très inquiète de savoir si je vais bien, si le bébé va bien, et qui ne manque pas une occasion, le soir en particulier, de faire des bisous au bébé-dans-le-ventre.

Alors je rassure tout de suite les parents qui liront ce blog : oui, les nôtres semblent aussi être normaux : nous avons droit aux gros mots, aux refus d'aller se laver, et oui, même les dents, aux disputes, aux larmes parce que "je veux aller chez les copains, mais ils sont en vacances", etc. Mais cette période de latence, quand même, qu'est-ce que je l'aime !

lundi 11 février 2013

Vente de Gobolistan I : épisode I

Il est des circonstances où on se donnerait des baffes, je vous jure !

Nous avons mis la maison en vente au mois de juillet, en mettant un grand panneau sur la maison et une annonce sur Le Bon Coin. C'était juste ça au départ : nous voulions vendre Gobolistan I sans passer par une agence, pour éviter les arnaques et les frais d'agence trop élevés qui nous auraient fait perdre des clients.

Sauf que nous étions totalement novices dans ce domaine. Et ça n'a pas raté. Quelque 24 heures après la mise en ligne de l'annonce, nous avons eu un premier texto sur le téléphone de Jean-Luc, nous disant que des acheteurs étaient intéressés et nous donnant l'adresse d'un site internet où nous pouvions les contacter. Ni une, ni deux, pleins d'espoir, nous sommes allés sur le site en question et avons décidé de nous inscrire à ce site, moyennant finances, bien sûr, en nous disant que quelques dizaines d'euros pour vendre notre maison, ce n'était pas trop cher payer.
Sauf que, bien sûr, il n'y avait pas d'acheteurs. En tout cas, ils n'ont jamais répondu au mail que j'ai envoyé suite à leur "demande de contact".
Échaudés, nous sommes donc revenus à la première option : vendre nous-mêmes.
Par la suite, nous avons été contactés par un certain nombre d'autres sites internet : De Particulier à Particulier, Entre particuliers.com, etc. De Particulier à Particulier étant le premier à nous contacter, nous avons creusé un peu en regardant les conditions de vente, et avons fini par répondre à leur sollicitation : un contrat d'un mois, une annonce en ligne, à un tarif proche de celui que l'on aurait eu si nous avions fait passer une annonce dans le journal... Bref, nous avons tenté. Sans résultat.
Dans la foulée, Entre Particuliers.com nous a lui aussi contactés, mais là, j'étais devenue méfiante. D'autant plus qu'au même moment, j'ai été contactée par téléphone par un autre site internet proposant exactement le même service, toujours moyennant finances, et que cette fois, j'avais fait une recherche sur le net et découvert que Entre Particuliers.com avait des pratiques plus que douteuses. J'ai fait la recherche pour le second site internet, sans rien trouver du même genre, mais pour le coup, la méfiance était là, et j'en ai eu marre de payer des sites internet pour des annonces en ligne qui ne donnaient absolument rien.
Et puis sont arrivées les vacances. Et au cours de celles-ci, nous avons eu plusieurs appels d'une agence immobilière de Sélestat qui a fait du "forcing" pour vendre notre maison. Avec des conditions que nous n'avons pas vraiment comprises au début. Notamment un contrat d'exclusivité. Or on nous avait alertés contre ces contrats, qui nous lient à une agence et nous interdisent de vendre par nous-mêmes ou de contacter une autre agence pour vendre la maison.
Devant notre refus, l'agence a proposé un contrat de "semi-exclusivité" : nous pouvions vendre par nous-mêmes, moyennant le paiement de la moitié des frais d'agence. Et là, nous avons juste halluciné. En gros, l'agence nous disait : "vous nous confiez votre bien à vendre, et si vous trouvez un acheteur, nous ne faisons rien mais en contrepartie, vous ne paierez que la moitié des frais d'agence". Là, bien sûr, présenté comme ça, nous avons dit non et raccroché, faut quand même pas pousser mamie dans les orties non plus.

Et puis, après les vacances, l'agence a rappelé une fois de plus, demandant à nous rencontrer pour nous expliquer comment ça fonctionne. Et pour faire une évaluation gratuite de la maison. Chose que nous avions déjà faite bien sûr, et par deux fois, mais nous nous sommes dit qu'un troisième avis ne pouvait pas nuire.
La responsable de l'agence et une jeune femme, agent immobilier depuis peu, ont donc débarqué à la maison un soir, ont visité la maison, nous ont fait une estimation nous confortant dans le prix que nous avions fixé au départ et l'augmentant même de leur commission, nous assurant par là même que, si elles arrivaient à vendre la maison, nous aurions quand même le prix que nous demandions... Sauf que ce prix, depuis le début, je le trouvais quelque peu surévalué, et que c'était peut-être pour cette raison que la maison ne se vendait pas. Mais elles ont su être très persuasives, toutes les deux, et nous ont dit qu'elles connaissaient bien le marché sélestadien et se faisaient fort de vendre la maison au meilleur prix pour nous.

Nous n'aurions jamais dû les croire.
Pendant trois mois, durée du mandat semi-exclusif, nous avons eu 3 visites de la part de l'agence. Dans les trois cas, le "problème" qui freinait les acheteurs potentiel était la cuisine. "Trop vieille", "Pas assez moderne", "J'ai déjà une cuisine", etc. L'autre problème était lié à la salle de bains, mais ça, ça concernait bizarrement plus les visites que nous avons faites nous-mêmes : "La salle de bains est au deuxième étage, alors que je la préférerais au 1er", ou bien "mon mari fait 1,95m, alors les toilettes sous la pente du toit, ça oblige à tout refaire". Etc.
Finalement, un mois et demi après le début du mandat, l'agent immobilier nous recontacte pour nous dire que la maison est trop chère (quand je lui ai dit que je le lui avais dit dès le début, elle m'a répondu qu'il fallait tenter le coup, parce qu'il pouvait y avoir un coup de cœur sur la maison. Mouais...).
Donc la maison est trop chère, il faut baisser le prix. Nous négocions donc une baisse des frais d'agence en parallèle : aucune raison que nous soyons les seuls à faire des efforts, d'autant plus que visiblement, tous les moyens n'étaient pas mis en œuvre par l'agence pour assurer la vente, notamment en matière de communication. Et ça, c'était évident, vu le faible nombre de visites.


Sur le conseil de l'agence, nous avons donc mis une nouvelle annonce, avec un prix inférieur de plusieurs milliers d'euros, sans plus de résultats qu'auparavant. Deux semaines après, nouvel appel de l'agence : la maison est toujours trop chère, il faut encore baisser le prix. Nous commencions à être vraiment limite en termes de prix, puisque nous comptions sur la vente de la maison, dans laquelle nous laissions la cuisine intégrée, pour racheter une nouvelle cuisine. Mais comme la seule réponse que nous avions sur le "pourquoi la maison ne se vend pas", c'était "parce que la cuisine ne plaît pas", Gobolof m'a dit que puisque le problème c'était la cuisine, nous n'avions plus qu'à la récupérer, notre cuisine, et à l'installer dans notre nouvelle maison. Ce que nous avons fait, après avoir, par correction, prévenu l'agence que la "donne" avait changé.
Dans la foulée, nouvelle visite (après notre déménagement, en décembre, donc), et là, sans aucune nouvelle de l'agence, j'ai moi-même rappelé pour savoir si la vente était conclue ou non. Réponse de l'agent immobilier : "Madame, vous avez récupéré la cuisine !"
- Ben oui, je vous avais prévenue, et en plus, c'était la cuisine, le problème. Plus de cuisine, plus de problème, si ?
- En fait, si, parce que maintenant, votre maison, elle n'a plus de cachet"

Ben voyons.
Dans la foulée, nouvelle baisse du prix, mais cette fois-ci, nous commencions à voir un peu plus où nous allions, c'est-à-dire dans le mur. De plus en plus, l'idée de mettre fin au mandat semi-exclusif dès que le délai des trois mois serait arrivé se faisait jour.
Le 17 décembre, dernier jour du mandat, nous étions près des vacances, et j'ai décidé de ne pas me prendre la tête avec la paperasse pendant les fêtes. Donc de résilier le contrat au début du mois de janvier.
Début janvier, le mandat étant arrivé à expiration (je vous ai passé sous silence les multiples appels d'agences "ayant un client très intéressé par notre maison" qui n'ont pas arrêté de nous appeler à chaque nouvelle annonce sur Le Bon Coin), d'autres agences ont recommencé à nous appeler. Dont un "jeune loup" qui voulait faire une estimation (encore !) de la maison. Et à cette occasion, il nous a dit que même plus bas, le prix était encore trop haut. Par ailleurs, nous lui avons fait part de notre volonté de ne pas avoir de mandat exclusif ou semi-exclusif pour cette vente, parce que nous nous étions fait avoir la première fois. Le contact a bien sûr été très cordial, l'évaluation plus conforme à ce que je pensais être un "juste prix" pour notre maison, et nous avons donc accepté qu'il nous fasse un contrat.
Sauf qu'avant de signer le contrat, nous devions d'abord résilier le premier. Et attendre les 15 jours légaux (dont j'ignorais tout bien sûr) que la résiliation soit effective...
Bref, nous avons attendu, et du même coup, reçu le mandat de l'autre agent... qui s'est avéré être non seulement quasiment aussi élevé que le prix précédent, mais en plus, c'était un contrat d'exclusivité. Qui est donc parti à la poubelle. Faut pas non plus nous prendre pour des imbéciles : pas question de se faire avoir deux fois de suite avec le même type de contrat ! Cette aventure avec ce jeune agent immobilier nous a appris que dans ce domaine, il n'y a aucune parole qui tienne, seul le contrat compte. Et qu'en plus, ils font ce qu'ils veulent : s'ils veulent nous faire signer un contrat d'exclusivité, rien ne va les en empêcher, même si on dit explicitement qu'on refuse l'exclusivité. Il faut donc bien lire, vérifier les clauses... pour être certain de ce que l'on signe.

Mais nous avions un "plan B"... que je vous raconterai au prochain épisode !

samedi 9 février 2013

Vous avez dit... Egalité ?

Il est beaucoup question d'égalité, dans les débats sociétaux du moment. Soit. La revendication d'égalité me paraît tout à fait légitime, mais il y a quand même quelques petites choses à savoir sur l'égalité : ce n'est pas quelque chose de très, très simple.

Pour prendre un exemple, j'ai un peu "bondi" l'autre jour à la lecture de commentaires sur un blog consacré à l'éducation, et en particulier à la réforme prévue des rythmes scolaires (celle de Vincent Peillon, vous savez ?). Un des lecteurs/commentateurs faisait part des légitimes soucis des instituteurs (notamment, si je me souviens bien, par rapport à la "mission" actuelle de l'école qui revient plus à éduquer les enfants en lieu et place des parents qu'à les instruire, comme c'est normalement son rôle). Mais il parlait aussi des difficultés des enseignants liées aux conditions de travail, en mentionnant par exemple le fait que la loi avait changé, et que dorénavant, en cas de maladie, les fonctionnaires avaient un jour de carence avant de voir leur salaire versé par l'assurance-maladie.
Et là, je me suis posé une question : en quoi est-ce un problème, cette histoire de jour de carence ? OK, les fonctionnaires n'y sont pas habitués : cette disposition est récente, et à chaque arrêt maladie, elle ampute leur salaire d'une journée de paye. Soit.
Les fonctionnaires sont pourtant bien informés que, dans le privé, cette disposition existe aussi, mais que pour le coup, la carence est de trois jours, contre un pour eux ? Non ? Ils l'ignorent ? C'est pourtant quelque chose de connu, cette différence de traitement public-privé.

Un autre exemple : 
Dans le privé, quand je suis en congé maternité, j'ai droit au maintien de mon salaire (je ne sais plus trop s'il s'agit là d'une disposition particulière liée au Concordat, puisque j'habite en Alsace, mais peu importe, ça ne change strictement rien au problème). Le maintien de mon salaire, ça veut dire que c'est mon employeur qui continue à me payer, et qui reçoit à ma place les indemnités journalières de l'assurance-maladie. Ce qui est intéressant pour moi, puisque si mon salaire journalier est supérieur aux indemnités en question, je gagne plus que si j'étais payée directement par l'assurance-maladie. La contrepartie, c'est que ces indemnités sont déclarées sur ma fiche de paye, et que je les déclare aux impôts, même si ce n'est pas moi qui les ai touchées, mais mon employeur. Bref, la question n'est pas là.
La question, c'est que si je travaille à temps partiel, ce qui est actuellement mon cas, je serai payée à temps partiel, tel que le dit mon contrat de travail. Normal, me direz-vous.
Ben c'est différent pour les fonctionnaires.
Quand on est fonctionnaire et en congé maternité, même si le contrat est à temps partiel, les indemnités maternité sont versées à taux plein, au motif que là, il s'agit non pas d'un calcul sur le temps de travail, mais sur le fait qu'un agent ne peut pas travailler. La logique est donc différente : agent immobilisé versus temps de travail.

N'allons pas faire de procès d'intention là où il n'y a pas lieu d'en faire : loin de moi l'idée de demander des comptes sur la différence de traitement entre le public et le privé. S'il y a trois jours de carence dans le privé et seulement un dans le public, c'est qu'il y a des raisons. D'abord, il ne s'agit pas de la même caisse : dans un cas, le régime général, dans l'autre, le régime particulier des fonctionnaires, dont les règles sont visiblement différentes. Même chose pour les congés maternité : il s'agit là d'une question de logique : dans un cas on considère la personne, dans l'autre le temps de travail mentionné au contrat.

On pourrait dire qu'il y a là inégalité. Certes. Flagrante, même. En quoi la situation d'un enseignant fonctionnaire de l’Éducation Nationale, est-elle différente de celle d'un formateur travaillant dans une école de travail social, relevant du régime privé ? Dans les deux cas, il s'agit d'enseignement, d'un professeur ou assimilé. La différence entre les deux est uniquement liée au statut : l'un appartient à la fonction publique, l'autre non. Zut alors ! J'aurais dû tenter ma chance à l’Éducation Nationale ?
Deux situations différentes, deux traitements différents. Normal. Ca ne choque visiblement personne. C'est un acquis dans la fonction publique et un fait dans le privé. Sans doute que je ne connais pas non plus toutes les raisons qui font que c'est comme ça et pas autrement.

En revanche, ce qui me choque, c'est qu'au nom de cette même égalité, on se permette de demander des traitements équivalents dans des situations qui ne le sont pas.
Je m'explique.
Un certain Erwann Binet, rapporteur à l'Assemblée Nationale du projet de loi sur le "mariage" pour tous, a été interviewé à la radio (je crois que c'était France Inter), le 20 décembre dernier, et a clairement et explicitement dit que l'ouverture du mariage aux couples de même sexe ne signifiait aucunement l'ouverture des droits des couples d'hommes à la GPA (Gestation Pour Autrui, autrement dit les mères porteuses). Et si cette disposition est "exclue", c'est au motif qu'un couple d'hommes et un couple de femme, c'est "différent", selon M. Binet.
Soit. Donc un couple d'hommes et un couples de femmes, c'est différent, mais un couple du même sexe et un couple pas de même sexe, c'est la même chose ?
Là, j'avoue que je commence à avoir un peu de mal à saisir la logique. Parce qu'il s'agit bien là d'un gros problème de logique. Au nom de l'égalité, les homosexuels, hommes et femmes, réclament le droit de se marier, et par voie de conséquence, le droit d'adopter des enfants, peu importe qu'il s'agisse des enfants du conjoint ou d'enfants adoptables car sans parents (à l'international ou en France). Soit. Dit comme ça, ça se tient, forcément. Les couples hétérosexuels ont le droit de se marier, d'avoir des enfants, d'adopter, pourquoi pas les couples homosexuels ?
Sauf que si on considère, comme Erwann Binet, qu'un couple d'hommes et un couple de femmes, c'est différent, alors la question de l'égalité entre couples homosexuels et couples hétérosexuels se pose forcément et le "fait" qu'ils soient égaux (puisque c'est présenté comme ça par les militants homosexuels) ne tient plus du tout. Il y a même encore plus de différences entre un couple hétérosexuel et un couple homosexuel, qu'il soit composé d'hommes ou de femmes.
Un couple hétérosexuel, c'est un homme et une femme qui ont uni leurs vies (peu importe que ce soit sur le mode du mariage, du PACS ou de l'union libre). Cet homme et cette femme sont complémentaires, dans le sens où ils peuvent avoir des enfants.
La différence entre les couples d'hommes et les couples de femmes est beaucoup plus ténue : dans les deux cas, il s'agit d'homosexuels (j'espère que je n'apprend rien à personne) et dans les deux cas aussi, l'engendrement est impossible, puisqu'il faut un homme et une femme pour faire un bébé (parfois, je me demande s'il est bien nécessaire de rappeler de telles évidences).
Donc, entre un couple d'hommes et un couple de femmes, la différence fondamentale, c'est le sexe des partenaires. Le reste, c'est kif-kif, finalement, puisque les conséquences pour le "couple" sont exactement les mêmes (stérilité liée à la sexualité du couple, et non pas à une maladie).
Alors je me demande au nom de quoi il y a égalité entre un couple hétérosexuel et un couple homosexuel, qu'il soit composé d'hommes ou de femmes, puisque par ailleurs, un couple d'hommes et un couple de femmes, c'est différent (dixit Erwann Binet soi-même).

Vous voyez mon problème de logique ?

Alors il y a autre chose qui me turlupine. On parle d'égalité par rapport au droit au mariage, et ça soulève des débats incroyables. Normal, on touche là à l'identité même des personnes, à quelque chose de fondamental qui est lié à l'intime le plus profond, la sexualité. Soit.
Et au nom de cette "égalité", qui reste d'ailleurs à démontrer (voir plus haut), on demande une égalité de traitement, alors même que cette "égalité" n'est pas revendiquée pour des personnes qui ont simplement des statuts différents (fonction publique vs secteur privé) ?
J'avoue que là, j'ai un peu de mal à comprendre.
S'il y a réellement égalité, alors il ne devrait y avoir aucune différence entre le congé maternité d'une femme de la fonction publique et celui d'une femme du privé. Il devrait y avoir un jour de carence pour tous, ou trois jours pour tous, en cas de maladie. Il devrait y avoir des départs à la retraite au même âge pour tous, quel que soit le métier exercé. Et là, on me répondra "Stop, tu vas trop loin ! Et la pénibilité au travail ?". Oui. C'est exactement là où je voulais en venir : cette pénibilité de certains métier justifie à elle seule la différence de traitement, puisqu'elle compense une diminution de l'espérance de vie dans certains métiers dits "pénibles". Donc l'égalité, c'est un tout petit peu différent en fonction des personnes et des situations. La loi prend en compte ces différences liées aux situations, de manière à faire face à des inégalités de fait (espérance de vie, fatigabilité, risques professionnels...). Alors si la loi entérine déjà ce principe (qui est plutôt un principe d'équité), pourquoi cela ne peut-il pas être le cas au niveau du mariage ?

Je suis sûrement naïve en écrivant ça. Et je n'ai pas de réponse à cette question. Seulement, j'aimerais vraiment que quelqu'un m'explique en quoi, exactement, un couple homosexuel et un couple hétérosexuel, c'est pareil au point de justifier qu'on les traite tous les deux de la même manière ?

vendredi 8 février 2013

To be or not to be...

... handicapée !
Non, je rassure tout de suite mes lecteurs, je n'ai rien qui "cloche" au niveau santé, je ne suis pas handicapée ou atteinte d'une maladie avec des conséquences lourdes.
Je suis juste enceinte.
Et qui dit "grossesse", chez moi, dit aussi "hyperlaxité ligamentaire" et "syndrome de Lacôme" (pardon pour l'orthographe, je ne sais pas si c'est la bonne, mais j'ai vraiment la flemme de chercher.) 
Donc, le syndrome de Lacôme, c'est tout bonnement une hyperlaxité ligamentaire qui s'accentue pendant la grossesse, sous l'effet des hormones. Et c'est loin d'être sympa à vivre. Chez moi, ça se traduit immanquablement par des douleurs (normalement dont l'intensité augmente progressivement) dans toutes les articulations. Quand j'attendais Rébecca, le dernier mois a été particulièrement pénible à ce niveau-là, me laissant quasiment paralysée le matin, au réveil, sauf si je dormais en position demi-assise (moins pratique pour récupérer, mais plus simple pour le lever le matin). Là, le problème, c'est que je n'en suis qu'à la moitié de la grossesse, et que les douleurs s'accentuent très très rapidement. J'ai un peu l'impression d'être une mamie percluse d'arthrose au niveau de la hanche droite !

Et, vous allez me dire, il y a quelque chose à faire ???
Oh que oui ! L'ostéopathie, par exemple, peut aider, dans les cas légers (autant dire pas le mien). Les antalgiques étant plutôt déconseillés pendant la grossesse, à l'exception du paracétamol, il n'y a pas grand-chose pour soulager la douleur par un moyen médicamenteux.
L'autre "solution", la dernière, est l'acupuncture. Et coup de bol, à l'hôpital de Sélestat, une sage-femme est formée dans cette discipline. J'ai rendez-vous mercredi matin, histoire de voir comment je peux vivre ces 4 prochains mois de manière plus humaine et moins douloureuse, surtout. Parce que là, ça s'apparente à un parcours du combattant. Ce matin, il m'a fallu pas moins de 40 minutes entre mon lit et la douche ! (d'habitude, douche comprise, je ne mets que 5 minutes chrono !). Bref, c'est... handicapant, ce truc.

Mais finalement, dans tout cela, il y a une bonne nouvelle, plusieurs, même. La première, c'est que, coup de bol, j'ai vu le médecin vendredi dernier (le 1er février), et que compte-tenu de la distance qui me sépare de mon lieu de travail, elle n'a pas jugé raisonnable que j'y retourne mardi dernier. Re-coup de bol, ce n'est que mercredi que j'ai eu les premières vraies douleurs, celles qui rendent la marche difficile. Du coup, l'arrêt me semble vraiment définitif, là.
Et la deuxième bonne nouvelle ? Le Syndrome de Lacôme étant provoqué par l'augmentation des hormones de grossesse, il s'arrête aussi dès qu'il n'y a plus de grossesse, donc dès la naissance du bébé. Bon, en fait, pour Rébecca, ça avait duré un peu plus longtemps (quelques jours supplémentaires, mais c'était fini à la sortie de l'hôpital). Donc, même si on ne peut rien faire, c'est une "maladie" uniquement temporaire. Ouf !
Rendez-vous dans 4 mois ?

dimanche 23 décembre 2012

Joyeux Noël !

Eh ! Vous avez vu ça ?
Pour une fois, je ne suis même pas en retard. Moi, je vous dis, 2012 post-apocalypse est à marquer d'une pierre blanche ! (bon, il faut dire aussi que depuis quelques jours, d'autres blogueurs se mettent à souhaiter plein de jolies choses à leurs lecteurs, alors j'aurais vraiment été une quiche si je n'y avais pas pensé !)

En tout cas, je vous souhaite à tous, à vous, fidèles lecteurs, de très belles fêtes de fin d'année.
Que la joie de Noël illumine vos coeurs et vos familles, que la paix emplisse vos maisons, que la lumière de Noël éclaire vos visages et vos maisons !

Belles fêtes à tous, je vous retrouve en janvier (ou après, je ne sais pas : j'ai trop peu de temps pour écrire en ce moment !)


samedi 1 décembre 2012

Gobolistan II : les photos (enfin !) !!!

Alors ça y est, j'ai réussi à trouver le chargeur de la batterie de l'appareil photo en rangeant les cartons de la cuisine. Du coup, j'ai aussi commencé à habiter ma cuisine, et je peux vous dire que faire un pain d'épices pour la première fois dans un four qu'on connaît, qui obéit au doigt et à l'oeil, où en plus les temps de cuisson sont les bons, ça fait un bien fou, c'est presque exaltant... Du coup, je pense aux futurs bredelas que je vais faire dans les prochains jours (quand je me serai ravitaillée en oeufs et en farine en particulier), je ne vous dis que ça !

Mais pour l'heure, voici les photos !

La cuisine du Gobolistan I (pour rappel, pour ceux qui ont connu !) :


Et la cuisine du Gobolistan II, quelques jours après notre arrivée :

Le "vaisselier", qui a perdu ses pieds entre notre premier appartement et notre seconde maison. La porte de droite, c'est la porte du sas qui mène à l'entrée, la porte de gauche, c'est celle qui conduit au bureau (ou petit salon, ça fait tout de suite plus chic) :


La table de jardin, bien malmenée par les intempéries (elle a quand même passé deux hivers dehors, on a oublié de la rentrer...), sert de plan de travail. A côté, un frigo qu'on nous a prêté, et la cuisinière électrique avec laquelle je n'ai jamais réussi à cuisiner quoi que ce soit de bon :


Sous le "manteau" de la "cheminée" se trouvait la hotte. Nous y avons mis une étagère, puis une seconde (pas encore sur la photo), pour pouvoir y ranger un minimum nos réserves :


Et voici la cuisine aujourd'hui (en fonction depuis hier, ça, c'est de l'information !) :

Ca, c'est là où se trouvait le vaisselier jusqu'au début de la semaine :


Là, vous reconnaîtrez sans doute l'emplacement de notre jolie table de jardin, remplacée par un vrai plan de travail ! (et un meuble haut, des meubles bas, pour le rangement) :


La hotte a disparu, ainsi que le faux manteau de cheminée qui la dissimulait, de même que le magnifique carrelage marron hideux, le linoléum et l'évier en grès, remplacé par notre évier en inox. Et tout à droite : le four !!!


Alors bien sûr, il reste des tas de choses à faire dans cette cuisine : poser un nouveau carrelage aux murs et au sol par exemple. Ca ne se voit pas, mais par terre, il y a un plancher en chêne massif, posé en chevrons. Nous voulions le garder et le mettre en valeur en le ponçant et le vitrifiant pour qu'il soit protégé. Sauf que du côté de la fenêtre, c'est aussi du plancher, mais ce sont de bêtes planches de sapin posées platement les unes à côté des autres, très abimées (à certains endroits, le plancher est tout noir). J'avais pensé carreler du côté de la fenêtre et poncer et vitrifier le reste, sauf que ça me paraît difficile à ravoir en l'état : même protégé par le lino, le plancher d'origine a été vraiment bien malmené. De plus, carreler une partie seulement de la cuisine créerait un seuil et deux niveaux différents. C'est moins pratique pour le ménage, d'autant plus que les pieds de la table se retrouveraient à cheval sur les deux niveaux différents. Et puis, franchement, nettoyer du plancher quand il y a des miettes de pain, des grains de sucre ou de riz tombés à terre, c'est un peu galérien au quotidien. On va donc essayer de se simplifier un peu la vie au Gobolistan. Mais que nos visiteurs soient rassurés : ils auront le temps de profiter de notre magnifique plancher lors de leurs visites à Noël et un peu après : nous n'aurons pas le temps de faire tout cela avant la fin de l'année. Gobolof prévoit ces travaux-là au mieux pour la fin de l'hiver (février peut-être !). 
Autre travaux : poser un papier peint digne de ce nom, et digne d'une cuisine surtout. Ca n'a l'air de rien, comme ça, mais des murs en brique recouverts par endroit de plâtre ou, comme c'est le cas près de la fenêtre, d'une hideuse peinture marron, ça vous donne des envies de meurtre. C'est froid, ça pue, ça résonne, c'est moche et déprimant. Donc on va tenter de pacifier un peu tout ça avec un papier un peu joyeux, clair et de préférence assorti à la cuisine, histoire de ne dézinguer personne au cours de l'année.

Sinon, voici à quoi ressemble le reste du rez-de-chaussée actuellement, après quelques menus travaux sous l'escalier :

Ô joie, ô bonheur : des WC suspendus, qui fonctionnent, et dont, en plus, la canalisation d'évacuation n'est pas bouchée !!! Y'a pas de petits bonheurs, vous dis-je !!!


Du côté de la bibliothèque, voilà ce que ça donne :


Bon alors d'accord, là, il n'y a rien de fait, apparemment. Toujours le lino moche, les tentures en tissu moche, le plafond en placo brut et même pas poncé moche, etc. Sauf que vous pouvez voir, sur la gauche, la fameuse table de jardin, qui a migré dans la bibliothèque, le temps pour les poseur, plombier et électricien, de travailler dans la cuisine à nous installer le confort moderne.  Ce que vous ne savez pas, c'est que pendant une bonne semaine, nous avons eu ici le seul appareil électroménager en fonction dans cette "annexe" de la cuisine : le micro-ondes, le reste étant débranché et impossible à rebrancher ailleurs pour raison de sécurité (à l'exception du frigo, déplacé plusieurs fois avant de prendre sa place contre la porte du petit salon). C'est également là que se trouvait toute la vaisselle, les réserves de pâtes, riz, légumes et autres compotes et biscuits pour les goûters des enfants, ainsi que tout ce qui se trouvait auparavant dans la cuisine (à ce sujet : nous n'avons pas encore vidé totalement Gobolistan I : tout le petit électroménager, comme le gaufrier, la crêpière ou l'appareil à raclette s'y trouve encore, ainsi que diverses autres choses égarées au sous-sol... on ne va pas chômer la semaine prochaine !). La vaisselle se faisait tout au fond de la bibliothèque, dans la salle de bains. Et à cette occasion, j'ai compris pourquoi, dans la salle de bains, le point d'eau s'appelle "lavabo", alors que dans la cuisine, il s'appelle "évier". Ca a la même fonction, ça se ressemble, mais ça n'est pas du tout, du tout la même chose !!!! Et, me direz-vous, où mangions-nous donc ???
Ben... dans le bureau. Il fallait donc aller du bureau à la cuisine, puis traverser toute la bibliothèque jusqu'à la salle de bain (soit au bas mot une dizaine de mètres de couloir) pour aller porter la vaisselle sale jusque dans le lavabo pour la laver ! J'en ai fait, des kilomètres, en quelques jours !).
Ce que vous voyez au fond, ce sont les cartons que j'ai déballés aujourd'hui (une bonne dizaine au total), juste devant la machine à laver le linge (le truc carré blanc pile au milieu de la photo). Au fond, la porte qui donne sur la pièce en vert, c'est celle de la salle de bains (l'unique de notre palais). Et en bas à gauche : les derniers cartons qui restent à déballer et ranger. Ca n'a l'air de rien, mais on a fait de grands pas avec le rangement. Un jour, si, si, ce grand et magnifique couloir moche sera une belle bibliothèque. Mais vous comprendrez aisément que nous avons quelques autres priorités pour l'instant ! :)

Enfin, dernière pièce d'importance du rez-de-chaussée (en dehors de la salle de bains et de l'entrée-buanderie que je ne vous montrerai pas ici pour l'instant) : le salon (le grand) :


Alors oui, sur la table, il y a un peu du bazar : les enfants ont investi l'endroit pour jouer (et du même coup redécouvert les jeux de société et autres puzzles) parce que le salon, par opposition à la salle de jeux, a l'immense avantage d'être chauffé, lui. Va donc falloir faire quelque chose si nous voulons garder à ce salon son identité de salon.


Le fauteuil blanc n'a bien sûr strictement  rien à faire ici, en plein milieu de l'espace salon du grand salon. Il devrait être dans la bibliothèque, qui pour l'instant (voir plus haut) est plutôt un entrepôt de stockage. Donc le fauteuil est devant la télé, mais comme nous n'avons pas encore réussi à savoir quel câble brancher sur la télé (parce que je ne vous dis pas tout le fatras de câbles qu'il peut y avoir à différents endroits de la maison, câbles d'antennes classiques, mais aussi de paraboles diverses et variées), ben pour l'instant, la télé n'est tout simplement pas branchée. De toute façon, nous n'avons pas énormément de temps pour la regarder, alors ça ne manque pas à grand-monde ici.
Au fond, en haut du petit escalier, l'ancienne maîtresse de maison avait installé ses plantes vertes. J'ai préféré pour ma part y faire un "salon de musique", histoire de donner à Nathanaël un endroit où s'installer pour travailler sa guitare (c'est encore très spartiate, et il y joue plus aux dominos qu'autre chose pour l'instant, mais on y travaille !) et surtout avoir un lieu pour entreposer les instruments de musique (violon, guitare, bien sûr, et violoncelle de Noémie que nous n'avons toujours pas revendu).


Et donc, ici, admirez la belle horloge de Tante Louisette (la belle-soeur de ma grand-mère paternelle), qui habitait Colmar. Il y a quelques semaines, après sa mort, ses enfants nous ont demandé de venir chez elle : ils vidaient la maison et ne savaient que faire d'un certain nombre de ses meubles, eux-mêmes ayant l'âge de mes parents et étant donc installés dans leurs propres meubles depuis des lustres. Nous avons donc hérité du buffet se trouvant sur la première photo du salon, du meuble sur lequel est posée la télé, de cette horloge (un jour, quand on n'aura plus rien d'autre à faire, on la fera peut-être réparer), même si elle me fait bien rire comme ça (parce qu'elle renferme des trésors !!!), et de trois tables gigogne, également présentes dans le salon. 

J'oubliais une pièce d'importance : le bureau-petit salon !

Pour l'instant, les meubles sont quelque peu disparates : l'ancienne armoire de Noémi, le clic-clac de la cave du Gobolistan I, le fauteuil de Tante Louisette, ainsi que la table de sa salle à manger et 5 de ses six chaises (la dernière est tellement abimée qu'elle n'a plus de dossier, alors nous l'avons mise dans l'entrée-buanderie, histoire d'avoir un endroit où s'asseoir pour lacer les chaussures !), notre table de cuisine provisoire, provisoirement installée dans ce lieux plutôt incongru (parce que ça fait bizarre de manger à 1,5 mètre de l'ordinateur quand même...). Quand nous aurons rendu le frigo en trop qui se trouve devant la double-porte du petit salon à ses propriétaires légitimes, nous pourrons rouvrir la double porte et faire sortir la table du bureau pour la remettre dans la cuisine, ainsi que les chaises. Parce qu'il ne faut pas rêver : la petite table ronde me sert désormais plus de plan de travail et de "bar" que de table pour y faire manger la famille : les enfants grandissent et on y est quand même plutôt serrés ! J'espère juste qu'il y aura assez de place pour mettre la table en bois de Tante Louisette, qui a quand même des dimensions assez honorables ! Enfin, tout ça, on le saura au retour de Gobolof, parti en vadrouille du côté de Chartres pour y vendre du vin. Faut bien, par les temps qui courent et la crise que nous traversons, assurer la pitance quotidienne des Gobolistanais !

D'ici quelques temps, je vous montrerai d'autres photos, si tant est que le peintre trouve le temps de venir un peu pour s'occuper du premier étage... Parce que là-haut aussi, il y a des surprises de taille ! (pour savoir à quoi ça ressemblait au moment où nous avons acheté la maison, vous pouvez toujours vous faire une petite idée ici).